lundi 29 février 2016

Lise Thériault, une « hérétique » à la Condition féminine…

S’il existe une personnalité politique qui a le don de susciter en moi l’ambivalence, c’est bien Lise Thériault.  D’abord pugnace et battante ministre du Travail qui a osé tenir tête aux forts en gueule de la FTQ dans le dossier du placement syndical, elle devient, quelques années plus tard, une ministre de la Sécurité publique anonyme à la suite de l’évasion spectaculaire de trois détenus du centre de détention de Québec et ne sort de son mutisme que pour faire taire un animateur radio qui a eu le malheur de dire à ce propos qu’il faudrait lui « greffer une paire de couilles ».

Lise Thériault, une ministre salutairement délinquante ?
Elle affiche ensuite une totale incompétence dans la gestion de la crise autochtone de Val d’or, allant même jusqu’à condamner implicitement, les larmes aux yeux, les policiers visés par des allégations non démontrées de violence envers des femmes autochtones, à la suite d’un – autre – reportage biaisé de l’émission Enquête, de Radio-Canada.

Craquant sous des pressions qu’elle ne semble plus en mesure de surmonter, elle se retire de la vie politique pendant trois mois.  Quand j’ai appris qu’elle revenait à la tête du secrétariat à la Condition féminine, je me suis dit qu’elle atterrissait sur une voie de garage avec la « responsabilité » de cette instance aussi onéreuse qu’inutile qui n’arrive à survivre que par la propagande mensongère et victimaire qu’elle diffuse à tous les vents.

Elle n’est pas féministe !

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en Lise Thériault la première ministre à la Condition féminine qui réfute l’étiquette de féministe.  Un vent de fraicheur et de renouveau vient de souffler sur le secrétariat à la Condition féminine et pourrait bien finir par enrhumer les militantes fonctionnarisées qui y sclérosent depuis tant d’années.  Et que dire des groupes féministes subventionnés qui espèrent sans cesse pouvoir soutirer toujours davantage d’argent du contribuable en organisant chaque année leurs inévitables campagnes de peur et de désinformation à grands renforts de statistiques dopées dont les sources originelles s’avèrent si souvent introuvables ? Ces chiffres restent cependant abondamment cités dans la propagande gouvernementale.

Loin d’encourager le gaspillage de fonds publics, Mme Thériault s’est dite « très à l’aise » avec les réductions de budgets imposées au Conseil du statut de la femme, qui a fermé ses facultatifs bureaux régionaux, et au secrétariat à la Condition féminine, dont le budget est passé de 7,2 M $ à 5, 3 M $, un montant encore trop élevé pour l’utilité de cet organisme.  Imaginez les cris d’orfraie que cette seule déclaration a dû susciter.  Mais ce n’est pas tout…

Se démarquant de ses prédécesseures pour qui l’État doit sans cesse soutenir, encourager et secourir les femmes et les filles dans leurs moindres gestes et décisions, la nouvelle ministre préfère interpeler celles-ci pour qu’elles s’affirment et prennent leur place dans la société sur leurs propres bases.   En voilà du changement !

Une dépêche de la Presse canadienne la présente ainsi :

« Son approche envers la cause des femmes se veut beaucoup plus pragmatique que théorique, plus terre à terre que militante, plus individuelle que collective.  Son style s’apparente à celui d’un motivateur. Le conseil de la vice-première ministre aux femmes est le suivant : « Tu veux prendre ta place ? Faire ton chemin ? Let’s go, vas-y ! ».

Lise Payette survira-t-elle à cette nouvelle ministre ?
Du dynamisme et de la prise en charge à la Condition féminine ?  Incroyable !  Les groupes et personnalités féministes au discours infantilisant, pour ne pas dire déresponsabilisant, n’ont pas fini de manger leurs bas devant une approche qui encourage à ce point les femmes à se prendre en main et à faire preuve d’autonomie sans que l’État ne les materne constamment.  Au fond, n’est-ce pas cette quête d’autonomie qui inspirait nombre de féministes dans les années 60 et 70 ?  La mémoire militante a un je ne sais quoi d’Alzheimer…

Mme Thériault semble avoir compris que la situation des femmes a évolué pour le mieux au cours des 50 dernières années et que le féminisme activiste qui prend position comme si rien n’avait changé est devenu déphasé et obsolète :

« Par rapport au mouvement féministe et à son influence, Mme Thériault demeure évasive, paraissant l’associer davantage au passé qu’à l’avenir. « La réalité des années 70 et la réalité d’aujourd’hui, ce n’est plus pareil. Les gens ont évolué. Des choses ont été faites », dit Mme Thériault, ajoutant cependant « qu’il en reste encore à faire », sans donner de précisions, pour faire avancer la cause des femmes. »

Comme si ses positions n’étaient pas suffisamment propices à bousculer les primas donnas féministes, Lise Thériault déboulonne et jette à terre le dogme féministe des quotas, si cher à Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, tout en souhaitant cependant encourager les femmes à augmenter leur participation politique :

« L'idée d'imposer des quotas de candidatures féminines lui déplaît. Cela fausserait le jeu de la démocratie, selon elle.
«Il faut faire attention de ne pas tomber dans le piège de présenter des femmes pour présenter des femmes», prévient la ministre. »

La présidente du CSF risque de trouver le temps long...
Il faut se pincer pour se persuader qu’on ne rêve pas devant un discours aussi sensé et réaliste. 

Et la liberté d’expression ?

Reste à savoir quelle attitude la ministre affichera cependant dans l’épineux dossier de la liberté d’expression, à l’ombre du projet de loi 59, une menace évidente pour quiconque remet en cause les dogmes féministes et multiculturalistes.  Il n’est pas étonnant de voir l’antidémocratique féministe Françoise David, adoratrice d’Adil Charkaoui, soutenir une initiative aussi condamnable.   À ce propos, Mme Thériault fait montre d’une prudente ambiguïté :

« La liberté d'expression ne doit pas servir de prétexte à tolérer les discours haineux envers les femmes, prévient celle qui ne cache pas que son «seuil de tolérance» sera très bas. «Je regrette, c'est pas vrai qu'on va nous faire jouer dans ce film-là, encore une fois», dit-elle. «On est capable de dire aux gens: vous n'êtes pas le bienvenu au Québec», tranche la ministre, sur un ton sans réplique. »

À qui s’adresse cette mise en garde ?  À des imams étrangers misogynes et arriérés, ou aux esprits critiques qui osent dénoncer les incuries du féminisme militant ?  Se servira-t-on des premiers comme prétextes pour museler les seconds ?  Les paris sont ouverts.

Parlant de liberté d’expression, celle qui vient de heurter de front les susceptibilités fanatiques des féministes d’État en aussi peu de temps devra défendre son droit de parole bec et ongle dans les mois à venir.  La soudaine rupture de ton de Mme Thériault d’avec ses prédecesseures suscitera immanquablement les oppositions d’adversaires, pour ne pas dire d’ennemis, gestapounes et utérhommes réunis, qui ne manqueront pas de vouloir sa tête.  Mme Thériault a déjà tenu bon devant les bonzes de la FTQ.   Un défi encore plus grand l’attend peut-être… 

19 commentaires:

Prof Solitaire a dit…

Excellent billet, mon cher... je songeais à réagir, mais le texte que j'aurais pondu aurait tellement ressembler à celui-ci que tu as tout simplement fait la job pour moi! ;-)

Anonyme a dit…

Oh la la... Nos "vagins sablonneux vont nous pondre un désert !! LOL

Olivier Kaestlé a dit…

@ Prof solitaire Pourquoi ai-je eu l'intuition que tu aurais été tenté par le sujet ? Mais ne te prive pas si le coeur t'en dit, je suis sûr que tu pourrais amener un angle intéressant, cher collègue. ;-)

Anonyme a dit…

Les féministes vont surement la faire craquer encore et elle partira pour quelques années en congés de maladie!

Bonne chance Madame Thériault, La Presse, le Huff Post Québec at autre media de gauche vont vous salir à chaque occasion!

Olivier Kaestlé a dit…

Le buzz médiatique autour de ses déclarations est intéressant à suivre. Elle est la première femme politique à dire tout haut ce que nombre de citoyens pensent tout bas.

Pierre Vachon a dit…

Excellent article Olivier! Elle va se faire descendre par les nombreuses misandres au gouvernemaman! Elle a un enfant male cette Lise Thériault, et il se peux bien qu'elle anticipe les futurs problèmes de son fils s'il se sépare ou fait face à la domination des femmes lors d'une séparation. Quel beau commentaires elles a eu pour défendre les hommes je trouve. Elle veux l'égalité, pas la domination des femmes sur les hommes! Ca prouve que les autres pensent juste a trouver de moyen de dominer les hommes, sous prétexte d'égalité! Combien de lois anti homme ont été passés par ces misandres pendant 45 ans, on le voit maintenant lors des ruptures ou certain hommes perdent tout, maison, auto, leur autonomies, se font voler leur paye en entier et doivent retourner chez leur parents, perdent le contact avec leur enfants, subissent de l'aliénation parentale et plusieurs à la fin se suicident aussi!

Anonyme a dit…

Oui Pierre,
A ce demandé ou les futurs hommes du Québec vont pouvoir travailler? Les facultés de médicine est de droit, pour aucune raison, privilège toujours les femmes a %75. Etre professeurs ? Oublie ça, juste le risque aux niveaux des accusations sexuelles en vaux pas les couts, et du même fais, les femmes les plus folles que j’ai fréquenté sont des professeures ! Au gouvernement fédéral/provincial, oublie ca si tu es un « serge » blanc. Seulement certain travaux qui demande des études mathématique/physique et/ou du travail avec services physiques dures. Construction, électricien, plombier et certain domaine en ingénieries sont encore des domaines sécuritaires pour un homme. L’arme, je crois ne sera plus un métier sécuritaire pour les hommes (face aux femmes) même les 3 métiers de combat !

La seule chose qu’un jeune doit faire pour mettre toute ses chances de son cote et réussir dans la vie, est de ce vasectomisé le plus jeune possible (Ontario à partir de 19ans), étudié dans un domaine payant (pas une théologie en féministe 101) et quitter le Québec !

Olivier Kaestlé a dit…

J'entends de plus en plus ce discours, et je le trouve désolant, bien que je ne le condamne en rien. Au contraire, je ne le comprends que trop bien. Cheer up, boys !

Anonyme a dit…

Oui Olivier, effectivement. J’enseigne aux jeunes hommes qui veulent écouter, que, la meilleur « revenge » d’un homme (en Amérique du nord)est d’atteindre tous ses buts dans la vie, êtres et se maintenir en santé, et avoir du succès financièrement. De laisser faire tous ses tracas et stress inutile, de travailler sur soi et non sur les autres et de pas avoir peur de travailler et saisir les opportunités ailleurs que le Québec. Surtout, de pas s’engager avec une femme et éviter toutes les chances d’engrosser un(e) parasite !
C’est triste, mais, la seule façon de ce garantir une belle vie et une belle retraite.
Longue vie aux hommes libre et heureux !

laval076 a dit…

Bazzo maintenant !!! Il faut vraiment que le cloaque soit devenu sale et puant...

Olivier Kaestlé a dit…

Si il pouvait y en avoir d'autres à faire leur coming out...

laval076 a dit…

Pour celles qui oseront le faire. le tribut sera lourd...

Anonyme a dit…

Olivier,

Merci the "Link-er" le texte de Coroline Lilsdonk. Ca fait énormément du bien de lire ca d'une femme. Mais, trop peu, trop tard. Le system reste toujours en place pour détruire un homme, que ça soit pour fausse accusation, droit de famille, viol de patrimoine, etc.

Je vous souhaite de passé une belle journée pareille!

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, j'en profite pour placer ici le lien vers le texte de Caroline.
https://www.facebook.com/notes/caroline-kilsdonk/suis-je-f%C3%A9ministe/562657023893320?fref=nf

Anonyme a dit…

Olivier,

Le commentaire de MG me touche énormément. Malheureusement, j'ai connu des connaissances et ancien collègue de travail (militaire) sont dans la même situation et beaucoup d'entre eux ont mis fin à leurs jours.

M. MG, avant de passer à l'acte, pensez à l'option d'aller aux Mexique ou autre pays. Utiliser vaux qualifications et talents pour vous refaire votre vie. Malheureusement, vous pouvez oublier l'idée de revoir vos enfants les prochain 15-20 ans.

Si vous mettez fin à vos jours, tel que j’ai déjà mentionné dans un autres blogue d’Olivier, ce ne sera pas un suicide, mais plutôt un acte politiques. Quand un homme a tous le poids des avocats, cours familiale et société, le suicide est la seul chose qui lui reste.

Bon courage et bonne chance M. MG

Roberto

Lien du Facebook d'Olivier;

https://www.facebook.com/142043931591/photos/a.10151154214116592.442527.142043931591/10153418264481592/?type=3&theater

Anonyme a dit…

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/464869/un-feminisme-passeiste-denonce

LOL, Une photo qui dit tout ! Je félicite le/la photographe

J’ai l’impression d’assisté à la marche de l’empereur !

Dark-Sarazin avec le groupe de résistance Payette et Associées !

Olivier Kaestlé a dit…

Charmant portrait de famille...

Anonyme a dit…

" Surtout, de pas s’engager avec une femme et éviter toutes les chances d’engrosser un(e) parasite !"

Beaucoup d'hommes se font encore berner par les lendemains qui chantent d'une union avec une personne de sexe opposée. Hélàs pour mon plus grand malheur j'ai foutu cette mégère en cloque.
Maintenant course contre la montre à l'avocat, toutes les merdes administratifs ... parce que Madame a trop tiré la couverture à elle jusqu'à accuser mon frère de l'avoir agresser, et témoin de la situation, il ne l'a même pas insulté.Et ça se passe en France
Méfions-nous des femmes, camarades, méfions nous-en, elles ne nous veulent que du mal

Anonyme a dit…

Oui camarade, mon cousin Français, les femmes veulent notre sperme et notre portefeuille. C’est tous!

Et après le budget Fédéral Canadien qui a été déposé hier soir, c'est plus payant pour une femme de travailler à temps partiel (ou moins de $30,000) et recevoir $6,400 dollars (NET) et ce, sans parlez de tous les autres programmes, les pensions qu'un homme doit débourser, les CPE, les centre de femmes emploies, les HLM, etc., etc.

Ses femmes monoparentales coute extrêmement chers à la société, et ses jamais assez.
Comment un homme peut faire compétition avec un gouvernement paternel. C'est impossible sur le plan monétaire ?

C’est comme le plan de Obama avec le fameux programme, The Life of Julia, qui prends soin de la femme de la naissance jusqu’à sa mort, et, en lisant se programme, ne fait aucune mention d’un homme ou d’un père.
Oui, il est grands temps que les hommes moindrement intelligent, de simplement se dissocier et se désengage de ce system misandre et allez vivre leurs vie comme bien lui semble.

Longue vie aux hommes libres et heureux !