jeudi 8 octobre 2015

Une agresseuse sexuelle échappe à la prison grâce… au père de la victime de 11 ans !

C’est aussi incroyable que ça en a l’air, et c’est en Grande-Bretagne que ça s’est passé.  Dans un monde où l’on ne cesse de dénombrer les cas d’abus sexuels commis par des femmes adultes sur des jeunes garçons, il vient de s’en trouver un où le père d’un gamin de 11 ans a jugé normal de prendre la défense de l’abuseuse.  Cette attitude est d’autant plus déconcertante que jade Hatt, 21 ans, a eu une relation sexuelle complète avec sa victime alors qu’elle agissait auprès de lui en tant que gardienne. 

Jade Hatt : un moment d’égarement est si vite arrivé...
Un fait plus qu’inusité mérite d’être soulevé :  la femme et cet étrange père avaient été amants !  Est-ce en échange d’un futur retour d’ascenseur du genre paiement en nature que cet individu sans scrupule a préféré prendre la défense de son ancienne amante contre sa propre progéniture ?

Toujours est-il que grâce à cet irresponsable, un juge non moins inconscient, pour ne pas dire idiot, a renoncé à infliger à l’accusée une peine de prison ferme bien méritée et a préféré opter pour une sentence bonbon de six mois avec sursis et une inscription au registre des criminels sexuels pendant sept ans.   Des coups de pied au cul se perdent…

Les faits

« Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je suis une meilleure personne que ça », devait déclarer la pédophile.  Metronews rapporte ainsi les événements :

« Jade Hatt avait 20 ans quand les faits se sont déroulés, en novembre 2014. Alors qu'elle surveille l'enfant dont elle a la garde, la jeune femme décide, sous l'effet d'une pulsion selon ses dires, de se déshabiller, et d'en faire autant avec le jeune garçon. Là, les deux ont un rapport sexuel, qui durera moins d'une minute. Le garçon confessera par la suite ne pas avoir aimé ce rapport, parce qu'il savait "que c'était mal". »

Compte tenu de l'âge de la victime, de l’allure peu ragoutante de l’agresseuse (voir photo) et de la durée de l’agression, digne de figurer dans le Guinness des records sous la rubrique « viol le plus bref sur un jeune mineur », il y a tout lieu de croire en la sincérité du garçon quand il affirme ne pas avoir gardé de l'événement un souvenir enchanteur…  qui risque malgré tout d’être mémorable, au sens d’un traumatisme.

Mais voilà, la cour a vu en Jade Hatt une femme immature, donc pas tout à fait en mesure de répondre de ses actes… Imaginez un homme, lui aussi en situation d’autorité, du même âge, ayant abusé d’une fillette de 11 ans.  Croyez-vous qu’une cour quelconque se serait penchée avec compassion sur ses difficultés à gérer ses comportements sexuels ?

Sans doute aurait-il fallu dégainer nos mouchoirs devant la touchante confession de l’accusée : « Je tombe amoureuse trop vite, et je m'attache aux gens trop rapidement ».   Parlez-moi d’un attachement … qui relève de la fureur clitoridienne !  Comment peut-on avouer aussi candidement être tombée amoureuse d’un gamin de 11 ans ?  Comment imaginer qu’une cour de justice, chargée de protéger les faibles et les démunis, se montre sensible à pareil délire, à si évidente manipulation ?

Contrairement aux préjugés - ou fantasmes - de certains, toutes les abuseuses d'adolescents n'ont pas l'allure sexy de Brianne Altice...
Et, au risque de cogner encore sur le même clou, pensez-vous qu’un homme qui, dans une situation identique, ferait semblable aveu aurait quelque chance que ce soit de susciter un mouvement de compassion du juge ?  S’il y parvenait, les féministes descendraient dans  la rue.  Et auraient – enfin – raison de s’indigner.

« Une activité sexuelle illégale »

Je me demande comment cet enfant de 11 ans s’est senti quand il a entendu son propre père, l’être sur terre qui devrait le plus avoir à cœur de le protéger, dire de lui, pour excuser son ancienne amante, qu'il était « fou du sexe », qu’il faisait « plus vieux que son âge », et qu’il n’avait « pas du tout été affecté par ces faits ».

N’y avait-il pas de psychologue ou d’intervenante sociale présente au tribunal ?  Est-il possible que des propos aussi insensés, irresponsables, pour ne pas dire stupides, puissent être tenus sans que son auteur ne soit rappelé à l’ordre ?  Comment expliquer que le propre témoignage du gamin, qui a clairement exprimé son inconfort lors de l’agression, n’ait pas été pris en considération ?  Et pire : cet homme sans jugement continuera-t-il d’avoir la garde de son enfant ?

En prenant en considération une opinion aussi subjective que déjantée, la cour n’a-t-elle pas décrété que la victime, un gamin de 11 ans, devait être tenue responsable, du moins en partie, de l’agression dont il a été victime ?  Devrait-on l’accuser de détournement majeur, tant qu’on y est ?  Relevons au passage que l’agresseuse n’a pas été reconnue coupable de viol mais bien « d’activité sexuelle illégale ».  Bel euphémisme !

Heureusement, des organismes britanniques de protection des jeunes ont condamné avec dégout cette sinistre parodie de justice, dénonçant fermement les doubles standards visant les jeunes victimes masculines, surtout quand les criminels sont de sexe féminin :

Claude Knights, de Kidscape, condamne les propos du juge incompétent.

« Le NSPCC (National Society for the Prevention of Cruelty to Children) a relevé que les commentaires du juge sur cette affaire ont envoyé un message erronné en confirmant un préjugé répandu voulant que l’abus sexuel d’un jeune garçon par une femme est d’une certaine façon moins grave que celui commis sur une jeune fille par un homme. »  Claude Knights, de Kidscape, a ajouté : « C’est très triste d’entendre que ce jeune garçon a été dépeint avec des termes tels que « fou du sexe », ce qui impliquait qu’il était dans une certaine mesure à blâmer pour l’activité illégale qui est survenue. »

J’ai déjà reçu des commentaires d’hommes m'ayant affirmé qu’ils avaient eu une aventure avec une femme adulte quand ils étaient adolescents et qu’ils en gardaient un très bon souvenir.  Tant mieux pour eux.  Mais il ne faudrait pas que les bons moments du passé ne viennent occulter, chez ces hommes comme dans notre société en général, la réalité qu’un jeune, même en apparence consentant, puisse garder des séquelles durables de son expérience et voir ses relations futures avec les femmes, sexuelles ou autres, hypothéquées.  

Ses souffrances doivent être prises en considération, tout comme la responsabilité de son agresseuse.   Et en aucun cas, il ne doit se voir tenu responsable des actes de cette dernière…

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Probablement que le père avait sauté la gardienne, donc.......

Olivier Kaestlé a dit…

Il l'avait très certainement fait, comme le procès l'a révélé.

Pierre Vachon a dit…

Quand un homme commet une erreur ,c un gros salaud d'agresseur sexuel sans remords et sans compassions, et quand c'est une femme, c une femme qui a des problèmes qui a besoin de notre compassion et de notre tolérance.
2 poids 2 mesures ou l'homme es toujours perdant.
J'ai décidé dans ma vie de ne plus accorder aucun privilèges à aucune femme que ce soit. Comme une psychologue m'as déjà dit, tu es pas en couple pour être le sauveur d'une femme mon Pierre, mais simplement pour être aimé pour ce que tu es.
Bien des hommes devraient retenir cette lecon , pour ne pas se faire manipuler par la gent féminine.

freehappybob a dit…

Une chance le jeune garçon de 11 ans la pas engrosser!

La violeuse aurait reçu de l'allocation familiale!

Après tout, elle a fait une grande faveur à ce jeune garçon privilégié de cette société patriarche!

Maudit garçon sale! ca va être un autre prédateur a surveillez!

Madame les intouchables, bonne journée!

Olivier Kaestlé a dit…

Je me suis fait la même réflexion sur la pension. Avec un juge aussi stupide, le pire aurait été à redouter, mais peut-être alors que le père aurait été moins collaboratif. Qui, en attendant la majorité du jeune, aurait eu à payer pension ?

Olivier Kaestlé a dit…

@Pierre Vachon Oui, même dans le rôle de l'agesseuse, une femme devient victime...

Anonyme a dit…

Olivier,

Comme prevus, madamme Jade Hatt aucune prison pour avoir baiser un jeune garcons de 11 ans. Apres tout, une grosse faveur de faite a ce jeune garcon!

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3351230/Babysitter-sex-11-year-old-boy-NOT-jail.html

Olivier Kaestlé a dit…

Encore heureux que le jeune n'ait pas été accusé de détournement majeur...