dimanche 24 février 2013

Pauline Marois : gare aux hommes seuls !

Je doute fort que Mme Marois soit allergique aux hommes seuls en raison d'un hypothétique pouvoir de séduction qui assujettirait la gent masculine à son fulgurant magnétisme animal.  Si toutefois elle se perçoit aussi ensorcelante que menacée par l'afflux de pulsions incontrôlables de célibataires en rut ou d'hommes seuls ne serait-ce qu'une soirée, pouvons-nous suggérer à sa garde rapprochée, composée exclusivement, il faut le présumer, de femmes ou d'hommes accompagnés de leur légitime, de la rassurer au plus vite.  Qu'on ait tenté de lui tirer dessus le soir même de son élection, c'est incontestable, mais qu'un obsédé érotomane ose braver un cordon de sécurité pour tirer son coup avec la première ministre relève d'un imaginaire surmené.

Les hommes seuls, une menace ?
Pourquoi pareille entrée en matière, demanderez-vous ?  Parce que, à l'approche de la journée de la femme, Pauline Marois, invitée par les gens d'affaires de la Côte-de-Beaupré, prononcera ce sept mars une allocution sur son vécu de femme au Resto-Pub Le St-Bernard.  Ça promet d'être captivant.  Jusque là, rien de bien méchant, direz-vous.  Attendez, le meilleur s'en vient.  C'est dans L'Autre Voix, citée par le chroniqueur Dominic Maurais, dans le Journal de Québec, que l'on peut lire la restriction suivante : Les hommes sont aussi invités à ce dîner, mais ils doivent être accompagnés d'une femme.  Je n'invente rien.  L'article ne précise pas si une fouille au corps des hommes accompagnés se déroulera avant l'activité.  

Le spectre de Marc Lépine

Il serait malhonnête d'affirmer que c'est avec le sentiment d'une intense privation que les hommes seuls renonceront à se rendre à un événement aussi soporifique, si tant est qu'il s'en trouve parmi eux pour même y avoir songé.  Le problème vient plutôt du fait que l'interdiction émise par la représentante étatique de tous les Québécois et de toutes les Québécoises relève du sexisme le plus primaire et de la misandrie la plus évidente.  Elle trahit une perception à l'effet que, jusqu'à preuve du contraire, un homme seul est un suspect potentiel.  On voit se profiler derrière ce portrait-robot le spectre tant redouté de Marc Lépine, dont le folklore féministe veut toujours, semble-t-il, qu'il sommeille en chaque homme.

Georges Dupuy
Le geste est d'autant plus inadmissible qu'il est posé par une ancienne ministre de la Condition féminine, à l'origine de la très méconnue mais non moins inquisitoriale politique d'intervention en violence conjugale.  C'est grâce à cette douteuse initiative que, même quand l'homme fait appel à la police lorsqu'il subit de la violence de la part de sa conjointe, il se voit embarqué dans la grande majorité des cas.  Chaque année, c'est près de 10 000 hommes qui sont ainsi arrêtés arbitrairement, puis relâchés.  Cette réalité n'est pas loin de nous rappeler le titre d'un pamphlet signé Georges Dupuy dénonçant les dérives judiciaires et policières visant les hommes au Québec : Coupable d'être un homme.  J'en recommande la lecture à Mme Marois.

Pauline La Gaffe

La - nouvelle - bévue de notre première ministre survient au moment même où un sondage CROP révèle que, six mois après son élection, le présent gouvernement a vu son mince capital de sympathie fondre comme neige au micro-ondes.  Soixante pour cent des gens interrogés pensent que le Québec va dans la mauvaise direction, tandis que 58 % se disent insatisfaits du gouvernement.  À peine 37 % se déclarent satisfaits de ce dernier.

La popularité de Mme Marois atteint un nouveau sommet inversé avec 21 %, sa performance la plus faible depuis son élection.  Du côté des intentions de vote, le PQ se retrouve maintenant au coude à coude avec la parti libéral.  Il s'agit également de son plus bas résultat depuis le 4 septembre, ce qui confirme le sentiment largement répandu voulant que ce gouvernement minoritaire ne fera pas de vieux os.

Gaffes en gros

On ne compte plus les bourdes du parti québécois, marqué par une amateurisme arrogant et par une absence de vision, particulièrement au plan du développement économique.  Les dépenses augmentent, mais les moyens de les financer diminuent.  Et le Québec était déjà le cinquième État le plus endetté au monde avant l'arrivée du PQ. 

Pierre Duchesne
Tout développement énergétique, qu'il s'agisse du plan Nord, des gaz de schistes ou de notre potentiel pétrolier devient vite suspect, assujetti au lobby environnementaliste, tandis que, du côté de l'Éducation, avant même la tenue d'un sommet qui portera en grande partie sur le financement des universités, le ministre Pierre Duchesne ampute les budgets universitaires de l'année en cours de 124 M $... tout en maintenant son abolition de la hausse des frais de scolarité et le maintien de la bonification du régime des prêts et bourses qui devait la compenser. 

Comment expliquer que pareilles mesures soient décidées avant même la tenue d'un sommet sur le financement ?  On tire les conclusions avant d'entamer la réflexion ?  Et l'impact de ces coupures sur les diplômes, s'en soucie-t-on ?  Ah j'oubliais : le sous-financement des universités, qui faisait consensus l'an passé, n'existe plus !

On pourrait parler également du cafouillage de la taxe santé, de la fermeture sauvage de Gentilly 2, de celle des mini-centrales hydroélectriques dont celle de La Tuque, un projet pourtant rassembleur au plan de la communauté, au faible coût de production, au profit de celui de Val-Jalbert, maintenu malgré la controverse et un plus faible seuil de rentabilité.  L'obsession de l'énergie éolienne, nettement plus onéreuse, demeure par ailleurs une priorité de ce gouvernement aussi assujetti aux lobby environnementaliste qu'à genoux devant les associations étudiantes.  

Que dire par ailleurs de l'idée fixe de créer 28 000 places en centres à la petite enfance, en dehors des 10 000 places déjà disponibles en garderies privées qui répondent déjà à des critères gouvernementaux.  Quant à la nouvelle vocation de Gestapo linguistique de notre intrépide Office québécois de la langue française, aux yeux de qui même les voyants on/off d'une cafetière de restaurant relèvent du complot d'assimilation, elle ne fait que confirmer l'aura idéologique de gauche à gauche de la gauche qui s'attache obstinément au PQ.

Gaffes à gogo

Un lobby onéreux politiquement... et autrement.
Mme Marois nous a habitués aux gaffes en série.  C'est à se demander comment elle a réussi à devenir notre première ministre.  L'épisode de Pauline et ses casseroles, largement diffusé sur le Web, fait désormais partie de notre folklore politique et la suivra probablement longtemps après son retrait de la vie publique.  La première ministre ne semble toujours pas avoir compris que son appui aux associations étudiantes lui aura certainement coûté sa majorité, devant le gouvernement le plus impopulaire des 30 dernières années.  Elle ne comprendra pas davantage si le maintien de son à-plat-ventrisme devant le même lobby contribue en bonne partie au renversement de son gouvernement.  Mais d'autres motifs, depuis, se sont accumulés. 

L'idée même d'une nouvelle campagne électorale avec Pauline Marois à  la tête du PQ devrait avoir de quoi faire frémir les membres de ce parti.  Le parti québécois, naturellement miné par les dissensions internes, osera-t-il la laisser sortir en plein jour au lendemain d'un renversement ?  Lui fera-t-il à nouveau confiance ?  L'actuelle première ministre reste à coup sûr la pire postulante à sa propre succession.  Un vote de confiance deviendra plus urgent que jamais. 

Les délégués péquistes devraient alors se rappeler ses déclarations mesquines, en pleine campagne électorale, sur l'embonpoint du candidat caquiste, Gaétan Barrette, alors qu'elle-même passe si souvent pour une victime des railleries de ses adversaires pour son maintien hautain et ses goûts vestimentaires relatifs.  Se souviendront-ils, au moment de voter, de l'évocation, par leur chef, du projet de loi 195, qui excluait tout immigrant ne disposant pas d'une compétence appropriée du français du statut de citoyen québécois en plus d'écarter d'une élection tout candidat ne remplissant pas cette même condition.  Imaginez une telle politique à Beaconsfield, Pointe-Claire ou Kirkland, des municipalités si ouvertes au fait français.  Sitôt évoqué, le projet de loi retourna aux boules à mites.

Ce feu éteint, Mme Marois allait sortir de son sac à malice les référendums d'initiative populaire, qui devaient être tenus pour peu que 15 % de la population les demandent... avant de préciser que le gouvernement jugerait, malgré cette condition remplie, s'il y a lieu de procéder.  Nouvelle indignation populaire, nouveau recul.  Le lendemain de cet épisode, la chef du PQ allait en rajouter en priant les conservateurs souverainistes de voter pour le parti libéral du Québec !  

Djemila Benhabib
L'annonce de la candidature péquiste de Djemila Benhabib dans mon comté, Trois-Rivières, a failli me faire renoncer à mon projet de ne pas voter pour ce parti déphasé et à bout de souffle, au même stade que le Bloc québécois.  J'ai beau partager depuis toujours les convictions de cette militante anti-islamiste et saluer son courage à défendre ses convictions, quand, à deux jours des élections, Mme Marois, poussée par quelque force obscure, s'est sentie obligée de déclarer qu'elle souhaitait créer un conseil des ministres majoritairement féminin, mon vote pour son parti se désagrégea instantanément.  Trop, c'est trop !  

Certaines personnes restent imperméables à l'expérience, incapables d'apprendre de leurs erreurs.  Pauline Marois est de celles-là.  Mais qu'à cela ne tienne, si elle perd le pouvoir au prochaines élections, elle trouvera sans doute des émules de Lise Payette et de Janette Bertrand pour lui rappeler que sa déconfiture ne peut être attribuée qu'à son sexe.  Ce sera sans doute encore la faute des hommes seuls...

dimanche 17 février 2013

Lettre ouverte d'une militante sur le noir complot patriarcal...

Avertissement : le texte qui suit recoure au second degré de façon éhontée.  Je tiens à cette mise au point, à la suite de tentatives passées où mon propos avait malencontreusement été interprété de façon littérale, alors qu'il signifiait exactement le contraire.  Je reçois déjà suffisamment de témoignages d'appréciation négative de la part de militantes radicales qui m'affirment que toute critique du féminisme d'État résulte de ma haine des femmes, en provenance de musulmans dits modérés qui croient que je les mets dans le même sac que les islamistes, sans compter les adorateurs de Robert Downey Jr, dans le rôle de Sherlock Holmes, qui me reprochent de ne rien connaître à l'oeuvre de Conan Doyle (sic !), pour augmenter davantage mon lectorat de détracteurs.  Mais, comme dit le proverbe, qui vous conteste vous constate...

Considérez-vous donc prévenus.  Voici le corps du délit...

Soeurs de souffrance, victimes éternelles, bref, femmes,

Femmes, à jamais victimes...
Des esprits sulfureux, baignant dans un marécage d'intentions perverses et insidieusement manipulatrices vous surveillent, tel le renard affamé le poulailler où dorment, inconsciente de la fatalité qui les menace, des volatiles inoffensifs aux intentions pures et sans reproches.  Ces poules (évitons ici tout jeu de mots misogyne) innocentes, vous l'aurez compris, vous représentent.  Voyez dans cette subtile métaphore l'avertissement suprême visant à vous mettre en garde contre le fléau millénaire qui rôde autour de vous avec un sournois mépris, alimenté par une décapante détermination à vous asservir et par une soif inaltérable de destruction.  J'ai nommé la patriarcat ! Mes doigts brûlent sur le clavier quand je tape ce mot cent fois honni !

Trop de femmes croient que l'égalité est atteinte et que toutes peuvent marcher sereinement et la tête haute dans les rues.  Gare au faux pas qui les entraînera dans la bouche d'égout de cette force tentaculaire, souterraine, omniprésente et corrosive instaurée par les hommes et leurs instincts naturellement tournés vers le sexe, la violence, la dépravation, la bière, le sport, les boissons gazeuses et les calendriers de femmes nues.  Sœurs de souffrance, martyres de la cause, ne les laissez pas vous berner !

C'est scientifiquement prouvé !

Depuis que les gender studies ont démontré avec la plus grande rigueur scientifique la différence entre le sexe, homme ou femme, et le genre, soit l'identité sexuelle culturellement attribuée à chaque sexe, nous savons désormais à quel point nous nous trouvons conditionnées dès le berceau à des gestes et comportements qui nous sont préjudiciables et étrangers.  Parmi ceux-ci, la damnation des damnations, l'asservissement des asservissements, demeure l'hétérosexualité, cette atroce supercherie sociétale qui, depuis la nuit des temps, soumet la femme aux pires dépravations du désir animal masculin.  Andrea Dworkin et Marilyn French n'ont-elle pas affirmé que tout acte sexuel entre un homme et une femme demeurait un viol de celle-ci ?  Femmes, brisez le cycle du vice, de la violence, du séchage !

On vous rétorquera que, sans homme, la procréation demeure impossible.  Et l'insémination artificielle alors, c'est fait pour qui ?  Éloignons le plus possible les hommes, ces tyrans dépravés, potentiels ou effectifs, de notre progéniture.  Ne relâchons pas notre lutte contre la présomption de garde partagée, qui reconnaîtrait des droits insupportables et égalitaires aux pères hétérosexuels, ouvrant ainsi la porte, comme Ann McLellan, ancienne ministre fédérale de la Justice, l'avait si judicieusement affirmé, à une oppression patriarcale insoutenable.  

Qui a besoin d'un homme
pour enfanter ?
En lieu et place des pères hétérosexuels, poursuivons le combat et militons encore plus hardiment en faveur de l'homoparentalité, sans balises ni réserves, afin de substituer ce mode de vie parentale idyllique à celui des couples hétérosexuels, dignes, si l'on peut dire, d'un musée des horreurs !  Bien sûr, il se trouvera des fâcheux pour vous dire, chiffres et études à l'appui, que la violence conjugale est deux fois plus élevée chez les couples gays et lesbiens, que la fidélité reste nettement moins répandue, que les hommes homosexuels agressent de sept à dix fois plus les enfants.  Ignorez-les !  Surtout n'essayez pas d'argumenter avec eux !  Culpabilisez-les plutôt en les traitant d'homophobes.  

Ce qui marche avec les médias, qui se garderaient bien de nous critiquer, fonctionnera avec ces hérétiques et, si un journaliste imprudent avait l'outrecuidance de remettre en question vos options, il sera toujours temps de ressortir le couplet sur l'antiféminisme dans les médias et la progression des infâmes masculinistes.  Efficace.  Nous avons les universitaires de notre côté, dont l'Institut de recherche et d'études féministes, bénéficiant d'un financement de 2,2 M $ par an.  C'est pas que leurs spéculations soient marquées au coin du génie, particulièrement celles de Francis Dupuy-Déri, qui vient de publier une étude  au titre aussi inspiré que Quand l'antiféminisme cible les féministes, comme si cette mouvance pouvait cibler les orignaux, mais bon, c'est un homme, il ne faut pas trop lui en demander.

Les pieux mensonges

Parlant d'homme au propos favorable à notre cause et dont les tactiques maladroites restent néanmoins touchantes au point que le Conseil du statut de la femme lui a décerné le titre de compagnon de route de la cause, il y a ce type qui, depuis des années, publie à l'automne un bilan de statistiques qui prétend dénoncer les meurtres de femmes et d'enfants commis par des hommes en prenant soin d'omettre ceux commis par des mères.  Pour défendre la situation si tragique des femmes, quoi de mieux qu'une petite omission qui pourrait démontrer qu'elles tuent presque autant d'enfants que les hommes ?
Que seraient nos vies, sans
les propos éclairants du CSF ?


En plus du Conseil du statut de la femme, financé jusqu'à concurrence de quatre M $ par an pour 40 employées, l'État québécois nous soutient, pas autant qu'on le voudrait, mais enfin, il n'y a pas de petites économies.  Qui a dit que nous sommes des parasites, alors que nous créons tant d'emplois ?  En à peine cinq ans, le budget d'environ 110 maisons d'hébergement a doublé, passant de 30 M $ à 60 M $.  Bon, il y a ce masculiniste de Renaud Lachance qui s'est chargé de dire, quand il occupait en 2008 le poste de vérificateur général, que ces établissements sont presque déserts et qu'aucune étude des besoins soi-disant réels n'a été effectuée par les agences de santé et de services sociaux, mais qui se soucie de pareils détails, quand la cause des femmes demeure aussi précaire ?  Militantes, à vos mouchoirs !

Il faut se défendre contre toutes ces études antiféministes qui prouveraient la bidirectionnalité de la violence conjugale.  Statistique Canada et l'Institut de la statistique du Québec, est-ce bien sérieux ?  Un chercheur californien aurait recensé 282 enquêtes qui prouveraient cette fumisterie.  C'est outrageant !   Heureusement, nous pouvons compter sur les ministères de la Justice, de la Sécurité publique, de la Santé et des Services sociaux et, bien sûr, sur celui de la Condition féminine pour présenter des signalements comme des infractions, ce qui permet d'affirmer que plus de 82 % des victimes de violence conjugale sont des femmes.  Qu'est-ce qu'une petite exagération quand il reste tant à faire pour la cause des femmes ?

Les prédateurs de demain

A-t-on fini de nous faire chier avec le décrochage des garçons ?  Soeurs de souffrance, victimes éternelles, ne vous laissez pas attendrir par leurs airs de chérubins !  Plus tard, ils deviendront des hommes, des prédateurs.  Ils grandiront, et ce qu'ils ont entre les jambes sera à l'échelle.  Plus tôt on les découragera de l'école, moins nombreux ils seront à entreprendre de hautes études, à nous faire concurrence et à décrocher de bons salaires.  Il ne faut sous aucune considération que l'État les secoure par un environnement plus adéquat ou des programmes de discrimination positive et de bourses d'études comme pour nos filles, le Québec de demain.  Chapeau les garçons !  Imaginez l'horreur ! j'ai envie de dégobiller.  Écartons-les des programmes scientifiques, dans lesquels ils s'obstinent, malgré tous nos efforts de dissuasion, à rester majoritaires.

Heureusement, nous sommes en train de faire disparaître les hommes hétérosexuels et de souche de la fonction publique; leur nombre continue de baisser en deçà des 40 %.  Beaucoup a été accompli, mais il reste tant à faire.  Quarante pour cent de ces bargeots à éradiquer. 

Attention !  Une fois grand,
il deviendra votre ennemi !
Nous pouvons également nous sentir fières d'avoir réussi à faire tabletter le rapport Rondeau qui présentait le système de santé et de services sociaux comme inadéquat pour les hommes.  Imaginez s'il fallait que l'État dépense pour ces dangers pubiques des sommes qui nous reviennent de droit, étant donné notre statut bien mérité de victimes millénaires !  Vous rendez-vous compte ?  On prétend que le suicide masculin serait attribuable au fait que leurs besoins seraient onze fois moins financés que les nôtres.  N'importe quoi.  Et puis, un homme mort est un homme qui ne peut plus nuire.

Le pire ennemi...

Je reste toujours étonnée de constater à quel point - entre nous soit dit - il est facile de museler les médias en les culpabilisant.  Je me bidonne à chaque fois devant toutes les couleuvres qu'on peut leur faire gober par ce stratagème.  Non mais, quelles nouilles !  300 000 femmes chroniquement battues au Québec - ça ne marche plus, mais bon - , une femme sur trois agressée sexuellement - Ipsos Reid l'a dit ! -, 90 % de victimes qui ne dénoncent pas - comme si on pouvait dénombrer des femmes qui ne disent rien -, à peine 2 % de fausses allégations, quand 10 000 hommes sont arrêtés, puis relâchés chaque année, il faut vraiment que les journalistes aient les yeux dans leurs poches et leur cerveau à off pour avaler et retransmettre aussi bêtement toute cette désinformation.

Sont-ils aussi bêtes qu'ils en ont l'air ?  Pas si sûr.  Nous avons si bien réussi à instaurer un climat de suspicion et de crainte qu'ils redoutent de perdre leur emploi s'ils n'obéissent pas à nos dictats.  Les hommes ont peur et marchent la queue entre les jambes, les femmes y voient leur avantage et n'ont que faire de la vérité.  La vérité, l'évidence... notre pire ennemi.