dimanche 5 juin 2016

Affaire Johnny Depp : d’où viennent vraiment les ecchymoses de Heard ?

Une affaire pour le moins alambiquée a enflammé les médias, réguliers comme sociaux, avec la saga artistico-judiciaire initiée par la future ex conjointe de Johnny Depp, Amber Heard, qui accuse le célèbre comédien d’actes de violence conjugale qui se seraient échelonnés sur plusieurs années.  Armée d’un dossier de quarante pages qui contiendrait photos et documents « révélateurs » la comédienne de 30 ans demande le divorce assorti d’une pension alimentaire que l’on peut anticiper somptueuse.  La rançon de l’oppression, quoi.

Amber Heard, crédible, pensez-vous ?
Les propos, tout comme la photo qui a fait le tour du monde, montrant les ecchymoses sur le visage angélique de Heard, semblaient à première vue plausibles.  Une histoire peut cependant être plausible sans pour autant s’avérer véridique.  En fait, plusieurs éléments cadrent mal avec pareille version au point que l’un d’eux, que je garde pour le dessert de ce billet, a de quoi la mettre KO.

Un lourd passé d’homme « doux » et « merveilleux »…

Avez-vous remarqué, dans les faits divers impliquant un conjoint violent, à plus forte raison quand il est connu, comme les journalistes retracent facilement des ex conjointes, anciennes petites amies ou amantes de passage ayant vécu des épisodes de violence similaires aux mains du même tortionnaire ? 

Avec Depp, rien de tout ça.  Pourtant, à 52 ans, il aurait eu le temps de faire plus d’une victime, avec son passé de beau gosse populaire, talentueux, riche et célèbre.  Eh bien non, pas de soudaine avalanche de plaignantes révélant un lourd secret, rien qui puisse faire songer à l’affaire Cosby ou au psychodrame récent impliquant les trois menteuses du cas Ghomeshi.  Pas la plus petite plainte.  Pas la moindre petite victime.  Nada.  Silence complet.

Vanessa Paradis, Lily-Rose Depp et Lori Anne Allison, toutes « antiféministes » ?...
Bien au contraire, Vanessa Paradis, ex-conjointe qui a vécu pendant 14 ans avec l’accusé, a eu l’effronterie de parler d’années « merveilleuses ».  Leur fille de 17 ans, Lily-Rose, a évoqué « la plus douce et la plus aimante des personnes » qu’elle connaisse et « un père merveilleux ».  Même la première conjointe de l’acteur, Lori Anne Allison, a pris sa défense en soulignant qu’il n’avait jamais élevé la voix contre elle et l’a décrit comme « une personne douce » et même prévenante avec les animaux.

Comment alors concevoir la soudaine métamorphose de Johnny Depp en batteur de femmes ?

« Elle ment ! »

Voilà qui résume les propos de Jerry Judge, le garde du corps de Depp depuis 15 ans : « Les trucs qu'elle dit ne sont pas vrais. Elle dit tout ça pour ruiner la réputation de Johnny et de passer pour une victime aux yeux du public. Elle a tout exagéré pour obtenir le meilleur divorce possible avec le plus d'argent. C'est la seule raison. Dire que Johnny l'a agressé est un mensonge. Tout ça est monté en épingle... Je ne le crois pas. Johnny ne l'aurait jamais blessée. »

Bien sûr, on peut alléguer que cet employé ne mordra jamais la main qui le nourrit mais comment expliquer alors les témoignages d’amis qui ne doivent rien à Depp et qui auraient pu, si les accusations de Heard étaient fondées, se cantonner dans un silence prudent par loyauté envers la star jetée en pâture aux médias.  Au contraire, certains sont montés aux barricades, à leurs risques.

Ainsi Terry Gilliam, ancien Monty Python avec qui Depp a souvent tourné, a affirmé dans un tweet :  «Comme beaucoup des amis de Johnny Depp, je découvre qu'Amber est une meilleure actrice que ce que je pensais. » 

Un témoignage accablant

Mais la charge la plus lourde vient de l'humoriste américain Doug Stanhope, qui a affirmé qu’Amber Heard avait manipulé son ami pendant des années.  Il commente ainsi la soirée durant laquelle l’actrice a prétendu que  Depp l’avait frappée :

Doug Stanhope, menacé...
« Au début, nous avons pensé que sa sombre humeur était due à la mort de sa mère. Mais il nous a confié, très vulnérable, que ce n'était pas seulement le décès de sa mère qui le mettait dans un tel état, mais aussi le fait qu'Amber allait le quitter, le menaçant de raconter de fourbes mensonges sur lui s'il n'acceptait pas ses conditions pour leur divorce. »

« Tout ce que Johnny nous a dit à propos des menaces d'Amber Heard s'est réalisé. Ça a été repris partout, s'est répandu sur internet comme la peste et a explosé sur Twitter (...) Johnny n'a violenté personne et il m'a dit avant que l'affaire n'éclate qu'elle préparait un coup foireux de la sorte. »

« On s'est servi de Johnny Depp, il a été manipulé, piégé et présenté comme un connard. Et il a vu tout ça venir mais n'a rien fait ou n'a rien pu faire pour l'empêcher.»

Précisons que Stanhope fait maintenant face à des poursuites judiciaires pour diffamation de la part de Heard…

Mais d’où viennent alors les ecchymoses ?

Paris Match relate ainsi la version de l’accusatrice de Depp : « Selon cette dernière, Johnny Depp l’aurait frappée alors qu’elle était au téléphone samedi soir, deux jours avant qu’elle ne demande le divorce. Il aurait brisé plusieurs objets dans leur appartement, jusqu’à ce qu’il n’attrape son mobile et la frappe avec le sien. La jeune femme aurait hurlé à son ami d’appeler la police, ce qui a été fait. A l’arrivée des policiers, maintient Amber Heard, Johnny Depp avait déjà pris la fuite, laissant les officiers remplir un rapport. Elle assure également qu’il lui aurait proposé de l’argent en échange de ce silence sur ce coup. »

Un seul problème avec cette version : elle ne tient pas du tout la route.  Le site Reusta cite TMZ, dont les journalistes ont osé interroger lesdits policiers.  Ce qu’ils ont découvert a de quoi infliger un sévère démenti aux allégations de Heard :

« Après l’appel, deux policiers de Los Angeles se sont rendus auprès d’Amber Heard qui n’a pas voulu les laisser rentrer. Elle fut alors questionnée à travers la porte et a assuré qu’il ne s’agissait que d’un règlement de compte verbal avec son mari. »  Pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

« Elle n’a pas clairement mentionné Johnny Depp. Les consciencieux policiers se sont ensuite assurés qu’Amber n’était pas sous la menace de quelqu’un, ils sont donc rentrés et ont pu s’approcher assez près de l’actrice pour affirmer qu’il n’y avait aucune trace de violence sur le corps de la jeune femme et certainement pas sur son visage. Si cela avait été le cas, les policiers auraient alors arrêté Johnny Depp. »  Je répète : 
pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

Johnny Depp, piégé...
« D’autres sources médicales de TMZ l’affirment : si Johnny Depp avait effectivement jeté un IPhone au visage d’Amber Heard et comme elle l’a dit, trainé par terre par les cheveux, il y aurait eu des séquelles visibles immédiatement. Or les policiers n’ont rien constaté. »  Au risque de paraître insistant, je répète encore : pourtant, selon la version même de Heard, les coups avaient déjà été portés…

Dans Le Soleil de Québec du 20 décembre 2004, le psychologue judiciaire et auteur Michel St-Yves affirmait que des femmes allaient jusqu’à se blesser volontairement pour accréditer de fausses allégations.  Devant les ecchymoses pourtant évidentes de la photo qui a fait le tour du monde, alors que deux policiers sains d’esprit et consciencieux n’ont constaté aucune blessure le soir fatidique, il faudrait commencer à se demander si nous n’avons pas affaire à l’une d’elles…

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Si ses allégations de mauvais traitements physiques sont révélées fausses, si le cas est prouvé et rejeté, elle doit faire face à des accusations criminelles pour avoir tenté de frauder Johnny. En outre, son avocat doit être incriminé ainsi, il / elle lui a conseillé de le faire.

Mais ça ses seulement dans un monde juste.

Leçons : Messieurs, tant et aussi longtemps les lois et justice de ce system ne protègera pas les hommes, fuyez, fuyez tout forme d’engagement !

Olivier Kaestlé a dit…

Je crois que, même s'il est prouvé qu'elle a menti, elle s'en tirera sans mal et avec une somptueuse pension en prime. L'ex de McCartney avait également accusé ce dernier de violence et d'ivrognerie alors qu'elle était elle-même violente, et a réussi à extorquer 40 M $ à l'ex Beatle...

Anonyme a dit…

WOW, 40M, ça coute chers la baise ça!

Moins chers d'aller voir les professionnelles!!!

Olivier Kaestlé a dit…

Dommage qu'il n'ait pas prétendu être un fétichiste du pied. Comme Heather Mills n'en avait qu'un, après son accident sur une mine antipersonnelle, il aurait économisé 20 M $.

Unknown a dit…

Ben Kristina Rady au procès de Cantat avait aussi parler de son ex mari en des termes élogieux, bienveillant, jamais levé la main. Toutes les ex de Cantat auditionnées ont dit qu'il n'avait jamais été violent à leur égard. Et pourtant. Alors le merveilleux époux décrit par Vanessa ressemble à celui de Kristina. Vous ne vous souvenez pas des crises de Johnny Depp avec Winona ou Kate Moss où ce monsieur pétait tout dans les chambres d'hôtel ??? Moi si. Cet argument ne tient pas la route