vendredi 23 octobre 2015

La présomption d’innocence, un insupportable irritant pour le RQCALACS…

Stratégie médiatique et marketing obligeant, il est tout à fait normal qu’à l’aube de la neuvaine de victimisation de la violence faite aux femmes, qui aura lieu comme chaque année entre le 25 novembre et le 6 décembre, le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) ait jugé opportun de lancer une nouvelle campagne de « sensibilisation » sur le phénomène des agressions sexuelles qui, à les en croire, ne visent que les femmes *.  Le thème veut tout dire : « On vous croit. »  Mais laissons-les nous présenter elles-mêmes leur activité : 

« La campagne #OnVousCroit vise à souligner l’importance pour les survivantes (d’agressions sexuelles) d’être crues au moment de leur dévoilement à des proches ou de leur dénonciation aux autorités.  Elle réitère haut et fort que les victimes méritent et doivent être crues au moment d’en parler. Cette condition est fondamentale au dévoilement et ultimement, à leur rétablissement. »  

En clair, la parole d’une plaignante devient sacrée et ne saurait être mise en doute.  Les menteuses ne sont que des fantasmes fantomatiques jaillis des cerveaux malades de masculinistes névrosés !  Précisons qu’aux yeux du RQCALACS, qui citent par ailleurs les Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle 2001) :  « Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. » 

Alors tout « geste à caractère sexuel, commis sans le consentement de la personne » peut devenir une agression sexuelle ?  Ouf, voilà qui ratisse large !  Regard insistant, sifflement dans la rue, plaisanterie grivoise, approche balourde et hop !  Vous voilà des agresseurs, Messieurs !  Vite, quand approche une femme dans la rue, taisez-vous, courrez vers le trottoir opposé et dégainez vos verres fumés ! 

Une féministe qui « n’embarque pas »… 

Sophie Durocher, féministe délinquante...
Dans un billet bien senti, la chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher, s’inscrit en faux contre cette campagne victimaire :

« On ne peut pas passer de « on ne croit personne » à « on croit tout le monde ».  Ce serait occulter le fait que de fausses victimes dénoncent parfois de fausses agressions.  Pourquoi les policiers feraient-ils enquête alors ? « Pas besoin, les amis, les victimes on les croit ! »  Pourquoi y aurait-il des procès alors ? « Pas besoin, les amis, les victimes on les croit ! »  Il suffit qu’une femme ou un homme affirme avoir été abusée et on devrait la/le croire sur parole ? Sans poser de questions, sans fouiller ?  Voyons donc.  Et quid de la présomption d’innocence ? N’importe qui dénonce n’importe quelle agression et on condamne l’accusé sans autre forme de procès ?  En voulant corriger un tort on en invente un autre. » 

Or ce tort est déjà créé, Mme Durocher.  Je ne compte plus les témoignages d’hommes que j’ai reçus au fil des ans qui m’ont affirmé avoir été victimes de fausses allégations, en plus d’avoir constaté que les policiers enquêtaient plus facilement à charge qu’à décharge et que la Justice semblait bien davantage prendre en considération le point de vue de leur accusatrice que le leur.  

La plupart ont réussi à s'en sortir, mais à quel prix, et sans que leur accusatrice ne soit le moins du monde inquiétée par notre système !  Les corps policiers protègeraient-ils mieux les menteuses que les vraies victimes ?  

Il serait grand temps de poser cette question, dont la réponse démontrerait que les fausses accusations causent des préjudices irréparables tant chez les hommes qui en sont victimes que chez les femmes vraiment agressées qui ne sont pas crues à cause des menteuses qui auront trop souvent miné leur crédibilité au préalable. 

Le RQCALACS riposte… 

Comme il fallait s’y attendre, Maude Chalvin, au nom du RQCALACS, a réagi en commentaire à la chronique de Sophie Durocher, et la riposte de ce regroupement a de quoi donner froid dans le dos, tant elle trahit une mentalité résolument dogmatique et inquisitoriale.  Je vous la présente, assortie de mes commentaires en bleu. 

« Au nom des fausses allégations, mieux vaut mettre leur parole en doute? Oui, Madame, on appelle ça « présomption d’innocence », et c’est un concept à la base de notre système juridique visant à éviter les erreurs judiciaires.  C’est ce que vous nous proposez, Mme Durocher ? De leur dire «  On ne vous croit pas tant qu’il n’y aura pas de preuve » ? L’Inquisition aussi condamnait sans preuve, tout comme les pays sous l’emprise de l’Islam radical.  Pas utile de suivre les traces de barbares rétrogrades et… patriarcaux ! 

Comme l’agression sexuelle est un des rares crimes où la victime est très souvent le seul témoin, vous nous proposez de leur dire « c’est ta parole contre la sienne » ? À ce petit jeu, j’ai recueilli nombre de témoignages démontrant que la parole d’une accusatrice pèse plus lourd que celle d’un homme injustement accusé, mais bien sûr, ces témoignages n’ont aucune valeur scientifique, pas plus que vos opinions, d’ailleurs.  C’est votre parole contre la mienne...  

Et comme, dans la majorité des cas, il n’y a pas de « preuves » alors, vous proposez qu’on leur dise d’emblé : «arrête d’en parler, garde ça pour toi, de toute façon personne te croira », c’est bien ça ? »  Bien sûr, défendre la présomption d’innocence, c’est enfoncer les femmes, par ailleurs seules victimes d’agressions sexuelles, dans leur silence…  Toujours le même chantage à la culpabilisation idéologique : crois aveuglément ou meurs ! 

Suit l’inévitable laïus au dopage statistique relevant davantage de l’inflation purement spéculative que de la réalité :

« Les chiffres de la sécurité publique le démontrent, seul un crime sexuel sur 10 est dénoncé aux autorités. Et la majorité de ces plaintes ne mènent pas à des condamnations. Peut-être que le majorité de ces plaintes n’était tout simplement pas fondée, Mme Chalvin, y avez-vous pensé  ?  

Les fausses allégations ? Un détail, pour le RQCALACS.
Or, nous parlons à toutes les victimes (dont 90 % ne porteront jamais plainte) : pour leur dire : #OnVousCroit, le premier pansement, le premier mot d’une société qui veut en finir avec les agressions sexuelles. »  Si ces victimes ne dénoncent pas, ne rapportent donc leur agression à aucun poste de police, à aucun intervenant social, à aucun juriste, comment peut-on alors arriver à comptabiliser qu’elles représentent… 90 % des victimes ?  Les CALACS  et le ministère de la Sécurité publique disposeraient-ils de talents médiumniques particuliers ?  Sans doute existe-t-il un cours sur le sujet à l’École de police de Nicolet… 

La présomption d’innocence, c’est bien énervant… 

J’ai souvent abordé la menace que le féminisme étatique fait peser sur la présomption d’innocence, déjà fortement hypothéquée.  Le point de vue du RQCALACS ne représente qu’un témoignage supplémentaire de cette intolérance.  Allons-nous continuer de céder à ce chantage dogmatique ?


* « #OnVousCroit c’est pour ça que les CALACS reçoivent les femmes gratuitement et confidentiellement qu’elles souhaitent dénoncer ou non. »

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Dans le dossier des policiers accusés d'abus de Val D'Or
La Sûreté du Québec a mandaté la capitaine Ginette Séguin à prendre, de façon intérimaire et jusqu’à nouvel ordre, les fonctions de directrice du poste de la Vallée de l’Or.

Anonyme a dit…

En ces temps de courses aux subventions par les groupes féministes souffrant de misandrie je crois que le timing de l'émission Enquête n'est pas le fruit du hasard mais bien arrangé avec le gars des vues. Le gouvernement et les autres savent depuis mai et ou avant.
***
Voici un article de Myriam Grenier de l'Echo Abitibien qui a de quoi faire sursauter :
Accusations contre des policiers de Val D'or..
«toutes les filles en prostitution sont passées par là, surtout des Autochtones», http://www.lechoabitibien.ca/faits-divers/2015/10/22/allegations-sexuelles-et-abus-de-pouvoir-a-val-dor.html …

Olivier Kaestlé a dit…

Oui, le timing de cette nouvelle est suspect, à un mois de la journée de la violence faite aux femmes et ça ne contribue en rien à redorer le blason de Lise Thériault à la Sécurité publique. Ses larmes en rencontre de presse étaient-elles pour les femmes éventuellement abusées, ou pour son avenir politique ? Mais attention ! Il ne faudrait pas comme un certain animateur du FM93 lui conseiller d'aller se faire greffer des couilles...

Anonyme a dit…

Ouuufff! Olivier un gros merci, tous vos article confirme mon choix de vie personnel que j’ai effectué à mon jeune âge adulte.

Le fantasme des RQCALAQCS sur la campagne #onvouscroit, malheureusement, la campagne #pastoutesurmesepaules n’existera pas comme contrepoids!

Mme Durocher a toute à fait raison qu’un homme faussement accuse aura à se battre contre tout le système de justice. Franchement, siffler ou dire à une femme qu’elle est jolie constitue une agression sexuelle.

Messieurs les MRA (et les bons hommes) votre seule alternative est de devenir un MGTOW. Je comprends vos intentions nobles, mais, le system ne changera pas. Laissez les hommes roses et les vomisseurs d’hommes déguster les cours familiales, peut-être ils comprendront après quelques nuits couchées sur un banc de parc ? Même encore, je ne suis pas si sûr qu’ils parviennent à comprendre ce système misandre?

Merci Mme Durocher de comprendre et d’être une femme différente, mais le system est toujours en place pour détruire un homme a la moindre accusation.

Longues vie aux hommes libres et heureux!

Olivier Kaestlé a dit…

En effet, les femmes qui se plaignent que les hommes ne veulent plus s'engager ou qu'ils ne draguent plus n'ont pas fini de ronger leurs bas ! Et celles parmi elles qui ne comprennent pas pourquoi n'ont que ce qu'elles méritent... ;-)

Anonyme a dit…

Effectivement Olivier, en effet, les femmes se plaignent et ses pas fini.
PCQ, plus vous (la société) va pénalisez les hommes honnête, plus vous allez pénalisez les femmes!

Car les hommes, ne revendiqueront rien, on va simplement se retirez, c’est dans notre nature. Le contraire va seulement attirer des regards, des jugements et de se faire dire qu’on est des hommes qui aime pas les femmes. Ce n’est pas que j’aime pas et que je n’ai pas confiance aux femmes, c’est que je n’ai pas confiance au système, à la cours, aux juges, etc. C’est rien de personnel, simplement une question de survie et d’être une personne qui control ma destinée. Ma personne, ma carrière et m’a après carrière est ma priorité.

Je suis désoler de tout ça, pcq, j’aurai aimez avoir une famille, mais pas à n’importe quelle prix et pas ou les règles de jeux sont déjà pipées!

Merci d’écrire à ce sujets, vous êtes un des rare du cote francophone.

Anonyme a dit…

LOL,

Ca prends une femmes de France pour réaliser que les Québécois sont de bons hommes ;

http://www.journaldemontreal.com/2015/10/28/lhomme-ideal-est-quebecois

Deux citations qui en dit longs :

… »Selon Ducret, l’homme québécois adore jouer aux gentlemen avec les Françaises: «Pour une fois qu’il peut se montrer séducteur ou galant sans se faire traiter de macho paternaliste¬¬».

…«Le Québécois respecte trop la femme pour aller mettre sa main là où il ne faut pas, sauf si on le lui demande.»

Olivier Kaestlé a dit…

Enfin, on nous rend justice... ;-)