samedi 14 septembre 2013

Un islamisme rampant, tout près de chez vous...

Vous souvenez-vous de Naïma Atef Amed, cette Égyptienne voilée d'un niqab qui, en 2010, non seulement refusait de l'enlever pendant ses cours de francisation au Cégep Saint-Laurent, mais qui exigeait également que les hommes de sa classe lui tournent le dos pendant ses allocutions ? 

Naïma, celle par qui le niqab arrive...
Cette curieuse musulmane, refusant d'obtempérer aux directives de son école, s'était entêtée, lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada le 4 mars 2010, à affirmer qu'elle n'avait pas demandé d'accommodements lors de son cours : « C'est plutôt dans la classe et dans l'école qu'on me demandait beaucoup de choses », devait-elle affirmer.  Si le concept d'agresseur-victime vous était jusqu'ici étranger...

Quand des gens refusent le bon sens, des balises s'imposent.  Que la personne interpellée en admette ou non la pertinence, elle doit s'y conformer.  Or, l'attitude de Naïma s'avérait à ce point butée et intransigeante que la ministre québécoise de l'immigration de l'époque, Yolande James, dût intervenir, devant le tollé suscité par la nouvelle arrivante, afin de lui interdire l'accès aux cours si elle ne revenait pas à la raison. 

L'attitude de mépris de Naïma envers sa société d'accueil était à ce point flagrante que Gérard Bouchard, ancien coprésident de la commission Bouchard-Taylor, devait même arriver à s'en rendre compte, non sans ajouter avec désinvolture qu'il s'agissait là d'une tempête dans un verre d'eau.  « Ce qu'on doit retenir, devait-il préciser, c'est le manque d'assurance des gestionnaires qui ont cru devoir référer cette question au ministère plutôt que de prendre la décision eux-mêmes, alors qu'ils avaient tout pour le faire. »

Tout, vraiment ?  En vertu de quelles normes, de quelles lois ?  Naïma avait porté sa « cause » à l'attention de la Commission des droits de la personne.  Le timide projet de loi 94, qui devait notamment proscrire le port du niqab et de la burqa dans l'espace public allait rester sur la glace tandis que le parti libéral du Québec priait conjointement Dieu et Allah pour que le dossier des accommodements religieux sombre peu à peu dans l'oubli.  Pensée magique et électoraliste, quand tu nous tiens...

Toujours dans le registre de la pensée magique, Gérard Bouchard semblait se comporter comme si les tenants de l'islam radical, avoués ou insidieux, allaient rester de marbre devant l'ampleur du débat soulevé.  Voilà qui n'allait pas effacer son image d'universitaire déconnecté des réalités sur le terrain, tandis que les accusations d'atteintes aux symboles religieux surgissaient de toute part.

Les prémisses d'un débat de société

Parmi les défenseurs de Naïma, un écrivain, Daood Hamdani, auteur du  livre sur les musulmanes du Canada intitulé In the Footsteps of Canadian Muslim Women 1837-2007, devait déclarer : « Selon la législation qui est envisagée au Québec, les musulmanes seraient forcées de choisir entre le niqab et l'accès aux administrations publiques. Ce projet, connu sous le nom de Projet n° 94 témoigne d'une conception étriquée, fondée sur des stéréotypes, de l'intégration des minorités religieuses. »  On retrouve déjà le principal argument des détracteurs actuels de la Charte des valeurs québécoises.

Daood Hamdani
Ne s'arrêtant pas en aussi bon chemin, il concluait ainsi : « La culture est une norme qui évolue, surtout dans une société pluraliste. C'est le mécanisme social qui permet aux membres d'une société - anciens et nouveaux venus - de s'adapter à des situations nouvelles. Il appartient aux états démocratiques ouverts de faciliter cette évolution et non de la dicter au prix d'une restriction des libertés. »  Curieuse façon, pour des « anciens et nouveaux venus » de « s'adapter à des situations nouvelles » en imposant des us et coutumes rétrogrades et misogynes, non ?

Voilà qui achevait de poser on ne peut plus clairement, avant même qu'elle ne soit proposée, les positions des opposants à la Charte des valeurs québécoises mises de l'avant trois ans plus tard par le parti québécois.  L'inertie du gouvernement précédent sur le sujet, tout en irritant la majorité dite de souche et des régions, avait momentanément tranquillisé les factions intégristes des communautés ethniques concentrées en métropole.  Mais l'incident de Naïma n'était qu'un tranquille prélude à la crise bien plus forte qui allait être déclenchée récemment.

Puis vint le PQ...

... Afin de réveiller la bête intégriste religieuse.  Devant la montée de lait initiale des maires et aspirants maires de la métropole, l'inquiétude des milieux scolaires montréalais et celle d'associations ethniques, le parti québécois a dû s'accrocher, soutenu d'abord par un appui populaire fort de 68 %, fluctuant par la suite, et par le soutien non négligeable du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).


À travers ce brouhaha, l'exclusion de la députée bloquiste Maria Mourani, officiellement opposée à la charte, par son chef Daniel Paillé, n'avait pas manqué de retenir l'attention des médias, qui avaient présenté l'événement sous l'angle de l'éternelle division des souverainistes.  Dans les médias sociaux, ce sont les accointances de Mme Mourani qui ont entraîné des questionnements allant bien au-delà de la personnalité même de l'intéressée.  
Maria Mourani, ex bloquiste.
Il est maintenant de notoriété publique qu'Angela Merkel, chancelière allemande, David Cameron, premier ministre britannique, comme Nicolas Sarkozy, alors qu'il était président français, ont tour à tour constaté l'échec lamentable dans leur pays respectif du multiculturalisme, celui-là même auquel Pierre Trudeau a ouvert la porte en le consacrant si naïvement avec sa Charte des droits et libertés, presque aussi chère aux islamistes que leur Coran.  Son fils Justin, le Sean Lennon de la politique fédérale, suit docilement les traces de son père.

À la lumière de certaines fréquentations de Mme Mourani, il devient nécessaire de s'interroger sur la possibilité de troubles sociaux qui nous guettent si notre gouvernement ne pose pas des limites claires à une mouvance religieuse prosélyte, tout particulièrement, qui préconise la conversion de tout ce qui respire en Amérique du Nord.  Il faudra bien davantage qu'une charte, probablement une réforme de nos politiques d'immigration, mais c'est déjà un début.

Strange bedfellows...

Théorie du complot islamiste sans fondement, pensez-vous ?   Dès son assermentation comme députée à Ottawa le 6 mars 2006, Mme Mourani avait invité les représentants de huit pays membres de l'Organisation de la coopération islamique à y assister, leur déclarant : « Je serai à votre écoute. » L'Arabie saoudite et la Turquie, au nombre des pays invités, sont reconnus pour leur désir de promouvoir l'islam radical. 

Le site web Point de Bascule, qui diffuse ces informations, a déjà révélé que l'Arabie saoudite travaillait activement à promouvoir l'islam radical au Canada, par la diffusion de documentation dans les mosquées et les écoles qui vivent sous sa coupe.

La Ligue islamique mondiale (LIM), organisation saoudienne opérant en Amérique du Nord, est d'ailleurs à l'origine de la tentative ratée d'implantation des tribunaux islamiques au Canada.  Dès 1991, cette organisation avait convoqué des imams vivant aux États-Unis et au Canada à une réunion ayant pour thème « Élaborer des stratégies pour introduire la charia au Canada et aux États-Unis ».  Ces gens ont de la suite dans les idées.

Et ils ne sont pas les seuls.  Lors des procès survenus aux États-Unis, en 2007 et 2008, de la Holy Land Foundation,  la plus importante organisation de charité islamique aux États-Unis - dont les fonds servaient à financer le terrorisme islamiste - , des documents déposés en preuve démontraient que le Hamas avait développé une importante structure nord-américaine qui n'avait pas que pour but de financer ses activités terroristes, mais aussi de promouvoir l'islam radical en Amérique du Nord.

Après avoir étourdiment envoyé par courriel à ses collègues députés des liens glorifiant les attentats-suicide et le jihad, puis s'en être excusée, Mme Mourani, précise toujours Point de Bascule, a voyagé en Turquie, en février 2010, aux frais de l'ambassade et du gouvernements turcs, ouvertement solidaire du Hamas.
Assermentation de Maria Mourani : portrait de famille.
La députée d'Ahuntsic, en agissant de façon aussi inconsidérée, servait-elle adéquatement les intérêts de ses commettants, ou s'était-elle assujettie à un lobby dont les valeurs antidémocratiques, violentes et sexistes heurtent de plein fouet - parfois au sens propre - les nôtres ?  Nul doute que le chef du Bloc québécois a bien fait d'expulser de son caucus pareil canard boiteux.

Pour la charia... 

On pouvait apprendre le 14 septembre dernier dans Le Journal de Montréal, sous la plume de Richard Martineau, que, parmi les présumés défenseurs de libertés individuelles islamistes qui préparaient leur première manifestation monstre - de plus d'une façon  - contre la Charte des valeurs québécoise, on retrouvait, en plus d'Adil Charkaoui, jadis soupçonné de terrorisme, un étrange individu ayant pour nom Salam Elmenyawi.

Qui est donc ce sympathique personnage ?  Nul autre que le président du Conseil musulman de Montréal, regroupant une quarantaine de mosquées et d'organismes musulmans qui, en 2004, avait fait pression sur le gouvernement du Québec afin de le persuader d'autoriser les tribunaux islamiques dans notre belle province, tout simplement.   

Martineau citait un article du Devoir en date du 11 décembre, relatant les positions de l'individu : «   Cette cour religieuse porterait le nom de Conseil de la charia, indique Salam Elmenyawi (...) Tout ce qu'on veut, c'est un accord pour que les musulmans aient une instance officielle pour s'assurer qu'ils gèrent leur vie selon les préceptes de leur religion, affirme monsieur Elmenyawi.  Si Québec refuse, nous devrons nous-même donner la crédibilité au Conseil de la charia... »  Bref, accord de Québec ou pas, on en fera à notre tête...

Salam Elmenyawi
L'insipide Naïma et son entêtement représentent peu de chose en comparaison d'un islamisme rampant de plus en plus structuré et « articulé » sévissant non seulement au Québec mais aussi en Amérique du Nord.  S'il est un fait important que la crise entourant la charte du PQ révèle de plus en plus, c'est l'étendue du phénomène et l'identification des organisations et des individus fanatisés qui servent la « cause » de l'islam politique.  Pour reprendre un calembour plus que jamais d'actualité, nous ne sommes pas sortis de la mosquée...

11 commentaires:

Bisbille sang-un a dit…

Sur un tissu de mensonges, il n’est pas possible de construire de biens solides structures. Ce faux débat autour de la charte des valeurs québécoises ne représente en réalité qu’une autre manœuvre de diversion de la part de la mafia gouvernementale.

Diviser afin de mieux régner, la recette est aussi vieille que le monde. L'élément central au cœur de ce débat, la soi-disant égalité entre les hommes et les femmes, s’avère n'être qu'un énorme mensonge émanant de l'état voyou. Depuis l'adoption dans le milieu des années '80, sous la pression des lobbys financés par l'état et sans la moindre discussion, de la 'politique d'intervention en matière de violence conjugale' qui impose à la police, à la couronne et à la magistrature de persécuter des hommes en situation de couple sur la seule base d'allégations dont la vraisemblance ne sera jamais évaluée, nous avons cessé dans les faits d'être dans un état de droit. Cette politique fut adoptée sur la base d'un grossier mensonge à l'effet que pas moins de 300 000 femmes subissaient de la violence conjugale chaque année dans cette province. Il s'agit d'une invention de toute pièce dont la fausseté fut exposée publiquement lors de la publication en 2010 aux éditions Café Crème d'un ouvrage collectif intitulé '300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?'. Nonobstant la publication de cet ouvrage, jamais cette infâme politique ne fut répudiée, confirmant par défaut que la police est désormais assujettie à une ligne de commande politique. À partir de là, toutes les dérives institutionnelles sont autorisées.

Au lieu de nous proposer une charte élaborée sur du mensonge, ce gouvernement devrait d'abord et avant tout répudier cette 'politique' digne des pires dictatures que cette terre a connues. À partir de là, il sera enfin possible de parler d'égalité entre les hommes et les femmes, mais certainement pas avant.

Fernand Trudel a dit…

On n'a pas besoin d'une troisième charte qui sera interprétée par les tribunaux très largement encore une fois.

On a besoin de politiciens qui mettent des balises aux chartes des droits qu'on a, afin que les tribunaux cessent de donner libre cours à leur interprétation souvent discutable. Pa exemple, la cour suprême qui a déterminé que le kirpa pouvait se porter en classe.

Olivier Kaestlé a dit…

Je crois que cette charte reste une tentative, très imparfaite et pas toujours cohérente - maintien du crucifix à l'Assemblée nationale - de placer justement des balises. Il est évident que la charte fédérale des droits et libertés ne fera qu'une bouchée de cette charte. Peut-être notre gouvernement décidera-t-il enfin de se prévaloir de la clause dérogatoire. Il serait temps qu'elle serve à quelque chose.

Anonyme a dit…

Je viens justement de me faire arrêter pour agression sexuelle de la part de mon ex, il y a de cela un mois. Dans deux semaines, deuxiême humiliation: la prise d'empreintes. Et dans deux mois, le début du procès criminel. J'essaye de prendre ça cool, mais en dedans-moi ça hurle: " Christ! je n'ai rien fait!!!!!!!!" Pas besoin de vous dire que je suis en plein bataille juridique avec mon ex pour augmenter mes heures de visites auprès de notre fille de 10 mois. Je vis ma crise Octobre 70, tout seul dans mon monde, c'est atroce.

Olivier Kaestlé a dit…

Bien que cette chronique ne porte pas sur le sujet que vous abordez, je vous témoigne mes plus vives sympathies. Vous n'êtes malheureusement pas le seul dans votre situation, ce qui ne représente qu'une mince consolation. Bon courage et tenez bon.

Anonyme a dit…

Oui désolé, pour le "hors sujet", c'est la première fois que je blogue. Pour ce qui est de la charte, j'étais contre au début,mais avec le temps, je suis de plus en plus convaincu de son utilité.

Olivier Kaestlé a dit…

Il importe en effet de saisir les enjeux visant à nous protéger contre une minorité parmi les minorités, les islamistes et leur prosélytisme, ainsi que contre celles qui voudraient s'en inspirer, comme les intégristes sikhs, par exemple.

Anonyme a dit…

C'est d'ailleurs pour ces raisons que j m'y opposait initialement, mais non pas en raison d'orientaux religieux extremiste, mais par crainte de nos occidentaux athées despotiques, qui bafouent et ridiculisent toute dicussion ou port "d'hamulet" concernant l'éternité cosmique; les frileux du Chaos je les appelle. Certes, il faut se méfier de tous ces Salafistes, mais je vois aussi le danger d'agnostique "déviant" imposant son égocentrisme atavique à toute raison qui tenterait d'élargir sa conscience plus loin que le petit moi.

Anonyme a dit…

Il est utile de mentionner que, bien que répudiée par *tous* les partis politiques fédéraux (y comprit le Bloc) et tous les partis de l'opposition ici au Québec, elle est le cheval de bataille d'un seul parti: le Parti Québecois.
Tiens tiens. N'est-ce pas ce même parti qui a blamé la défaite référendaire sur "les ethnies"? Ces memes ethnies qui sont aujourd'hui la cible matraquée par cette chartre?
Wow! Peut-on etre plus cheap et plus revanchard que ca? Vous nous avez couté notre référendum^vous n'avez pas voté du bon bord alors payez maintenant?!?
C'est CA la nouvelle tactique de la gauche- faire tellement chier les ethnies qu'elles s'exileront vers l'ouest et nous permettrons, finalement, de nous voter un pays???
LOL et WOW!
Faut- tu etre *désespéré*, clueless et cheap pour s'abaisser à de pareilles manœuvres!
Vivement de nouvelles élections uu'on puisse leur donner leur 4%!

Malthus

Anonyme a dit…

Yo! ce Malthus a des couilles! C'est le moins que l'on puisse dire.
Mais, je suis pas tout a fait d'accord avec toi, car tu es trop clairevoyant, le parti quebecois est tout aussi dépassé des évènements que nous dans nos vies. C'est un bordel institutionnel, nous sommes tous dans une forme d'anarchie, mais refusont de la voir.Tant qu'à moi, il s'agit de l'argent cette fois-çi, et le PQ veut porter un coup final au CPE privée pour les vider de leurs éducatrices allahifiées. amour et paix , Benjamin de Bromont.

Johanne a dit…

Bonjour pour la charte je suis en parti d'accord avec elle. Surtout la neutraliser en ce qui concerne les employer gouvernementaux. Mais cela devrait s'appliquer à tout le monde surtout les femmes, car leurs habillements laisse parfois à désirer. C'est un endroit neutre et non une parade de mode, il devrait avoir tous la même uniforme comme dans certaine école privée cela règlerait certain désaccord en ce qui concerne le conflit actuellement.