mercredi 12 décembre 2012

Amours impossibles : sortez du placard !

Allons, admettez que le titre de cette chronique vous a intrigué ! De tout temps, les amours impossibles ont inspiré les poètes, hanté les tragédiens, bousculé les principes établis et fait frémir les midinettes. De Tristan et Yseult à Roméo et Juliette, en passant par les amours plus tangibles de soldats partis à la guerre et qui ne reviennent pas, ces drames humains occupent un espace privilégié dans notre culture et notre histoire, quand ils ne meublent pas notre inconscient.

Mon premier livre, disponible sur Amazon.ca.
Si certaines de ces amours, fictives ou réelles, peuvent inspirer des récits tragiques mettant en scène des personnages hors norme, d'autres, plus prosaïques, s'inscrivent en plus grand nombre dans un quotidien que les protagonistes mêmes préfèrent garder secret. En effet, à bien y penser, qui ne conserve pas, sans trop vouloir l'admettre, dans son sac à souvenirs pareille histoire où, malgré une attirance réciproque, souvent même passionnelle, deux êtres sont passés l'un à côté de l'autre sans parvenir à se rencontrer ? Personne n'aime évoquer ces non-histoires, mais il arrive qu'elles nous marquent davantage que celles que nous avons vécues. 

Plusieurs facteurs peuvent rendre un amour impossible, sans que des parents tyranniques, une guerre de religions, une princesse vindicative ou un meurtre parmi un clan viking adverse ne vienne compromettre une relation apparemment possible. Il peut suffire d'un malentendu, d'un conflit de valeurs, d'un mauvais timing, d'un contexte professionnel défavorable ou d'un départ vers un ailleurs inaccessible pour que ce qui semblait aller de soi se trouve compromis. Ainsi va la vie...

Un homme, trois femmes, tout simplement...


C'est dans cette optique qu'il faut envisager la parution de mon premier livre, un recueil intitulé Chérie, notre amour est impossible..., publié aux éditions Eris Media et disponible sur Amazon.ca. Chaque récit met en scène le même personnage masculin, à trois époques différentes de sa vie, aux prises chaque fois avec un amour impossible - pauvre gars, me direz-vous ! - dont il nous rend compte.  Ces récits offrent la perspective d'un regard masculin - et non masculiniste, au cas où cette précision s'imposerait - sur un sujet plus proche de préoccupations littéraires traditionnellement féminines.

Femme opprimée, homme prédateur, en plein
ce que vous ne trouverez pas dans mon livre...
Si vous êtes féministe et ne raffolez que de récits mettant en vedette des femmes fortes et sans reproche, avec leur grandeur d'âme pour seule faiblesse, ou que vous prenez un plaisir morose à vous apitoyer sur une éternelle victime d'hommes oppressants et sans humanité, ce livre n'est pas pour vous.  Les trois personnages féminins principaux du recueil agissent en femmes auto déterminées et ne brillent ni par la vertu, ni par la grandeur d'âme, pas plus qu'elles ne se démarquent par des personnalités monstrueuses ou perverses.

Tour à tour rusées, manipulatrices, égoïstes, mais aussi inquiètes, troublées et sensibles, ces personnages restent... des femmes, tout simplement.  De son côté, notre héros, bien que parfois malmené par ses conquêtes - qui l'auront davantage pris en chasse que l'inverse - n'a cependant rien d'une victime innocente et leur mènera la vie dure, sans que la malveillance le motive pour autant.  Ceci ne l'empêchera pas d'agir lui aussi de façon tour à tour étourdie, malhabile, inconstante, velléitaire, tout en se montrant perplexe, investigateur et compatissant.  Bref, de son côté, il reste... un homme, tout simplement. 

Sortez du placard !

Si le synopsis que vous venez de lire fait tressaillir en vous une fibre intime, ne vous en faites pas.  Vous pourriez fort bien ne pas être seul-e  dans votre cas.  Après la lecture du premier récit, une lectrice me dit un jour : Merci de me confirmer que je suis normale !  En fait, parmi les sujets d'enquête dont les médias nous abreuvent, je serais curieux de lire les résultats d'un sondage sur ces amours impossibles du quotidien.  Attention !  Je ne parle pas ici de sentiment non partagé, d'amoureux éconduit, ni de femme incomprise.  Il faut que le sentiment soit réciproque, mais que la relation soit sabordée.  Autre perspective...

Les amours impossibles, enquêtons là-dessus...
Qui sait si pareil sondage ou enquête ne nous mènerait pas à conclure que les victimes d'amours impossibles prosaïques ne constituent pas une - autre - majorité silencieuse ?  En attendant de voir cette théorie confirmée par des bases scientifiques, si vous vous sentez des affinités avec les personnages que je viens d'évoquer, je vous invite à mettre la patte sur Chérie, notre amour est impossible... Vous pourriez bien finir par sympathiser avec eux...

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Bien, je te souhaite du succès avec ce bouquin Olivier. Est-ce un roman ? Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Serge. Il s'agit d'un recueil de trois nouvelles de long format, donc de récits de fiction, mais basés sur des réalités contemporaines. J'ai trouvé intéressant, avec le recul, de constater qu'enfin, un homme abordait ce genre de propos. Comme par hasard, cet homme, finalement, ce fut moi.

Anonyme a dit…

Je m'en vais de ce pas vers mon libraire (et lui donnerai un chien de ma chienne s'il n'a pas votre bouquin)mais peu importe ou je trouverai votre bouquin, Olivier, ce sera mon plaisir et mon honneur de vous lire.
Cela dit, je me réserve tous les droits d'être honnête et direct in my review of said document... :)-
Wouldn't be me otherwise, anyway...

Olivier Kaestlé a dit…

Surtout ne molestez pas votre libraire ! Mon livre n'est disponible qu'en version électronique. Vous pouvez vous le procurer sur Amazon.ca à l'adresse suivante :
http://www.amazon.ca/gp/product/B00AMPX06E/ref=as_li_tf_il?ie=UTF8&tag=wwwrepublique-20&linkCode=as2&camp=15121&creative=330641&creativeASIN=B00AMPX06E

Pour ce qui est de vos commentaires, critiques ou laudatifs, il me fera plaisir de les accueillir et d'en discuter avec vous. ;-)

Alex a dit…

Il n'y a rien de surprenant à ce que les librairies n'acceptent pas de vendre tes écrits médiocres et insignifiants.

Apprends donc à écrire avant de prétendre être un auteur.

Apprends surtout à réfléchir ; cette faculté te manque cruellement.

Si tu ne parlais que de ce que tu connais, tu n'aurais rien à dire. Alors tais-toi. Occupe-toi de ton fils à la place, ce sera sans aucun doute moins inutile.

Olivier Kaestlé a dit…

Pauvre Alex ! Qui vous a dit que les librairies n'acceptaient pas de vendre mes écrits ? Si vous aviez lu ma chronique correctement, vous auriez compris que mon livre est électronique, disponible sur Amazon, jusqu'à présent. Les libraires n'y ont tout simplement pas accès. Peut-être souffrez-vous d'un éficit d'attention ?

Cette année, je publierai un essai dans une maison d'éditions qui diffuse autant en version papier qu'électronique. Nous verrons ce que les libraires et le public en feront.

Pour ce qui est de vos commentaires insipides et vulgaires, je les laisse en ligne, pour l'exemple. Vous me feriez pitié si seulement cette faculté m'était accessible, mais vos états d'âme ne m'intéressent pas.

Alex a dit…

Pauvre Olivier !

Je ne me donne pas la peine de lire au complet vos articles insignifiants ; je n'ai pas de temps à perdre à lire d'aussi piètres "auteurs" que vous. La seule nouvelle de votre publication est une aberration à laquelle je me sens l'obligation de réagir, puisque personne d'autre n'a apparemment l'honnêteté et le bon sens de le faire.

C'est vous qui me faites pitié, à vous donner de l'importance avec un blogue et un livre tout aussi médiocres l'un que l'autre.

Corrigez vos fautes d'orthographe avant de penser que vous savez écrire. C'est vous qui avez un déficit d'attention (ou serait-ce simplement un léger retard mental ?) pour faire des fautes si évidentes.

Un essai... J'ai bien hâte de vous voir défendre la "condition masculine" avec vos arguments infondés, vous qui n'avez pas la moindre expertise sur le sujet.

Olivier Kaestlé a dit…

Zzzzzzzzzzzzzz !