dimanche 22 juillet 2012

Warwick : l’impact du facteur judiciaire

Un an après que soit tombé le verdict tant controversé de la non responsabilité criminelle de Guy Turcotte, ce cardiologue ayant sauvagement assassiné ses deux enfants à Piedmont, le drame familial de Warwick, qui a vu Jocelyn Marcoux tuer ses deux enfants, Lindsey et Karen, avant de se suicider, est venu à nouveau nous rappeler la tragique réalité des conflits insolubles entourant la garde des enfants. Est-il concevable que l’impossibilité d’en arriver à une entente civilisée entre adultes responsables puisse mener à des gestes aussi irrémédiables ?

Jocelyn Marcoux et ses enfants.
«La société ne peut plus se mettre la tête dans le sable», devait affirmer la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest, commentant le troisième drame familial à survenir en une semaine au Québec. On ne peut que lui donner raison, mais comment désamorcer ces parents pour qui la destruction des enfants, et la leur propre, deviennent l’ultime recours ?

Comme le veut l’usage, en pareilles circonstances, bien que rien, jamais, ne change, ce drame est momentanément venu rappeler l'évidente pénurie de ressources sociocommunautaires destinées aux hommes en situation de détresse. Alors que l'État consacre 86,6 millions $ exclusivement aux femmes, les hommes ne peuvent compter que sur un maigre 7,8 millions $ distribués aux quelques organismes qui leur sont voués.

Le rapport Rondeau, qui mettait en lumière cette sérieuse lacune, s'est instantanément retrouvé sur les tablettes, sitôt paru en 2004, à la suite du dépôt d'un mémoire signé par une quinzaine d'instances et de regroupements féministes influents, Fédération des femmes du Québec en tête. Son titre: Comment fabriquer un problème. Sollicitude, bonsoir, et tant pis si les enfants demeurent les premières victimes d’une indifférence sociale aussi sordide que criminelle. On pourra toujours compter, comme à chaque année, sur nos hypocrites féministes pour quémander des subsides, soi-disant afin de lutter contre la violence faite aux femmes, la seule digne de reconnaissance, semble-t-il, entre le 25 novembre et le 6 décembre, anniversaire si rentable de Polytechnique.

Et les mères, dans tout ça ?

On insiste beaucoup, pour la forme, sur la détresse des hommes, lors des meurtres d’enfants dont ils sont les auteurs, mais si on les oublie aussitôt, le comportement des mères meurtrières passe totalement sous notre écran-radar. À l’époque où Guy Turcotte commettait l’irréparable, d’autres drames familiaux défrayaient la manchette. Quiconque vit au Québec pourrait rester sur l’impression que, début 2009, seul l’ex-conjoint éconduit par Isabelle Gaston s’était rendu coupable du meurtre de ses enfants. Or, cinq autres tragédies avaient ébranlé l’opinion publique, la plupart aujourd’hui oubliées.

Ainsi, dans cette série macabre de meurtres d'enfants, trois sur six avaient impliqué des mères, ce qui confirme cette réalité, de moins en moins taboue, à l'effet que ces crimes soient sensiblement aussi courants chez les femmes que chez les hommes. Selon une chercheuse de l'UQTR, 28 mères ont commis un filicide entre 1997 et 2007. Si, dans le cas de Cathy Gauthier, cette Saguenayenne reconnue coupable du meurtre de ses trois enfants après un pacte de suicide avec leur père, le besoin de protéger sa progéniture de la misère peut être envisagée, un contexte de rupture douloureuse et de litige autour de la garde parentale serait à l'origine du meurtre du petit Jerom, commis à Saint-Élie par sa mère, propriétaire d’un salon de coiffure. Dans le cas d'Adèle Sorella, accusée du meurtre de ses deux filles, elle ne supportait plus l'absence de son conjoint, recherché par la police et en cavale depuis trois ans. Le procès de cette femme a été reporté en 2013, faute d’évaluation psychiatrique complétée, mais qui s’en soucie ?

Cathy Gauthier
Une opinion trop largement répandue chez les intervenants en santé mentale veut que les hommes tuent leurs enfants pour se venger de leur conjointe tandis que les femmes agiraient ainsi pour «préserver» leur progéniture. J’avais déjà démontré, exemples à l’appui, le caractère misandre et saugrenu de cette « théorie » foireuse. Certains professionnels, plus intègres que les tenants de ces divagations, confessent par contre leurs limites à expliquer le meurtre d’enfants, tant l'enchevêtrement de facteurs aggravants ou déterminants peut s'avérer complexe. Le sexe du meurtrier ne peut tout expliquer. La dépression, le sentiment de tourner en rond, le manque de prise sur le quotidien restent autant de dénominateurs communs qui peuvent transformer une personne, homme ou femme, en presto ambulant et pousser à commettre l'irréparable.

Des spécialistes redoutent un effet d'entraînement pouvant mener à l'escalade de drames familiaux, d'autant plus difficiles à prévenir qu'ils demeurent malgré tout marginaux. L'un d'eux, Pierre Faubert, psychologue, militait dès 2009 en faveur d'une commission publique dont le mandat serait de sonder la douleur de vivre au sein des familles québécoises. «Peut-être qu'à travers le peuple, confiait-il alors à La Presse, il y a une sagesse que les soi-disant experts, moi inclus, on ne voit pas. Il y a des choses qui nous échappent.» Pas de doute là-dessus…

Le facteur judiciaire

Parlant de choses qui échappent aux experts, avez-vous remarqué, à l’annonce d’une nouvelle tragédie impliquant un père, la fréquence d’un contexte judiciaire de lutte pour la garde des enfants ? Ce facteur, à mon sens fondamental, trop souvent balayé fébrilement sous le tapis, devra impérativement faire l’objet d’une étude attentive et sans complaisance, de la part du comité d’experts mandaté par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, afin de se pencher sur les drames familiaux. Il ne faut jamais oublier que, en cas de litige autour de la garde légale des enfants, 80 % des décisions des juges sont rendues en faveur de la mère. Ces verdicts sont-ils pour autant tous justes et équitables ? Il est grandement permis d’en douter, la compétence parentale n’étant en rien une prérogative exclusivement féminine, ce que toute personne un tant soit peu sensée reste à même de constater.

J’avais déjà dénoncé l’opposition irresponsable et malveillante des principaux regroupements et personnalités féministes à la présomption de garde partagée. Je ne citerai que l’une de ces misandres, dont le propos haineux demeure représentatif d’une tendance lourde. Il s’agit d’Anne McLellan, ministre fédérale de la Justice de 1997 à 2002, rien de moins, qui déclarait, dans l’Alberta Advisory Council on Women Issues, cité dans l’essai 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ? : « … un nombre croissant de spécialistes suggère aujourd’hui, que la garde partagée perpétuerait l’influence et la domination des hommes sur les femmes… » Féminisme ou crétinisme ?

Anne McLellan
Comment s’étonner ensuite des commentaires de Jocelyn Marcoux, parus dans Facebook, dénonçant, la rage au cœur, un système judiciaire qui lui paraissait inéquitable et hostile aux pères ? L’homme était persuadé qu’il allait bientôt perdre la garde de ses enfants au profit de son ex-conjointe. Il écrivait : «Je me suis juré dans mon coeur de père que jamais plus mes enfants seraient maltraités; plus jamais, même avec la bénédiction d'un juge hypocrite! Pour les pères, bien, c'est officiel! Si tu te fais pas justice toi-même, bien tu auras jamais justice! Jamais, soyez-en bien sûrs, d'où tous les drames familiaux!»

Un fait important concernant l’affaire Turcotte a peu été évoqué, malgré les torrents de mots écrits sur le sujet. La veille du double-meurtre, au moment de partir avec ses deux enfants, qu’il allait garder cette fin de semaine fatidique, Turcotte avait eu une altercation avec Isabelle Gaston qui, sans doute sous l’effet de la colère, lui avait déclaré qu’elle allait partir avec les enfants, changer de nom, et devenir introuvable. Dans un contexte où Guy Turcotte aurait eu confiance en notre système judiciaire, impliquant la conviction que ses droits parentaux auraient été autant respectés que ceux de son ex, Anne-Sophie et Olivier auraient-ils été assassinés ? Cette question, à ce jour sans réponse, demeure fondamentale, n’en déplaise à toutes les Anne McLellan dont les propos honteux infestent indûment l’espace public.

L’expérience de Cochem

Facteur de rentabilité pour notre système judiciaire, le conflit parental demeure l’occasion d’une lutte à remporter, impliquant nécessairement un gagnant et un perdant, si l’on exclut les enfants, les premières victimes de ces déchirements. Au début des années 90, à la demande répétée de pères lésés, la justice allemande s’est penchée sur une façon différente d’envisager le divorce et la garde parentale en plaçant les besoins de l’enfant en priorité. Ce qui aurait déjà dû être la moindre des choses.

D’adversaires tactiques, juges, avocats et psychologues deviennent, dans cette optique, des intervenants travaillant de concert en vue de trouver une solution tenant compte de toutes les parties.  Ce n’est que quand toutes les possibilités ont été envisagées en vain que l’affaire est portée en cour.  Une telle perspective oblige un changement de mentalité en profondeur qui rencontre obligatoirement des résistances chez les robes noires pour qui conflit rime avec profit.

Anne-Sophie et Olivier Turcotte
L’expérience de Cochem, qui tire son nom de la ville allemande dont elle origine, ne représente pas la solution à toutes les difficultés entourant une séparation, mais pourrait bien constituer un outil de premier plan dans leur résolution. Mais pour ce faire, il faudra, lors d’une première étape, reconnaître la présomption de garde partagée accordant des droits parentaux égaux aux pères comme aux mères et, au cours d’une seconde étape, déjudiciariser les séparations, de façon à ce que l’intérêt premier des enfants prédomine, ceci, bien sûr, dans l’éventualité où le bien-être de ces derniers puisse éventuellement intéresser nos décideurs, naturellement.

20 commentaires:

François Brooks a dit…

Vous posez une question bien gênante Mr Kaestlé, parce que, la réponse nous fait entrevoir la possibilité de sauver des vies d'enfants. Il nous devient alors insupportable de penser que notre système judiciaire serait un rouage actif dans la production de la démence masculine qui conduit parfois certains désespérés au fonds d'un noir puits où la justice n'est plus qu'un vain mot qu'il est préférable d'oublier dans la mort.
Merci pour cette lueur qui risque d'aveugler ceux qui auraient le pouvoir de changer les choses.
Vous gardez un espoir admirable malgré qu'il soit « difficile de faire comprendre une chose à une personne si son salaire dépend de ce qu'il ne la comprenne pas » (Upton Sinclair)

Anonyme a dit…

Il ne faudrait pas oublier que certaine mère aussi sont lésée par la justice. J'ai aussi vécu quelque chose de semblable en me faisant dire par le juge. On sait que le milieu de monsieur est violent et pas tout à fait adéquat mais on se doit de lui donner une chance. Il nous dit vouloir changer et vouloir en prendre les moyens. De toute façon si ça ne fonctionne pas nous savons que vous êtes tout à fait en mesure de réparer le dommage qu'il sera fait aux enfants. 15 ans plus tard mes enfants en portent définitivement les cicatrices... On ne peut excuser un tel geste mais j'avoue que je le comprends par contre. Quand tu entend le peu de cas que l'on fait de tes enfants c'est assez pour avoir envie de dijoncter. De la souffrance morale j'en ai vécu et encore plus que lorsque je vivais de la violence avec ;e père. Il ne faudrait pas rendre un sexe plus favorable que l'autre mais simplement et pour une fois prendre ce qu'il y a de mieux pour les enfants.

Olivier Kaestlé a dit…

@ M Brooks Oui, comme vous dites, une question bien gênante, et qui en entraîne trois, pires encore. 1- Combien de vies d'enfants auraient pu se voir épargnées si des considérations corporatistes n'avaient primé sur leur intérêt aussi légitime que prioritaire ? 2- Combien d'autres vies enfantines seront implacablement sacrifiées, avant que l'on rectifie le tir ? 3- Qui répondra de l'inexorable lenteur à intervenir pour remédier à une situation aussi urgente ? Merci de votre commentaire, M Brooks, et de la citation si pertinente - et salutairement dévastatrice - d'Upton Sinclair.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme On vous a dit : "De toute façon si ça ne fonctionne pas nous savons que vous êtes tout à fait en mesure de réparer le dommage qu'il sera fait aux enfants."

Une bien terrible responsabilité qui vous a été confiée là, Madame, et qui n'aurait jamais dû relever de vous exclusivement.

Votre dernière phrase conclue avec pertinence votre réflexion, comme la mienne : "Il ne faudrait pas rendre un sexe plus favorable que l'autre mais simplement et pour une fois prendre ce qu'il y a de mieux pour les enfants." Si seulement le message pouvait se rendre. Merci.

Josick a dit…

Pour info, vu ce mémoire http://www.archipel.uqam.ca/2753/1/M11252.pdf
via Immigrer vasectomisé au Québec

Anonyme a dit…

Je me rappelle de Lemieux(Claude) qui plaquait tout ce qui bougeait. De Lindros, etc, etc... Tu t'arranges pour gagner ou tu perds ton job. Un enfant ne naît pas violent, il le devient. Et c'est souvent l'ensemble de la société qui participe à le rendre violent. Ceux qui domptent un chien à devenir violent pour les défendres, ce font mordre un jour eux-même. Les femmes désirent encore des hommes-fort. Mais qu'elles peuvent contrôler. Pour les défendre contre Godzilla, Freddie, ou Dracula, qui sait. Il y a aussi la violence psychique, et ça, beaucoup de femmes sont spécialisées dans ce domaine. Et les enfants écopent comme d'habitude. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

@ Josick Merci pour ces textes !

Olivier Kaestlé a dit…

@ Serge Aux hommes de se définir autrement que par les standards de femmes qui, manifestement, ne savent pas ce qu'elles veulent et brillent par l'incohérence. L'indépendance d'esprit masculine demeure une arme de séduction mésestimée.

Anonyme a dit…

Si l'homme essait de se définir en dehors des normes de la femme, il est systématiquement éliminé. Sur la liste noire. Pire que ça, il n'existe même plus. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Serge, je suis toujours vivant... Ne soyons pas trop mélodramatiques.

Anonyme a dit…

https://www.barreau.qc.ca/pdf/publications/revue/2004-tome-64-2-p445.pdf
-Al.

Anonyme a dit…

@Le bien des enfants@ n'est qu'un faire-valoir qui permet aux cours de s'enfoncer au maximum dans notre vie privée et de nous forcer a étaler au jour tous les détails de notre intimité pour ensuite être "jugé", comme de vulgaires criminels.
Les Nation Unies ne cessent de le répeter: le Canada est un des pites pays industrialisé pour ce qui touche au droit des enfants. Ce sempiternel discours sur le plus grand bien des enfants n'est qu'une autre des hypocrisies que le bon peuple boit comme du petit-lait- une mantra qui, mille fois répétées, devient réalité, comme tout bon mensonge.
Le jour ou j'entendrai quelqu'un parler du plus grand bien de *toute la famille*- ce jour la je commencerai a croire qu'il y a espoir et que nous avancons dans la bonne direction.
Celui qui met l'enfant sur un piedestal, celui-la je le crains car il force les parents a entrer dans une competition immorale sur qui est le "meilleur" parent, avec tout l'envahissement de la vie privée et l'humiliation qui s'y rattache. N'oublions jamais que le SEUL tribunal qui accepte les ouie-dires, les insinuations et les accusations sans fondement pour établir sa *justice* sont les tribunaux de la famille.
La cour et son attitude envers notre vie privée et son arrogance de prétendre savoir ce qui est bon ou meilleur; l'hypocrisie sans nom de notre traitement a deux vitesses non seulement du droit des enfants mais aussi ceux de leur pere et cette rage de donner aux lo-logues autant de pouvoir dans nos cours de lois sont autant d'écueils que de plus en plus de parents n'esperent même plus surmonter.
Je suis *surpris* qu'il y ait aussi peu de meurtre et de rapt d'enfants par un parent désabusé.
Damn that kool-aid is good!

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

@ Malthus À part "Amen", je ne vois ce que je pourrais ajouter à votre commentaire, tant il fait écho à mes préoccupations et à mes convictions.

Anonyme a dit…

Il y a un magasin à 4 étages où l'on vend des hommes. On ne peut descendre d'un étage. Et si elle n'achète pas, la femme doit sortir du magasin. Deux femmes vont magasiner un beau dimanche. Au premier, une pancarte: Ici, les hommes veulent se marier. Les 2 femmes se disent: Allons au deuxième, c'est supposé être mieux. Au deuxième, une pancarte: ici, les hommes veulent se marier et désirent des enfants. Les deux femmes disent: Allons au troisième, c'est supposé être mieux. Au troisième, une pancarte: Ici, les hommes ont les qualités des deux hommes des deux premiers étages et ils sont fidèles pour la vie, aident pour le ménage, ils ont des bons emplois, et ils sont presque parfaits. Les deux femmes se disent: Allons voir au quatrième, c'est supposé être mieux. Arrivé au dernier étage, elle ne voit qu'une pancarte sur laquelle il est écrit: Ici, il n'y a pas d'hommes à vendre. C'est simplement pour vous faire réaliser que vous êtes des éternelles insatisfaites. Serge

Anonyme a dit…

Je viens de surfer un livre: L'art de rendre une femme folle de plaisir, de Siski Green. Conclusion: Elle devrait allez voir immédiatement un psychiatre. Cent quatre-vingt-cing pages de pure déblatérage catégorie A1. Rempli de paradoxes et de maladie-mentale. Ex: Pour un premier rendez-vous, ne pas se jouer avec ses cheveux, car cela démontre une superficialité. Par contre, elle explique l'importante pour l'homme de porter des belles chaussures assorties avec les vêtements. Cherchez le point G. Alors qu'une multitude de preuves, en particulier de Grande-Bretagne, ont conclu qu'il n'existe pas. D'ailleurs Martineau, dans une de ses chroniques dans le JDM en revenait tout simplement pas. Quelle supercherie encore une autre fois. Lors d'une rencontre avec un homme, sa première impression dépend à 55% de son langage corporel, à 38% du ton de sa voix, (s'il est un peu nerveux, il est foutu et passe pour ne newfie), et à 7% seulement de ce qu'il dit. Brillante manière dévaluer un homme, n'est-ce pas ????? Et de plus, l'homme doit décoder et comprendre tous les messages subtiles d'une femme qu'il ne connait même pas. Je comprend beaucoup mieux les musulmans maintenant. Ils ont une formidable avance sur nous. Ils ne naisent pas longtemps avec ces imbécilités-là. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Parlant de conception foireuse des relations hommes-femmes, ma meilleure reste celle que j'ai citée dans l'une de mes chroniques. La voici :

"Il y a quelques années, une psychologue américaine publiait un bouquin sur la psychologie masculine où elle décrétait que si, comme chacun sait, les hommes laissent traîner leurs bas et sous-vêtements usagés à travers le salon ou tout autre espace communautaire, c’est à seule fin de marquer leur territoire et d’éloigner tout mâle rival susceptible de convoiter leur femme ou leur maîtresse.

Nul ne sait si cette « spécialiste » a écrit son livre sous l’influence de psychotropes légaux ou illicites, ni si elle a suivi depuis une thérapie, qu’importe la nature. Nous ne pouvons que fortement lui recommander cette dernière avenue."

http://olivierkaestle.blogspot.ca/2009/12/les-males-et-leurs-maitresses.html

Anonyme a dit…

Je connais très bien Nadine Brillant, mère des 2 victimes. Je sais aussi par ce qu'elle est passée et je connais sa sagesse. Je vis une situation d'aliénation parentale et cette merveilleuse personne m'a souvent réconfortée et encouragée à garder espoir car, mon fils, comme elle le disait vieillirait et exprimerait tôt ou tard le vrai fond. C'est commencé d'ailleurs ... La violence conjugale, contrôle et l'aliénation sont malheureusement méconnus dans le vrai fond par la cour, la DPJ etc ... Cette femme a vécu tout ça et un jour est devenue dépressive très sévère. C'est là où elle a perdu la garde de ses 2 enfants. Ce sont les enfants qui ont exprimé leur désir de revenir chez maman, chez papa il est interdit d'aimer maman ... Cet homme au lieu d'affronter la cour et l'assignation de ses deux enfants qui allaient parler a préférer se venger ainsi .... Dommage, ni la mère et surtout ni les enfants méritaient une si triste fin. Je ne suis pas frustrée des hommes et je reconnais que le système les pénalise très souvent. Je ne suis jamais fière des mères qui abusent avec la justice mais pour cette histoire, pour cette personne que je connais je tenais a préciser en grande ligne les vrais faits et j'ajoute que je souhaite une amélioration des connaissances en ce qui attrait la violence conjugale et l'aliénation et je suis certaine qu'il y aura bien moins de victimes au bout du compte !

Une maman pénalisée par les bons moyens financiers d'un papa n'ayant jamais accepté de son départ pour faute de violence conjugale et jalousie extrême voir invivable

Olivier Kaestlé a dit…

Je ne signe pas de chèques en blanc généralement, mais votre témoignage me semble crédible, bien que je ne puisse en vérifier l'authenticité.

Il ne contredit en rien l'hypothèse à l'effet que la non confiance de Marcoux en un système frelaté ait pu jouer un rôle dans la tragédie que vous connaissez apparemment mieux que moi. Il serait également injuste de croire, à l'instar des féministes d'État dans le cas des femmes, que les hommes soient systématiquement victimes de leur ex dès qu'un conflit survient. Nul doute que des hommes à problèmes existent, au même titre que leur contreparties féminines.

Si les cas d'aliénation parentale demeurent plus nombreux du côté des mères que de celui des pères, c'est que, statistiquement, on leur confie plus souvent la garde des enfants qu'aux hommes. Si le contraire, pas plus souhaitable, devait un jour survenir, il y a gros à parier que les pères deviendraient alors majoritaires dans les cas illustrant cette déviance. La méchanceté et la malhonnêteté n'ont pas de sexe.

Merci de votre propos nuancé, faisant la part des choses entre les failles du système, celles des êtres humains, comme de leur humanité. Bonne chance à vous, à vos enfants et, si leur père est tel que vous le décrivez, à lui également. Il doit être malheureux pour agir ainsi et se voir par sa faute incapable de passer à autre chose.

Anonyme a dit…

Je suis comme vous, à la recherche de l'équilibre de la Justice. Dites vous que Marcoux craignait probablement la pure et simple vérité dans ce dossier (le témoignage des enfants)... Pour le reste, je favorise la garde partagée pour quiconque se sépare (sauf les cas impossibles tel un parent qui néglige ou abuse des enfants). Merci à vous pour votre bon travail, merci de conscientiser les gens et d'étaler une série de problématique réelle et trop peu connue ...

Olivier Kaestlé a dit…

Et merci à vous pour ce commentaire et vos encouragements. Je crois que c'est par un discours comme celui que nous défendons, et auquel de plus en plus de gens adhérent, qu'il sera possible d'entrevoir un peu plus de justice, au-delà des stéréotypes, clichés et autres intérêts corporatistes et fanatisés.