samedi 3 août 2013

Violence au féminin : la suite, mais - hélas ! - pas la fin...

Chose promise, chose due.  Ce n'est pas que l'exercice soit vraiment revigorant, mais certaines choses doivent être dites, des préjugés doivent voler en éclats, et la vérité doit finir par l'emporter sur l'idéologie.  Ma dernière chronique était entièrement consacrée à des faits divers mettant en évidence la violence au féminin, ce tabou encore tenace dans nos sociétés dites évoluées, où l'égalité homme femme serait la valeur ultime.  Il semble pourtant que, aux yeux des gouvernements, des médias, comme des milieux universitaires, l'égalité dans le crime, au plan de la perception, sinon à celui de l'équilibre, demeure un sujet qui doit rester ignoré.

Exemple d'une littérature en marche.
Je n'inclus pas pour le plaisir les milieux universitaires dans cette conspiration du silence.   Dans le brillant essai de Sophie Torrent, L'homme battu, cette auteure fait état de menaces de morts proférées à des chercheuses universitaires désireuses de se pencher sur la violence subie par les hommes, confirmant d'autant plus éloquemment la réalité de la violence au féminin.

Et puisqu'on m'accuse, à raison, de dénoncer les féministes, je mentionnerai le cas, trop rare, de l'une d'elles, esprit intègre et novateur, en rupture de banc avec le discours victimaire dominant.  Cette grande dame se nomme Erin Pizzey, une pionnière de la lutte à la violence conjugale, qui devait fonder en 1971 le Refuge Chiswick, l'une des premières maisons d'hébergement pour femmes battues, à Londres, Angleterre.    

Un résumé de son histoire et de ses opinions est consigné dans l'ouvrage de référence en condition masculine intitulé De l'amour à la haine, de Lise Bilodeau et Pierre Grimbert.  Dès le début de ses activités, l'humaniste constate que de nombreuses femmes hébergées se montrent aussi violentes, sinon davantage, que leurs partenaires masculins.  Elle devait rendre compte de cet état de fait dans un premier livre intitulé Prone to Violence, qui allait aussitôt susciter l'ire fanatique des féministes radicales.  Ces drôles de dames, si pétries des valeurs féminines de concertation, de générosité et de partage, allèrent jusqu'à proférer des menaces de faire sauter son domicile, en plus de détruire son livre, dont il ne restait, à une certaine époque, que quelques exemplaires sur la planète.  Il est désormais possible de le lire gratuitement sur le web.

Autre ouvrage de référence.
Erin Pizzey a déclaré : « Il y a autant de femmes violentes que d'hommes violents, mais il y a beaucoup d'argent investi dans la haine des hommes, en particulier aux États-Unis - des millions de dollars.  J'ai dû avoir une escorte policière partout ou j'allais, parce que je recevais des menaces de mort et des alertes à la bombe à mon domicile.  D'innombrables personnes des deux sexes sont enclines à la violence, proies d'une dépendance profonde à la brutalité (...)  J'ai osé dire publiquement que les femmes pouvaient être aussi violentes que les hommes et que les femmes étaient bien plus violentes psychologiquement que les hommes. »  Les réactions des féministes ne pouvaient que lui donner raison.

Mme Pizzey devait ajouter, à propos de ces activistes : « J'étais devenue " l'ennemie ".  (...) Elles ont non seulement détesté les hommes, mais tout autant les femmes hétérosexuelles.  Quand j'ai publié Prone to Violence, un livre sur mon travail auprès des femmes violentes et de leurs enfants au refuge, j'ai été crucifiée par des centaines de femmes brandissant des bannières.  "Tous les hommes sont des batârds !" disaient certaines de ces banderoles. »  Soulignons que ces militantes se posent régulièrement en championnes de la lutte pour la démocratie et contre les discours sexistes...


Erin Pizzey
Mme Pizzey ne devait pas arranger son cas en dénonçant la violence envers les hommes érigée en système bien-pensant : « Elles (les féministes) ont infiltré les plus grandes institutions, et l'ONU est remplie de femmes qui sont déterminées à détruire la famille et le mariage en tant qu'institution.  Elles veulent que la famille ne soit définie que comme comprenant uniquement les femmes et les enfants.  Les hommes doivent être mis sur la touche.  Leur rôle comme pères doit être réduit à celui de banque de sperme et de portefeuille. »  Cru, sans complaisance, et tellement vrai !

Les faits, plus probants que certaines « analyses »...

Un bienveillant lecteur me faisait remarquer, au sujet de ma chronique précédente, qu'une énumération de cas ne pouvait se substituer à une « analyse politique ».  Les propos de Mme Pizzey me semblent plus éclairants que n'importe quels bobards féministes victimaires, à moins qu'on l'accuse de mentir délibérément sur des faits précis.  

Bref, il faudrait laisser la réalité de côté, et nous enfermer dans un discours victimaire à la Andrea Dworkin, le seul valable, pétri des habituels stéréotypes caricaturaux d'hommes prédateurs et de femmes victimes.  « Vivre est facile avec les yeux fermés », chantait Lennon, dans Strawberry Fields Forever.  C'est étonnant, tout de même, qu'il faille démontrer le lien - évident - existant entre la réalité et la vérité...  Alors continuons dans cette voie.   

« Ma maman me tapait.»

Les enfants sont des victimes silencieuses.
Un petit garçon, Laxou, 10 ans, témoigne en mai dernier à Nancy, au centre de la Lorraine, France, contre sa mère.  Son père se trouve du côté des victimes, celui de la partie civile.  On le comprend : il a dût porter plainte à deux reprises pour des violences subies par son fils.  Le 21 novembre, la mère prétend que Laxou a été agressé par un autre jeune; il est sévèrement blessé, couvert d'hématomes et affiche une brûlure de cigarette à la nuque.  Le 10 février, le père récupère son enfant avec des traces de coups partout, sur les épaules, les bras, le visage, les fesses.  Le gamin affirme d'abord avoir été maltraité par le même mystérieux agresseur. 

« Mais le soir, relate un article, il livre une toute autre version. A son père d’abord. Puis aux enquêteurs. Et, enfin, vendredi, au tribunal. " En vrai, ma maman me tapait. Elle me mettait aussi la tête sous l’eau ", raconte l’enfant. Il décrit des scènes aux limites du soutenable durant lesquels sa mère remplissait l’évier de la cuisine d’eau et lui plongeait la tête dedans, à la moindre bêtise, pour le punir. S’il refusait de s’approcher de l’évier, il était battu à coups de poings et de pieds.  " Des fois, elle m’attachait avec des lacets. Et quand je criais, elle mettait un torchon dans ma bouche ", ajoute le petit garçon. Les mauvais traitements auraient, selon lui, démarré l’été dernier. Sans que l’on sache pourquoi. »

La mère nie tout en bloc.  L'avocat du petit garçon et de son père insiste sur un fait accablant : les absences répétées du petit garçon à l’école lorsqu’il était sous la garde de la mère. « Je n’y allais pas quand j’avais trop de marques », a avoué candidement l’enfant.

Un couple en deçà de l'injure la plus basse.
Une mère d'une rare cruauté, Gaëlle Verhamme, et un beau-père en deçà de la plus basse injure, Miguel D'Hondt, de Mouscron, en Belgique, ont entrainé un petit garçon de deux ans et demi, Brayan, au seuil de la mort.  Si par miracle il survit, il conservera de graves séquelles permanentes.  La pauvre victime a tellement été rouée de coups que son corps ressemblait à un gros hématome.  Son pénis a été ficelé au point de se nécroser.  L'amputation est sérieusement envisagée.  

La nomenclature des sévices subis glace le sang : traumatisme crânien, hématome généralisé, brûlures, morsures, lésions neurologiques irréversibles.  « Il n'y a pas un centimètre carré de sa peau qui n'était pas tuméfié », a ajouté, « la gorge serrée » ( et on la comprend), une personne impliquée dans l'enquête.  Les deux individus ont été arrêtés le 19 juillet dernier, avant de comparaître devant la chambre du conseil de Tournai, en région wallonne. 

Une belle-mère, ça cogne parfois énormément...

Pour plusieurs, les belles-mères violentes appartiennent à un folklore dont seul le cas célèbre d'Aurore, enfant martyre, représente la manifestation tangible.  Une petite fille de quatre ans, Emma, de Clermont-Ferrand, au centre de la France, vient rappeler, par sa souffrance, que la réalité rattrape souvent le folklore, quand elle ne le dépasse pas : brûlures sur la joue, cheveux arrachés, bosses sur le front, plaie derrière l'oreille, hématomes et ecchymoses sur les poignets, le coude et la tempe, rien n'a été épargné à la gamine, qui a désormais des problèmes d'élocution.  Elle parviendra cependant à désigner son agresseure de deux dernières années : « la dame avec papa. »

Le père, aussi dégueulasse que sa conjointe, a fermé les yeux pendant tout ce temps.  Il sera condamné à six mois de prison avec sursis tandis que ce qui lui sert de conjointe écopera de six mois fermes, assortis d'une obligation de soin.  Emma, de son côté, a été confiée à sa famille maternelle.  Souhaitons-lui bonne chance.

D'étranges mères éducatrices...

Lisa Biron, mère incestueuse.
Une mère du New-Hampshire, Lisa Biron, 43 ans, avait une conception particulière de l'éducation sexuelle de sa fille de 14 ans.  Elle fait passer une petite annonce, mentant sur son âge et celui de sa fille, expliquant qu'elle recherche « quelqu'un pour faire la fête avec deux filles de 18 ans et 33 ans ».  Un jeune homme répond à l'invitation, a des rapports sexuels avec la mère, avant que celle-ci ne lui propose les services de sa fille. Une série de photos et des vidéos sont alors réalisés.  Le jeune homme, troublé, finit par dénoncer la mère.

Une enquête est aussitôt déclenchée, des vidéos pédophiles entre la mère et la fille saisies, ainsi que de nombreuses photos.  Plusieurs hommes ont été appelés à la barre, la mère ayant prostitué sa fille à maintes reprises depuis mai 2012.  Pour toute défense, Lisa Biron dira « avoir perdu les pédales » (évitons les mauvais jeux de mots) après le départ de son mari.  Cette femme, étrangement connue auparavant comme avocate d'un groupe chrétien anti-gays, s'est vue condamnée en mai dernier à 40 ans de prison.  Elle a l'intention de faire appel. 

Une autre mère quadragénaire, de Neuville-du-Poitou, du centre-ouest de la France, au dévouement maternel suspect, vient d'être condamnée pour corruption de mineur et d'agressions sexuelles sur sa fille de 13 ans.  

Selon un article, « La mère de famille échangeait des mails avec son compagnon domicilié à Tours, lui racontant avec force détails ses soirées chaudes... avec sa fille de 13 ans. Le président du tribunal en a lu hier. C'est le récit d'une soirée de février. La fille et sa mère sont au lit ensemble. Elles se masturbent à tour de rôle. La fille lèche les seins de sa mère. Elle lui caresse la poitrine puis le sexe avec un godemiché. La mère procède aussi à quelques attouchements. "Il faut que j'y aille petit à petit si on veut la faire participer un jour", commente même la mère de famille, même si elle assure que c'était juste "de l'ordre du fantasme". »

Comme Lisa Biron, elle aussi a perdu la tête ( « Je ne sais pas ce qui m'a pris, » a-t-elle affirmé), parce que sa fille « posait beaucoup de questions » et qu'elle a « voulu lui montrer ».  Elle disposera de deux ans, dont six fermes, et trois de mise à l'épreuve, pour retrouver ses esprits. 

Jusqu'à ce que la mort les sépare...

Abattus par leur mère.
C'est ce que le prêtre qui a béni leur union leur a dit, mais ce couple pourrait bien se séparer avant.  Susanna Simpson, de Dacusville, en Caroline du Sud, a été accusée en mai dernier du meurtre de ses deux enfants, une fille, Carly, sept ans, et un fils, Sawyer, cinq ans, en plus d'une tentative de meurtre sur la personne de leur père, Michael John Simpson.  Selon des témoins, la femme aurait admis : « OK, OK, j'ai abattu ma famille entière ! »

Si l'article relatant la nouvelle fait état des réactions de la communauté, il est impossible, comme souvent, de savoir quel motif a bien pu pousser une femme en apparence respectable à poser un geste aussi criminel.  Elle aurait voulu se suicider après son double meurtre, mais n'a pas pu s'y résoudre.

J'arrête ici !

J'avais encore deux faits divers à consigner.  Allez savoir pourquoi, j'en ai assez.  tant de souffrance, de misère, de violence, laissent pantois, surtout si l'on considère que ces crimes ont été commis par des êtres dépeints comme inoffensifs, vulnérables, et naturellement tournés vers le bien.  Si vous avez trouvé la lecture de ces histoires d'horreur à la limite du supportable, consolez-vous.  Vous n'avez par eu à les relater...

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Plus ça va, et plus je vois ce qui ce passe autour de moi, plus je suis pleinement convaincu, et depuis longtemps, que tout cela va finir dans un bain de sang mondial. Lorsque les hommes seront complètement au fond du baril et dépossédés de presque tout, il y aura inévitablement une révolte MONDIALE, que le monde musulman suivent ou non. Car les ambitions de la femme sont SANS LIMITE. Et il n'est VRAIMENT pas nécessaire d'être un devin pour comprendre cela. Car vois-tu Olivier, on a touché à tout, on a parlé de tout, on a fait le tour de tout cela depuis longtemps. Ça fait tellement longtemps que je regarde cela que je ne suis plus capable de donner des commentaires. Il arrive un moment ou les mots ne suffisent plus. Et avec les femmes, le dialogue ne sert à rien. Je ne suis pas violent et ce n'est pas moi qui commencera cette guerre, d'autres, plus jeunes, le feront. Il y a un temps pour tout chose. Il y a une loi immuable dans l'univers: on récolte TOUJOURS ce qu'on a semé. La femme sème le vent, les tempêtes suivront un jour, et elles seront en cascade. La planète et l'univers entier elle-même obéit à ces lois implacables. Qu'on soit psychologue, théologien, docteur, mécanicien, etc... il arrive un temps ou le dialogue ne règle plus rien. Serge

Anonyme a dit…

Attention cette gangrène fascisante rampante qu'est le féminisme pourrait bien s'attaquer à la censure

http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/29/01003-20130729ARTFIG00215-une-feministe-menacee-sur-twitter-pour-avoir-defendu-jane-austen.php

Olivier Kaestlé a dit…

Aucun doute là-dessus. Elles n'en sont pas à leur première tentative.

http://olivierkaestle.blogspot.ca/2012/04/vers-une-censure-des-sites-hoministes.html

Olivier Kaestlé a dit…

@ Serge Je n'arrive pas à partager votre pessimiste. Je reste persuadé qu'une majorité silencieuse, dont une majorité de femmes, non seulement ne se reconnait plus dans le féminisme, mais le récuse, purement et simplement. Je travaille avec une majorité de femmes, et je ne retrouve pas en elles un nombre équivalent de profiteuses misandres.

Je reste persuadé que la lutte au féminisme d'État sera remportée conjointement grâce à des hommes et à des femmes de bonne volonté. Le bain de sang n'aura pas lieu.

Anonyme a dit…

La violence n est jamais la solution.
Le masculinisme est un mouvement égalitaire et pacifique.

Je suis pessimiste face a l avenir car le supremacisme-feminisme et le gynocentrisme est si incruster partout a tout les niveau de pouvoir de la société que c est decouragant.
Surtout qu on assiste actuellement a une autre vague tres aggressive de feminisme-anti-homme qui risque d enlever encore plus de droits fondamentaux aux hommes, surtout dans les domaines de la seduction-sexualité. (loi sur la prostitution, presomption d innocence, definition flou, sexiste et extremiste du harcelement et consentement ect)

Je crois que il y aura pas autre solution que l implication aux niveau mediatique et politique pour nous défenseurs des droits de l homme.

Olivier Kaestlé a dit…

Entièrement d'accord avec votre propos et votre conclusion.