vendredi 17 octobre 2014

Montrez ces seins que nous ne saurions ignorer !

Avez-vous remarqué à quel point, si les valeurs changent, certains comportements perdurent ?  Prenons la bien-pensance, par exemple.  C’est fou comme cette attitude semble être passée d’un extrême à l’autre au cours des quelque cinquante dernières années, au point où les parias d’hier sont devenus les dames patronnesses d’aujourd’hui.

La bien-pensance n'est plus ce qu'elle était...
Comme leurs prédécesseurs, les bienpensants « modernes » sont persuadés que leurs valeurs sont les seules bonnes, que de s’en écarter ne peut mener qu’au chaos et que toute remise en question de leurs dogmes figés dans le marbre relèvent de l’hérésie.  Ils croient et affirment le plus sérieusement du monde qu’il vaut mieux réduire leurs opposants au silence que de tolérer leurs propos décadents, réducteurs, méprisants, quand ils ne sont pas haineux, selon leurs standards, bien sûr.

Quiconque tente d’afficher, même sans volonté de provocation,  une opinion contraire à leurs idées fixes qu’ils prennent pour la vérité avec un grand V sera immédiatement pris à partie et deviendra dans l’instant même la cible d’insultes et de procès d’intention.  Naturellement, aux yeux de ces sublimes détenteurs exclusifs de vérité, l’interprétation la plus nauséeuse de vos propos sera toujours la meilleure, même si elle n’a plus rien à voir avec ce que vous avez dit.

Dans la maison, point de salut !

Nos bienpensants du temps jadis croyaient dur comme fer que la place d’une femme ne pouvait se trouver qu’à la maison.  Toute volonté de s’aventurer dans le maléfique marché du travail annonçait un comportement délinquant, peu compatible avec le destin tracé d'avance de toute jeune femme de se consacrer à la vocation maternelle et aux soins prodigués à l’époux.

En ce début de 21e siècle, ce sont les femmes qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants qui se voient condamnées par nos bienpensants contemporains.  L’indignation de ces dames patronnesses des deux sexes atteint son paroxysme si d’aventure une femme ainsi « aliénée » ose déclarer aimer se faire belle pour son homme au retour du travail…

Non mais, est-elle assez attardée, celle-là !  Ne voit-elle pas qu’elle joue le jeu du patriarcat oppressant, qu’elle a abandonné tout libre arbitre, qu’elle n’est devenue qu’une prostituée exclusive, une bête de somme dont le travail ne sera jamais reconnu, qu’elle fait le sacrifice de sa carrière, et j’en passe, et des meilleures, sans doute…

Et moi qui croyais candidement que la vraie libération des femmes résidait dans leur droit de choisir le style de vie qui leur convient, qu’elles souhaitent rester à la maison ou conquérir le marché du travail…  Sans doute suis-je moi aussi dépossédé de mon libre arbitre…

Sein-féminisme, riez pour nous…

Duplessis, icône d'une bienpensance révolue...
Au temps de Maurice Duplessis et de l’emprise du clergé catholique sur le bon peuple, une jupe trop courte ou un décolleté plongeant avait vite fait d’attirer à celle qui osait pareille tenue des qualificatifs peu flatteurs : putain, guidoune, trainée, salope, fille à matelots, etc.  Une jeune fille ou une femme ainsi affublée courrait le risque de se voir ostracisée et considérée comme une femme « de mauvaise vie », une fille « facile ».  Et puis, peut-être avait-elle perdue sa virginité avant le mariage ?  Juste ciel !

De nos jours, en partie sous l’influence de cette mode, lancée par les femen, qui consiste à montrer ses seins partout au nom de l’égalité homme femme, nos bienpensants, apparemment toujours hantés par notre passé collectif religieux, semblent croire dur comme fer que le soutien-gorge est resté l’arme ultime du patriarcat misogyne et toute manifestation de pudeur, la résultante d’une oppression religieuse fanatisée.

L’argument « massue » de ces gentils idéologues réside dans le fait que, si les hommes peuvent se promener torse nu, les femmes devraient avoir le même droit, surtout en période de canicule.  Comme la vaste majorité des hommes que je connais ou que je croise sur la voie publique, je ne sors jamais de chez moi sans avoir le torse couvert, pour des raisons élémentaires et évidentes de pudeur et de respect de ma personne.  Que quelques douchebags improvisés ressentent le besoin d’afficher leurs abdos ne me parait pas une raison suffisante pour les imiter.  Mais je suis sans doute cléricalement aliéné.

Le Huffington Post a publié récemment deux articles sur la revendications des seins nus en public, le premier à propos d’une initiative prônant ce choix et ayant pour thème GoTopless, instaurée par nul autre que… Raël (Féministes et extraterrestres, quand les grands esprits se rencontrent…) et l’autre, rédigé par une journaliste ayant choisi de se promener les seins nus, sans doute dans le but louable d’écrire une page d’histoire du journalisme d’investigation, au risque d’attraper un coup de soleil sur les mamelons.  Ces articles restent davantage instructifs et divertissants par les interventions de bienpensants qui les suivent que par leur contenu. 

Mais les bienpensants ne sont pas toujours d’accord.  Prenez l’exemple de la blogueuse Judith Lussier, d’Urbania, qui se disait terrorisée (ses propres termes) par les regards masculins quand elle marchait dans la rue vêtue de sa petite robe blanche.  Imaginez comment elle pourrait se sentir, les seins nus sur la voie publique ?  Comment, par ailleurs, afficher des poitrines féminines dénudées devant le plus grand nombre d’une part, et dénoncer d’autre part l’hyper sexualisation de nos jeunes filles ?  On s'interroge encore...

La poursuite d’idéaux  « élevés » ne va par toujours de… pair avec la cohérence, apparemment !  Voilà ce qui arrive quand on se prend pour des agents de changement de notre devenir collectif… Misère !

L’hétérosexualité, une preuve d’homophobie ?

Cette intolérance qui naît de l'intolérance...
Avant la Révolution tranquille, la reconnaissance de l’homosexualité restait la revendication d’esprits jugés dépravés et nécessairement pédophiles.  Les malheureux qui osaient afficher pareille orientation sexuelle se voyaient stigmatisés sur le champ par des âmes sensibles aussi ulcérées qu’intolérantes.

De nos jours, c’est à se demander, devant certaines prises de position du lobby LGBT, invariablement acoquiné avec celui des féministes radicales, si l'on n’est pas en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle tare appelée hétérophobie.  En effet, le mouvement qui défend becs et ongles le mariage gay et l’homoparentalité se révèle curieusement le même qui s’oppose à la garde alternée, n’hésitant pas à présenter les pères hétérosexuels comme des batteurs des femmes et des prédateurs pédophiles. 

En France, des slogans plus qu’évocateurs illustrent bien cette tendance hétérophobe : Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde ! ou Les lesbiennes font des parents hors père ! 

Sous l’influence de féministes radicales comme Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, notamment, qui affirment que l’hétérosexualité n’est rien de moins qu’un instrument d’oppression patriarcale envers les femmes, des bienpensants, sous le couvert de l’ouverture à la différence, se livrent à de curieuses manœuvres de prosélytisme homosexuel par le biais des études de genre, cette idéologie fumeuse qui prétend que l’hétérosexualité n’est pas biologique mais exclusivement culturelle.

La fumisterie – pour ne pas parler d’idiotie - voulant qu’on peut choisir son orientation sexuelle comme on choisi un manteau dans un magasin est en train de se répandre auprès des enfants des systèmes scolaires suédois, français et, bientôt, chez nous au Québec.  Nos bienpensants, prenant leurs lubies pour la réalité, semblent davantage préoccupés par l’idée fixe de prouver leur point de vue absurde que par le bienêtre des enfants qu’ils risquent de perturber pour longtemps.  Ces illuminés ne savent plus faire la différence entre nécessaire tolérance de la différence quant à l’orientation sexuelle et prosélytisme forcené.

Haro sur « l’islamophobie » !

Toujours avant la révolution tranquille et les swinging sixties, il était bien vu, chez les bienpensants d’alors, d’afficher la plus profonde réserve, pour ne pas dire le plus farouche mépris, envers tout ce qui n’était pas Canadien français de souche, blanc et catholique pratiquant.  L’étranger était regardé de haut et soupçonné des pires bassesses.  Même les Français, nos plus proches parents par la culture et la religion, étaient perçus comme des dépravés potentiels, enclin à l’athéisme, à l’alcoolisme, à l’adultère et à l’homosexualité.

Mieux vaut éviter les photos de 
particuliers musulmans, ces temps-ci...
Nos bienpensants actuels se sont persuadés d’une illusoire ouverture d’esprit en prêchant, par réaction à notre passé collectif, l’attitude exactement contraire.  Ainsi les militants inclusifs croient que toute immigration doit se voir accueillie comme un cadeau du ciel, pourquoi pas d’Allah lui-même, qui ne peut qu’enrichir notre culture, du coup perçue comme nécessairement limitée et repliée sur elle-même.  Hors de l’immigration, point de salut !

Aux yeux de ces braves gens, aussi naïfs que décalés, il demeure plus adéquat de s’intéresser aux multiples variétés de couscous que de se demander si les valeurs de nos nouveaux venus sont bien compatibles avec les nôtres.  Quiconque tentera de mettre en doute cette capacité d’adaptation de la faction extrémiste de la communauté musulmane, par exemple, qui suscite tensions et inconfort partout en Occident, se verra taxé de racisme, de xénophobie, et affublé du substantif si commode d’islamophobe…

Les bienpensants jugeront louable de trouver arriérés et réactionnaires des gens qui contestent et dénoncent des coutumes et positions aussi barbares que l’homophobie (que ces mêmes idéologues n’hésitent pas à dénoncer chez des gens d'ici), la misogynie (même incohérence), la séquestration des femmes à domicile, les heures de piscine pour musulmanes seulement, les femmes médecins exclusivement pour ces dernières, l’exigence de lieux de prières dans des établissements publics mais le refus des sapins de Noël dans les mêmes espaces, l’imposition d’aliments halal dans les cafétérias d’écoles et ailleurs, les cabanes à sucre sans jambon, la tentative d'imposer le niqab dans les garderies familiales (position défendue par la FFQ), et j’en passe.

Au nom du respect de la différence, les bienpensants jugent inconvenant de critiquer pareilles aberrations mais trouvent judicieux de tenter de museler par une culpabilisation malhabile quiconque dénonce ces dérives flagrantes qui érodent peu à peu notre sérénité sociale au mépris de la culture d’une société d’accueil beaucoup trop tolérante.  Des étudiants britanniques sont allés jusqu'à refuser de condamner l'État islamique au nom de la lutte à l'islamophobie.  Comme quoi même pour la bêtise, il existe une relève...

En conclusion…

De par la rigidité de sa pensée et sa manie d’ériger en dogmes des pseudos vérités, la bien-pensance actuelle ressemble à une maladie de l’esprit, un cancer de la lucidité qui poussent ceux et celles qui en sont atteints à se croire seuls dépositaires de valeurs suprêmes, quand ils ne se prennent pas pour des leaders spirituels ou des pionniers d’un changement social dont les bénéfices illusoires n’existent que dans leur esprit surmené et inconsciemment fanatisé.

Tenter de les réveiller reste peine perdue.  Gardons-nous à tout le moins de laisser radoter ces idéologues à gogo, non pas en tentant, comme eux, de les museler, ni même en perdant notre temps à les contredire, mais bien en affirmant nos positions – authentiquement – humanistes et en ne redoutant pas le jugement de ces malades qui s’ignorent.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Le Marxisme Culturel-Social, le nouveau fachisme du 21ieme siècle.

Composer des supremaciste-féministe-anti-homme et des multiculturaliste-anti-blanc.
On peut y ajouter d autre groupe comme les environnementalistes anti-développement et les extrémiste animalistes qui considère les animaux plus important que les humains.

L existence surtout des deux premiers groupes ne serait pas trop grave si ce n était que maintenant ces groupes contrôlent a peut près tout les secteurs important de nos société..les gouvernements, les mass-médias, le système d éducation, le système de justice, ect

Ce nouveau fachisme s attaque constament a plusieurs liberté de l homme dont la liberté de parole et de pensé. Les supremaciste feministes elles, sont en train de criminalisé de plus en plus la sexualité hetéro-masculine avec des lois comme celle sur la prostitution qui criminalise les simple clients innoffensifs...Et la nouvelles lois hystérique sur le consentement sexuelle des université americaine que si on lit la loi a la lettre rend pratiquement 90% des relation sexuelle normal dans l histoire de l humanité...des Crimes. Et ce genre de loi hysterique va se rependre a tout le monde bientôt compte tenu de l immense pouvoir feministe dans la société.
Cette loi consiste: le simple fait de touché ou embasser sa copine sans auparavant avoir demander sa pemission Verbalement et recevoir un Oui-Entousiaste..et ce a plusieurs reprise et a toute les étapes de la relation physique ..sinon cela constitue un viol selon nos chere femifachiste au pouvoir. Et meme si vous avez procedé selon cette horrible lois..ca enleve pas le droit de la femme en question de *changer d idée* quelque jours plustard et retirer son consentement par caprice ..car cela aussi est admissible.

Pour ce qui est du *mouvement* des seins nus..je n ai aucun probleme avec cela...sauf que conaissant les feministes..la prochaine étape sera de criminaliser les hommes qui oseront les regarder dans la rue.

Consernant la grande tolerance de la gauche caviar elitiste a propos de l Islam...Rien de surprenant car dans plusieurs pays sauf au Québec..ces gens font parti des meme parti politiques. Obama a été elu grace a une coalition de tout ce qui est pas homme blanc hétéro.
C est ironique en effet de les voir si tolant envers une religion qui traite ainsi la femme et les homosexuelle 10fois pire que les catholiques..sur qui ils ont craché depuis 50ans.
Mais faut jamais oublié...leur ennemis qu ils meprisent est l homme blanc hétéro, ..alors ca passe. Si on trouvait en region un pasteur quebecois de souche qui forcait les femmes a porter des voiles..vous pourriez etre sur que ce serait le scandale et meme une intervention de la police.

Olivier Kaestlé a dit…

Je vois que nos conceptions de la bien-pensance sont passablement voisines. Merci du commentaire.

Le Gentil Astineux a dit…

Le Code Criminel Canadien condamne et pénalise l'action de toucher les seins d'une femme sans son consentement.

Donc, au point vue de la loi, les seins d'une femme sont des organes sexuels et pas ceux des hommes.

Les femmes peuvent flatter le torse d'un homme sur la place publique ou ailleurs avec et sans son consentement et il n'y aura pas de conséquences pour elle.

Olivier Kaestlé a dit…

Très judicieuse observation, Gentil Astineux ! Merci.

Francois a dit…

Avez-vous suivi la campagne #womenagainstfeminism sur twitter?

Les féministes disent qu'elles sont pour l'égalité et le libre choix mais quand des femmes se prononcent contre le féminisme, on (les féministes) les traite d'ignorantes, d'idiotes, de sales privilégiées blanches...

Le noyau radical du féminisme est un groupe haineux, misandre, misogyne, hétérophobe et raciste envers les blancs. Pour preuve, cet article dont la lecture peut provoquer une fracture du cerveau et une crampe au ventre a force de rire tellement c'est une situation inimaginable http://www.nationalreview.com/article/390425/students-transgender-woman-cant-be-diversity-officer-because-shes-white-man-now

Francois a dit…

Un peu hors-sujet mais pas trop. L'endoctrinement des troupes doit commencer vraiment tôt, si vous n'avez pas vu ce vidéo....

http://proteinwisdom.com/?p=55355

Anonyme a dit…

Globalement je suis d'accord avec ce que vous dites sauf
1/ D'abord "
Nos bienpensants du temps jadis croyaient dur comme fer que la place d’une femme ne pouvait se trouver qu’à la maison. Toute volonté de s’aventurer dans le maléfique marché du travail annonçait un comportement délinquant, peu compatible avec le destin tracé d'avance de toute jeune femme de se consacrer à la vocation maternelle et aux soins prodigués à l’époux."
Ca c'est une généralité. Car en ayant lu premier sexe de Zemmour par exemple, on peut constater, que Zemmour d'après des relevés historiques, indique que sous le Directoire en France en 1794, les femmes étaient à peu près comme à notre époque. Famille monoparentale, adultère. D'où le code Napoléon.
Bon vous allez dire que Zemmour c'est du léger, maintenant passons à Régina "la violence des femmes." Ce dernier a démontré que malgré les moeurs bien différents des époques anciennes, il y a eu des femmes combattantes depuis ... l'Antiquité. Les femmes Révolutionnaires de la fin du 18 ème siècle est la preuve que les femmes étaient réellement émancipées à cette époque.
En réalité le féminisme est une réponse au code Napoléon qui est lui-même une réponse à la fin du 18ème siècle qui ça ne fait pas l'ombre d'un doute était féministe.
2/ Je suis moi-même musulman, mes ascendants étant arrivé dans la vague des années 70 suite au chant des sirènes que le patronat a fait miroiter à mes propres parents et à cause du colonialisme, dont je n'accuse personne d'autre que les mêmes qui ont orchestré cette immigration: les descendants de ceux qui ont pillé les richesses de nos pays d'origine.
Maintenant pour revenir dans la terre de mes ancêtres qui me semble être la seule solution, celà m'est impossible.
Je suis moi-même musulman, je ne fais partager ma religion à personne d'autres qu'à ceux qui sont intéressés.
Puis chez les Maghrébins c'est soit trop voilée, soit trop déshabillée ;)