mercredi 28 octobre 2015

CSSS du Val-Saint-François : « Elle » a des problèmes avec ses parents, « il » est un problème pour ses parents…

Un ami lecteur de Racine, de la municipalité régionale de comté du Val-Saint-François, Québec, vient de m’en apprendre une bonne.  En se rendant à sa pharmacie cette semaine, il aperçoit deux affiches pour le moins sexistes.  Il me les a envoyées.  Regardez.

Une fille, une victime.  Un gars, un problème...

La première, montrant, sur fond pâle, une jeune adolescente pour le moins songeuse, est accompagnée de la mention suivante : « Tu vis des difficultés avec tes parents ? Appelle ton CSSS 24H/24, 7 JOURS /7.

La seconde, montrant, sur fond foncé, un jeune adolescent tout aussi songeur, est accompagnée de la mention suivante : « Vous vivez des difficultés avec votre jeune ? »  Appelez votre CSSS 24H/24, 7 JOURS /7.

Cherchez l’erreur…

Difficile de faire plus sexiste.  Je n’aurais jamais pu imaginer qu’un message d’intérêt public, même gouvernemental, tomberait aussi bas dans la misandrie, en présentant les filles, toujours victimes d’un problème, sans doute occasionné par un père incestueux, violent et bipolaire, et les garçons, immanquablement délinquants, caractériels, agressifs et dysfonctionnels, certainement le cauchemar d’une mère aimante et attristée.

Comme si la délinquance des adolescentes n’était pas devenue une problématique de plus en plus cruciale et reconnue, non seulement au Québec, mais partout en Occident !   Comme si le phénomène n’était pas amplement documenté, étude gouvernementale sur étude gouvernementale !

L'une d'elle, que j’avais rendue publique l’an passé, présentait une approche sexuée des plus intéressantes, qui démontrait notamment que, contrairement à la croyance populaire qui veut que les filles soient les premières victimes d’intimidation, à cause du phénomène dopé de la cyberintimidation, ce sont les garçons qui, en fait, occupent cette position :

« Contrairement aux prétentions d'un discours trop connu, les filles ne sont pas les premières victimes de ce fléau (l’intimidation). Sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles. Connaissant la tendance naturelle de certains garçons à banaliser la violence subie afin de ne pas passer pour des mauviettes, et celle, inverse, chez certaines filles, à dramatiser des incidents anodins afin d'attirer l'attention, il ne serait pas impossible que l'écart entre les sexes quant aux sévices subis soit encore plus grand.

«Alors que l'on pense spontanément, «sensibilisation» aidant, que la cyberintimidation est devenue un phénomène endémique, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victimes. Soulignons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression. »

On voit tout de suite à quel point les méchants garçons sont délinquants et ne sauraient en aucun cas passer pour victimes, mais ce n’est pas tout…

La violence « conjugale », d’abord féminine…

Faut-il se surprendre qu’avec la prolifération des gangs de filles qui, de plus en plus, intimident, insultent et frappent le plus souvent des adolescentes, on puisse voir la violence des filles s’exercer également envers les garçons ?  Dans cette perspective, la différence entre les sexes quant à la violence conjugale adolescente dont il était question dans l’étude était plus que surprenante.  Je la cite textuellement :

«La violence infligée dans les relations amoureuses au secondaire varie selon le sexe: 83 % des garçons déclarent ne pas en avoir infligé, par rapport à seulement 68% des filles. En s'attardant à la forme de violence, la proportion de filles ayant fait subir à l'autre de la violence psychologique (21 % c. 13 %) ou physique (19% c. 6%) est bien plus élevée que celle des garçons. En revanche, les garçons semblent infliger un peu plus de violence sexuelle que les filles (3,4% c. 2,0%). Par ailleurs, les filles sont, en proportion, plus nombreuses que les garçons (10% c. 4,1%) à déclarer avoir infligé deux ou trois formes de violence.»

Le mythe du jeune loup et de la douce brebis…

À la lumière de ces données, il est facile de conclure au sexisme misandre du CSSS du Val-Saint-François, dont les pubs restent introuvables sur le web.  S’agit-il d’une initiative locale ou orchestrée à l’échelle provinciale ?  J’aurais tendance à pencher pour la seconde hypothèse, mais il me faudrait des preuves.

J’invite d’ailleurs tous les lecteurs qui trouveraient de tels messages d’intérêt public dans leur localité à m’en informer et si possible à me les faire parvenir, par exemple en les photographiant avec leur téléphone intelligent.

Carte pâle et pure pour les filles, carte foncée et lugubre pour les garçons...
En attendant, rien ne vous empêche de faire savoir votre façon de penser, comme je l'ai fait, au CSSS du Val-Saint-François, à son secrétariat de la direction générale : mflabrecque.vsf@ssss.gouv.qc.ca.

Une publicité aussi biaisée, perpétuant le  mythe du jeune loup et de la douce brebis, reste d’autant plus inexcusable qu’elle émane d’une instance représentant des intervenants qui devraient avoir une approche dénuée de tout préjugé envers les sexes, les races, les religions et les générations.  En se comportant aussi bassement, les responsables de cette publicité biaisée, en plus de stigmatiser injustement et indument les garçons, ne leur reconnaissent implicitement pas, comme aux filles, le droit de demander de l’aide.

Après, on feindra de s'étonner que la gent masculine ne consulte pas…  Quelle société hypocrite que la nôtre, et quels responsables sociaux médiocres, à force d’être niaisement et féministement colonisés avec des stéréotypes aussi aberrants !

lundi 26 octobre 2015

Autochtones agressées : et si les policiers étaient des boucs-émissaires ?

Un – immense – détail me frappe, depuis le début de la saga médiatique mettant en cause huit policiers de la SQ qui auraient commis des agressions sexuelles sur des femmes autochtones à Val d’or.  À en croire les différents porte-parole qui se sont portés à la défense des présumées victimes, le problème de la violence sexuelle subie par les femmes autochtones ne serait le fait que de policiers, et encore, de policiers non autochtones.  À part ces suppôts de Satan, tout le monde local serait irréprochable et l’harmonie règnerait dans les chaumières des différentes réserves du Québec.  C’est curieux : j’ai moi-même de sérieuses réserves devant un tableau aussi idyllique…

Ces policiers seraient les seuls agresseurs ?  Eh ben...
Un de mes proches amis ayant vécu cinq ans dans une communauté autochtone du grand Nord québécois me confiait récemment à quel point la violence subie par les femmes autochtones était répandue au point de représenter un problème de société criant.  Sur ces territoires, la violence conjugale et sexuelle ressemble bel et bien au délire paranoïde que les féministes étatiques entretiennent sur ce phénomène dans la société québécoise dite de souche.  On peut littéralement parler de culture de la violence et, dans ces sociétés pour le moins primitives – Excusez-moi si le mot choque. - , le concept de culture du viol pourrait bien – enfin - être fondé.

Mais voilà, depuis des décennies, policiers, intervenants sociaux, ministres et juristes savent tout ça mais personne ne bouge.  Le scandale des femmes autochtones disparues ou assassinées n’a pas fait sourciller le moins du monde le gouvernement Harper, et j’ai hâte de voir ce que fera notre hyper cool nouveau premier ministre dans ce dossier sensible.  Après tout, en remettant en question une mentalité rétrograde mais ancestrale pour ne pas dire tribale, Justin Trudeau ne risque-t-il pas de passer pour raciste, xénophobe, « autochtonophobe » ?  Imaginez les dégâts pour son image…

Devant le problème de la violence subie par ces femmes, ne vaut-il pas mieux s’en prendre à des hommes blancs, typiquement québécois, et clouer au pilori les oppresseurs ancestraux à travers leurs figures d'autorité ?  C’est quand même curieux qu’on n’identifie que ces seuls coupables potentiels quand il existe une pléthore d’études et de témoignages sur le problème de la violence autochtone, ne trouvez-vous pas ?

Je ne marche pas…

Je n’arrive pas à embarquer dans le délire médiatique de toute cette saga.  Comprenons-nous bien : il se peut que les policiers accusés soient coupables, mais j’ai encore la faiblesse de croire en la présomption d’innocence.  Or, médiatiquement parlant, ces hommes, qui n’ont peut-être rien d’autre à se reprocher que de s’être trouvé dans le mauvais boulot au mauvais moment, sont d’ores et déjà condamnés.   Tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas eu un procès juste et équitable, quant à moi, ils sont innocents, n’en déplaise au RQCALACS qui lutte ardemment pour abolir la présomption d’innocence avec sa campagne émotive et délétère intitulée On vous croit.

M Trudeau, la balle - ou patate chaude - est dans votre camp...
Si au terme d’un procès impartial, les accusés sont reconnus coupables devant une preuve crédible et incriminante, alors oui, je les condamnerai.   Mais pas avant.

Un policier parle… 

Ce 25 octobre, le Journal de Montréal a donné la parole à l’un des policiers accusés et sous enquête par le SPVM, qui a repris le dossier des mains de la SQ, par souci « d’objectivité ».  Cet homme, qui se sent trahi par la SQ et par la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a déclaré que ses collègues et lui étaient des « agneaux sacrifiés » pour calmer l’opinion publique.  En s’en prenant à eux, les autorités donneraient l’impression de faire enfin quelque chose pour remédier à la problématique de plus en plus embarrassante des femmes autochtones disparues ou assassinées.   

« Selon sa version, relate le Journal, une enquête pour séquestration et voies de fait a été ouverte au printemps par la Direction des normes professionnelles contre lui et d’autres de ses collègues à la suite de plaintes déposées par des autochtones. Mais jamais il n’a été question d’agression sexuelle avant la diffusion de l’émission Enquête jeudi soir. Selon lui, les plaignantes du mois de mai ne sont même pas les femmes qui ont parlé sur les ondes de Radio-Canada. »  Radio-Canada déformerait des faits, et à l’émission Enquête en plus, celle-là même qui prétendait qu’il n’y avait aucune infiltration islamiste au Québec ?  Non, non, je n’oserais le croire… 

Lynchage médiatique 

Le policier, à l’évidence découragé, déclare : « On se sent abandonné par la SQ et la ministre. Il n’y a personne qui nous soutient. Les citoyens gobent ce qui est distribué dans les médias. La ministre et nos directeurs en haut s’en foutent, comment on peut se sentir  (…) Psychologiquement, ce n’est pas facile de savoir que notre organisation est prête à nous “flusher” du jour au lendemain pour sauver leur job ou la face devant la société. » 

Lise Thériault pleure-t-elle sur son avenir politique ?
L’homme, qui affirme que l’intervention auprès des femmes autochtones a été faite dans les normes, ajoute : « Chaque jour, on doit intervenir auprès d’hommes et de femmes autochtones en état d’ébriété au centre-ville de Val-d’Or. On subit régulièrement des voies de fait. On se fait cracher dessus. On apprend, dans nos formations, à utiliser la force nécessaire. On a fait des interventions légales. » 

Il affirme par ailleurs très bien connaitre les trois femmes qui ont témoigné à l’émission Enquête pour avoir dû intervenir fréquemment auprès d’elles alors qu’elles étaient intoxiquées : « On est appelés à les expulser des commerces, des bars ou des guichets automatiques. On a l’ordre de la Ville de les expulser des parcs. Les bars qui nous traitent aujourd’hui de racistes et de violents nous appellent pour qu’on intervienne quand les autochtones se battent. Même le Centre d’amitié autochtone fait appel à nous quand il y a des autochtones en état d’ébriété entre leurs murs. » 

Le policier, qui se dit convaincu d’avoir sauvé plusieurs vies d’autochtones au fil des ans, affirme que ses collègues encore en poste n’osent plus intervenir par crainte de subir de fausses allégations.   Est-là le projet de société qui se dessine pour les communautés autochtones : des flics paralysés et des femmes qui continueront à se faire battre, violer ou assassiner par quiconque n’est pas policier, blanc et non autochtone ?

vendredi 23 octobre 2015

La présomption d’innocence, un insupportable irritant pour le RQCALACS…

Stratégie médiatique et marketing obligeant, il est tout à fait normal qu’à l’aube de la neuvaine de victimisation de la violence faite aux femmes, qui aura lieu comme chaque année entre le 25 novembre et le 6 décembre, le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) ait jugé opportun de lancer une nouvelle campagne de « sensibilisation » sur le phénomène des agressions sexuelles qui, à les en croire, ne visent que les femmes *.  Le thème veut tout dire : « On vous croit. »  Mais laissons-les nous présenter elles-mêmes leur activité : 

« La campagne #OnVousCroit vise à souligner l’importance pour les survivantes (d’agressions sexuelles) d’être crues au moment de leur dévoilement à des proches ou de leur dénonciation aux autorités.  Elle réitère haut et fort que les victimes méritent et doivent être crues au moment d’en parler. Cette condition est fondamentale au dévoilement et ultimement, à leur rétablissement. »  

En clair, la parole d’une plaignante devient sacrée et ne saurait être mise en doute.  Les menteuses ne sont que des fantasmes fantomatiques jaillis des cerveaux malades de masculinistes névrosés !  Précisons qu’aux yeux du RQCALACS, qui citent par ailleurs les Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle 2001) :  « Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. » 

Alors tout « geste à caractère sexuel, commis sans le consentement de la personne » peut devenir une agression sexuelle ?  Ouf, voilà qui ratisse large !  Regard insistant, sifflement dans la rue, plaisanterie grivoise, approche balourde et hop !  Vous voilà des agresseurs, Messieurs !  Vite, quand approche une femme dans la rue, taisez-vous, courrez vers le trottoir opposé et dégainez vos verres fumés ! 

Une féministe qui « n’embarque pas »… 

Sophie Durocher, féministe délinquante...
Dans un billet bien senti, la chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher, s’inscrit en faux contre cette campagne victimaire :

« On ne peut pas passer de « on ne croit personne » à « on croit tout le monde ».  Ce serait occulter le fait que de fausses victimes dénoncent parfois de fausses agressions.  Pourquoi les policiers feraient-ils enquête alors ? « Pas besoin, les amis, les victimes on les croit ! »  Pourquoi y aurait-il des procès alors ? « Pas besoin, les amis, les victimes on les croit ! »  Il suffit qu’une femme ou un homme affirme avoir été abusée et on devrait la/le croire sur parole ? Sans poser de questions, sans fouiller ?  Voyons donc.  Et quid de la présomption d’innocence ? N’importe qui dénonce n’importe quelle agression et on condamne l’accusé sans autre forme de procès ?  En voulant corriger un tort on en invente un autre. » 

Or ce tort est déjà créé, Mme Durocher.  Je ne compte plus les témoignages d’hommes que j’ai reçus au fil des ans qui m’ont affirmé avoir été victimes de fausses allégations, en plus d’avoir constaté que les policiers enquêtaient plus facilement à charge qu’à décharge et que la Justice semblait bien davantage prendre en considération le point de vue de leur accusatrice que le leur.  

La plupart ont réussi à s'en sortir, mais à quel prix, et sans que leur accusatrice ne soit le moins du monde inquiétée par notre système !  Les corps policiers protègeraient-ils mieux les menteuses que les vraies victimes ?  

Il serait grand temps de poser cette question, dont la réponse démontrerait que les fausses accusations causent des préjudices irréparables tant chez les hommes qui en sont victimes que chez les femmes vraiment agressées qui ne sont pas crues à cause des menteuses qui auront trop souvent miné leur crédibilité au préalable. 

Le RQCALACS riposte… 

Comme il fallait s’y attendre, Maude Chalvin, au nom du RQCALACS, a réagi en commentaire à la chronique de Sophie Durocher, et la riposte de ce regroupement a de quoi donner froid dans le dos, tant elle trahit une mentalité résolument dogmatique et inquisitoriale.  Je vous la présente, assortie de mes commentaires en bleu. 

« Au nom des fausses allégations, mieux vaut mettre leur parole en doute? Oui, Madame, on appelle ça « présomption d’innocence », et c’est un concept à la base de notre système juridique visant à éviter les erreurs judiciaires.  C’est ce que vous nous proposez, Mme Durocher ? De leur dire «  On ne vous croit pas tant qu’il n’y aura pas de preuve » ? L’Inquisition aussi condamnait sans preuve, tout comme les pays sous l’emprise de l’Islam radical.  Pas utile de suivre les traces de barbares rétrogrades et… patriarcaux ! 

Comme l’agression sexuelle est un des rares crimes où la victime est très souvent le seul témoin, vous nous proposez de leur dire « c’est ta parole contre la sienne » ? À ce petit jeu, j’ai recueilli nombre de témoignages démontrant que la parole d’une accusatrice pèse plus lourd que celle d’un homme injustement accusé, mais bien sûr, ces témoignages n’ont aucune valeur scientifique, pas plus que vos opinions, d’ailleurs.  C’est votre parole contre la mienne...  

Et comme, dans la majorité des cas, il n’y a pas de « preuves » alors, vous proposez qu’on leur dise d’emblé : «arrête d’en parler, garde ça pour toi, de toute façon personne te croira », c’est bien ça ? »  Bien sûr, défendre la présomption d’innocence, c’est enfoncer les femmes, par ailleurs seules victimes d’agressions sexuelles, dans leur silence…  Toujours le même chantage à la culpabilisation idéologique : crois aveuglément ou meurs ! 

Suit l’inévitable laïus au dopage statistique relevant davantage de l’inflation purement spéculative que de la réalité :

« Les chiffres de la sécurité publique le démontrent, seul un crime sexuel sur 10 est dénoncé aux autorités. Et la majorité de ces plaintes ne mènent pas à des condamnations. Peut-être que le majorité de ces plaintes n’était tout simplement pas fondée, Mme Chalvin, y avez-vous pensé  ?  

Les fausses allégations ? Un détail, pour le RQCALACS.
Or, nous parlons à toutes les victimes (dont 90 % ne porteront jamais plainte) : pour leur dire : #OnVousCroit, le premier pansement, le premier mot d’une société qui veut en finir avec les agressions sexuelles. »  Si ces victimes ne dénoncent pas, ne rapportent donc leur agression à aucun poste de police, à aucun intervenant social, à aucun juriste, comment peut-on alors arriver à comptabiliser qu’elles représentent… 90 % des victimes ?  Les CALACS  et le ministère de la Sécurité publique disposeraient-ils de talents médiumniques particuliers ?  Sans doute existe-t-il un cours sur le sujet à l’École de police de Nicolet… 

La présomption d’innocence, c’est bien énervant… 

J’ai souvent abordé la menace que le féminisme étatique fait peser sur la présomption d’innocence, déjà fortement hypothéquée.  Le point de vue du RQCALACS ne représente qu’un témoignage supplémentaire de cette intolérance.  Allons-nous continuer de céder à ce chantage dogmatique ?


* « #OnVousCroit c’est pour ça que les CALACS reçoivent les femmes gratuitement et confidentiellement qu’elles souhaitent dénoncer ou non. »

jeudi 22 octobre 2015

Des militantes en mal d'hommes violents...

Le 25 novembre, journée mondiale de lutte à la violence faite aux femmes, approchant à grands pas (La violence faite aux hommes, pourtant majoritaire, n’intéresse personne.), il importe plus que jamais à nos militantes de fourbir leurs armes et de « démontrer », cette année encore, à quel point les hommes demeurent le sexe violent, oppresseur, dangereux, dont la criminelle obsession, loin de s’apaiser, va sans cesse en s’aggravant.  La gent masculine ne vit-elle pas sous l’emprise d’une testostérone dévastatrice et incontrôlable dont la finalité ultime reste l’oppression des femmes, ces êtres inoffensifs naturellement tournés vers le bien ? 

Eh oui, la violence commence avec « il » !
Si les féministes subventionnées veulent préserver leur fond de commerce, et continuer leur ponction substantielle dans le trésor public, elles n’ont pas intérêt à ce que certaines statistiques récentes circulent.  Après tout, un vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, n’avait-il pas déjà révélé dans son rapport de 2008 que quelques 120 maisons d’hébergement pour femmes battues se partageaient 60 M $, que ces établissements étaient sous-fréquentés, sur financés et que leurs budgets pharaoniques avaient été octroyés sans aucune étude des besoins réels ?

Bien sûr, les médias n’ont jamais révélé ces données, résolument « antiféministes », soucieux de préserver le peu de couilles qu’il leur reste devant les furies féministes.  Ces dernières considèrent que d’étouffer les voix contestant leur discours victimaire n’a rien à voir avec la censure, mais tout à voir avec la condamnation d’une approche misogyne, antiféministe, masculiniste, et j’en passe.  On connait la chanson… 

Statistique Canada, plus que jamais « antiféministe »… 

Loin de leurs cris stridents, examinons l’expression ultime, extrême, de la violence, soit l’homicide, afin d’évaluer le potentiel destructeur des hommes.  Statistique Canada, dans son rapport de 2013 nous amène des informations consternantes, dans une optique de propagande et de marketing féministes.  En effet, si l’on en croit ces oiseaux de malheur, le taux d’homicide de 2013, soit 1,44 pour 100 000 habitants, est le plus bas depuis 1966 et ce, depuis deux années !  Comme un malheur ne vient jamais seul, la même source nous apprend que le Québec enregistrait dans le même temps son taux le plus faible en 50 ans !

Comment continuer à présenter les hommes canadiens et québécois comme des êtres assoiffés du sang des femmes avec de tels chiffres ?  Déprimant !

Voici un autre constat désolant pour les défenderesses du contrôle des armes à feu : « Le taux d’homicides commis à l’aide d’une arme à feu est le plus bas en plus de 40 ans, alors que le taux d’homicides perpétrés au moyen d’une arme pointue est à la hausse en 2013. »  Quand c’est parti pour mal aller…   Oui, mais les gangs de rue alors, il faut les laisser faire ?  Ne représentent-ils pas une menace constante pour la sécurité des femmes ?  Selon Statistique Canada : « Les homicides attribuables à des gangs ont diminué dans la plupart des régions au Canada en 2013, à l’exception de la Colombie-Britannique (+7) et du Manitoba (+3). » Oh shit !

Aurait-on une peur vaguement exagérée des armes à feu ?
La plupart des meurtres sont commis par une connaissance ou un parent de la victime, nous apprend-t-on.  Mais voilà :  « Les taux d’homicides commis par une connaissance et les taux d’homicides dans la famille ont diminué pour une deuxième année consécutive, mais ils demeuraient considérablement supérieurs aux taux d’homicides perpétrés par un étranger ou commis dans le contexte d’une relation criminelle.  » Enfin un peu de réconfort ! Mais du côté des étrangers à la victime, on enregistre, là-aussi, une baisse.  Calvaire ! 

Une lueur à l’horizon… 

Comme si toutes ces données n’étaient pas assez calamiteuses, on enregistre même une diminution des victimes de meurtres dans un contexte conjugal, le gros vendeur féministe :   « Il s’est produit 68 homicides entre partenaires intimes en 2013, soit 14 de moins que l’année précédente. Parmi ces victimes, 56 (ou 82 %) étaient de sexe féminin, les femmes demeurant proportionnellement plus nombreuses que les hommes à être tuées par un partenaire intime (graphique 8). »  Au moins, les femmes restent majoritaires dans cette catégorie de meurtres…   Bien sûr, une victime, c’est une victime de trop, mais avouons que le Canada reste loin du féminicide, avec 56 victimes féminines sur une population de plus de 35 millions de résidents, dont un peu plus de la moitié est féminine…  

Les hommes, vraies premières victimes d’homicide… 

Une bonne et une mauvaise nouvelle pour nos militantes : les hommes sont les premières victimes d'homicide, ce qui fait perdre aux femmes un statut imaginaire, mais, au moins, ils en demeurent les principaux auteurs, et il s’agit d’une tendance historique dans un cas comme dans l’autre : « Conformément aux tendances historiques, la majorité des victimes et des auteurs présumés d’homicide en 2013 étaient de sexe masculin. Environ 7 victimes d’homicide sur 10 (71 %) étaient de sexe masculin, tout comme environ 9 auteurs présumés sur 10 (88 %) (tableau 9, graphique 10). »

Désolé, cette victime n'est pas une femme...
Enfin une donnée qui cadre un peu avec leur perception cafardeuse de la gent masculine : c’est eux qui tuent le plus !  Manque de pot, le nombre d’assassins représente une fraction tout à fait insignifiante de la population masculine.  Car si les hommes constituent 88 % des auteurs des 505 homicides répertoriés en 2013, il est difficile d’envisager le penchant vers le meurtre comme une tendance lourde sur une population masculine d’un peu moins de 18 millions de personnes… 

À quand une « culture de l’homicide » ? 

Dans son blog de la présidente, aujourd’hui introuvable, Julie Miville-Dechêne faisait cette déclaration surprenante en 2011 : « Tous ou presque, que ce soit parmi les groupes d’aide aux femmes et de défense de leurs droits ou les simples citoyens, sont conscients que notre discours (ou notre vocabulaire) ne passe plus, surtout chez les jeunes : la notion de patriarcat est jugée dépassée et réductrice, et beaucoup ne se reconnaissent pas dans ce qu’ils perçoivent comme un discours de victimisation des femmes. » 

J Miville-Dechêne : « Notre discours ne passe plus. »
Eh oui, malgré les femens, les études de genres, le néo féminisme, les concepts ahurissants de « culture du viol »  et  « d’hétérosexisme », les campagnes bidons de « sensibilisation » et peut-être même à cause de tous ces facteurs, le discours féministe « ne passe plus ».  À quels nouveaux délires victimaires désespérés les féministes subventionnées vont-elles nous convier ce 25 novembre jusqu’à l’apothéose du 6 décembre, anniversaire de Polytechnique ?  Une suggestion : pourquoi pas la culture de l’homicide ?  À condition de taire certaines statistiques...

jeudi 15 octobre 2015

En 2035, un réseau hétérophile est démantelé !

Comme je suis persuadé que mes nouvelles du futur commençaient à vous manquer, j’ai récemment effectué, par le truchement d’un nouveau voyage astral, une revue de presse « récente » des manchettes marquantes d’octobre 2035.  Vous verrez donc ce que nous réserve notre société féministe dans exactement 20 ans.  Pas de doute, on s’y amuse ferme !

Les femmes ne peuvent plus consentir à leur oppression !

On ne rigole plus, avec l'hétérophilie !
C’est en vertu  de la loi fédérale antiterroriste autorisant les services du renseignement canadiens à pratiquer l’écoute électronique, et dans le cadre de l’Opération Scorpion rose, qu’une intervention conjointe de la GRC et de la Sureté du Québec a permis l’arrestation de 55 hommes et 45 femmes, sur le point de se livrer à des activités hétérosexuelles clandestines dans une maison de débauche d’un quartier louche du centre-ville de Québec.  Faut-il rappeler que l’hétérosexualité, décrétée crime contre l’humanité par l’ONU en 2022, a été criminalisée au Canada la même année, en vue de protéger les femmes contre les affres hétéro-sexistes du patriarcat déclinant ? 

Bien que toutes consentantes, les femmes seront incarcérées au même titre que les hommes, mais encourront des peines de moitié moins lourdes, leur statut de victimes diminuant considérablement la gravité de leurs actes.  On sait que la loi proscrivant l’hétérosexualité ne reconnait aucunement le consentement sexuel féminin, assimilé par les fémino-psychiatres à une certaine forme de démence à circonvenir.   « Même malgré elles, il faut protéger les femmes  ! » a déclaré la ministre de la Justice, Sarah Labarre. 

L’allaitement est un esclavage !

Judith Lussier en 2015, lors de sa déclaration historique...
La présidente du Conseil du statut de la femme, Judith Lussier, prépare la commémoration du dixième anniversaire de la loi criminalisant l’allaitement, dans le cadre de la Journée de lutte à la violence faite aux femmes, qui aura lieu le 25 novembre prochain.  Rappelons que Mme Lussier est à l’origine de cette loi condamnant cette pratique barbare imposée comme un esclavage aux femmes, sévices qu’elle avait dénoncé dès 2015.   Traquée alors de toute part pour son courage idéologique, Mme Lussier devait attendre sa nomination au CSF afin de produire un avis qui ferait la lumière sur les conditions atroces vécues par une dizaine de femmes victimes d’allaitement. 

Cette initiative courageuse avait entrainé en 2025 l’ajout, dans le code criminel canadien, du crime d’esclavage mammaire.  Même volontaire, l’allaitement reste formellement interdit au Québec et au Canada, au point où celles qui s’y adonneraient sont punissables d’une peine d’emprisonnement allant de trois à cinq ans, sans possibilité de libération pour bonne conduite.  « Je me demande comment il se fait qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour que le bon sens prévale sur l’oppression patriarcale, » a affirmé Mme Lussier au média Urbania.

La barbe avec la parité !

Devant la prolifération, à l’Assemblée nationale, d’un nombre sans cesse croissant de députés masculins arborant insolemment une barbe,  sous l’impulsion du nouveau modèle sexuel à la mode appelé barbapapasexuel, la féministe militante Pascale Navarro, qui a si longtemps revendiqué en faveur de la parité en politique, jusqu’à ce que les femmes représentent 75 % de la députation provinciale, reprend le bâton de la pèlerine, et exige la parité de femmes barbues.  

Pascale Navarro, paritaire à terre
« Tant qu’on n’atteindra pas la parité barbue, a-t-elle déclaré, les femmes seront ostracisées et tenues à l’écart d’une forme de pouvoir et d’affirmation de soi.   Le Canada n’est qu’au 44e rang mondial pour cette forme de parité, une situation qui ne peut plus durer ! » 

Célébrons la conscription paritaire !

C’est sous l’impulsion progressiste de la Fédération des femmes du Québec, regroupant maintenant environ huit groupes-membres et trois membres individuelles, que la conscription paritaire fêtera son cinquième anniversaire le 9 janvier prochain, date de l'anniversaire de naissance de Simone de Beauvoir.  Fidèle aux doctes enseignements de cet militante émérite, qui affirmait que les femmes ne devraient pas être autorisées à rester à la maison parce qu’une majorité ferait ce choix déplorable, la FFQ a surpassé la grande prêtresse féministe en instaurant la conscription paritaire, recourant ainsi à la contrainte pour faire avancer les femmes sur le chemin de la liberté et de l’affranchissement du patriarcat.

Se rendant compte que les programmes Chapeau les filles, Excelle Science et les filles et les sciences, un duo électrisant n’électrisaient en rien la motivation féminine toujours massivement emballée par les professions interrelationnelles, la FFQ est parvenue à faire voter une loi contraignant chaque famille – ou ce qui peut en rester – à fournir à l’État un enfant de sexe féminin se destinant à un emploi non traditionnel.  En effet, la sainte-parité se fait attendre chez les ingénieurs, les travailleurs de la construction, les pompiers, les informaticiens, les électroniciens, les mécaniciens, et de nombreuses autres professions.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, il semble qu’une épidémie de suicides et de tentatives de suicide féminins se soit déclarée au cours des cinq dernières années parmi les vocation « motivées » par les joies à venir promises par les féministes militantes. 

Françoise David, une perspicacité qui ne se dément pas...
« Il ne peut s’agir que d’une coïncidence, a déclaré Mme Françoise David, première ministre du Québec, ex æquo avec Amir Khadir, en réponse à une journaliste lui demandant s’il n’y avait pas un rapport de cause à effet entre la conscription paritaire et cette épidémie de suicides.  « Même nos femmes en niqab, d’ailleurs de plus en plus nombreuses, affichent une bonne humeur contagieuse et nous sourient de toutes leurs dents, j’en suis persuadée ! »

Comment douter du jugement d’une femme aussi brillante que pondérée ?  Et vous, n’avez-vous pas hâte de sourire de toutes vos dents au sein d’une société aussi conditionnée par les salutaires valeurs féministes ?  Hmmm ?

mercredi 14 octobre 2015

Lectures LGBT : sensibilisation à la diversité ou prosélytisme « homonormatif »?

Avant d’aller plus loin dans ce billet, et pour être certain de nous entendre sur le sens des mots, une définition s’impose.  Selon Wikipédia, le prosélytisme désigne l'attitude de ceux qui cherchent à « susciter l'adhésion » d'un public, public susceptible de devenir alors, pour tout ou partie, des « prosélytes », c'est-à-dire de nouveaux adhérents à leur foi. Par extension, le prosélytisme désigne le « zèle » déployé en vue de rallier des personnes à une doctrine.
 

Ainsi, par exemple, lorsque la féministe radicale T-Grace Atkinson affirme le plus naturellement du monde que le féminisme est la théorie, et le lesbianisme, la pratique, elle considère que le mouvement dont elle se réclame véhicule un prosélytisme ayant pour but de soustraire les femmes à l’infamante hétérosexualité, fer de lance de l’écrasante domination masculine.  

Atkinson n’est pas un phénomène isolé : Andrea Dworkin, Susan Griffin, Martha Selly et Robin Morgan * constituent des cas identiques parmi de nombreux autres qui ont inspiré les fameuses études de genre, démystifiées il y a quelques années en Norvège par Harald Eia.

Rappelons que les études de genre, malgré l’avalanche d’expérimentations scientifiques qui les disqualifient, véhiculent le principe voulant que les identités et orientations sexuelles masculine comme féminine sont des constructions sociales et n’ont rien à voir avec la biologie.  Malgré le caractère manifestement absurde de cette doctrine, elle a été admise en France, notamment, où elle est enseignée de façon plus ou moins officieuse dès le primaire, malgré les molles dénégations de l’Éducation nationale française.  

Charlotte Pudlowky, lucide
Par contre, affirme Charlotte Pudlowsky, journaliste à Slate.fr, « la déconstruction du genre, qui s’inscrit dans l’étude du genre (...) va avec la promotion de l’égalité, et existe dans l’Education nationale. »  Ah, tiens...

Elle ajoute : « Il est difficile de savoir quel est le nombre des enseignants qui déconstruisent le genre, spontanément ou de façon militante. Mais ils dépassent bien sûr les 600 classes pilotes qui testent actuellement l’ABCD égalité, depuis la maternelle au CM2. » Prosélytisme, quand tu nous tiens...

Pourquoi je vous écris ça ? 

Parce que ces initiatives feutrées, niant la réalité biologique d’une orientation populaire spontanément et majoritairement hétérosexuelle, semblent insidieusement favoriser, sous le couvert de  la nécessaire tolérance envers l’homosexualité, la promotion de cette orientation sexuelle comme modèle sexuel valorisé, tout en se montrant hypocritement hétérophobe.   

À cet égard, ce slogan, parmi d’autres, rabâché par le lobby LGBT lors des manifs pour le « mariage pour tous » en France est plus qu’évocateur de cette tendance : « Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde. »  Au banc des accusés se retrouve donc, on l'aura compris, l’infâme homme blanc, « cisgenre » et « hétéronormatif ».  Comme par hasard, c'est ce même lobby qui pousse sur le prosélytisme homophile en milieu scolaire... 

Jacques Pétrin, idéologue
En écho à ce qui se passe dans l'Hexagone, un nommé Jacques Pétrin (Ça ne s’invente pas !) retraité homosexuel autoproclamé et père de famille, a répertorié des suggestions de lecture qui, appuyées par la Centrale de syndicats du Québec, pro-féministe s’il faut le préciser, seront proposées aux centres de la petite enfance et dans les écoles primaires.  

 Eh oui, on va faire comme en France !  Voici quelques titres, qui ne laissent rien à l’imagination : Papa porte une robe, La fille qui voulait être un garçon, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? La princesse qui n’aimait pas les princes.  Cute, non ? 

Comme chez de nombreux « pédagogues » féministes français, la phobie de l’hétérosexualité comme modèle sexuel dominant transpire du propos de M Pétrin, qui croit lutter contre les stéréotypes : « Si on veut être en mesure de développer cette ouverture à la diversité, il faut briser le mythe de l’hétérosexisme dès le plus bas âge. Si on ne prend pas les enfants en CPE, ils prennent déjà le moule et perpétuent le mythe, notamment que les petits gars qui aiment le rose sont des tapettes »  

S'il a raison de condamner le mépris envers les jeunes homosexuels, le militant emploie un mot malheureux : hétérosexisme !  « Homophobe », ça ne ferait pas tout aussi bien votre affaire, M Pétrin, un terme clair et précis qui ne donnerait pas l'impression de stigmatiser la communauté, hélas majoritaire, hétérosexuelle ?  Faut-il qu'en luttant contre des stéréotypes, vous « innoviez » en en forgeant de nouveaux ?

À l’instar de l’Éducation nationale française,  Michel Dorais, professeur à l’école de travail social à l’Université Laval, conteste à son tour toute influence des études ou de la théorie des genres : « Mais ça n’existe pas, la théorie des genres. On n’enseigne pas aux enfants à choisir leur sexe ni même leur orientation sexuelle. »   

Non, M Dorais, pas encore, mais la frontière entre l’enseignement d’une nécessaire tolérance envers la communauté LGBT, et la promotion d’une orientation sexuelle qui ne toucherait que trois pour cent de la population est loin d’être clairement établie.  

Mais honte à nous, citoyens ignares et rétrogrades, si nous questionnons ces nouveaux dogmes éducatifs : « Les gens qui s’opposent au respect de la diversité humaine, qu’ils soient racistes, sexistes ou homophobes, ils ont droit à leur opinion, » affirme M Dorais. Mais la société québécoise et canadienne a fait, par ses lois et ses Chartes, d’autres choix ».  

Michel Dorais, autre idéologue
Apparemment M Dorais ne lit  pas les journaux et ignore tout des réticences populaires croissantes touchant précisément ces chartes qu’il semble imaginer endossées par une majorité.  Les idéologues tout azimuts ont cette curieuse tendance à prendre leurs rêves pour des réalités…

Comme dans les cas des inclusifs qui condamnent toute critique de l’islam politique en criant « islamophobie, racisme, xénophobie » et j’en passe, M Dorais et ses semblables n’hésitent pas à voir des « sexistes » et des « homophobes » en quiconque considère normal de douter de la pertinence des questions sur la diversité sexuelle, par ailleurs légitimes en soi, abordées si tôt chez les enfants qui fréquentent les CPE ou les écoles primaires.   

Par ce chantage à la culpabilisation, ces idéologues trahissent un fanatisme doucereux et chloroformant qu’ils opposent à tout véritable débat sur les valeurs dites de tolérance qu’ils prétendent véhiculer. 


[*] « Tous les hommes sont des violeurs, et rien d'autre. » - Marilyn French, The Women 's Room
« La relation hétérosexuelle est l'expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. » - Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door
« Si le violeur professionnel doit être distingué du mâle hétérosexuel dominant moyen, cette différence ne peut être qu'essentiellement quantitative. » - Susan Griffin, Rape : The All-American Crime
« Les rapports hétérosexuels sont antiféministes. » - T-Grace Atkinson, Amazon Odyssey
« Quand une femme orgasme dans les bras d'un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression. » - Sheila Jeffrys, professeure
« L'homme moyen, y compris l'étudiant de gauche moyen, veut un objet sexuel passif, une ménagère et une infirmière pour enfants qui nettoie ce qu'il salit, pendant qu'il joue à l'homme d'affaires important ou à Che Guevara : cet homme est mon oppresseur et mon ennemi. » - Martha Selly, poétesse.
« J'affirme qu'il y a viol chaque fois que la relation sexuelle n'a pas été entreprise par la femme, à partir de son désir et dans un contexte de sincère affection. » - Robin Morgan, Theory and Practice : Pornography and Rape