vendredi 25 février 2011

Féminisme radical : la négation de la condition masculine

Si je nous disais que la faune et la flore évoluent, mais qu’aucun danger environnemental ne les guette, que les autos roulent, mais qu’aucun bris mécanique ne les menace, que les ordinateurs sont performants, et qu’aucun virus ne les corrompra, me trouveriez-vous sensé, en pleine possession de mes facultés mentales ? 

Eh bien, c’est un « raisonnement » aussi absurde dont tentent de nous persuader depuis des années les féministes radicales de toutes nationalités quand elles affirment que la condition masculine n’existe pas.  Les hommes vivent, respirent, pensent, créent, aiment, travaillent, mais leur réalité même relève de la plus pure invention !   Même au bout d’une bouteille de whisky, je ne pourrais me persuader de pareille aberration.  Je ne tenterai cependant pas l’expérience.  Comment se fait-il qu’à jeun, les radicales aient déjà les facultés aussi affaiblies ?

Le fer de lance de leur argumentaire est – très – simple : les hommes n’ont pas de problèmes, donc, aucune problématique ne résulte de cette absence et, par conséquent, il ne peut y avoir de condition masculine.  Enfantin, n’est-ce pas ?  Précisément, ridicule, même.  D’ailleurs, quand je voudrai donner une définition de sophisme à mon garçon, j’utiliserai cet exemple probant. 

La désinformation érigée en idéologie

Les garçons représentent aussi notre avenir...
La désinformation obstinée reste l’arme première par laquelle les féministes radicales tentent de museler toute velléité de reconnaissance de la condition masculine et les tentatives de rectifier les injustices dont les groupes de pères, en tête de liste, se disent victimes.  À cette problématique – car c’en est bien une – vient s’ajouter celle du décrochage des garçons.  Plutôt que de remettre en question un système inefficace décrié de toute part, il est de bon ton de rendre les garçons eux-mêmes responsables de son échec auprès d’eux, de s’en prendre aux « stéréotypes sexistes » ne visant que les femmes et de stigmatiser les pères absents.  On oublie facilement que plus d’un couple sur deux se sépare et que, de ce nombre, ceux qui ont des enfants voient la garde de ceux-ci attribuée dans 80 % des cas à la mère.

Riposte féministe : seul un infime pourcentage de couples vont en cour pour des problèmes de garde, donc les pères se satisfont de leur fin de semaine sur deux.  Si les médias pouvaient, pour une fois, effectuer un sondage demandant à la population si elle pense sérieusement que les pères ont des chances égales aux mères d’obtenir la garde de leurs enfants, je parierais qu’ils obtiendraient une nette majorité de réponses négatives.  Plus d’un père sait déjà que les dés sont pipés, que la bataille, plus qu’incertaine, s’annonce longue, coûteuse et trop souvent vaine.  Ils s’abstiennent et se résignent bien plus qu’ils n’acceptent, point à la ligne.

Tandis que, par ailleurs, les soins de santé et de services sociaux pour hommes sont onze fois moins financés au Québec que ceux des femmes, l’écart ne fera que se creuser, par la magie de ce nouveau concept appelé analyse différenciée, mentionné dans le dernier plan d’action gouvernemental pour l’« égalité » entre les hommes et les femmes.


Comment croire à l’hypocrisie d’un gouvernement, quand il parade avec ce concept d’une reconnaissance, « équitable » mais en fait cosmétique, des hommes et des femmes au sein de notre système de santé alors que le rapport Rondeau, qui faisait état de ses lacunes criantes envers les hommes, a été tabletté à la suite des pressions déplorables de la FFQ et de quinze autres instances et regroupements féministes ?  Des défenseurs de la condition masculine présents à la récente commission de consultation factice du gouvernement québécois sur l’égalité homme femme ont été à même de constater le mépris qui y était affiché envers les hommes et les garçons du Québec.

Le spectre de l’extrême droite

Sarah Palin, l'égérie du Tea Party
Heureusement qu’il y a le Tea Party, encore plus rétrograde que les républicains de George W Bush, comme si une telle dérive était encore possible.  Avec ces hurluberlus, auxquels il faut ajouter le noyau dur, originaire du Reform Party, qui encombre le gouvernement de Stephen Harper, les radicales renouvellent et augmentent leur stock d’épouvantails ennemis du féminisme de sagesse, d’équité, de tolérance et de justice sociale dont elles aiment tant se réclamer. 

Ainsi, toute revendication masculine visant à redresser les injustices dont sont victimes les hommes et les garçons se voit assimilée à une volonté de retourner à un passé patriarcal médiéval et oppresseur pour les femmes et à la crainte de voir ces dernières s’affirmer par leur seules compétences.  En fait, ce sont bien davantage les excès de la discrimination positive, toujours à la hausse, en vigueur dans la fonction publique et dans le secteur privé, et non la progression – très timide - des femmes dans les disciplines non traditionnelles, qui préoccupent à juste titre. 

L’a-t-on assez – et même trop – entendu, le refrain d’un antiféminisme soi-disant démasqué, pour emprunter une expression chère à de présumés chercheurs de l’UQÀM ?  Comme si les tenants de la condition masculine se cachaient sournoisement pour détester entre eux les féministes radicales, leurs déviances, leur impact néfaste sur le tissus social et le coût financier atterrant pour le contribuable de leurs actions, au mieux inutiles ou ridicules, au pire, dommageables.  Soupçonne-t-on ceux que l’on traite avec mépris de masculinistes d’enfoncer des épingles dans des poupées vaudoues à l’effigie de Christiane Pelchat, d’Alexa Conradi ou d’Anne France Goldwater ?  Il y a beaucoup mieux à faire, et plus urgent, à visage découvert, en prime.

Car les défenseurs de la condition masculine doivent affronter les mensonges d’un féminisme d’État omnipotent, un véritable État dans l’État, loin d’un état de grâce pour eux.  Ils doivent également lutter contre les analyses souvent biaisées d’un féminisme universitaire sur financé, même en période d’austérité budgétaire. Mentionnons au passage le Chaire d’étude Claire-Bonenfant, de l’université Laval, l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQÀM, sans compter les universités où, sans qu’il n’y ait d’instance semblable, des personnes clés octroient des budgets de recherche féministe.  Ces femmes peuvent elles-mêmes créer des études faussées qui auront toute apparence de légitimité afin de discréditer toute revendication des groupes de pères, notamment, leur cible favorite.

Dirigeants ou dirigeables ? 

Les hommes et les femmes qui les soutiennent dans leurs revendications pour une vraie égalité entre les sexes, impliquant nécessairement la réciprocité, ne l’auront pas facile dans les années qui viennent.  Seule la bataille de l’opinion publique pourra faire reculer ce totalitarisme désuet qu’est devenu le féminisme radical.  Contraints de tenir compte de leur électorat, nos dirigeants – ou dirigeables – n’auront alors d’autre alternative que de fermer le robinet aux subventions.  Car toute la mobilisation du féminisme dominant ne tient qu’à un seul objectif : le fric, et comment en soutirer davantage en éliminant du chemin ces fâcheux irritants : les hommes et les garçons.

18 commentaires:

Anonyme a dit…

Le féminisme radical pollue tout ! Il pollue particulièrement la justice, les services sociaux et les services de protection de la jeunesse. Plus de 2 millions (chiffres 2007) de sites et blogues dénoncent que des pères sont maltraités, diabolisés, broyés,… à la suite de séparations conflictuelles, tant par leurs compagnes que par les institutions judiciaires.
Combien de fois devrions nous dénoncer ces situations abominables afin que cesse ce génocide social ?

Anonyme a dit…

Je dirais même plus… que toute la mobilisation du féminisme radical, dominant, sexiste, misandre,… a pour objectif premier d’exploiter les hommes !

Olivier Kaestlé a dit…

Il y a une époque, lointaine, je dois dire, où j'aurais trouvé vos propos extrémistes. Aujourd'hui, je les considère réalistes. Il me demeure incompréhensible que les médias, qui font les gorges chaudes dès que les commissions scolaires organisent un party, se taisent devant des injustices aussi grossières, évidentes, monstrueuses qui ne se limitent pas qu'à notre société québécoise.

Partout où sévit un féminisme d'État, les mêmes incuries se propagent. Il est un peu trop facile d'accuser autant d'hommes et les femmes qui les soutiennent d'hystérie ou de fabulation. Raison de plus pour remettre ça autant de fois qu'il sera nécessaire. Il en va de la persévérance comme de l'eau : l'érosion finit par faire son ouvrage.

Malthus a dit…

Le dernier commentaire d'anonyme souligne la nouvelle tendence chez les hoministes/mascu/antiféministes: celle de mettre en doute qu'il existe autre forme de féminisme que celle des radicales. Découle naturellement de cette tendence qu'on met aussi en doute les intentions initiales du féminisme- à savoir, que ce mouvement n'a jamais été à la recherche de l'égalité et que les quelques rares féministes qui soient modérées/égalitaristes sont en fait les dindons de la farce de leur propre idéologie.
En bon francais: they've been taken for a ride.
Il est difficile de ne pas porter une attention sérieuse à cette question compte tenu des écarts juridiques, constitutionels et sociales sans cesse grandissants qui clivent la population en deux classes bien distinctes. ^
Nous n'avons jamais étés aussi loin de l'égalité ou du respect mutuel proposé par les féministes il y a 50 ans maintenant. Peut-être est-il temps pour nous d'admettre que ce respect et cette égalité ne fut jamais vraiment en jeu et que l'intention principale du féminisme est effectivement de subjuguer l'homme et d'instituionaliser la haine qu'on lui voue.

Olivier Kaestlé a dit…

Je dois vous avouer, Malthus, qu'il y a des jours où je ne suis pas loin de penser comme vous. Tout est affaire d'accent, au fond. Moi, je parle de féminisme radical, conscient qu'il s'agit de féminisme dominant. Je pense que vous avez également raison de reconnaître qu'il existe des féministes honnêtes, mais naïves, qui même à l'heure actuelle, entretiennent une croyance chimérique en un féminisme militant et inclusif envers les hommes.

J'en connais personnellement, et je constate qu'elles tombent des nues quand je leur explique l'étendue des dérives auxquelles vous faites allusion.

Je pense que, quoi qu'aient pu être les intentions du féminisme au départ, il importe de réaliser là où il est rendu aujourd'hui, et de prendre les moyens démocratiques mis à notre disposition pour en contrer les effets néfastes.

Malthus a dit…

Tout à fait d'accord avec vous Olivier. C'est pourquoi j'enjoins les hommes à se radicaliser à leur tour et à utiliser toutes les formes de pressions possibles et imaginables du moment qu'elles soient légales.
Cette radicalisation m'apparait comme inévitable. Parler, écrire, communiquer et échanger est un bon départ mais sans action, sans mobilisation, sans militantisme, nous ne parviendrons à rien.
F4j, à mes yeux, ont plus fait pour la cause avec quelques costumes et actions d'éclat que les milliers de blogue, le votre et le mien inclus.
Ce militantisme doit évidemment inclure une action politique ciblée et c'est là, jusqu'à date, ou les masculistes flanchent. Nous sommes très forts dans la prise, l'analyse et l'échange individuel d'informations mais pauvres en action concertée- la base même d'un militantisme efficace.
Je ne sais pas comment nous nous y prendrons, mais je peux vous assurer Olivier que je passe beaucoup de temps à y réfléchir.
Créer une coalition masculine? Un parti politique? Organiser des symposiums? Des marches? Un manifeste?
Une chose est claire cependant- tant que nous restrons individuellement frustrés, rien n'arrivera.

Anonyme a dit…

Tant que la femme va contrôler verticalement et horizontalement (N'ajuster pas votre appareil comme dans l'émission de Au-delà du réel) le libodo de l'homme, il sera toujours et à jamais subjugué par la femme. Je connais depuis très longtemps un nombre astronomique, que dis-je, hallucinant d'homme qui ne dirons et ferons jamais rien pour contredire la femme, car ils y sont totalement soumis à cause de ce que représente la femme sexuellement. Citation d'Esther Vilar: Pour l'homme, l'idée d'être libre lui est davantage insuportable que l'idée d'être esclave d'une femme. D'après moi, les jeux sont faits depuis l'aube de l'humanité, et il n'y a rien à faire.

Olivier Kaestlé a dit…

"Ce militantisme doit évidemment inclure une action politique ciblée et c'est là, jusqu'à date, ou les masculistes flanchent."

J'en arrive de plus en plus à la même conclusion. Faudra-t-il créer un parti politique ayant la reconnaissance de la condition masculine comme priorité ? Je crois qu'il faudra en arriver là.

En attendant ce jour, j'ai décidé, lors de prochaines élections, de demander à chaque candidat quelle place occupe cet enjeu dans son programme en l'avisant que je publierai sa réponse. Si, comme je l'anticipe, rien ne me satisfait, j'annulerai mon vote.

Vous me direz que je risque de laisser le champ libre aux gens qui n'ont rien à cirer des hommes. Peut-être, mais si un mouvement encore plus massif de désertion des urnes pouvait envoyer un message clair et qu'il soit évident que c'est l'indifférence aux hommes qui en est à l'origine, peut-être les partis politiques comprendraient-ils enfin quelque chose. Je sais, je suis un rêveur...

Olivier Kaestlé a dit…

"Citation d'Esther Vilar: Pour l'homme, l'idée d'être libre lui est davantage insuportable que l'idée d'être esclave d'une femme. D'après moi, les jeux sont faits depuis l'aube de l'humanité, et il n'y a rien à faire."

Personnellement, bien qu'il y ait une part de vérité dans ce qu'elle dit, j'épluche des pommes de terre sur la prose de Mme Vilar.

À 52 ans, je peux vous affirmer qu'aucune femme n'est parvenue à m'asservir par le sexe, et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de candidates. On dirait une seconde nature chez un nombre sidérant d'entre elles, sinon la première.

Je crois qu'en ce moment, la domination de la femme sur l'homme relève bien davantage de la politique que de quoi que ce soit d'autre.

Anonyme a dit…

La réalité est là Olivier. La très grosse majorité des hommes qui oseront se lever contre le féministe au plus des cieux Alléluia, restent anonyme, comme ici-même. Les hommes sont tellement subjugué par la femme et son sexe. Ceux qui osent s'attaquer au féministe sont soit en très grosse baisse de testostérone, ce qui va avec l'âge, ou soit qu'ils sont vraiment mais vraiment écoeuré de se faire niaiser, comme les égyptiens, les lybiens, les tunisiens, etc........ Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Alors ma libido doit être au neutre, mon Serge ! Blague à part, de tout temps je n'ai jamais pu endurer l'injustice, autant celle des hommes que celle commise par des femmes. Enfant, j'ai été pensionnaire chez les soeurs, que je considère mon premier groupe de femmes.

Ces religieuses étaient non seulement capables de violences verbales et physiques qui ne passeraient plus aujourd'hui, mais elles me paraissaient d'une hypocrisie sans borne, avec leur prêchi-prêcha sur les valeurs chrétiennes qu'elles étaient les premières à enfreindre envers des entants, tous de sexe masculin. Faut dire que, question fascination par le sex appeal, même en tenant compte que nous n'étions que des enfants, nous ne risquions pas d'être subjugués...

Après une certaine naïveté, ou une naïveté certaine quant aux mérites du féminisme, j'ai dû constater, après 12 ans passés dans le milieu communautaire, la même dichotomie entre les valeurs d'égalité prêchées et l'animosité envers les hommes travestie en idéologie. C'est la raison principale de ma militance afin de faire reconnaître la condition masculine et de dénoncer ce féminisme abrasif.

Malthus a dit…

Bon départ: asticoter nos politiciens en devenir sur leurs positions en rapport à l'agenda masculin.
Je ne suis pas un partisan de l'annulation de vote (puisqu'il n'existe aucune provision dans notre code électoral pour un minimum de participation)- c'est donc effectivement donner son pouvoir politique à l'ennemi. Annuler son vote c'est comme se couper les tendons avant de donner un coup de poing.
Plutot, je suggère de placer son vote vers le moins pire homme du moins pire parti, du moment que cet homme ne fait pas partie de la gauche.
Si, au pire, il nous faut annuler faute d'option viable- alors clairement marquer pourquoi sur son bulletin de vote.
Si cent mille hommes annulent leur vote en inscrivant en grosses lettres noires sur le bulletin: PAS DE CANDIDATS MASCULISTES! ca devrait (peut-être) faire les nouvelles. Déjà là, petite victoire.
Annuler en 'scrappant' sa fiche ne sert à rien politiquement.

Malthus a dit…

Si, au contraire, les politiciens sont asticotés de toutes parts pendant la campagne d'hommes avec des questions claires sur la situation masculine et, qu'en plus, beaucoup de femmes perdent leur élections et qu'un nombre appréciable de votes sont jetés avec la mention PAS DE CANDIDATS MAScULISTES, nous avons alors possiblement une certaine mouvance masculistes sans aucune association ou parti politique formel...
Un pensez-y bien...

Olivier Kaestlé a dit…

C'est là que la concertation pourrait et devrait avoir un impact. Il s'agirait au fond d'une initiative simple, efficace, facile à appliquer, pourvu que les communications, que la conscientisation et, surtout, que la mobilisation se traduisent en actions concrètes. Avant de penser à un parti politique avec pour priorité la condition masculine, je crois que tous les moyens démocratiques de pression politiques doivent être envisagés.

Malthus a dit…

Les africains ont un dicton que j'adore.
"Comment fait-on pour manger un éléphant? Une bouchée à la fois."
Le masculisme québecois a tout un éléphant à bouffer- nous ne pouvons nous permettre de penser que ce plat sera digéré en un seul repas. Quelques élections devraient, normalement, nous permettre de liquider le pachyderme qui nous emmerde.
La beauté d'une telle action politique- pour reprendre les soucis de Serge- est qu'elle est parfaitement *anonyme* . Voilà la grande beauté de notre démocratie- nous n'avons pas à rendre de compte à quiconque lorsqu'aux urnes. Si tous les hommes du Québec, demain, votaient massivement contre la gauche (ces crypto-marxistes!), contre des femmes et pour des masculistes hard-core, personne n'en saurait jamais rien individuellement. Nous pourrions tous afficher un air bête, faire semblant d'être affligé et sourire en privé.
On dira ce qu'on voudra de la Démocratie- elle nous permet quand même d'exprimer dans le plus grand secret nos désirs les plus profonds.
Je propose donc ceci pour les prochaines élections générales.
1) Mettez vos candidats mal à l'aise en leur parlant de la condition masculine. Psez-leur des questions et soyez armés de solides stats pour les follow up questions.
2) Ne votez jamais pour une candidate féminine- à moins qu'elle promette devant caméra de supporter l'agenda masculiste.
3) Ne votez *jamais* pour un parti de gauche (PQ, Parti Solitaire, etc...) peu importe ce que le candidat promet- les féministes portent à gauche.
4) Si vous devez annuler votre vote, inscrivez clairement sur le bulletin pourquoi vous le faites. Armez vous d'un gros marqueur noir et n'ayez pas peur: personne ne pourra vous retracer pour avoir oser émettre votre opinion.
L'anonymat explicite de notre système électoral est notre meilleur allié, notre seule vraie chance d'effectuer un changement véritable. Utilison-le au maximum!

Alain a dit…

Olivier,

Le « Manifeste d’un Salaud », de Rock Côté, m’a appris que le féminisme est un sujet tabou : Personne n’a le droit d’être contre sous peine de crucifixion.

Ce que vous nous livrez aujourd’hui descend en droite ligne de ce principe. Ça rejoint aussi ce que bon nombre pense autour de moi : il n’y en a que pour les femmes. Il suffit de regarder la télé où on vous vante les mérite d’une certaine margarine parce que « le cholestérol, c’est ça qui tue le plus de femmes ». Ou encore : « Regardez autour de vous les femmes que vous aimez. Ne feriez-vous pas tout en votre pouvoir pour en sauver une seule d’entre elles? » Comment vous sentez-vous lorsque de telles publicités ignorent jusqu’à votre existence? La vie d’une femme vaut-elle plus que celle d’un homme?

Messieurs, à force de garder le silence lorsque les publicités vous ignorent ou dépeignent comme les « 2 de pique » de service, rien ne changera. En restant silencieux devant ce genre de propagande, rien ne changera. Imaginez un seul instant une publicité qui inverse les rôles. Comment sera-t-elle reçue? Prenez le temps d’écrire aux compagnies qui cautionnent et achètent ces concepts publicitaires et dites-leur que vous désapprouvez et que l’humour dont on veut vous convaincre est plutôt de la raillerie qu’on vous témoigne.

Seul le nombre peut faire la différence. Soyez-y!

Olivier Kaestlé a dit…

"Comment fait-on pour manger un éléphant? Une bouchée à la fois."
Le masculisme québecois a tout un éléphant à bouffer- nous ne pouvons nous permettre de penser que ce plat sera digéré en un seul repas."

Bien d'accord avec vous, Malthus, et la stratégie politique gagnerait fortement à être développée, mais pour cela, il faudrait enfin l'envisager. Nous ne sommes pas encore assez concertés.

Vous énoncez des pistes valables, mais le problème à date est qu'il n'existe toujours pas de parti masculiniste ou en faveur de la condition masculine. Nous ne pouvons que protester contre l'inertie des partis en place, mais ce serait déjà ça.

Et une stratégie concertée et significative avec cet objectif en vue, serait déjà la bienvenue. En fait, il serait grand temps.

Olivier Kaestlé a dit…

"Ça rejoint aussi ce que bon nombre pense autour de moi : il n’y en a que pour les femmes. Il suffit de regarder la télé où on vous vante les mérite d’une certaine margarine parce que « le cholestérol, c’est ça qui tue le plus de femmes ».

Eh bien, Alain, vous tombez pile ! Je me faisais la même réflexion à propos de cette pub que je trouve rien moins qu'ordurière et révoltante. Je ne trouverais rien à redire s'il existait un pendant masculin, mais non.

Je cherche depuis hier un hyper lien vers ce triste moment publicitaire. Si vous en trouvez un, pouvez-vous me le mettre en commentaire ou me le faire parvenir à mon adresse de courriel, en cliquant sur mon profil. Je trouve qu'une incurie aussi aberrante doit être dénoncée.