samedi 8 septembre 2012

Métropolis : la croisade misandre de Josée Blanchette

Maintenant qu’il semble probable que Richard Bain, le tueur et auteur de l’attentat manqué contre Pauline Marois, n’en avait pas tant contre son sexe que contre la « menace » que le parti québécois représentait à ses yeux pour les anglophones du Québec et l’unité nationale, j’ai eu la candeur de croire que nos primas donnas misandres allaient cette fois se tenir coites et nous épargner leurs effets de balustres et thérapies de groupe publiques de mauvais goût. Ou à tout le moins, qu’elles allaient s’assurer de trouver ne serait-ce qu’un semblant d'argument crédible à l’appui d’une éventuelle thèse victimaire. Je me suis réjoui trop vite. Naïf que je suis ! 

Josée Blanchette
C’est en lisant le statut que Lise Ravary, chroniqueuse au Journal de Montréal, a publié hier dans Facebook, que mes derniers espoirs de voir la tragédie échapper cette fois à la récupération féministe allaient s’envoler : « Je ne sais quoi penser, a-t-elle écrit. Je suis sonnée par la chronique de Josée Blanchette de ce matin, sur l'attentat de mardi. J'aimerais vous entendre. J'aimerais lui répondre. Elle me noue l'estomac et je ne sais pas vraiment pourquoi. Ou si, je le sais, mais je n'ose peut-être pas me le dire. En fait, je suis en train de tester l'élastique de votre tolérance. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/358612/du-pain-du-sang » 

Comme Mme Ravary ne correspond en rien à l’idée que je me fais d’une tête de linotte, encore moins d’une hystérique prête à monter en épingle l’incident le plus anodin, je suis allé voir le texte qui suscitait chez elle un tel trouble. Rendu à mi-chemin, « l’élastique de ma tolérance » avait sauté ! C’est pour le besoin de cette chronique que je me suis contraint à terminer la lecture du propos déplorable de Josée Blanchette, en me pinçant le nez pour passer à travers les effluves nauséabonds de haine envers les hommes qui irradiaient de ses mantras misandres. 

Bien que la tolérance de notre société envers le mépris ou l’aversion pour les hommes reste très grande, presque sans limites en fait, il faut remonter à Polytechnique ou à certaines chroniques plus récentes de Lise Payette, elle aussi chroniqueuse au Devoir, pour trouver l’équivalent en intensité décapante de ce torchon. 

Pauvre gamin ! 

Après avoir cité Gandhi, décidément à la mode chez un certain type d’extrémiste, non sans récupérer son propos pour sa démonstration imminente, Josée Blanchette, se sentant vraisemblablement investie d’un pouvoir suprême l’autorisant à tous les atermoiements, interpelle publiquement son fils dans ces termes : « Pour toi, la vie est un vaste jeu vidéo où des tireurs fous embusqués enlèvent des vies pour le simple plaisir de jouer. On meurt pour mieux ressusciter. »  Belle entrée en matière !  Elle poursuit : « Vous autres, ton beau-père, ton « beau-frère » et toi, êtes capables de regarder Karaté Kid sans vous émouvoir. Moi, je pleure, je m’énerve, j’ai mal au genou pour le petit Black de Detroit, seul à se battre contre de méchants kung-fu chinois. Je vous abandonne souvent devant vos films d’arts martiaux de série B qui vous font rigoler, pour aller faire mes confitures en écoutant du Belafonte. Je vous laisse à votre culture de mecs, qui m’est totalement étrangère et dont je ne suis pas capable de soutenir l’intensité. » 

Natures sensibles,
prière de vous abstenir...
Si le seul visionnement de Karaté Kid met Mme Blanchette dans de tels états, je me demande comment elle pourrait réagir à la vue d’images bien réelles d’islamistes fanatisés incendiant  et tuant à coups de batte des Chrétiens dans des contrées autrement plus meurtrières que notre périlleuse Amérique du nord, dont Hollywood représente un si funeste ambassadeur. Si j’étais intervenant à la DPJ, je ne manquerais pas de m’interroger sur l’hypersensibilité d’une telle mère, et de l’impact de ses comportements sur son fils. De la sensibilisation à la culpabilisation, le pas peut être vite franchi et ce, même chez des parents équilibrés. Et question culpabilisation, le pire reste à venir, comme vous allez pouvoir en juger. 

Quoi de mieux qu’un bon vieux refrain à la manière Polytechnique pour distiller son venin empoisonneur d’hommes. Aux yeux de la chroniqueuse, seule la violence faite aux femmes existe, ou mérite d’être dénoncée, malgré la preuve statistique que ce fléau atteint tout autant, sinon plus, les hommes, que l’on parle d’homicides, d’hommes envoyés comme chair à canon à la guerre, de policiers, d’agents de sécurité, d’hommes itinérants, une autre forme de violence, d’hommes incarcérés ou d’hommes victimes de violence policière et judicaire dans un contexte d’aliénation parentale, de fausses accusations et de lutte, souvent perdue d’avance, pour la garde de leurs enfants. Cette violence-là, Mme Blanchette s’en bat les flancs. 

Mais redonnons-lui la parole. Après avoir statué que « la violence contre les femmes est multiple, insidieuse, mondiale, historique, et parfois aussi acceptée qu’une burqa noire sous un soleil de plomb un jour de canicule », la voilà qui nous assène un argument massue : « Combien d’hommes, mercredi, se sont désolés qu’on ait raté notre première première ministre? Il y en a eu. Mais on ne le saura pas. (Mme Blanchette possède des aptitudes médiumniques, semble-t-il...) Comme on n’a jamais su combien d’indécis avaient voté pour le parti de Jean Charest, « malgré tout ». La peur et la haine des femmes, mon fils, sont bien plus grandes que tu ne peux l’imaginer. Et elles font partie de notre lot quotidien. À toutes. Celles dont la tête émerge du troupeau sont plus à risque d’attraper une balle perdue. » Ouf ! Vous avez bien lu ! Je vous assure avoir effectué un copier-coller à partir du texte original du Devoir, et n’avoir rien ajouté de mon cru. De tels propos ont de quoi glacer les sangs de par le délire paranoïde morbide qu’ils trahissent !  

Par-delà le bien et le mâle... 

Pauvre fiston ! Ce gamin grandira dans la haine et le mépris de son propre sexe, la conviction infligée par sa mère que l’humanité est divisée en deux : la première, féminine, foncièrement bonne et pure, victime prédestinée de la seconde, haineuse, jalouse, médiocre et meurtrière. La théorie de complot patriarcal et de son inévitable plafond de verre, prônant que la sous représentation féminine dans le lieux de pouvoir résulte forcément d’un rejet de leur féminité et aucunement d’un intérêt relatif de ces dernières, trouve ici un nouvel écho grinçant : « Tu vois, pour certains mâles dominants ou dominés, ça change tout, une jupe. Ça change leur perception d’eux-mêmes. Le boy’s club à cravates, le club sélect des suits qui se relaient le pouvoir comme on se passe une boîte de cigares au Beaver Club, c’est la norme. Une bonne femme atterrit dans le jeu d’échecs, une reine en plus, et ils deviennent fous. » 

Ah, ces méchants hommes...
« … Et ils deviennent fous. » Pauvre femme ! Comment peut-on vivre à l’ombre d’une telle aliénation idéologique, entravée par des clichés aussi caricaturaux que misérabilistes, en portant un monde misogyne unilatéralement écrasant et barbare sur les épaules ? J’en arrive à croire que Mme Blanchet a un urgent besoin d’aide. Si le lecteur entretenait des doutes sur son « engagement » féministe, l’extrait qui suit suffirait à les dissiper : « On s’en serait pris à Françoise David, figure marquante du féminisme au Québec, que je n’en aurais pas été étonnée. C’est menaçant, une féministe, pour un monsieur qui investit toute sa virilité dans son fond de culotte. C’est freudien, j’imagine, la hantise du méchant vagin. » Quelle élégance dans la formulation ! Et subtile dans l’argumentaire, avec ça ! 

En clair, seule la crainte de la vérité féministe et de sa justice immanente peut susciter la réprobation des hommes et, aurait dû ajouter la chroniqueuse, des nombreuses femmes qui pensent comme eux, sans doute aliénées par la culpabilité à l’idée de s’affirmer. Aucun risque que ces gens-là, tous plus ou moins rétrogrades, aient fini par constater que le féminisme, de mouvement légitime visant à redresser des injustices bien réelles vécues jadis par les femmes québécoises, ne soit devenu que sa lugubre auto parodie, un lobby corporatiste utilisant la cause des femmes comme prétexte, et se souciant bien davantage de maintenir ou d’accroître ses privilèges et son pouvoir auprès des gouvernements qu’il parasite que de dénoncer les tourments infligés aux femmes vivant dans les pays islamistes, pour ne mentionner que celles-là. 

Give thought a chance 

Gandhi, que de conneries
ne dit-on pas en ton nom...
Mme Blanchette affirme avoir « connu de près la violence des armes à feu. » Il y avait une dizaine de carabines dans la maison où elle a vécu à l’âge de son fils… Mon père, capitaine d’infanterie lors de la deuxième guerre mondiale, a connu l’horreur de la lutte sur le front, en plus de se voir interné quatre mois dans un camp de concentration nazi et d’avoir survécu à deux maladies mortelles. Lui, a vraiment connu la violence des armes à feu, en plus de voir nombre d’hommes mourir sous ses yeux. Pas des femmes, des hommes. Des hommes qui avaient pour devoir de protéger femmes et enfants, comme vous et votre fils, Mme Blanchette, et qui sont morts pour eux. Est-il possible qu’un tel sacrifice vous laisse de glace ? Denis Blanchette est mort de la même façon, en voulant protéger Pauline Marois. Comme je déplore qu’il porte le même nom que vous ! 

Vous pouvez bien nous bassiner avec Gandhi ! Après Amir Khadir, c’est Pauline Marois qu’il devrait inspirer pour condamner l’utilisation des armes à feu, « pour faire avancer la cause de la violence faite aux femmes », dites-vous. Hommes du Québec, citoyens de seconde classe, tombez sous les balles, on s’en contrefiche ! Gageons que tout ce que notre belle province recèle de détenteurs d’armes légales ou autres, se sentira fortement impressionné par la dame de béton, et se débarrassera de ces objets de musée si disgracieux avant de se rendre célébrer la grand messe féministe de la Fédération des femmes du Québec. « Pour le gibier, pleurnichez-vous, le temps de la chasse se limite à quelques semaines par an. Pour les femmes, la chasse est ouverte toute l’année. » Et pour les hommes, c'est la pêche aux faux coupables ?   

Son fils n’est pas sorti de l’auberge… 

Si fiston croit que sa mère en a fini avec l’endoctrinement idéologique qu’elle doit considérer comme de l’éducation parentale, d’autres entretiens captivants l’attendent : « Et je ne t’ai pas encore raconté l’incident de Polytechnique, n’ai pas parcouru avec toi la petite place du 6-décembre-1989, 14 monuments discrets que tu ne remarques pas lorsqu’on passe sur le chemin de la Reine-Marie. J’attendrai que tu sois plus vieux pour qu’on regarde ensemble le film de Denis Villeneuve. Cette fois-là, ce sera peut-être toi qui me demanderas d’éteindre la télé. » 

Rendu là, c’est peut-être fiston qui sera assez grand pour éteindre Maman. Et sans aucune violence, par la seule force de l’évidence, de la nuance, de la pondération et du refus de vivre dans une société hostile aux hommes et victimaire envers les femmes. C’est la grâce que je te souhaite, « B »…

25 commentaires:

Antonella a dit…

Très bon article, Olivier. Éspèrons que quelque chose commence à changer..

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, je crois que les choses changeront quand de plus en plus de gens s'indigneront de ce genre de prise de position idéologique biaisée. Merci du commentaire.

Unknown a dit…

Josée Blanchette devrait se contenter d'écrire des livres de recettes... son premier recueil pourrait s'intituler... ''Mes meilleures(dé)confitures''

Olivier Kaestlé a dit…

Suggestion de plat : bouillabaisse à la Karaté kid...

Anonyme a dit…

Malheureusement, avec la castafiore au pouvoir, on a pas fini de voir et lire de telles inepties. Et entre vous et moi, la castafiore n'a pas gagne ses elections, de un, elle est minoritaire, et de deux, la population a vote contre Jean Charest, pas pour le PQ. N'importe le (la) chef du PQ, c'etait assurement le scenario qui prevalait dans la tete des gens en general, plus jamais Charest, mais pas le PQ tout de meme !!

Anonyme a dit…

Bonjour Mme Blanchette,

J'ai toujours aimé lire vos articles quelques fois génialement délirant, drôle. Mais cette fois, je trouve cela névrotiquement délirant, dégoutant ! Ça me laisse un très mauvais goût dans la gorge. J'en suis à plaindre votre fils de devoir subir votre misandrie de féministe victimaire plombé de paranoïa. C'est incroyable ce que vous dites; relisez-vous : "Combien d’hommes, mercredi, se sont désolés qu’on ait raté notre première première ministre?" Vous dites n'importe quoi et vous faîtes abstraction des propos de ce fou pour vous complaire dans cette foutu dialectique de féministe victimaire et ma foi sexiste. Car on vous lit bien, vous êtes sexiste, féministe et sexiste.

Cent ans de développement en psychologie ne nous ont-il pas fait comprendre que la violence appartient à l'espèce humaine et non pas seulement au mâle de cette espèce, notre espèce, la vôtre ? Que pensera demain votre fils de lui-même ? Se verra-t-il comme un taré, affabulé d'un péché originel transmis par son père ? C'est ce que votre discours sexiste sur les hommes laisse entendre.
Et ce Blanchette cet homme courageux, qui comme des milliers d'hommes dans l'histoire se sont interposés, qui ont donnés leurs vies pour protéger femmes et enfants, était comme les autres violent, misogyne, "un Blanchette" ?

Je ne crois que nous avanceront d'un autre pas socialement, si les femmes, les féministes comme vous n'admettent pas une bonne foi pour toute que les femmes sont aussi violentes, qu'elles font elles aussi parties de ces processus 'dégénératifs' qui mènent et entrainent la violence. Pis la folie d'un Bain ou d'un Lépine est peut-être un épiphénomène social, mais demeure pour ces individus et pour nous de la folie.

Ça m'écœure ce que vous avez écrit !

Alain Lesage

Anonyme a dit…

Et pourtant si un seul homme écrivait ne seraisse que le quart de ce que Madame Blanchette a écrit il pourrait être poursuivie en cour car les femmes ne sont responsable d'aucune stupidité ou cruauté et cela depuis les 30 milles dernière année seul l'homme (selon certaines femmes) est mauvais pourtant ont dit toujour derrière chaque grand homme il y a une femme mais derrière chaque troue du cul y aurais t'il une femme aussi peut-être

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme En effet, avec un score aussi lamentable qui ne sépare que de 0,7 % des votes le PQ du PLQ, parti exceptionnellement impopulaire, la victoire de Mme Marois reste aussi enivrante que deux onces de Scotch dilué dans un litre d'eau.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Alain Lesage Heureux de constater que je ne suis pas le seul à m'indigner aussi fort devant une telle déviance. Je me suis fait traiter de type haineux et méprisant sur Facebook, mais j'ai reçu encore plus de commentaires approbateurs. Bien sûr, il y a l'effet des amis FB, mais ils ne sont tout de même pas obligés de penser tous comme moi !

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme 2 Tout ça pour dire que la bêtise et la haine de l'autre sexe n'est l'apanage exclusif ni des hommes, ni des femmes.

Olivier Kaestlé a dit…

Au cas où vous croiriez que Josée Blanchette n'est devenue misandre que ce 7 septembre, voici un extrait de l'un de ses textes de 2009.

"Être un homme, un vrai, c'est quoi? Si je m'attarde aux dernières conversations que m'ont ...
tenues des représentants de l'espèce XY — un mâle, début cinquantaine, et ses trois fils de 25, 21 et 11 ans —, ça tient à peu de chose: pisser debout. L'appel de la nature et de la liberté se fait sentir de façon encore plus pressante durant l'été. Dire que j'ai eu des chums qui pissaient assis, dans une position jugée inférieure et dégradante. Me semblait aussi... "

http://70.38.27.6/non-classe/259294/la-saison-de-l-homme

dereck a dit…

Être lucide dans la province du Québec ne doit pas être une partie de plaisir.
L'article en lui même est une perle mais les commentaires c'est du caviar car apparemment d’après de nombreux commentaires les femmes seraient des citoyennes de seconde zone au Québec, c'est fort quand même.
Les privilégiés (le genre qui a le plus de pouvoir que ce soit sur le domaine privé et public c'est XX et non XY) sont ont en train de nous joués le bon vieux refrain du victimismes, j'ai tout mais je veux encore plus.
Le plus tristes dans les commentaires c'est de voir autant d'hommes qui ont la haine de leur propre genre.

Anonyme a dit…

Avec le film sur Michel Dumont, ça va éclairer un peu les lanternes de plusieurs. Enfin j'espère.
Ghandi aurait dit que les femmes était non-violente. Y'avait fumé de l'opium le pauvre. Bien-sûr que les femmes n'était pas trop violente physiquement en Inde. Les hindous et les musulmans ne niaisaient pas trop longtemps avec des femmes violentes. Au Québec, les femmes ne se gènent pas. Elles sont full protect. Serge

Anonyme a dit…

Dans quel monde vivons nous. Je suis outrager par les propos de cette dame qui selon moi sont comparables à une démagogie simpliste et féministe. Je crois que l'instruction ne fait pas de nous des gens doués d'intelligence. Comme les armes, une instruction que l'on utilise à mauvaise escient peut causer des dommages. L'exemple du contrôle des armes est selon moi un mauvais débats car ceux qui voudront perpétrer des crimes seront toujours capables de les obtenir. Nous sommes dans une société de sensibilisation, alors véhiculer de tels propos ne fera qu'entretenir des mythes dépassés. Il est déplorable qu'une mère puisse s'entretenir avec de telles idées à son fils qui devra grandir avec une perception tronquée de la réalité. J ai connu mon lot de difficultés lors de ma rupture mais je n'ai pas fait l'erreur de généraliser mes perceptions sur toutes les femmes. Il faut savoir prendre un recul lors de l'analyse des événements et ne pas tomber dans la facilité et récupérer des drames afin de faire avancer des causes sociales individualistes. Je souhaite simplement que les gens sauront avoir un regard critique sur ces propos et que ce fils puisse un jour sortir de la coupe d'une personne, qui je crois, devrait se voir interdir d'utiliser sa plume pour user d'une démagogie dépassée.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Dereck Je ne suis pas tant surpris que navré de lire les commentaires d'hommes pro-féministes apparemment dénués de tout sens critique et incapables de déceler une aversion du genre masculin aussi flagrante qu'inexcusable. Et dire qu'il s'en trouve parmi eux pour féliciter une telle chroniqueuse, c'est sidérant ! J'espère sincèrement que le fils de Josée Blanchette pourra trouver en lui la force de se soustraire à l'influence malsaine et corrosive d'une telle mère.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Serge Comme le disait si bien Voltaire (que je cite de mémoire) : "On est vertueux dans l'impossibilité où l'on se trouve d'avoir des vices." Ceci expliquant cela quant à votre exemple des femmes plus soumises que spontanément pacifiques vivant en Inde au temps de Gandhi.

Olivier Kaestlé a dit…

" Il est déplorable qu'une mère puisse s'entretenir avec de telles idées à son fils qui devra grandir avec une perception tronquée de la réalité."

Bien d'accord avec l'ensemble de votre propos, sauf la conclusion. Laissons donc à ces Agripines rédactionnelles le soin de s'empoisonner avec leurs propres toxines. Et dénonçons-les.

En judo, il existe un principe de base voulant qu'il faut se servir de la force de son adversaire contre lui-même. J'ai assez abondamment cité Mme Blanchette pour démontrer que c'est son propos, davantage que mes critiques, qui en ruine la crédibilité.

Anonyme a dit…

eh ben...je viens de lire les commentaires sur le site que vous referrer au debut de votre blog, et je suis completement (excusez le terme) "su'l cul" de voir, de un, tant de gens idolatrer cette dame (pis c'est pas l'envie qui me manque de la baptiser autrement, hum, hum) et son texte, mais de deux, de voir "ces hommes" qui s'engagent dans un ce delire... ma foi, j'ai honte pour eux, ils n'ont pas passer au travers d'un divorce et gouter a "l'egalite" des ses sexes, version systeme de justice du Quebec, ca parait !! Ma philosophie a moi est bien simple, a competence egales, chances egales, quelques soit la couleur, le sexe ou la religion. Je suis par contre heureux de constater que bien des femmes (dont quelques unes sur le blog de cette dame) qui n'endossent pas ce genre de derapage, une chance qu'ils en restent.......

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, heureusement qu'il en reste, de ces femmes intègres-là, qui n'adhèrent en rien à ce discours misérabiliste et victimaire. Et les hommes et leurs fils qui veulent marcher la tête haute sans avoir honte de leur sexe, et donc de leur être, auront besoin plus que jamais de leur soutien. C'est ensemble, hommes et femmes de bonne volonté, que nous réussirons à dépasser une fois pour toutes les mantras de détestation de ces féministes rétrogrades, femelles et mâles, pour qui la suprématie féministe et l'éradication de toute masculinité demeurent le nirvana ultime à atteindre.

Anonyme a dit…

"Ce que tu ne sais peut-être pas mon garcon, c'est que ma grand-mère n'avait pas le droit de voter."

Soit. Ce qu'il sait cependant est que si cette grand-mère avait été une passagère du Titanic, les hommes riches et puissants auraient donné leur vie pour sauver la sienne.
J'adore quand on présente le privilège avec un oeil résolument fermé.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

Très juste, Malthus, Mme Blanchette fait un opéra en vingt tableaux du geste isolé de Richard Bain, qu'elle associe maladroitement à une tendance masculine lourde, mais n'accorde qu'une brève mention à Denis Blanchette qui, en plus d'empecher le meurtre possible de la première ministre, a sauvé plusieurs vies humaines au prix de la sienne.

Je pense encore à des hommes comme mon père,qui ont risqué ou sacrifié leur vie au combat pour défendre leur pays, et j'enrage devant ce discours pleurnichard de petite conne ignorante de la réalité de la guerre, qui usurpe le droit moral de s'exprimer sur une réalité qu'elle ne connaît pas sous prétexte qu'une dizaine de carabines traînait chez elle quand elle était petite.

Trois de mes cousines ont grandi dans une maison qui en contenait autant sans se voir pour autant traumatisées. L'une d'elle en a même encore chez elle. Quel pansement, cette Blanchette !

hommelibre a dit…

Cette femme est simplement dérangée mentalement. Cette hypersensibilité aux jeux vidéos, son incapacité à prendre du recul devant les images télé là où des enfants de 10 ans rigolent et savent que ce n'est pas réel (tous les enfants qui jouent à ces jeux ne deviennent pas des assassins), sont des signes d'une fragilité excessive et d'une incapacité à appréhender le réel.

Il est temps pour elle d'être en thérapie.

Au fait, tous les crimes contre les hommes seraient alors des crimes misandres?

Folle, folle, folle! Pauvre fils qui devra se nettoyer de la pathologie de sa mère.

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, Hommelibre, je crois que votre intervention résume très bien la problématique qui afflige Josée Blanchette et, indirectement, son fils et peut-être son conjoint. C'est là l'une des tares du féminisme misandre : la planète entière doit changer, mais pas elles. Pas de danger que la problème vienne de leur petite personne, ce sont les méchants hommes qui n'acceptent pas l'évolution de la société et non ces militantes rétrogrades qui osent encore s'imaginer "progressistes" tout en s'opposant encore à la présomption de garde partagée.

Oui, le problème de Mme Blanchette en est un de santé mentale, j'en reste également convaincu. Le pire, c'est qu'elle n'en sera pas consciente de sitôt et qu'entre-temps, les dommages causés par son attitude sur son garçon risquent de se révéler profonds et durables. J'en arrive à croire que l'hôpital dans lequel je travaille devrait consacrer une aile psychiatrique entière pour le moment où ce type de féminisme misandre sera enfin diagnostiqué comme une véritable maladie mentale...

Anonyme a dit…

Aussitôt après avoir pris connaissance du papier de Josée Blanchette, à l'époque, je me suis empressé de la contacter et de la joindre sur sa boîte au Devoir pour lui faire part de mon désaccord.

Du pain (du sang) et des roses… pour faire suite…


Ouff, il me semble que ce n'est pas du tout le genre d’attitude à laquelle vous nous aviez habitués par le passé, Mme Blanchette, que celle de tomber dans ce type de discours défaitiste et moralisateur où se côtoient à la fois préjugés récurrents, impuissance, frustration, victimisation et repli sur soi!!

Mme Marois ne disait-elle pas elle-même, au lendemain de ce triste incident, qu'elle était convaincue que le Québec est une société non violente et qu'un acte de violence isolé ne pourra effacer cette réalité?!! (édition du Devoir du 5 septembre) Et jamais elle n'a fait allusion, d'une quelconque façon, au fait que les hommes, en général, et les mâles québécois, en particulier, pouvaient être atteints de ce mal dont vous parlez...

Il est beaucoup trop tôt, selon moi, et surtout, inapproprié, dans les circonstances, de tirer de quelconques conclusions à ce moment-ci d'une enquête qui se déroule rondement et qui devrait apporter un début de réponse sur les réelles intentions de l'agresseur. À cet effet, il devient tout à fait déplacé de vouloir à tout prix assujettir la réalité de ce triste évènement à des intentions aussi abjectes que celles que vous proposez lorsque vous pointez la peur et la haine des femmes pour expliquer pareille épisode. Ce serait comme de prétendre : « En chaque homme, il y a un tueur de femmes qui sommeille!! »

Ce genre de réflexion entretient bien davantage ce climat de paranoïa et de psychose collective et, du même coup, tend à camper les hommes ( les mâles, j’entends!!) comme étant des êtres vils et méprisables qu'il importe au départ de « castrer », une bonne fois pour toute, par toutes sortes de procédés culpabilisants et moralisateurs du seul fait qu'ils semblent porter en eux, de par leur naissance et de par leur sexe, toute la violence dont les femmes sont victimes...

…"Tu vois, pour certains mâles dominants ou dominés, ça change tout, une jupe..."

Alors, dites-moi, franchement, qu'est-ce qu'un homme peut bien être s'il n'est ni dominant ni dominé?!!... Et surtout, que faudrait-il qu'il devienne (pour vous rassurer!!) et pour qu'il puisse en arriver à ignorer ou à faire complètement abstraction de tout le pouvoir attractif que peut revêtir à ses yeux le port de la jupe en tant que symbole de séduction??!! Ce qui reviendrait à le diminuer encore davantage!…

Vous savez fort bien que sans cet « esprit dominant », la continuité de l'espèce serait bel et bien compromise! S'il y a des individus à caractère dominant à l’intérieur d'une même espèce ou, simplement, à l’intérieur d’un même groupe d'appartenance, rappelez-vous bien que ceux-ci contribuent à en assurer à la fois la défense et la survie. Homme et femme y étant à coup sûr conviés... Toute l'évolution de l'espèce a été déterminée par ce principe fondamental! Et continuera à l’être. Peu importe ce que vous croyez!! (à suivre...)

Anonyme a dit…

(fin de commentaire)

...Alors, en terminant, et puisqu’il faut également tenir compte du simple fait que les deux principales victimes sont d'abord des hommes, (donc, des humains à part entière), il me semble que la plus élémentaire des considérations aurait été d'accorder, à ce moment-ci, tout votre soutien aux proches et aux parents des victimes...

À ce sujet, pas un mot!... Mis à part le fait que la victime principale portait le nom de Blanchette...

P.S. « Ne nous parlez pas de la violence faite aux femmes, ni de celle faite aux hommes, ni de celle exercée par l’un et par l’autre, à l’endroit de l’un ou de l’autre…

Parlez-nous plutôt de la violence tout court, de la violence toute nue, de la violence toute crue, de la violence toute sordide et toute quotidienne, de celle qui s’insinue dans les moindres faits et gestes de la vie courante (indépendamment de celui ou de celle qui la pratique!!) et qui nous échappe la plupart du temps, ou pire, que nous tolérons, malgré nous ou pour notre plus grand intérêt, puisqu’elle nous sert parfois si bien!!…

Parlez-nous donc plutôt de toute cette violence et de toute cette haine, finalement, que nous refusons de voir et de considérer et qui risqueraient, ce faisant, de nous renvoyer à nous-mêmes et de projeter sur chacun d’entre nous une image si peu reluisante!!… »

Marc Ste- Marie, Québec.