jeudi 10 décembre 2015

Non, rien n’excuse Guy Turcotte, sauf que…

La poussière commence à peine à retomber après le verdict de meurtre au second degré qui a été rendu ce 6 décembre contre Guy Turcotte pour les meurtres d’Olivier, cinq ans, et d'Anne-Sophie, trois ans, assassinés de 46 coups de couteau à Piedmont en février 2009.  « Yes ! », aurait laissé échappé Isabelle Gaston, la mère des victimes, à l’énoncé du verdict.  Justice aurait été rendue et nombreux sont ceux qui croient sincèrement que notre bon peuple retrouvera confiance en notre système judiciaire.  Bon, moi je veux bien mais...

Isabelle Gaston
… Je ne suis pas convaincu, malgré les éléments au second procès qui indiqueraient que le cardiologue aurait agi avec préméditation, comme le fait de déplacer des rendez-vous prévus le jour du meurtre.  C’est pourtant un verdict d'homicide au second degré qui a été rendu, qui excluait en principe la préméditation.  Il est bien possible que ce verdict soit le bon, et que le précédent, excluant la responsabilité criminelle, ait été trop clément.  Mais comment savoir ce qui se passe dans la tête d’un criminel, comme le faisait remarquer récemment le chroniqueur Richard Martineau.  Pas plus que lui, je n’ai la prétention de le savoir. 

Parallèlement à cette énigme, demeure celle, en filigrane, de ce qui s’est passé dans la tête d’Isabelle Gaston au cours des mois qui ont précédé la tragédie.  Aux yeux de certains, nous avons affaire à une femme sans reproche, tout aussi victime que ses enfants.  Aux yeux d’autres, elle est aussi coupable que Turcotte, quand elle n’est pas devenue l’unique responsable du double meurtre.  C’est à croire qu’elle aurait téléguidé le geste de son ex avec une télécommande et appuyé sur le bouton « strike » 46 fois… 

Les nuances n’ont jamais tué personne… 

Je ne le répèterai jamais assez : le geste de Guy Turcotte est inexcusable.   Rien ne justifie le fait de tuer ses enfants, qu’il s’agisse de désespoir, de peine, de sentiment d’abandon, de trahison, ou pire encore, de désir de vengeance.   Mais peut-on vraiment affirmer sans sourciller qu’Isabelle Gaston n’ait rien à voir dans la disparition de ses enfants ?  Est-ce que le fait d’identifier une responsabilité chez elle atténue en quoi que ce soit celle de Turcotte ?  

Je répondrais non aux deux questions.  La responsabilité du  meurtrier a beau rester entière, elle n’exclue pas pour autant l’hypothèse qu’indirectement, Mme Gaston ait eu quelque chose à voir dans cette triste affaire.

Contrairement à nombre d’âmes compatissantes, je ne suis toujours pas convaincu que Guy Turcotte ait tué à seule et unique fin de faire souffrir Isabelle Gaston, bien que cette éventualité soit à considérer devant la violence inouïe du geste.   Des témoignages au premier procès présentaient le cardiologue comme un père qui préférait la compagnie de ses enfants à celle des adultes lors des réunions familiales.  

Ce père semblait même plus proche d’eux que leur propre mère.  Se peut-il que la peur de perdre la garde de ses enfants dans un contexte où la Justice penche plus souvent qu’autrement en faveur de la mère en cas de litige ait pu peser dans la balance et qu'il ait vraiment pensé les amener avec lui dans la mort ? 

Sainte-Isabelle 

S’il y a eu un désir de vengeance, n'existait-il vraiment que d’un seul côté, celui du cardiologue ?  On pourrait en douter, en examinant les circonstances précédant le double meurtre. 
Guy Turcotte
Comprenons-nous bien : je trouve aberrant que l’on rendre Isabelle Gaston coupable du geste de son mari parce qu’elle lui a été infidèle.  Nul n’a le droit de la condamner d'avoir cessé d'être amoureuse de Turcotte, ni même d'être allée voir ailleurs. Ces choses-là arrivent et on ne peut empêcher un cœur d'aimer ou de cesser d'aimer. Ainsi va la vie.

Là où j'ai un problème très sérieux avec la personnalité de Mme Gaston, en dehors de la sanctification béate ou de la condamnation unilatérale qui l’accompagne, c'est dans la manière dure, pour ne pas dire sauvage au plan psychologique, dont elle a agi envers Turcotte. C'est à se demander si elle ne désirait pas que la rupture lui soit le plus douloureux possible. 

Sachant très bien que son futur ex était un homme fragile en « thérapie », elle le trompe avec un ami du couple (Je ne la blâme pas pour ça, ça peut arriver.), mais trouve judicieux d’avoir des rapports sexuels avec son amant dans le lit conjugal (Parlez-moi d’un geste empli de tact !). 

En voyage au Mexique avec Turcotte avec les enfants, elle lui reproche de ne pas lui avoir dit qu’il était au courant de sa relation adultère (L'ex de son amant venait de l'informer au téléphone qu'elle avait récemment tout révélé au cardiologue.) ! Qu'elle dissimule son infidélité, c'est cool, mais que son mari lui cache qu'il est au courant des faits, c'est ingnoble ?  Eh ben…

De retour au Québec, Turcotte, éjecté aussitôt de son domicile par Gaston, doit se trouver une maison en un temps qui mériterait de figurer au Guinness. Son auto n'a pas quitté le stationnement, qu’un autre record, de rapidité d’atterrissage celui-là, est établi quand le véhicule de l'amant y prend place. Les ex conjoints deviennent à couteaux tirés, sans jeu de mots facile...  

Certainement en vue de créer un climat de saine collaboration dans l'intérêt des enfants, faut-il présumer, Mme Gaston change au plus vite les serrures de sa maison et, la veille du double meurtre, menace Turcotte de disparaître avec Olivier et Anne-Sophie sous une fausse identité.  Parlez-moi d'une femme accommodante...

Bien que Mme Gaston ait affirmé, au lendemain des meurtres et sous auréole, qu’elle avait accordé à son ex la garde partagée pleine et entière, on peut légitimement douter de sa bonne volonté.  Est-il bien téméraire de présumer que de garde partagée, on serait vite passé à garde exclusive, en invoquant l’instabilité émotionnelle du père, et que cette garde aurait pu être accordée aisément à la mère, disposant même sur place d’un père de substitution ? 

Olivier et Anne-Sophie Turcotte
Je sais, je ne fais que spéculer.  On ne saura jamais vraiment ce qui aurait pu se passer.  Un Turcotte plus sain d’esprit aurait pu demeurer dans l’anonymat l’un de ces nombreux pères floués par le système, devenu guichet automatique de pension alimentaire avec un hypothétique droit de visite une fin de semaine sur deux.  Il y en a tant, des comme ça…

Non, rien n'excuse le geste de Turcotte, mais une question qui tue subsiste : si Mme Gaston avait fait preuve d'un tant soit peu de tact et de sollicitude envers un être qu’elle savait fragile dans sa gestion d’une situation aussi délicate qu’une infidélité entrainant une double trahison (épouse et proche ami) et si elle n’avait pas menacé son ex de lui ravir ses enfants, ces derniers seraient-ils décédés ?

Je méditerais là-dessus avant d’exonérer Isabelle Gaston de toute responsabilité dans ce double meurtre bien que, et je le répète, rien n'excuse Guy Turcotte.

mardi 1 décembre 2015

Stephanie Guthrie, la féministe qui menace la liberté d’expression canadienne…

Vous croyez peut-être que j’exagère en reconnaissant un tel pouvoir à une vulgaire misandre ?  Attendez de lire ce qui suit...
 
Stephanie Guthrie, fanatique
Précisons que, sans un système judiciaire aussi incompétent qu’idéologiquement corrompu que celui qui sévit en Ontario, une affaire aussi invraisemblable que ridicule n’aurait jamais vu le jour.  Nous parlons ici du même système qui a failli autoriser les tribunaux islamiques, qui a permis le port du niqab lors de témoignages en cour, en plus de condamner un propriétaire de quincaillerie pour avoir voulu imposer un casque de sécurité à un agent de sécurité sikh obsédé par son turban lors de travaux de rénovation.

On peut aisément constater le manque d’intelligence et de discernement de trop nombreux magistrats de cette province en ce qui a trait à l’islam et à ses déviances.  Il serait temps de prendre également conscience du délire dont la justice ontarienne peut faire preuve sous l’emprise de cet autre intégrisme qu’est le féminisme militant. 

Trois ans d’enfer 

Comme souvent, la victime de ce nouveau psychodrame féministe est un homme, Alan Elliott.  Son crime ?  Avoir contredit une féministe, Stephanie Guthrie, dans twitter.  Cette fanatique, obsessionnellement vindicative, avait déjà lancé en 2012 une première campagne de représailles contre un concepteur de jeux internet, Ben Spurr, qui avait eu la malencontreuse idée de créer un jeu permettant de donner des coups virtuels à Anita Sarkeesian, une féministe radicale spécialisée dans la dénonciation de l’image des femmes dans les médias.  Concédons qu'on a déjà vu des jeux de meilleur goût...

En proie à une incontrôlable crise de militance, Guthrie avait décidé de stimuler la vindicte d’internet contre Spurr, au point de vouloir l’atteindre dans sa vie professionnelle, comprendre ici, de le dénigrer au point où aucun employeur ne voudrait l’engager.  C’est ici que les problèmes d’Alan Elliott allaient commencer, quand cet artiste graphique a osé contester la pertinence de la vendetta initiée par Guthrie, affirmant par gazouillis que ce procédé était « tout autant vicieux que le jeu de coups au visage » dénoncé. 
 
Alan Elliott, harcelé
Toujours incapable de gérer ses émotions, Guthrie, soutenue par deux autres exaltées, Heather Riley et Paisley Rae, décida, en novembre 2012, d’accuser Elliott de harcèlement criminel en s’appuyant sur la foi de gazouillis inoffensifs dans lesquels notre homme avait toutefois eu l’hérétique outrecuidance de manifester son désaccord avec la vendetta de la féministe envers Spurr.  

Devinez quoi ?  Alan Elliott fut aussitôt arrêté  par l’agent Jeff Bangild, qui reconnut plus tard en cour que les gazouillis n’avaient strictement rien d’offensif.   Un système judiciaire compétent et circonspect aurait normalement aussitôt réprimandé l’idiot à l’origine d’une arrestation arbitraire et débouté l’accusatrice malveillante.  Mais nous étions en Ontario et, contre toute logique et tout bon sens,  le pauvre homme a été arrêté, incarcéré et accusé.  

Comme si ce n’était pas suffisant, il devait à l’origine rester emprisonné pendant la durée des procédures judiciaires.  Imaginez, ça fait maintenant trois ans que dure ce cirque aussi aberrant qu’injustifié …  C’est sans doute grâce à un moment d’inattention qu’un juge étourdi lui accorda une liberté provisoire assortie cependant de conditions draconiennes : alors qu’il gagnait sa vie comme graphiste, Elliott se vit interdire l’accès à internet et « à tout appareil donnant accès à internet ».

En clair, Guthrie avait enfin la satisfaction de voir la vengeance qu’elle avait vainement tenté d’infliger à Ben Spurr appliquée à Alan Elliott.  Si elle n’était pas déjà orgasmique, elle a dû le devenir à l’annonce de cette condition qui menaçait désormais la survie financière de sa victime, en plus de constater, au fil des ans, que l’homme, qui avait dû défrayer 50 000 $ en frais judiciaires, en devait désormais plus de 40 000 $.  Encore une noble victoire du féminisme militant… 
 
La famille Elliott, unie dans l’adversité.
Afin de pouvoir s’en sortir, Elliott et sa famille en sont réduits à recourir à une campagne de financement.  Inutile de préciser qu’ils ne devront pas compter sur le lobby féministe pour les soutenir… 

Peu d’échos, malgré des enjeux considérables… 

Il est toujours étonnant de constater l’étonnante discrétion des médias envers une aberration féministe.  Cette dernière bat cependant plusieurs records, tant en ce qui concerne l’évidente injustice infligée à un honnête citoyen qu’en ce qui a trait à l’épée de Damoclès qu’elle laisse peser sur liberté d’expression canadienne. 

Selon le journaliste Milo Yiannopoulos, « Guthrie et Riley (l’une des deux fanatiques qui l’appuie) n’ont pas besoin de gagner leur cause.  À moins d’une sérieuse percée dans sa campagne de financement, la carrière d’Elliott sera détruite.   Le procédé en a été un de représailles, et ce n’est pas fini.  Mais comment ces brutes féministes peuvent-elles s’en tirer aussi impunément ? »  En effet, qui harcèle qui, dans cette histoire rocambolesque ? 

Christie Blatchford, du National Post, malgré ses sympathies avouées envers Guthrie, a tout de même osé s'interroger sur l’avenir de la démocratie, à travers les questionnements de l’avocat d’Ellott, Chris Murphy :

« Les conséquences  d’un verdict de culpabilité pourraient être lourdes pour Elliott, mais tout autant pour la liberté d’expression sur le net, a plaidé Murphy dans ses arguments de clôture.  »  On pourrait ajouter : pour la liberté d’expression, peu importe le contexte.

La justice ontarienne se fera-t-elle la complice d’individus féministes qui, elles, pourront user de leur liberté d’expression pour museler quiconque les contredit, tout en bénéficiant d’une totale impunité quand elles bafoueront impunément le droit de parole de leurs adversaires en allant jusqu’à l’intimidation ?  

En clair, les détracteurs des féministes fanatisées et misandres devront-ils, en plus d’encourir leurs foudres, s’exposer à des représailles judiciaires à la moindre dissension ?  C’est cet avenir que nous prépare peut-être la cour d’Ontario.  Et ça, c’est aussi pire que les tribunaux islamiques…

lundi 23 novembre 2015

Crise autochtone à Val d’or : Facebook supprime mes deux articles…

C’est en cherchant un post dans ma page publique que je devais me rendre compte que quelque chose clochait.  Un peu comme un meuble que vous êtes habitué de trouver au même endroit dans une pièce de votre maison mais que votre conjointe aurait décidé de changer de place.  Mais dans ce cas, les « meubles » en question ont été mis au chemin.  Il s’agit en fait des deux articles que j’avais consacrés à la crise autochtone de Val d’or qui oppose des plaignantes d’agressions sexuelles présumées à huit policiers.

Aurai-je besoin de renforts pour les retrouver ?...
Depuis le début de ce psychodrame médiatique qui a été initié par un reportage partial et partiel de l’émission Enquête, de Radio-Canada, qui « révélait » que des femmes autochtones auraient été victimes d’abus de la part des hommes qui étaient chargés de les protéger, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les motifs tant des plaignantes en question, que des journalistes de Radio-Canada, que de la direction du Centre d’amitié autochtone de Val d’or participant au reportage, tout comme des policiers et de l’ex ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault. 

Qui dit vrai, qui ment, dans toute cette saga ?  Si certains témoignages présentés dans le reportage de Radio-Canada semblent troublants et très ressentis, des détails, dont les « services » de fellation qui auraient accordés à huit policiers à raison de 200 $ par tête de… pipe, laissent songeurs.  Où se situe la vérité, où commence la fabulation, et dans quelle mesure ?

Le litige

Mais ce n’est certainement pas ce questionnement, qui n’a cessé de faire la manchette depuis le 22 octobre, qui aurait pu causer la suppression de mes articles sur Facebook.  Je précise qu’à aucun moment, des représentants ou porte-parole de ce site ne m’ont informé de leur décision de supprimer mes deux textes et que c’est tout à fait par hasard, ce samedi, que je devais constater leur disparition.

Dans le premier, je révélais une information parue dans la version imprimée d’un article de Félix Séguin, du Journal de Montréal, annonçant une subvention de 6,1 M $ promise par le premier ministre Philippe Couillard au CAAVD ce 4 novembre.  Curieusement, cette information, pourtant de première importance, avait été supprimée dans la version électronique du même texte.  Y avait-il eu des pressions exercées pour que ce scoop ne s’ébruite pas ?  Afin de prouver mon information, j’avais scanné l’extrait publié dans la version papier du Journal. 

L'extrait supprimé de la version électronique.
Il y avait lieu de s’interroger, ce que j’ai fait, sur les motivations du CAAVD de participer à un reportage condamnant d’avance des policiers pour voir ensuite leur subvention annuelle de 2 M $, chiffre déjà imposant également mentionné dans un article du Journal de Montréal, triplée du jour au lendemain, en surfant sur ce qui, jusqu’à présent, ne reste qu’au stade d’allégations.  Que d’émotions dans ce dossier !  De manipulation ?

On pourrait le croire si l’on considère le point de vue de Stéphane Grenier, directeur de la Piaule, un établissement venant en aide aux itinérants dont à peine 20 % sont autochtones.  Il dit redouter de voir un monopole financier échoir au CAAVD, qui laisserait pour compte l’essentiel de ses usagers.  

Plus grave encore, cet intervenant accuse, dans une lettre envoyée à son député, la directrice du CAAVD, Édith Cloutier : « Je me rends compte que nous avons tous été manipulés par Madame Cloutier. Val-d'Or, ses citoyens et sa police sont les otages d'une personne qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. D'ici peu, nous vivrons une nouvelle crise. »   Cette nouvelle crise sera-t-elle aussi médiatisée que le reportage de Radio-Canada ?  On pourrait en douter…

Dans mon deuxième article disparu, je m’interrogeais sur les motivations pour le moins mystérieuses ayant poussé le CAAVD à payer la caution d’une femme autochtone, Priscilla Papatie, ayant témoigné à l’émission Enquête.  Mme Papatie avait été incarcérée pour bris de probation.  Retour d’ascenseur ?  Je soulignais l’extrême réserve de la directrice adjointe de cet organisme, Sandy McGuire, à donner des raisons claires sur cette intervention de son organisme. 

Achalandage record

La parution du premier de mes deux articles a suscité un achalandage record dans mon blog.  Après un démarrage plutôt lent, je voyais les visites augmenter de minute en minute.  Un coup d’œil à la provenance des visiteurs m’indiquait que l’écrasante majorité venait de Facebook.  Je ne pouvais cependant localiser la provenance exacte, mais mon impression est qu’il s’agissait d’une page très en vue expliquant pareil raz-de marée dans mon blog.

Mon deuxième texte devait susciter un achalandage plus modéré, mais il m’est difficile d’établir à quel point sa disparition de Facebook explique cette modération, dans l’impossibilité où je me trouve de déterminer le moment exact de la suppression, découverte par hasard.

À méditer, pendant que c'est encore permis...
À l’évidence, des pressions ont été exercées afin de faire disparaitre mes textes par des gens suffisamment importants pour faire obtempérer Facebook.  De qui s’agit-il et quelles sont leurs motivations ?  Vos suppositions là-dessus valent les miennes.   Il suffit de se demander qui ces textes dérangent le plus…

Quoi qu’il en soit, dans le contexte que nous connaissons où des vierges offensées de gauche, féministes étatiques ou inclusives multiculturelles, essaient d’imposer un bâillon sur tout discours remettant en cause leurs positions, il n’est malheureusement pas surprenant de voir Facebook jouer leur jeu.  Nous vivons à l’époque du projet de loi 59, liberticide pour la démocratie, et des poursuites bâillons intentées contre Philippe Magnan, Vigile.com, Louise Mailloux et Djemila Benhabib. 

Nous vivons également au temps d’une étude bidon sur les « radios-poubelles » de Québec et des crises d’hystérie collective devant une blague inoffensive de Jean-François Mercier. Des personnalités doivent s’excuser régulièrement pour le moindre accroc à la rectitude politique.  J’ai moi-même vu mon blog du Huffington Post supprimé arbitrairement et sauvagement.  À quand une police étatique de la pensée ?

C’est dans cette atmosphère de bêtise étouffante et de cris d’orfraie que nous nous laissons tranquillement glisser, victimes consentantes d’une asphyxie croissante de notre liberté de parole.  Et ce, au nom des principes moraux les plus nobles.  La démocratie en fait-elle toujours partie ?

vendredi 13 novembre 2015

Le CAAVD paie la caution d’une plaignante autochtone ayant témoigné à « Enquête »…

Un dicton dit qu’un service en attire un autre, tout comme il existe un précepte voulant que si l’on donne, on doive le faire sans ostentation.  C’est sans doute ces deux nobles principes qui guidaient Sandy McGuire, directrice adjointe du Centre d’amitié autochtone de Val d’or, quand elle a d’abord nié avoir payé la caution de 1000 $ qui avait permis à Priscilla Papatie, plaignante autochtone ayant témoigné à l’émission Enquête, de recouvrer sa liberté. 

Priscilla Papatie, plaignante autochtone libérée
Précisons que Mme Papatie, arrêtée le 3 novembre dernier pour bris de probation, avait déclaré à cette émission qu’un policier du poste de la Sûreté du Québec à Val-d’Or l’avait bousculée et l’avait déchaussée avant de l’abandonner sur un banc de neige, dans la cour d’un magasin Walmart.  Une autre femme autochtone avait carrément accusé huit policiers de l’avoir forcée à leur faire des fellations moyennant 200 $ chacun, 100 $ « pour le service », et 100 autres, « pour fermer sa gueule ».  Cette dernière déclaration a été diffusée à plusieurs reprises au cours de la tempête médiatique que l'on sait. 
Questionnée avec plus d’insistance par David Prince, du Journal de Montréal, la directrice adjointe du CAAVD devait finalement confirmer le paiement de la caution du bout des lèvres, devant l’évidence de documents de cour « pourtant clairs ».  Elle s’est ensuite refusée à tout commentaire. 

Le Journal a néanmoins poursuivi avec cette question on ne peut plus cruciale, qui pourrait bien expliquer la discrétion et la modestie de Mme McGuire : «Interrogée ensuite pour savoir si le Centre d’amitié autochtone se sentait redevable envers Mme Papatie parce qu’elle a témoigné à visage découvert à l’émission Enquête, Mme Mcguire a répondu qu’elle comprenait notre questionnement, mais qu’elle ne voulait pas commenter. »  Il y a des moments dans la vie, comme ça, où on se garde une petite gêne…
Cette question avait cependant toute sa pertinence si l’on songe que, après la diffusion du reportage très féministe de Radio-Canada, présentant les femmes autochtones comme des victimes dont la parole ne saurait être mise en doute, et les policiers comme forcément coupables d’agressions sexuelles, le CAAVD a vu comme par miracle sa subvention annuelle déjà plantureuse de 2 M $ portée à 6,1 M $ !

De là à parler d’un coup de markéting social, habilement orchestré entre le CAAVD et la société d’État, à n’en pas douter couronné de succès, il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement.  Ainsi que le précise le Journal : « À la suite d’une rencontre avec les chefs des communautés autochtones le 4 novembre, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé une subvention de 6,1 M$ au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. »  Le 4 novembre, c’est peu de temps après le reportage d’Enquête diffusé le 22 octobre, non ?  

Une question innocente, comme ça : Une telle annonce serait-elle survenue sans le buzz médiatique du reportage biaisé de Josée Dupuis et Benoit Michaud ?  Poser la question, c’est y répondre.
Une pratique surprenante
Stéphane Grenier, lanceur d'alerte...
Les soupçons légitimes d’un retour d’ascenseur pour service rendu se voient alimentés par la surprise causée à l’annonce de la libération de Mme Papatie : « La directrice du Regroupement des centres d’amitié autochtones, Tanya Sirois, s’est dite très surprise d’apprendre qu’un centre a payé une caution pour faire libérer une femme autochtone. Elle a mentionné qu’il n’y avait aucun programme en place dans les centres d’amitié autochtones pour payer des cautions. »

Tout comme Mme McGuire, Mme Sirois n’a pas voulu commenter davantage, alléguant que « la situation à Val d’or était très complexe. »  On peut prendre la mesure d’une telle complexité par les déclarations récentes de Stéphane Grenier, président de La Piaule, un organisme qui vient en aide aux itinérants, qui s’est dit victime d’intimidation de la part d’Édith Cloutier, directrice du CAAVD.
Dans une lettre envoyée au député libéral Guy Bourgeois, l’intervenant avait déclaré que 80 % des itinérants étaient des non autochtones et que le monopole financier consenti au CAAVD risquait fort de les exclure de services essentiels.  Il ajoutait ce constat lapidaire : «Je me rends compte que nous avons tous été manipulés par Madame Cloutier. Val-d'Or, ses citoyens et sa police sont les otages d'une personne qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. D'ici peu, nous vivrons une nouvelle crise.» Pourquoi n’ai-je pas de doutes là-dessus ?
La poussière qui retombe tranquillement à la suite du reportage sensationnaliste de Radio-Canda et du départ très émotif de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, pourrait bien finir par salir, par les jeux de coulisses qu’elle a momentanément dissimulés,  les journalistes incompétents d’Enquête, sur lesquelles Dominique Payette pourrait se pencher, mais, surtout, la direction du CAAVD. 

Mais qui seront les vrais perdants, dans toute cette saga ?  À n’en pas douter les femmes autochtones elles-mêmes, dont les multiples problématiques seront balayées par un psychodrame qui avait la douteuse prétention de leur venir en aide… 

jeudi 12 novembre 2015

Une documentariste fait échec aux menaces de « suicide professionnel » des féministes !

Une féministe militante américaine, Cassie Jaye, devait initialement réaliser un documentaire sur le mouvement des droits des hommes (Men’s Right’s Movement) afin d’en dénoncer la violence et la misogynie.  Elle consacra à son projet des centaines d’heures réparties sur deux ans et demi à s’entretenir avec des représentants de ce mouvement controversé.   Sa découverte ?  Ces militants n’étaient pas les loups solitaires ni les misogynes qu’elle appréhendait.  « La plupart sont en couple et ont des enfants, a-t-elle affirmé, et ce fut un choc pour moi de le découvrir. »

Cassie Jaye, féministe atypique
Par souci d’équité, la journaliste devait également donner la parole à certaines détractrices parmi les plus véhémentes de ce mouvement, dont Katherine Spillar, directrice de la Feminist Majority Foundation.  Cette dernière et ses collègues radicales, nous apprend The Telegraph, réagirent plus que négativement au changement de cap de Mme Jaye qui, de critique du mouvement « masculiniste », en devint une sympathisante en plus de – Oh horreur ! – dénoncer ouvertement l’hostilité obsessionnelle que le féminisme radical manifeste encore et toujours envers les hommes.  

« Suicide professionnel ! » 

C’est une réalité de plus en plus flagrante : les féministes radicales, comme tout bon gauchiste qui se respecte, ne valorisent la démocratie que quand elle favorise leur discours.  Dans le cas contraire, la réprobation la plus sauvage, les attaques personnelles et la censure deviennent leurs armes privilégiées. 

Au Québec, cette tendance s’est manifestée récemment par leur contribution et leur appui au projet de loi 59, visant la répression des discours soi-disant haineux, par une motion unanime à l’Assemblée nationale condamnant ce mal imaginaire qu’est l’islamophobie, et par le rapport ridicule d’une féministe universitaire, Dominique Payette, la fille de l’autre, qui aimerait censurer les terrorisantes « radios-poubelles » de Québec au nom de la démocratie !  Difficile d’être plus incohérentes…

Dominique Payette, fumiste et censeure
Et il ne s’agit là que de manifestations récentes de leur volonté maladive de museler.  Il y aurait tout un historique à faire sur ce sujet.  Même au pays de Clint Eastwood et de Sylvester Stallone, les féministes militantes restent tout autant répressives et ennemies de la liberté d’expression que chez nous, comme Mme Jaye allait en faire l’amère expérience. 

Elle fut clairement menacée de s’enligner droit vers un suicide professionnel (Pourquoi ne pas parler de meurtre professionnel ?), si elle maintenait sa nouvelle orientation.  Comment imaginer pareil avenir pour une documentariste qui s’était méritée plusieurs prix pour ses deux films précédents, Daddy I Do, et The Right to Love : an American Family.  Le financement de son documentaire s’évapora néanmoins comme de la neige sur une chaufferette et sa réalisation semblait  du jour au lendemain compromise.

Déterminée, Mme Jaye se mit en recherche de financement.  Elle fut surprise des résistances rencontrées : « J’ai reçu plusieurs courriels de gens haut placés dans l’industrie du film qui, non seulement soutenait mon projet, mais qui voulaient même le réaliser.  Ils avaient toutefois l’impression qu’ils commettraient un suicide professionnel s’ils le faisaient. »

La journaliste semblait en très mauvaise posture, poursuit The Telegraph, quand le lancement d’une campagne de financement obtint des résultats inespérés avec les contributions de 2732 défenseurs de la liberté d’expression qui réunirent un montant providentiel de 211 260 $.  Dès lors, le financement du film était assuré. 

The Red Pill

Warren Farrel, auteur
Le documentaire, explique le journaliste Martin Daubney, a pour titre The Red Pill, en référence au film The Matrix, mettant en vedette Keanu Reeves, dont le personnage doit prendre une pilule rouge afin de voir la vérité.  Cette vérité, les défenseurs de la cause des hommes prétendent la voir quand ils dénoncent les agissements de certaines femmes misandres et l’expansion d’une société de plus en plus hostile aux hommes et aux garçons

Ce film constitue un évènement, puisqu’il donne pour une première fois la parole à plusieurs ténors du mouvement des hommes américain, dont Paul Ealm, fondateur de A Voice For Men, Warren Farrel, auteur de The Myth Of Male Power, et Dean Esmay, fondateur de The National Coalition For Men.  Ces militants sont généralement dissimulés par les médias comme des maladies honteuses.  Le film de Mme Jaye leur permet enfin de démontrer qu’ils n’ont rien à voir avec les fanatiques misogynes et violents que les féministes radicales prétendent voir en eux.  Pas étonnant qu’elles cherchent à étouffer leur discours…

La sortie du documentaire est prévue pour l’automne de 2016 lors des élections présidentielles américaines afin d’attirer l’attention des politiques sur la condition masculine. 

« La réalisation de ce film a été l’expérience la plus déterminante de ma vie, a déclaré Mme Jaye.   Ça a complètement changé ma perception des hommes, de ma relation avec mon conjoint jusqu’à mes repères paternels.  Ce film ouvrira des portes sur notre compréhension de la façon dont les hommes vivent. » 

Elle conclut : « Par dessus tout, The Red Pill n’est pas un film contre les femmes, mais bien en soutien aux hommes.  Et ça ne peut être qu’une bonne chose ! » 

Aucun doute, Mme Jaye, et bravo !

mercredi 11 novembre 2015

De Payette à Thériault : « Appelez-moi, Lise ! »

J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune prise de position de Lise Payette sur « l’innovation » de Justin Trudeau d’instaurer une parité ministérielle cosmétique à partir d’une députation féminine ne représentant que 26 % des élus de son parti.  Curieux paradoxe que celui de la parité à tout prix, stratégie électoraliste instaurée arbitrairement au mépris de toute égalité réelle, les députés masculins ayant alors presque trois fois moins de chances d’obtenir un ministère en raison de leur sexe.  Et puis, combien d’hommes méritants ont été écartés au profit de néophytes dont Mélanie Joly reste la représentante la plus notoire ?

Lise Payette, égale... à elle-même.
Mme Payette s’était pourtant montrée si enthousiaste en 2007, lorsque Jean Charest avait effectué la même manœuvre publicitaire avec un cabinet ministériel paritaire à partir d’une députation féminine d’à peine 30 %.  Comment expliquer sa discrétion aujourd’hui ?  Par le fait qu’une députation paritaire n’ait pas empêché le parti de Jean Charest de passer pour un parti croulant sous les conflits d’intérêt et même, sous la corruption ?  Par le fait que le sort des femmes n’ait été ni meilleur, ni pire, avec un cabinet paritaire, contrairement à ce que péroraient les oracles féministes ? 

Ou par le fait que, en dehors de l’attitude ferme et déterminée de Lise Thériault face à la FTQ dans le dossier du placement syndical, aucune ministre ne s’est signalée par des réalisations marquantes, ou beaucoup s’en faut.  Par quels exploits, en effet, se sont donc démarquées les Michelle Courchesne, à l’Éducation, Yolande James, à l’Immigration, Christine St-Pierre, à la Culture et à la Condition féminine, Monique Jérôme-Forget, au Conseil du trésor, Nathalie Normandeau, aux Affaires municipales, pour ne nommer que celles-là ?  On cherche encore…

Lise Payette, meilleure que René Lévesque ? 

Dans son ultime chronique au Journal de Montréal, Lise Payette s’exprimait ainsi en 2007, lors de l’annonce du cabinet paritaire de Jean Charest : « J'ai écrit que «les femmes travaillent plus et mieux que les hommes». J'ai failli me faire crucifier à cause de cette phrase. Je la maintiens pourtant. Les femmes ont-elles le choix? Elles ne peuvent pas dormir sur leurs lauriers car elles doivent constamment prouver qu'elles méritent le poste qu'on leur a confié. Elles travaillent toujours plus et mieux. »  

J’aimerais bien voir Mme Payette évaluer, avec le recul, la performance du cabinet paritaire de Jean Charest.  Trouverait-elle toujours que les ministres féminines d’alors ont travaillé « plus et mieux » ?  En tout cas, elle se montre pour le moins discrète sur la question en 2015.  Voilà donc ce qu'écrivait cependant la première ministre de la Condition féminine travaillant « plus et mieux » que ses collègues masculins sous l’égide de René Lévesque au cours du premier mandat du PQ.  J’avais commenté en 2007 la déclaration ahurissante de Lise Payette :

Lise Payette travaillait plus et mieux que Gérald Godin ?
« Ainsi s’exprimait celle qui a travaillé avec l’infatigable René Lévesque, le premier ministre le plus significatif et le plus populaire de l’histoire du Québec et avec Jacques Parizeau, l’instigateur acharné de la politique économique du gouvernement, de l’essor d’un capitalisme québécois francophone, créateur du Régime d’épargne-actions, en plus d’avoir favorisé la mise sur pied du Fonds de solidarité de la FTQ.

« Peut-être n’a-t-elle par remarqué le discret Camille Laurin, le père de la loi 101, ni Denis Lazure, qui en moins de six ans devait instaurer le réseau des garderies (non, c’est pas Mme Payette qui a fait ça), soutenir les personnes âgées, créer l’Office des personnes handicapées du Québec, développer la médecine préventive, instaurer les cliniques d’IVG et adapter l’Aide sociale au contexte de l’époque.  Elle devait avoir la tête ailleurs, pendant les envolées de Claude Charron, redoutable leader parlementaire, de Jean Garon, membre fondateur du PQ, et autres Gérald Godin, qui siégeait même miné par la maladie qui devait l’emporter.  »

Ne serait-ce que pour ce dernier exemple, Gérald Godin, Mme Payette mériterait de sévères remontrances et devrait présenter des excuses publiques.  Aller dire que l’on travaille plus et mieux qu’un homme qui, même agonisant, a rempli avec courage et dignité ses fonctions d’élu est carrément dégueulasse.  Je répète : dégueulasse ! 

L’énigme Thériault 

Quand je pense à la force de caractère que Lise Thériault a manifesté en tenant tête à la FTQ dans le dossier du placement syndical, j’ai du mal à croire que nous avons eu affaire à la même personne lors de la gestion erratique, émotive et terriblement inefficace du psychodrame médiatique des allégations d’abus sexuel visant huit policiers de Val d’or.  Bien plus que sa passivité dans ce dossier – D’aucuns lui auraient reproché son ingérence si elle était intervenue. - , c’est sa condamnation sans preuve des agents en question qui soulève le doute sur ses compétences.  Un devoir de… réserve aurait été de mise sur cette question hautement émotive.  Elle a pourtant craqué sans raison décelable.  

L'énigmatique Lise Thériault
Il n’en fallait pas moins pour que Lise Payette, qui a déjà materné Pauline Marois en lui disant que tous ses malheurs électoraux n'étaient attribuables qu'à son sexe, lui tende une main secourable… On imagine le désarroi de Lise Payette : la seule ministre compétente sous Jean Charest, et la voilà au tapis !  Voici ce que l'auteure des téléromans Les dames de cœur et Les machos lui a déclaré : 

«Le milieu politique est dur pour les femmes. Ce monde, si terriblement masculin, oblige les femmes qui arrivent à s’y glisser à jouer le jeu comme ces messieurs le font, c’est-à-dire avec froideur et sans réactions émotives. C’est toujours « business as usual ». Personne n’a jamais vu un homme pleurer à l’Assemblée nationale, même s’il m’est arrivé d’en voir pleurer quelques-uns dans les coulisses. Je ne vous dirai pas qui et surtout pas pourquoi. »  

Que Pierre Moreau, qui a repris les rênes de la Sécurité, en plus de conserver les Affaires municipales, l'Occupation du territoire et la responsabilité régionale de la Montérégie,  se le dise : s’il gère efficacement son nouveau ministère, ce qui d’ailleurs semble s’annoncer, ce n’est pas parce qu’il fait preuve de sang-froid et de confiance en soi, mais bien parce qu’il agit « avec froideur et sans réactions émotives ».  L’efficacité au masculin serait pratiquement une tare…

L’effondrement de l’ex ministre serait en revanche un signe d’humanisme, et non d’incompétence :

«Pour ma part, ajoute Lise Payette, j’ai choisi de croire que vous pleuriez sur le sort de ces femmes autochtones de Val-d’Or qui, avec courage, venaient de soulever un pan important de ce qu’elles endurent depuis si longtemps sans que jamais personne ne prenne le temps de les écouter. Vos larmes m’ont confirmé que vous compreniez parfaitement bien de quoi elles avaient parlé ouvertement et je me suis dit qu’elles avaient de la chance d’être tombées sur vous pour les aider et leur rendre justice. »  

Pour ce que ça leur sert aujourd’hui…  Sans doute Mme Thériault interviendra-t-elle par télépathie.

Par ses derniers propos, Mme Payette bafoue, comme ses consœurs misandres, la présomption d’innocence.  Faut-il s’en surprendre ?  Dans une perspective féministe radicale, un homme accusé est toujours coupable, et une femme incompétente, toujours victime.  Mais cette vision idéologique aussi, Mme Payette, c’est « business as usual »…