samedi 2 juillet 2011

DSK : pour en finir avec la sacralisation des plaignantes...

Affaire DSK : revirement spectaculaire.
Il arrive des moments où l’on ne peut échapper à son destin.  Ce matin, je m’étais levé avec le projet de me livrer avec délices aux premiers moments de farniente de mes vacances.  Voilà qu’un lecteur d’outre-Atlantique qu’écrit pour me demander mon point de vue sur l’affaire DSK, sur laquelle je rumine depuis hier, quand l’ancien directeur du FMI, accusé d’agression sexuelle sur une femme de chambre, s’est vu relâché sans caution.  Comment résister à l’envie d’aborder cette question passionnante et ses enjeux, qui vont bien au-delà de la sphère politique et de Dominique Strauss-Kahn lui-même ?  J’en profite pour remercier ce lecteur de m’avoir obligé à devancer mes projets de chronique.  Voici donc ma réponse à sa question.

Pour avoir suivi avec intérêt cette affaire, vu les enjeux mis en cause, soit le (non) respect de la présomption d’innocence et la sacralisation de la parole des plaignantes, il m’était impossible de rester indifférent à l’issue, désormais probable, de cette saga, soit l’abandon pur et simple des charges.

De notre côté de l’Atlantique, la couverture médiatique s’est surtout concentrée sur les enjeux judiciaires et éthiques, la condition féminine et les risques de harcèlement et d’agressions des femmes de chambre, malgré tout plausibles et réels, l’aspect strictement politique ayant été nettement mieux couvert dans votre pays, pour des raisons évidentes.  À ce chapitre, je suis sûr que c’est vous qui pourriez m’en apprendre.

On ne fait pas bon ménage avec la présomption d'innocence.
Depuis des années, les fausses allégations demeurent l’un de mes chevaux de bataille (voir autre lien ci-bas).  L’affaire DSK s’inscrit dans une longue suite de bavures policières et judiciaires qui démontrent les effets pervers du féminisme d’État, déviance caractéristique de toute société occidentale, que l’on parle de votre pays (la nouvelle politique sur la violence conjugale psychologique dont les hommes sont considérés comme les seuls auteurs en est une preuve patente), la Belgique, la Suisse, la Suède, la Grande-Bretagne (où sont nés les Fathers 4 Justice), le Canada, les États-Unis, et j’en passe. 


Un édifice lézardé

Comme vous pouvez le constater, on n’est pas sorti de l’auberge, bien que ce féminisme déviant prenne de plus en plus l’aspect d’un édifice dont les lézardes s’accentuent peu à peu, au point que l’implosion demeure peut-être plus imminente qu’on ne le pense.  Mais attention, telle une bête sauvage blessée et traquée, ce lobby (on ne peut plus parler ici de mouvement, dans une perspective de changement social) infligera certainement ses coups les plus violents, les plus vicieux, aux « hérétiques » de plus en plus nombreux qui osent remettre en cause ses diktats.  Elle vendra donc chèrement sa peau, ce qui est normal quand on vit aussi grassement de l’argent du contribuable.

L'accusatrice de DSK, toute une victime !
C’est dans cette perspective que l’affaire DSK prend une dimension particulière, qui outrepasse la sphère des enjeux politiques, à mon sens, reléguée à l’arrière-plan, sauf en France, sans pour autant tomber dans un angle mort médiatique.  Vu son retentissement planétaire, cette saga remet en cause de façon spectaculaire le principe de la sacralisation de la parole des plaignantes, la négation de la présomption d’innocence et met en lumière l’incompétence policière et juridique qui, trop souvent, en résultent.  À ces errances, on pourrait ajouter la bassesse des médias, si prompts à crucifier en première page un homme accusé, pour ne mentionner son acquittement qu’en page 24 et encore, en entrefilet.

Ici au Québec, nous ne sommes pas en reste avec les États-Unis et les autres pays occidentaux, dont la France, quant à ces dérives.  Apparemment, la terrible affaire d’Outreau, celle de Virginia Madeira et la déroute totale de Ségolène Royal lors de sa chasse aux pédophiles enseignants, entraînant un taux de fausses allégations de l’ordre de 73 %, n’ont pas servi de leçon à nos décideurs. 

Il faut rétablir la présomption d'innocence !

Une intervenante de nos centres jeunesse m’affirmait récemment qu’elle avait reçu pour directive formelle, si un jeune lui rapportait une agression, de prendre inconditionnellement fait et cause pour lui.  Par le fait d’enlever tout pouvoir discrétionnaire à cette femme par ailleurs juste et compétente, une telle mesure bafoue encore une fois sans vergogne la présomption d’innocence.  Et ça, c’est sans compter les ravages du syndrome d’aliénation parentale, dont les féministes radicales nient avec rage jusqu’à l’existence, comme elles le font pour les fausses allégations d’agressions sexuelles ou de violence conjugales.

Combien en tout, arrêtés sans raison ?
Sachez, Monsieur, qu’ici au Québec, sévit depuis des années la politique dite d’intervention en violence conjugale, mise en œuvre d’après une statistique mensongère à l’effet que 300 000 femmes, mariées ou en union de fait, y étaient chroniquement battues chaque année, chiffre dont son auteure, Linda MacLeod, a reconnu la fausseté en 1994. 

Comme l’a dénoncé avec brio l’équipe de l’Après-Rupture, il aura fallu, pour arriver à ce chiffre himalayen, correspondant au « une femme sur dix » de MacLeod, recenser, au sein d’une population qui comptait en 1984 six millions de Québécois, un dixième des quelque trois millions de Québécoises, soit 300 000 femmes, peu importe leur âge ou leur statut civil !  Selon une étude gouvernementale, près de 10 000 hommes sont arrêtés chaque année sans motif, en vertu de la politique d’intervention, puis relâchés le lendemain, sans que leurs conjointes accusatrices ne soient le moins du monde inquiétées.

Peut-être un tournant 

Je vous donne peut-être l’impression de m’écarter du sujet, mais je crois qu’il n’en est rien.  Le fait qu’un homme de l’importance de DSK ait vu sa carrière et ses ambitions présidentielles compromises fait réaliser à quel point nul homme n’est à l’abri de certaines femmes sans scrupules, qu’elles soient vindicatives, cupides ou mythomanes.  Ici même, un auteur à succès de littérature enfantine, Maxime Roussy, a vu son existence et sa carrière compromises par la seule plainte d’une admiratrice.  Aussitôt, les médias ont pris le parti de la gamine de 16 ans et le pauvre homme a vu sa page Facebook à ce point submergée d’injures qu’il a dû la fermer.

Henri Fournier, victime de 19 fumistes.
Encore récemment, Claude Bilodeau, un homme sans histoires ni reproches, surnommé par les médias « le monstre au Cellophane », puisque son accusatrice avait affirmé qu’il l’avait momifiée avec cette pellicule, a été acquitté, devant la preuve accablante prouvant les mensonges de la femme.  Pire encore, le cas d’Henri Fournier, ce prof d’éducation physique, accusé par pas moins de 19 étudiantes.  Dix-neuf accusatrices, 19 menteuses !  L’homme a été acquitté et a tenté de reprendre son travail aussi normalement que possible, croisant au passage l’une ou l’autre des intrigantes qui ont failli causer sa perte, quant à elles nullement incommodées et encore moins punies.  Je pourrais vous citer les cas de Michel Dumont, bientôt porté au grand écran, de Harold Bouchard ou de Fernand Halde, des noms parmi tant d’autres.

Voilà pourquoi l’affaire DSK me fascine : elle pourrait représenter un tournant dans la reconnaissance d’une problématique dont il demeure à ce jour incompréhensible qu’elle n’ait pas encore entraîné les correctifs qui s’imposent.

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