mercredi 25 janvier 2017

Dire « Monsieur » ou « Madame » à la SAAQ de St-Hyacinthe, c'est transphobe !

Si vous vous imaginez que le lobby féministe-LGBT est sans influence, ni impact sur notre « évolution » sociétale, j’ai une nouvelle pour vous.  Il aura fallu qu’une seule plainte, sur quelques 22 millions de transactions effectuées à la SAAQ de St-Hyacinthe, soit formulée en juin dernier par une personne transgenre pour qu’il soit interdit aux employés de cette succursale de prononcer les mots « Monsieur » ou « Madame » en interpellant ses clients.  Ceci afin de « respecter les droits des transgenres »…

Le silence est d'or mais le lobby LGBT, de plomb !
Oui, c’est bien là qu’on est rendu : l’autocensure pour ne pas faire de peine aux jusqu'au-boutistes parmi certaines minorités…

Mieux que ça, cette initiative pour le moins loufoque et extrémiste a un temps été envisagée dans le cadre d’un éventuel projet pilote qui se serait étendu ailleurs dans notre belle province !  Heureusement, la succursale de la Société de l’assurance automobile du Québec à l’origine de cette lubie semble revenir peu à peu à ses sens et pourrait bientôt autoriser son personnel à recourir à nouveau à ces mots cruellement hétéronormatifs et hétérosexistes, selon leur jugement. 

Après six mois d’interdits, il serait temps que quelqu’un fasse justement preuve de cette qualité trop longtemps occultée.  Étonnamment, ce n’est pas encore fait…

Un « drame » humain, trop humain…

Le Journal de Montréal relate ainsi la « tragédie » vécue par notre transgenre :

« À la fin du mois de juin dernier, un homme en processus de devenir une femme s’est présenté à la SAAQ de Saint-Hyacinthe pour un renouvellement de permis de conduire. Lors de la prise de photo, l’individu dont le nom masculin figurait toujours dans les dossiers de la SAAQ, a été choqué de se faire dire «Monsieur» par le préposé.

« Il a porté plainte à la SAAQ, qui s’est par la suite excusée. »

Oui, c’est aussi insignifiant que ça en a l’air…  Et vous ne seriez pas les seuls à le penser, comme l’indique ce commentaire :

«On tente de trouver des formules pour demeurer polis tout en évitant le ‘‘Monsieur’’ ou ‘‘Madame’’. C’est ridicule d’empêcher de dire ces mots pour une seule personne, une seule plainte. Ce signe de politesse existe depuis des centaines d’années», a raconté une source qui a requis l’anonymat.»

Un travesti, Stephania Jolie, ami de plusieurs transgenres, a pris le parti de l’employé qui s’était fié sur le prénom masculin du plaignant transgenre, resté enregistré dans sa banque de données :

«C’est ridicule, c’est trop. Tu ne peux pas changer la mentalité de tout le monde. Sinon, plus personne ne saura comment s’adresser aux autres», a dit le travesti. Ce dernier ajoutait aussi que plusieurs personnes étaient souvent mal à l’aise devant ce genre de situation et que, dans ce cas-ci, l’employé n’avait que lu le vrai prénom du transgenre. »

Malgré le bon sens évident de ces commentaires, l’omerta est toujours en vigueur pour le moment à la SAAQ de St-Hyacinthe :

« Lundi, Le Journal est allé visiter la SAAQ de Saint-Hyacinthe et n’a entendu aucun «Monsieur» ni «Madame» provenant des employés, à l’exception du gardien à l’entrée de l’établissement. Les préposés se contentaient de dire «allo» ou «bonjour» lorsque les clients arrivaient. »

Selon un porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, l’interdit devrait être levé afin de laisser aux employés le soin de juger si l’emploi de « Monsieur » ou  « Madame » est adéquat.  Reste à savoir quand…

La puissance démesurée d’un lobby suffoquant…

À quand, le retour à la normale à cette SAAQ ?
Pour insignifiant qu’il semble à prime abord, un tel incident n’est-il pas révélateur d’un profond changement social qui ne s’effectue pas pour le mieux ?  N’est-il pas symptomatique d’une importante mouvance envahissante opérée par une gauche féministe suffocante et d’autant plus intransigeante avec ses dogmes obsessionnels qu’elle sait se montrer farouchement antidémocratique envers des choix de société qu’elle ne cautionne pas ?

Les absurdes manifestations anti-Trump, récemment applaudies par le guignol qui nous tient lieu de premier ministre fédéral, n’en sont qu’une illustration parmi d’autres. Heureusement, un cuisant revers a été récemment essuyé par ces activistes à Montréal le 21 janvier avec le succès imposant de la projection de The red pill, le documentaire de l’ex-féministe Cassie Jaye sur le mouvement des hommes aux États-Unis. 

Malgré les menaces de boycott lancées au Rialto, où se déroulait l’événement, et la possibilité de voir un régiment de gestapounes débarquer afin d’intimider les spectateurs comme ce fut le cas à Ottawa, une foule record s’est présentée, assurant le succès de l’événement.

Voilà une initiative, celle du Rialto, et une réaction citoyenne, celle des spectateurs, qui illustrent bien un ras-le-bol  et un refus légitime de se voir imposer une vision discordante, haineuse, obscurantiste, intolérante, ridicule et écrasante d’un présumé projet de société mortifère et suprématiste dont même les femmes, les gays et les transgenres de bonne volonté et autonomes d’esprit se verraient exclus.

Il en faudra plusieurs autres, de ces initiatives, afin de nous soustraire du joug fanatique qui tente de plus en plus de museler notre liberté d’expression par la multiplication des comportements survoltés et vexatoires et l’imposition de règles aussi déconnectées qu’étouffantes. 

Le psychodrame initié par un seul transgenre manipulateur et intolérant aux us et coutumes d’une majorité, par son impact démesuré sur notre vie collective, illustre bien qu’il faudra sous peu placer des limites fermes et claires garantissant à une majorité le droit de vivre selon des règles qui ne briment personne.

Y compris ces extrémistes parmi une minorité qui nous imposent leur loi…

4 commentaires:

Anonyme a dit…

La mentalité de flocon de neige est celle qui revendique des avertissements et des espaces sûrs qui dominent complètement les campus d'école et lentement rampe dans les espaces publics.

Je crois en la liberté de pensée, je crois que vous devriez pouvoir exprimer votre opinion sans être fermé par l'autre côté, par d'autres personnes qui veulent que vous votiez de cette façon, et pensez de cette façon. Et ces gens-là ne sont pas rationnels, ils deviennent fous, deviennent bruyants et vomissent les insultes.

C'est pourquoi je ne vais jamais respecter ou débattre avec un(e)SJW ou une féministe.

Merci Olivier,

FreeHappyBob

Prof Solitaire a dit…

Tu es en feu, cher collègue. Bravo! :-)

Olivier Kaestlé a dit…

C'est que certaines nouvelles me mettent le feu quelque part... ;-)

Olivier Kaestlé a dit…

Merci !