vendredi 2 décembre 2016

Faut-il fusionner la Condition féminine et l’Office des personnes handicapées ?

La question, en apparence insolente, se pose tout de même si l’on considère que Mme Lise Thériault, vice première ministre et ministre responsable à la Condition féminine, vient d’annoncer une subvention de 200 000 $ au Groupe Femmes, Politique et Démocratie afin que cette instance soutienne et outille les femmes désireuses de se lancer en politique municipale.

Toutes femmes seraient handicapées, selon la ministre ?
Selon cette femme d’expérience, dont l’opinion compte puisqu’elle a un passé de femmes d’affaires en plus d’être elle-même politicienne, la gent féminine ne peut compter sur son seul mérite ni sur ses seules compétences pour  réussir dans ce domaine inquiétant infesté de testostérone.  Il faut soutenir leur progression chancelante sur les sentiers escarpés et sillonnés de périls de la politique municipale.

En comparaison, les hommes, semble croire la ministre, demeurent autonomes, débrouillards, combattifs, ingénieux, stratégiques, extrovertis, communicatifs, désinhibés, charismatiques, bons orateurs, habiles à ramasser des fonds, brefs, incontestablement supérieurs à leurs consœurs politiciennes dont la faible représentation, à peine 20 %, parlerait d’elle-même.

Les hommes ont-ils besoin de programmes spécifiques, eux ?

La ministre semble si désespérée de la faible représentation féminine en politique municipale qu’elle a même déclaré vouloir admettre les femmes en tchador, contre l’avis déjà exprimé par Philippe Couillard lui-même.  Faut dire que de telles femmes, si peu autonomes qu’elles vont jusqu’à souscrire à une religion qui les méprise, démontrent un besoin criant d’aide psychologique. 
 
Mais nous faut-il davantage d’incompétents en politique municipale que nous en avons déjà ?  Des femmes, islamiques ou non, qui ne savent pas s’organiser par elles-mêmes en vue d’une élection seront-elles en mesure, dans l’éventualité improbable où elles seraient élues, d’assumer les fonctions de conseillère, voire celles plus exigeantes de maire ?

Soulignons que Mme Thériault doit elle-même son premier ministère, celui de l’Immigration, à une spectaculaire mesure de discrimination positive, mise en place par Jean Charest, qui avait instauré une parité ministérielle cosmétique et électoraliste à partir d’une députation à seulement 25 % féminine.

Tout à fait le mandat de l’OPHQ…

Devant l’opinion de la ministre à l’effet que de si faibles compétences en politique municipale nécessitent un soutien des femmes à même les fonds publics, ne serait-il pas judicieux, afin d’éviter les dédoublements d’avec des ressources déjà existantes, d’envisager la fusion du Secrétariat à la Condition féminine avec l’Office des personnes handicapées du Québec ?

Il suffit d’examiner le mandat de l’OPHQ pour s’en convaincre :

« L’Office a pour mission de veiller au respect de la Loi et de s’assurer que les organisations poursuivent leurs efforts à l’égard de la participation sociale des personnes handicapées. »
 
Me semble que nous sommes au cœur du sujet, non ?

«Il exerce ainsi des responsabilités de promotion, de coordination, de conseil et d’évaluation. De plus, il informe, conseille, assiste et fait des représentations en faveur des personnes handicapées et de leur famille, tant sur une base individuelle que collective. » 

Lise Thériault devrait-elle recommander la fusion ?
Comment le Secrétariat à la Condition féminine pourrait-il se dissocier de pareille perspective ?

« L’Office exerce sa mission en collaboration avec les organismes voués à la promotion des intérêts des personnes handicapées, l’ensemble des dispensateurs de services destinés aux personnes handicapées (ministères, organismes publics, réseaux de services), les acteurs majeurs influençant la participation sociale de cette population (municipalités, entreprises) et le milieu de la recherche. »

Pourquoi un Secrétariat à la Condition féminine quand l’OPHQ remplit déjà exactement le même mandat, incluant le plan municipal ?

« Les interventions de l’Office visent tous les secteurs de la vie scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, peu importe leur type d’incapacité. »

Ici on oublie la conviction religieuse pour tenir compte du tchador si cher à Mme Thériault, mais bon, l’expression « peu importe leur type d’incapacité » parle d’elle-même et englobe ce handicap tant vestimentaire qu’idéologique.

Une question s’impose néanmoins : est-ce que le fait d’être une femme constitue en soi un handicap aux yeux de la ministre ?  Et se peut-il qu’en considérant la gent féminine comme un groupe de personnes handicapées, Mme Thériault fasse preuve de misogynie ?  Intéressant questionnement, n’est-ce pas, concernant une élue qui prétend respecter les femmes ?

lundi 28 novembre 2016

Quitter le patriarcat, c’est possible, mais…

… Il faut être déterminées, Mesdames.  Si pour vous, le méchant patriarcat est la source de tous les maux qui affligent les femmes, il est grand temps de vous prendre en main, de redresser l‘échine, et de marcher, telles des amazones érogènes des temps modernes, vers votre libération imminente. 

L'auto, invention sataniquement phallocrate...
Comme le patriarcat ne vous aura jamais offert que souffrances et frustrations, votre tâche s’en trouvera grandement facilitée.  À vrai dire, on peut se demander pourquoi vous n’y avez pas songé auparavant...

Pourquoi ne pas commencer par quitter la ville qui vous emprisonne, et vous diriger gaillardement vers les horizons arc-en-ciel de votre libération anticipée ?  Vite, faites vos valises, sautez dans votre auto, et quittez pour toujours cet environnement phallocratique qui brime si implacablement votre féminitude !  

Mais voilà, vous ne pourrez pas utiliser ce moyen de locomotion…

C’est en effet un nommé Édouard Delamare-Deboutteville, un homme, qui a inventé le premier modèle à essence en 1883.  Vous n’allez tout de même pas vous abaisser à recourir à un véhicule créé par l’ennemi pour faire reculer la société oppressive qui lui a permis pareille invention ?  Même si vous preniez le taxi, ou faisiez du pouce, vous seriez tout autant piégées par le patriarcat.

Vous ne pourriez pas davantage demander conseil à des amies en utilisant le téléphone et l’ordinateur, le premier ayant été inventé par Alexandre Graham Bell et le second par Alan Turing.  Et puis, ces appareils fonctionnent à l’électricité, découverte par Thomas Edison.

Bon, abandonnons auto, téléphone, ordinateur et électricité pour le vélo, un moyen de transport si près de la nature.  Manque de pot, c’est Karl Drais Von Sauerbronn qui a présenté la première bicyclette à Paris en 1818.  Frustrant, non ?

Et même si vous aviez pu vous rendre à vélo à votre aéroport le plus proche, devinez qui a inventé l’avion ?  Plusieurs contributeurs et… tous des hommes, verrat de verrat ! Clément Ader, Otto Lilienthal, Alberto Santos Dumont et les frères Wilbur et Orville Wright restent les figures de proue de la naissance de l’aviation.  

Du côté des bateaux, vous ne serez pas plus avancées puisque le premier bateau à vapeur a été créé en 1769 par James Watt.  Dure, dure, la vie de militantes féministes, encerclées par tant d’innovations masculines…

Même dans le confort trompeur de votre domicile, le réfrigérateur, inventé par Karl Von Linde, la cuisinière électrique, créée par William Hadaway, la machine à laver, inventée par James King, et la sécheuse, créée par George T Sampson, dardent vers vous leurs ondes patriarcales.  Comment survivre, entourées de tant de forces démoniaques ?

Même le lazy-boy n'est pas lazy-girl...
Et que dire de toutes ces trouvailles sataniques que sont la pénicilline, le condom, le grille-pain, la montre, la pilule contraceptive, le scooter, le ventilateur, le four à micro-ondes, la télévision, la radio, le CD et le DVD, la lampe électrique, le climatiseur, l’humidificateur, le déshumidificateur, et tant d’autres objets usuels qui vous encerclent comme autant de dangers potentiels ?

Découragées, il ne vous restera plus, Mesdames, qu’à vous laisser choir dans votre lazy-boy.  Mais non, ça non plus, vous ne pourrez pas le faire : Edward M Knabusch et Edwin J Shoemaker ont inventé ce fauteuil…

mercredi 2 novembre 2016

Goldwater fera-t-elle entrer « misandrie » dans notre vocabulaire ?

Il y a longtemps qu’Anne France Goldwater se répand publiquement en propos injurieux et méprisants envers les hommes sans se voir le moins du monde inquiétée ni sanctionnée. Une femme qui insulte les hommes, c’est tellement cool, si authentique, si rafraîchissant... 

A F Goldwater, celle par qui la misandrie arrive...
Un homme qui s’en permettrait autant envers les femmes se verrait lynché publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux. Pire, un homme qui s’en permet infiniment moins que la multicolore avocate se fait déjà lyncher publiquement, tant dans les médias officiels que sociaux, quand ce n’est pas par nos dirigeants s’il compte parmi nos élus.

Demandez à l’humoriste Jean-François Mercier, pour son gag sur les allumeuses, à l’ancien ministre Robert Poëti, désavoué par son chef pour une blague insignifiante sur les femmes et le magasinage, ou à Guy Ouellette, président de la Commission des institutions au parti libéral, qui avait présenté ainsi sa collègue Marie Montpetit, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif :

«Monsieur le premier ministre, on avait besoin d’une touche féminine pour notre première partie de crédits. Mme la députée de Crémazie, à vous la parole .» 

Il n’en fallait pas moins pour que l’opposition officielle, chauffée à bloc par la porte-parole péquiste de la condition féminine, Carole Poirier, joue les vierges offensées : « Ils (l’opposition) reprochent au président de la Commission des institutions d’avoir employé des propos sexistes pour présenter sa collègue Marie Montpetit, jeudi, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Conseil exécutif. »
 

Et voilà quel genre de niaiseries sans importance, ni conséquences, quel type de commentaire sans malice, peut attirer sur un homme les foudres d’une bien pensance hystérique et idiote. Un exemple parmi tant d’autres…


La misandrie, cette inconnue…

Lors d’un passage datant de 2011 à Tout le monde en parle, AFG était déjà tombée à bras raccourci sur « les » hommes, les traitant de « petites têtes » et de « bâtards ». S’agissait-il de la touche féminine à laquelle faisait galamment allusion Guy Ouellette ? Plus vraisemblablement d’une frappe féministe !


Christiane Charette, complaisante...
Je n’ai jamais retrouvé le lien, et je le déplore, mais je me souviens d’une autre émission, animée par Christiane Charette, où l’avocate avait affirmé, sous les rires niais de l’animatrice, que pour les hommes, faire l’amour représentait une tâche aussi prosaïque que de déféquer ou d’uriner. Le choix des mots était autrement plus vulgaire que la narration que je viens de faire. Mme Goldwater démontre plus de respect pour les pitbulls que pour les hommes…

« Un langage de misandrie éhonté »

Enfin, le mot d’autant plus tabou au Québec qu’il désigne une réalité par trop répandue est lâché : misandrie, ou haine ou mépris des hommes. C’est à deux avocats que l’on doit d’avoir enfin entendu ce terme sur la place publique alors qu’ils viennent de déposer une plainte cent fois méritée contre AFG au syndic du Barreau du Québec pour les propos haineux, grossiers et stupides qu’elle a tenus au cours des émissions Tout le monde en parle et Salut Bonjour.


L’un des plaignants, Marc-Antoine Desjardins, n’y est pas allé de main morte au cours d’une entrevue donnée à Benoît Dutrizac sur les ondes du FM 98,5 :


«Lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche 23 octobre, l’avocate a tenu des propos vraiment déplacés par rapport aux hommes, a affirmé M. Desjardins. Son faciès, ses gestes, ses clins d’œil, [donnaient] l’impression qu'on était devant une matante vicieuse, ou encore une matante cochone comme on a pu lire dans certains journaux.

«(...) Celle-ci, c’est la meilleure : "Les hommes sont utiles pour quelque chose, mais pas nécessairement pour grand-chose". Un homme, avocat de surcroît, aurait dit la même à propos des femmes, c'est certain qu' il y aurait eu une plainte en moins de 24 heures. Rappelez-vous l’histoire de Marcel Aubut…»


Aux yeux de l’avocate, les hommes useraient d’un langage agressant envers les femmes «parce qu’ils sont des agresseurs». Il faut développer des trésors d’imagination pour ne pas voir, dans cette perspective, Mme Goldwater en agresseuse…


«Ce ne sont pas seulement des propos dégradants à l’endroit des hommes, a renchéri Marc-Antoine Desjardins. Ils sont tenus par une avocate qui a un devoir de réserve en toute circonstance selon le code de déontologie.»


M Desjardins ajoute fort à propos qu’ « elle ne peut pas taper sur les hommes en employant un langage de misandrie éhonté. Là, on doit appliquer une limite. Les droits des uns commencent où ceux des autres s’arrêtent…»


AFG pense-t-elle aux impacts de ses injures ?
Ce qui m’étonne, ce n’est pas que des êtres tels que Mme Goldwater sévissent comme elle le fait, mais bien que nos gérants d’estrades et autres social justice warriors ferment leur trappe à hauts cris quand vient le temps de dénoncer des propos de haine, de sexisme et de bêtise inexcusables.

Oui, il est temps que « misandrie », soit la haine ou le mépris envers les hommes, et « misandre », soit l'individu, homme ou femme, qui l'exprime, deviennent des mots qui fassent partie intégrante de notre vocabulaire. 

Un problème bien posé est à demi résolu...

lundi 31 octobre 2016

Marketing militant et gogos de la « culture du viol »…

S’il existe un phénomène qui m’exaspère plus que tout par les temps qui courent, c’est bien la naïveté fanatique avec laquelle un nombre par trop imposant de citoyens achète, sans réflexion ni esprit critique, les dogmes les plus farfelus, pour peu qu’ils présentent un vague vernis de vraisemblance. 

Des gogos contre la  culture du viol »...
« La culture du viol », doctrine féministe à la mode, particulièrement à l’approche de la neuvaine de men bashing qui débutera ce 25 novembre, reste un exemple flagrant de cette dérive tant intellectuelle qu’émotionnelle.

Pour la bonne compréhension de cette chronique, je citerais la définition que Wikipédia présente de ce qu’est un gogo : « Dans le langage populaire, un gogo est une personne crédule qui, par exemple, se laisse prendre facilement aux canulars et peut même devenir le dindon de la farce. » Dindons de la farce, voilà une autre expression sur mesure pour les citoyens, intervenants sociaux, journalistes et chroniqueurs qui adhèrent aveuglément à cette ineptie.

Féminisme à gogos

Il existe souvent une part de vérité dans les dogmes militants. Oui, il y a des agressions sexuelles au Québec, bien que leur nombre ait considérablement diminué depuis 40 ans, n’en déplaise aux Centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel. Oui, il y a encore trop d’imbéciles qui croient sans discernement la victime responsable de son agression et qui dédouanent l’agresseur. Au point où ces comportements constituent la norme au Québec ? Faut-être un peu idiot ou de mauvaise foi pour gober pareilles litanies. Un gogo, quoi…

Mises en scène féministes

Dans une autre vie, j’ai travaillé et milité pendant 12 ans dans des organisations communautaires et populaires mauriciennes. J’y ai côtoyé suffisamment de représentantes de groupes féministes pour savoir à quel point ces activistes savent se servir des médias et monter en épingle des événements qui servent leur « cause ». À l’approche du 25 novembre, ces aventures, parfois créées, s’accompagnent de demande de financement… et ça marche !

Prenez la crise des femmes autochtones de Val d’or, l’an dernier. Le reportage de Radio-Canada était filmé depuis des mois quand il a été diffusé à l’approche de la neuvaine féministe. Bon sens du timing.

C’est après le psychodrame collectif qui a mené à la condamnation publique et sans procès de policiers de la SQ et à leur désaveu de la part d’une ministre de la Sécurité publique en larmes, qu’on apprenait que le toit de l’amitié, l’organisme même qui avait collaboré avec la société d’État, s’était vu promettre une subvention de 6,1 M $ par le premier ministre du Québec. Jouer sur les émotions de la plèbe en utilisant les médias peut s’avérer rentable...

Léa Clermont-Dion : coup publicitaire
Cette année, les événements suscités ou montés en épingle étaient nettement moins sensationnels. Et pourtant, l’hystérie des gogos a de nouveau atteint des paroxysmes insoupçonnés. D’abord, il y a eu la comédie dramatique suscitée par Léa Clermont-Dion autour de la facétie douteuse, mais pas dangereuse, d’un blogueur à propos de Marc Lépine qui, de l’au-delà, aurait mis à jour sa liste de victimes en s’inspirant des célébrités féminines citées dans le livre au succès commercial incertain de la même féministe.

Ensuite, est survenue la série d’entrées par effraction par un étudiant étranger en vue, parait-il, de commettre des agressions sexuelles.  Il est pour le moment impossible de déterminer si des agressions ont été commise et, si oui, quelle a été leur gravité.

Nul doute qu'il doive être hautement perturbant de se voir réveillée en pleine nuit par un intrus hostile, mais de là à se voir qualifiée de « survivante » par des groupes féministes, il y a une dramatisation qui finit par banaliser leurs situations en présentant déjà de simples plaignantes comme des victimes d'agressions sexuelles graves.     


La vedette…

C’est d’ailleurs au cours d’une manifestation en soutien aux « survivantes », qu’Alice Paquet allait écrire une nouvelle page du féminisme militant par une déclaration « spontanée » de soutien aux « victimes », assortie des accusations d’agressions sexuelles que l’on sait, portées contre le député libéral Gerry Sklavounos. 

De méchantes langues pourraient soupçonner des calacs, « spécialistes » en intervention envers les victimes féminines d’agression sexuelles, d’avoir orchestré en coulisse cet élan solidaire, mais il n'existe aucune preuve formelle.

Malgré l’amoncellement de déclarations contradictoires - et même plus - de Paquet et l’annonce que les effractions à l’université Laval étaient moins sérieuses qu’anticipées, une manifestation dénonçant la fameuse « culture du viol » réunissant un millier de gogos a eu lieu. 

Alice Paquet, personnalité féministe de l'année ?
Le Regroupement québécois des calacs en a profité pour se manifester ouvertement : « La coordonnatrice du regroupement, Nathalie Duhamel, réclame de l'aide financière du gouvernement ainsi qu'une campagne de sensibilisation sur la notion du consentement. Elle déplore que le nombre de victimes faisant appel à leurs services grimpe, et que certaines d'entre elles se voient placées sur des listes d'attente, faute de ressources suffisantes pour répondre à la demande. » Les agressions sexuelles sont pourtant en baisse depuis quarante ans…

Ce formidable coup de publicité a eu les effets escomptés, comme l’annonçait la Presse canadienne dans les jours qui ont suivi :

« Dans la foulée de l'affaire Sklavounos et des agressions sexuelles survenues à l'Université Laval, le gouvernement du Québec annoncera ce matin l'injection de 44 millions de dollars sur cinq ans pour financer 55 actions dans le cadre de sa Stratégie pour contrer les violences et l'exploitation sexuelles (2016-2021).

Des 44 millions annoncés, 26 millions constituent de nouveaux crédits qui s'ajoutent aux 18 millions déjà prévus à l'enveloppe budgétaire allouée à cet effet.

Le volet intervention, qui récolte la majeure partie du financement, consiste à accompagner les victimes sur le plan psychosocial, médical, policier et judiciaire à la suite d'agressions. » 

De méchantes langues ne manqueront pas de noter que les calacs restent les « spécialistes » provinciaux dans ces domaines respectifs. Et voilà comment une opération de marketing social rondement menée permet à des idéologues de retirer les marrons du feu. Vingt-six millions, c’est quand même pas de la roupie de sansonnet.

Et les gogos applaudiront...

lundi 24 octobre 2016

« Affaire » Alice Paquet : M Sklavounos, votre salut est dans l’Islam !

Depuis qu’Alice Paquet s’est levée comme une seule femme pour dénoncer publiquement Gerry Sklavounos pour viol, nous assistons, médusés, à un véritable vaudeville féministe où les états d’âmes tiennent le haut du pavé. Les condamnations sans preuves sont devenues cependant de plus en plus minées par les incohérences et les mensonges de celle par qui le scandale est arrivé.

Alice Paquet, y avez-vous cru ?
Après avoir prétendu avoir clairement dit non à son prétendu agresseur, Alice affirme ne pas se rappeler le lui avoir dit, avoue candidement l’avoir trouvé beau, admet avoir eu « le goût » de passer à l’acte, affirme avoir été masochiste pour être retournée dans les bras de son « tortionnaire », déclare avoir dû subir des points de sutures, puis revient sur sa parole, laisse entendre que les policiers l’ont dissuadée de porter plainte pour admettre ensuite que ce sont ses proches qui ont agi ainsi…. Ouf, quel bilan !

Si j’étais une victime de viol, désireuse que mes semblables et moi-même soyons pris aux sérieux, j’adresserais ce seul message à Alice Paquet : « Alice, ta gueule, tu nous nuis ! » Les victimes d’agressions sexuelles ont autant besoin de ce douteux porte-parole qu’un asthmatique d’une pneumonie.

Et pourtant… 

Malgré des allégations aussi erratiques que contradictoires, pour ne pas dire plus, Gerry Sklavounos a été condamné publiquement, banni du caucus libéral, désavoué par son chef et par son parti. Si seulement ce député avait eu la présence d’esprit de se convertir à l’islam, sa carrière aurait été sauvée.

Aux yeux des idéologues qui voient une « culture du viol » mur à mur dans la tranquille et pacifiante province de Québec, mais qui refusent, au nom de la lutte à l’islamophobie, de la constater en Arabie saoudite, en Afghanistan, en Iran, en Irak, en Algérie, en Syrie ou en Égypte, la fait d’être musulman confère une indiscutable immunité diplomatique.

Gerry Skavounos peut encore être sauvé !
Imaginez Françoise David, de Québec solidaire, qui s’est jadis portée à la défense d’Adil Charkaoui, tenter d’accuser alors, comme son parti l'a fait sans réserve, un Sklavounos musulman. Impossible. Inconcevable. Les mâchoires soudées, la Françoise ! Et il en irait de même des Michel Seymour, Judith Lussier, Sarah Labarre, Amélie Lanctôt, Léa Clermont-Dion et tant d’autres inclusifs du même tonneau islamophile.

Au lieu de le mettre à la porte, Philippe Couillard serait forcé de le garder dans ses rangs au nom du respect de la différence et affirmerait sans doute que l’agression sexuelle reste un choix personnel quand effectuée dans les limites de la loi.

Il n’est pas jusqu’à Alice Paquet elle-même, soutenue par le parti d'Amir Khadir, qui devrait se traiter publiquement d’islamophobe, dans l’éventualité improbable où elle aurait d’abord accusé un membre de la communauté islamique. 

Malheureusement pour lui, Gerry Sklavounos n’est qu’un homme blanc hétérosexuel dont les convictions religieuses, s’il en a, restent inconnues du public. Mais il n’est pas trop tard pour qu’il se convertisse à une religion qui ne demande qu’à engloutir le plus grand nombre…

jeudi 20 octobre 2016

« Affaire » Léa Clermont-Dion : comment fabriquer un problème ?

Vous êtes auteure féministe, avez publié un livre vantant la réussite – relative – de célébrités féminines qui n’intéressera qu’un public restreint, et vous vous demandez si vous n’avez pas perdu votre temps en vous investissant dans un projet sans avenir ? 

La cause d'un psychodrame féministe...
Si vous êtes chanceuse et qu’un jeune couillon commet la salutaire imprudence – pour vous, pas pour lui – de publier un tweet aussi stupide que déplacé sur votre brochure, suivez l’exemple de Léa Clermont-Dion, militante jusqu’ici peu connue du grand public.


L'occasion fait la larronne...

En effet, c’est en publiant un tweet « antiféministe », que Vincent Olivier est devenu bien malgré lui l’agent publicitaire d’un bouquin au potentiel commercial incertain, en plus de se rendre lui-même célèbre. Son crime ? Avoir écrit ceci, en haut de la couverture de Les superbes, ouvrage co-signé par Marie-Hélène Poitras : «wow malade! de l'au-delà, Marc Lépine a mis à jour sa fameuse liste #lol » Voilà, c’est stupide, grossier, déplacé, d’accord, mais c’est tout. 

Flairant le coup fumant, Clermont-Dion a cependant sauté sur l’occasion publicitaire et « militante » : «Ceci est violent et va trop loin. Merci de signaler ce dangereux individu. » L’appel à une intervention policière – rien de moins - n’a pas manqué d’entrainer cette réponse instantanée et, bien sûr, un désormais rituel lynchage médiatique: «Bonjour. La Sûreté du Québec a transféré cette information à la Centrale de l'information criminelle »  

Oui, vous avez bien lu : la Centrale de l’information criminelle, mais ce n’est pas tout ! On peut lire dans le site TVA Nouvelles ceci : «La Sûreté du Québec a rencontré celui qui se fait appeler Vincent Olivier sur Twitter, hier soir. Le dossier pourrait être soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales. » On vient de passer de l’information à la possibilité de poursuite ! Et la médiatisation de la nouvelle, comme la promotion du livre, bat son plein.

Il me semblait que les dispositions visant la criminalisation de tout discours soi-disant haineux du projet de loi 59 étaient mortes au feuilleton… Pareille nouvelle pourrait indiquer le contraireLe féminisme intégriste aurait-il une force légale qui surpasse nos lois mêmes ? On peut légitimement se poser la question.

Mais peut-on encore se surprendre de pareil extrémisme, même de la part de représentants de l’ordre qui auraient bien d’autres chats à fouetter, avec des effectifs limités, que de faire la chasse au méchant « masculiniste » ? La SQ redouterait-elle que, de l’au-delà, Gamil Gharbi Lépine braque vers les vedettes de la brochure un AK-47 satanique ? Pourquoi pas ?

Après tout, ne vivons-nous pas au Québec, où il suffit que Jean-François Mercier fasse une blague sur les allumeuses de bar, que Guy Nantel écrive « C’est là qu’on est rendu. » à propos du servile Trudeau, sikhement enturbanné, ou que l’ex-ministre Poëti plaisante sur les femmes et les centres commerciaux pour que des bienpensants hystériques déchirent publiquement leur chemise ?

Ajoutez une note un tant soit peu agressive à un commentaire déjà provoquant ou balourd et vous obtiendrez quoi ? Un psychodrame féministe et policier. Ça tombe bien. Le 25 novembre, journée de lutte à la violence faite aux femmes, approche, et les militantes pourront recommencer à casser du sucre sur le dos des hommes jusqu’après le 6 décembre prochain, où l’on commémorera justement la tuerie de Polytechnique.

Indignation à sens unique... 

Léa Clermont-Dion ou l'art de l'auto promotion.
Lors de ma collaboration comme blogueur au Huffington Post, j’ai eu droit à un vaste éventail de commentaires et d’injures nettement plus haineux que le tweet d’Olivier. Je dis plus haineux, parce que l’auteur a simplement tiré bêtement dans le tas – pas d’allusion malveillante – sans viser les vedettes du livre à proprement parler. Il aurait pu s’agir de 20 autres femmes qu’il aurait écrit la même chose.

Je dis plus haineux, en ce qui me concerne, puisque j’étais visé en tant que personne, auteur de propos qui remettaient fortement en question un féminisme d’État dépassé, dogmatique, intolérant, misandre et antidémocratique. 

Il n’en fallait pas moins pour que, sous la pluie de commentaires outrés de gestapounes et d’uterhommes ulcérés, le Huffington Post ferme unilatéralement mon blog, du jour ou lendemain. Et aucune invitation à proposer des articles sur d’autres sujets. J’étais devenu persona non grata. 

Je regrette de n’avoir pas conservé de captures d’écran des nombreuses insultes reçues, le Huff ayant jugé opportun d’effacer les commentaires de la plupart de mes billets, tant certains propos énoncés étaient marqués par la méchanceté la plus pathologique et l’intolérance la plus primaire. 


Exemple d'humour féministe...

S’il avait fallu que j’interpelle la SQ à chaque injure, il aurait fallu que ce service de police me réserve une escouade tactique à temps plein. Parmi les plus vicieuses, les allusions m’associant à Marc Lépine constituaient un classique de la militance misandre. Pourquoi argumenter avec l’adversaire quand on peut le démoniser ? Après tout, les allégations mensongères restent impunies quand elles sont féminines… Et plus encore quand elles sont féministes.

lundi 17 octobre 2016

« Affaire Maire » : la « victime » défend son « agresseur » et évoque sa « chance »…

Âmes chagrines, vous vous êtes indignées, révoltées, courroucées devant le spectacle désolant de ce chroniqueur français, Jean-Michel Maire, qui, après avoir essuyé deux refus d’être embrassée de la part d’une invitée sexy, a jugé pertinent de lui baiser publiquement un sein.

Jean-Michel Maire et Soraya Riffi
Il est désormais temps d’atterrir. Gardez votre sympathie pour les véritables victimes d’agressions sexuelles. Cet incident, mi-improvisé, mi-prévisible, vu le format douteux de l'émission Touche pas à mon poste, relève de la mise en scène la plus grotesque, la plus grossière.

La scène a cependant suscité l’ire de nombreux spectateurs, qui se sont plaints au Conseil supérieur de l’audiovisuel, en plus de provoquer une offensive de Osez le féminisme, qui n’allait pas manquer cette occasion d’alerter la ministre française des Droits de femmes, Laurence Rossignol.  Sans tenir compte du contexte spécifique de l'émission en cause, on peut comprendre.

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose…

Le site Atlantico jette cependant une douche d’eau froide sur cet exaltant enthousiasme militant en relatant ainsi la réaction de Soraya Riffi, la présumée victime même, qui s’est portée… à la défense de Maire dans Facebook :

« (...) "malgré le buzz, il (Jean-Michel Maire) reste une personne que j'ai beaucoup apprécié lors de ma présence sur le plateau. Arrêtez de l'accabler. Cet homme est un homme très respectueux et ne mérite aucune sanction malgré ses pulsions masculines." »

Si ce n’est déjà fait, nos féministes ne manqueront certainement pas de relever que Mme Riffi ne réalise pas son oppression et érotise la domination masculine de son agresseur. Pire encore, peut-être traine-t-elle derrière elle un lourd passé de victime hétérosexuelle ? 

L’indignation de nos militantes a cependant dû gravir de nouveaux sommets… Non seulement Mme Riffi défend son agresseur, mais elle évoque maintenant la chance que lui apporte la célébrité instantanée que lui a amené l’événement dont elle a été « victime ». Osez le féminisme l’invitera-t-il à donner des conférences de sensibilisation sur les agressions sexuelles ?

Une scène qui n'a pas fini de faire des vagues...
Le journaliste Claude Askolovitch, qui semble lui aussi voir en elle une victime qui s’ignore, lui pose tout de même cette question directe :

« –Soraya, pardon… Au fond vous avez envie de vous servir de cette histoire pour réussir? Pour être célèbre?

–Je me dis que c’est peut-être ma chance… J’ai toujours voulu faire de la télévision? Si je peux y retourner, et montrer qui je suis; que je ne suis pas une bimbo…»

À ce que je sache, Mme Riffi est une jeune femme majeure et vaccinée, un tantinet opportuniste, libre de ses choix et responsable de ses actes. Bien sûr, on peut douter de son jugement professionnel, bien que rien n’indique qu’elle ait forcément tort de voir une opportunité dans le tourbillon médiatique dans lequel elle a été entraînée. 

Deux choses importent toutefois dans sa situation : le respect de sa décision de ne pas porter plainte, et celui du refus de jouer le rôle de victime factice d’agression sexuelle, voire de viol, comme il a été évoqué, dans une triste comédie idéologique intitulée « La culture du viol ».

dimanche 16 octobre 2016

« Affaire Maire » : un lourdaud au service de la « culture du viol »…

L’affaire en question en enflammé la toile et je dois admettre que, pour un temps, moi aussi, j’ai marché.  Sur le plateau d’une émission française, un animateur, Cyril Hanouna, se tape un parcours du combattant en animant 35 heures d’affilée.  Pendant cet exploit, un chroniqueur, Jean-Michel Maire, insiste avec balourdise pour embrasser une plantureuse invitée au décolleté plongeant qui lui adresse deux refus sans équivoque.  Obstiné, le lourdaud décide de lui baiser le sein en direct, rien de moins.

Un balourd et sa « victime »...
J’ai beau être un défenseur des droits des hommes, jamais je ne cautionnerai ce genre de geste, pensais-je alors.  Cet abruti, par sa stupidité, importune sans raison une femme qui a le droit inaliénable de refuser ses assiduités gluantes.  Qui plus est, sa connerie vient cautionner un discours victimaire et paranoïde ayant pour thème la soi-disant culture du viol qui sévirait en Occident, mais certainement pas dans certains pays islamiques où le témoignage de quatre hommes est nécessaire pour inculper un agresseur de viol.

Le chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher, y est allée d’un papier bien senti dénonçant un geste apparemment inacceptable, dont j’ai sur le coup approuvé chaque syllabe, d’autant plus que cette journaliste n’hésite pas à dénoncer également les fausses victimes, comme elle l’a éloquemment démontré avec les trois menteuses de la sinistre farce judiciaire impliquant Jian Ghomeshi.

Mais il y a un mais…

À beau mentir qui vient de loin, dit le proverbe.  L’indignation suscitée par le lourdaud néandertalien, parfaitement compréhensible et légitime de notre côté de l’Atlantique, peut être perçue avec un recul critique chez certains de nos cousins hexagonaux.   Un commentaire laissé sur un fil de discussion par Patrick Guillot, hoministe connu des médias français et auteur de l’essai La misandrie, est venu jeter un sévère démenti sur ce qui avait toutes les apparences d’une agression mineure, mais d’une agression tout de même.  Le voici :

« Les femmes (et les hommes) qui viennent dans les émissions animées par le sieur Hanouna savent très bien ce qui va se passer : humiliations, insultes, propos grossiers, homophobes, chantages au bisous qui dégénère, etc. Ils viennent parce qu'ils acceptent ça par avance, sachant que c'est très bien payé. La nana en question, qui arrive de plus avec les seins à l'air, a déjà consenti lorsqu'elle passe le seuil : peu importe qu'elle dise "non" ensuite, elle a déjà donné un "oui" global et implicite. Elle est donc totalement responsable de sa présumée "agression" (qui par ailleurs va lui rapporter gros en termes de notoriété télé). »

Osez le féminisme a bien sûr sauté à pieds joints sur cette aubaine évènementielle qui venait valider son discours idéologique.  Gageons que ces militantes doivent secrètement bénir l’idiot utile involontaire (du moins je le suppose) qui vient de justifier avec une si embarrassante éloquence leurs positions formatées sur le mythe de la culture du viol.

Il existe des machos finis qui, comme ça, deviennent les meilleurs amis des féministes intégristes, mais elles ne l’admettront jamais.  En attendant, les vraies victimes d’agression, devant une mise en scène aussi ridicule que déplorable, ne gagneront certainement pas au change sur le plan de la crédibilité…

vendredi 1 juillet 2016

Fausses allégations : encore un procès pour rien…

Combien faudra-t-il encore d’honnêtes hommes traînés dans la fange d’accusations inventées par des menteuses vindicatives, mythomanes ou même récidivistes, avant que notre système judiciaire et policier, féministement tourné vers une incompétence presque criminelle, apprenne enfin de ses nombreuses erreurs judiciaires ? 

André Bordeleau, vraie victime
Après les Michel Dumont, Simon Marshall, Jean-Claude Bilodeau, Henri Fournier, Jian Ghomeshi, et combien d’autres accusés qu’une simple enquête sans parti pris aurait suffi à disculper, c’est au tour d’un animateur à la vie étudiante, André Bordeleau,  de se voir crucifié publiquement par une adolescente sans scrupules « amoureuse » de lui.

L’affaire est médiatisée le 25 janvier dernier quand des accusations d’avoir entretenu une relation illicite sont portées contre Bordeleau par une élève de l’école secondaire Euclide-Théberge, à Marieville.  D’emblée, la jeune fille est présentée comme une « présumée victime », et non comme une plaignante.  Très exclusif, selon elle, son « présumé agresseur » aurait été jusqu’à éloigner ses prétendants que l’on peut présumer nombreux…

«Je savais pertinemment que ce n’était pas une situation normale», avait alors déclaré la jeune fille lors du procès qui avait débuté au palais de justice de Saint-Hyacinthe.  «Il me faisait des compliments, me disait “tu es belle”, “tu es fine” ou “tu es importante dans ma vie, » a-t-elle tendrement renchéri. « J’appréciais, car je l’aimais, mais je trouvais ça malsain, car c’était un vieux monsieur.»  Ah, la douce candeur dans le trouble d’un amour illicite… qui s’avérera imaginaire !

C’est à la suite d’un voyage scolaire au Guatemala, en compagnie d’une vingtaine d’étudiants, que le quinquagénaire a été accusé d’avoir embrassé la plaignante sur le lit de sa chambre, profitant de l’absence des autres étudiants.  Auparavant, il l’avait soi-disant embrassé à trois reprises, lui aurait tapoté les fesses et dit des mots doux après qu’elle lui eut fait part de ses sentiments pour lui.

La fausse victime a affirmé avec aplomb n’avoir trouvé aucune écoute compatissante dans son école.  Il y a de l’espoir pour l’humanité…  C’est une fois transférée par contre dans un autre établissement qu’elle aurait enfin trouvé « une oreille attentive ».  

Il n’en fallait pas moins pour que Bordeleau se retrouve accusé d’attouchements sexuels en situation d’autorité et d’agression sexuelle sur une victime de moins de 16 ans.  Après avoir été transféré dans une autre école, il s’est retrouvé en congé de maladie, comme de trop nombreuses victimes de fausses allégations.

Une version mise en pièces…

Tequila et fantasmes ne font pas bon mélange...
« Si les gens malhonnêtes comprenaient l’importance d’être honnêtes, ils deviendraient honnêtes par malhonnêteté, » a déjà écrit le très pertinent Benjamin Franklin.  Voilà un adage dont notre menteuse pourrait faire son profit…  En effet, le 24 mai dernier,le témoignage de deux cochambreuses est venu réduire en charpie les dires de l’accusatrice, dont les propos auraient jusque-là ravi plus d’une calacs girl.

Ainsi, on pouvait lire en manchette dans Le Journal de Montréal : « Deux élèves qui logeaient dans la même chambre d’hôtel qu’une ado qui a dénoncé un animateur à la vie étudiante pour agression sexuelle affirment que celle-ci dormait au moment où une des supposées agressions se serait produite. »  Parlez-moi d’une victime…

C’était mal parti pour notre menteuse, surtout après ce témoignage de l’une des cochambreuses, qui affirme que la « victime alléguée » était partie se coucher sitôt après avoir avalé quatre ou cinq tequilas : «J’ai dû lui parler pendant qu’elle prenait sa douche. Elle voulait même que je la prenne avec elle, ce que j’ai refusé. J’ai finalement laissé la porte ouverte. Ensuite, je l’ai couchée, l’ai bordée et j’ai mis la poubelle près d’elle au cas où elle serait malade. Puis, elle s’est endormie jusqu’au lendemain .»

On peut lire encore : « Cette dernière (la cochambreuse) assure que jamais personne n’est entré dans la chambre par la suite. Elle assure que M. Bordeleau a pris un shooter avec les étudiantes et est resté dans la chambre environ 10 minutes. En tout temps, plusieurs filles étaient dans la chambre.

«Cette fille (la présumée victime) était en amour avec M. Bordeleau, tout le monde le savait à l’école. C’est d’ailleurs de cette façon qu’on me l’a présentée», a dit l’une des cochambreuses. »  Elle et sa condisciple semblaient avoir une opinion très favorable de l’accusé, le décrivant comme un être affectueux et disponible, vraisemblablement intègre et sans reproche.  Voilà une affirmation à faire prendre plus d’une tequila à une calacs girl

Comment expliquer qu'on aie pu se rendre à l'étape d'un procès si inutile, pour ne pas dire destructeur, avec pareils témoignages ?

Un – autre – homme détruit…

Ce palais de justice a vu des causes plus légitimes...
André Bordeleau a éclaté en sanglots quand le juge Gilles Charpentier l’a acquitté le 30 juin dernier, affirmant que «Les sentiments amoureux de la victime étaient unilatéraux [à sens unique], » tout en relevant les contradictions de ses différentes versions.  Je m’interroge encore à savoir pourquoi le juge a encore employé le mot « victime » pour désigner la menteuse…

La mère de la vraie victime n’a pas ménagé ses mots au sortir du palais de justice de Saint-Hyacinthe: «Mon fils a été détruit. Ça ne se pouvait pas. Je n’ai jamais douté de mon fils, jamais.»

Il y a souvent une fausse note lors d’un acquittement semblable, comme si certaines bonnes âmes persistaient à voir l’agresseuse comme une victime. Cette fois, c’est à l’enseignante Mariane Moisan, « qui a exprimé sa peine et sa sympathie pour l’élève amoureuse, » que revient ce douteux honneur.  Si elle a déploré le sort d’André Bordeleau, ses propos n’ont pas été reportés dans le Journal.

La nécessité de poursuivre pour méfait public

Heureusement, une voix plus sensée s’est fait entendre : « Sans commenter le cas de M. Bordeleau en particulier, le sexologue clinicien Mario Larivée Côté estime qu’il serait important qu’une personne qui dépose une fausse plainte soit poursuivie en justice pour méfait public. »  Il ajoute : «En 2016, les enseignants doivent absolument se garder une distance avec les adolescentes ou s’assurer d’être dans un endroit où il y aura des gens autour. »  C’est là qu’on est rendu, dirait un humoriste…

Dans une calacsie - trop - près de chez nous...
Tant que nous aurons un féminisme d’État tentaculaire et asphyxiant, il sera pratiquement impossible de poursuivre une personne de sexe féminin pour avoir lancé de fausses allégations.  La parole d’une femme ou d’une fille ne saurait être mise en doute, vous diront les calacs girls, dont la campagne « On vous croit »représente une attaque sournoise et fanatisée contre la présomption d’innocence déjà fortement hypothéquée.  À l’accusatrice d’André Bordeleau, mesdames les féministes, oseriez-vous encore dire : « On te croit ? »