vendredi 20 février 2015

Mosquée à Shawinigan : quand l’information confirme l’intuition...

À en croire Ginette Gagnon et Jean-Marc Beaudoin, respectivement éditorialiste et chroniqueur au quotidien mauricien Le Nouvelliste, les Shawiniganais ont cédé à une peur irrationnelle en refusant que le zonage de leur parc industriel soit modifié en vue d’y admettre l’établissement d’une mosquée.  Plus précisément, le conseil municipal de cette ville a eu tort, croient-ils, de tenir compte des appréhensions de ses commettants en opposant pareil refus à des musulmans pacifistes, bien intégrés et souscrivant à une religion de paix. 

Philippe Bégin Garti
Nos médias d’information étant ce qu’ils sont, tant au plan régional que provincial ou national, comment blâmer ces gens d’agir sans en savoir davantage sur les enjeux réels de l’arrivée d’une mosquée dans leur environnement immédiat ?  Et si les journalistes faisaient leur travail avec une réelle impartialité et une détermination implacable à chercher l’information où elle se trouve au lieu de s’enfoncer dans le lazy-boy intellectuel de l’aveuglement volontaire, les Shawiniganais auraient-ils pris une décision différente ?  Certainement pas, mais ils auraient davantage compris le bien-fondé de leur refus.

Ce n’est pas parce que des préjugés sont favorables, chers journalistes du Nouvelliste, qu’ils cessent d’être des préjugés…

L’énigmatique M Bégin Garti

On serait tenté de donner Allah sans confession à M Philippe Bégin Garti, affable président du Centre culturel de Shawinigan et promoteur du projet de mosquée, quand il affirme que ce lieu de culte inoffensif jouerait un rôle préventif envers toute radicalisation de l’islam.  Un article extrêmement documenté, publié par le site Point de bascule, véritable bête noire de nombre d’islamistes qui aimeraient le vouer aux gémonies, en trace cependant un portrait pour le moins troublant.

Abdelati Aatif, président du CCIVS, Abdelatif
Badli, Philippe Bégin Garti, l’imam Jafaar et Tarif Louah.
On y apprend que M Garti s’était associé en 2012 au Conseil musulman de Montréal, représentant 70 groupes islamiques, dans l’organisation d’une journée portes ouvertes d’une quinzaine de mosquées.  M Garti faisait partie du Centre islamique de Vaudreuil-Soulange et  avait prêté son concours à l’organisation de cette activité (voir photo) dans cette MRC en tant que responsable des communications. 

Un étonnant compagnon de lit

Qu’y a-t-il de mal à cela ?  Un tout petit détail : le Conseil musulman de Montréal est présidé par nul autre que l’imam Salam Elmenyawi, défenseur acharné de la charia, qui s’était particulièrement illustré par son opiniâtreté à faire reconnaitre les tribunaux islamiques en Ontario.  Dire que cet imam ne porte pas dans son cœur Mme Fatima Houda-Pépin, alors à l’origine de la pétition à l’Assemblée nationale condamnant cette initiative répugnante, est en dessous de la vérité. 

Point de Bascule cite les passages d’une entrevue de cet étonnant personnage, donnée à La Presse, dans son édition du 16 juin 2003, p. B1 : « La séparation de la religion et de l’État est impensable.  Comme on fait appel à un ingénieur pour concevoir un pont, on se réfère à Dieu pour faire les lois. »  Éloquent, non ?

Mais il y a mieux, si l’on peut dire.  Nous apprenons dans le même article que, tandis qu’il mettait sur pied son Conseil de la charia au Québec, Elmenyawi déclarait, dans le Devoir du 11 décembre 2004, qu’il se trouvait en contact rapproché avec Youssef Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans, rien de moins, connu pour avoir déjà lancé une fatwa appelant à «une guerre totale contre les juifs, où qu'ils soient»...

Au fait, comment cette sympathique « sommité » conçoit-elle le rôle d’une mosquée ?  Ainsi :  «Ce doit être le rôle de la mosquée que de guider les politiques publiques de la nation, de présenter les enjeux importants et de faire connaitre ses ennemis.» 
«Depuis les temps anciens, la mosquée a joué un rôle important pour encourager le jihad dans le sentier d’Allah, pour inciter à résister aux ennemis de la religion que sont les occupants (sic !). C’est dans les mosquées que l’intifada bénie dans la terre des prophètes, la Palestine, a commencé. Le premier appel est venu des minarets et l’intifada a d’abord été connue sous le nom de la révolution des mosquées. Le rôle de la mosquée dans le jihad afghan et dans tous les autres jihad islamiques est indéniable. »
Comme opposition à la radicalisation de l’islam, intégration à une société d’accueil et séparation de la religion et de la politique, on a vu plus probant, non ?
Comment M Garti se positionne-t-il ?
Jean-Marc Beaudoin et Ginette Gagnon,
du Nouvelliste, ont connu de meilleurs moments...
Malgré toutes les bonnes intentions dont il se drape, il y a lieu de se demander comment un militant islamique comme M Garti a pu cautionner en 2012, par son soutien médiatique, une activité de promotion organisée par un individu aussi douteux que l’imam Salam Elmenyawi tout en se positionnant comme un ennemi de l’islam radical.  Souscrit-il aux propos du guide spirituel de cet imam ?
Le même Elmenyawi, toujours cité par Point de bascule, avait affirmé en septembre 2004, s’appuyant sur une fatwa de son guide spirituel, Youssef Qaradawi, que l’argent recueilli par la charité islamique, appelée zakat, pouvait servir à rétribuer ceux qui travaillent dans les médias à promouvoir l’islam.  Aucun problème avec ça, en principe, tout travail méritant salaire.  Mais de quel islam parle-t-on ?  Celui de Youssef Qaradawi et de Salam Elmenyawi  a un nom : islamisme, et son fer de lance avoué est la charia.
Toutes ces informations, que vous ne trouverez jamais dans Le Nouvelliste, ont de quoi interpeler l’esprit le plus somnolent, même chez nos journalistes régionaux.  Or ces informations leur ont été communiquées et ils n’en n’ont pas tenu compte.  Paresse d’esprit ou autocensure causée par une fatwa de leur employeur ?  Et si c’était ces présumés professionnels de l’information qui souffraient d’une peur irrationnelle ?  Les paris sont ouverts.
Les citoyens de Shawinigan ont fait preuve de sagesse en refusant l’ouverture d’une mosquée dans leur ville.  En lisant le topo de Point de bascule dont je viens de ne citer que quelques informations, ils comprendront combien leur intuition était justifiée.

4 commentaires:

Martin Malthus a dit…

"Politics make for strange bedfellows" dit l'adage. Je crois que nous devons aussi inclure, par caution, la religion. Qu'un musulman "doux" et un hardcore islamiste participent aux mêmes activités et se retrouvent "ensemble" dans différents souper-spaghettis n'a rien, en soi, de différent avec une réunion du Parti Québécois ou ex-terroristes (felquistes) et briseurs de jambes à la Rambo cotoient tout normalement des êtres bonnets et simplets comme Lisée ou Drainville.
Celà dit, il ne faut pas pêcher par l'inverse, particulièrement en ce qui touche l'Islam: LA religion qui produit actuellement le plus de débiles meurtriers et fanatiques sur le globe. Sachant que tout musulman n'est qu'à une interprétation de son livre sacré du djihadisme, il est de notre devoir de citoyen de creuser à fond les pensées de ceux qui veulent s'implanter chez nous.
Dur? Injuste? Exagéré? Peut-être, mais on peux certainement en dire autant des meurtres chez Charlie Hebdo, de l'assaut sur notre parlement, de l'immolation lèchée d'un prisonnier de guerre, de la décapitation en masse de coptes qui n'avaient rien à voir avec rien ou de travailleurs humanitaires qui cherchaient simplement à... aider!
Je plains les musulmans modernes- honnetement- ils sont pris entre l'arbre de leur croyance et l'écorce de ceux qui la poussent aux extrêmes les plus barbares. Pas facile a naviguer. Mais en attendant, s'ils ne comprennent pas encore que l'onus de la preuve est dans leur camp; qu'il leur faille montrer pattes blanches ( et plutot deux fois qu'une) pour être accepter, eh bien, ils n'ont toujours pas saisi l'ampleur du malaise profond que l'Islam moderne soulève partout dans le monde.


Malthus

Denis Gaumond a dit…

Monsieur Martin Malthus affirme que l'islam est "la religion qui produit actuellement le plus de débiles (sic) et fanatiques sur le globe". En attaquant gratuitement et sans raison aucune le PQ, Lisée et Drainville, M. Malthus, récemment exposé à l'islam, nous prouve qu'il a parfaitement raison.

Martin Malthus a dit…

Je n'ai nullement "attaqué" le PQ. Je vous suggère, M. Gaumont, un retour au primaire et aux exercices de compréhension de texte qui s'y rattachent. Genre: 3ième année: la COMPARAISON.
Et, pour votre gouverne, lorsqu'on utilise l'adverbe "sic", c'est pour signifier qu'on cite textuellement. Si vous avez déjà pris la peine de citer mon propos avec des parenthèses, ajouter un "sic" en cours de route ne fait qu'indiquer que vous ne savez comment parler/utiliser votre propre langue.

Malthus

Martin Malthus a dit…

Et pendant que nous y sommes, M Gaumond, lorsque vous citez une phrase, faites le donc en entier comme il se doit! Vous n'êtes pas au National Enquirer ici!
"... débiles MEURTRIERS" se lisait la phrase que vous avez jugé adéquat de tronquer et *ensuite* de m'attribuer.
Pfff!
Merci