jeudi 26 janvier 2017

Les étudiantes majeures devraient être traitées comme les mineures et les patients…

L’Union étudiante du Québec estime que les relations amoureuses ou sexuelles entre étudiants et professeurs d’université devraient être proscrites, comme c’est le cas pour les étudiants mineurs ou pour les patients de médecins ou de psychiatres, du moment qu’un lien d’autorité existe. 

Gare à la culture du viol universitaire !
On n’est jamais assez prudent, pensent-ils sans doute, et l’on sait très pertinemment que la culture du viol frappe bien plus durement nos universités qu’elle n’a sévi à Cologne en janvier 2016 alors que des milliers de femmes ont été victimes de migrants.  Après tout, n’a-t-on pas qualifié de « survivantes » les présumées victimes d’agressions sexuelles de l’université Laval, alors qu’aucun verdict en ce sens n’a encore été prononcé ?

L’affaire est sérieuse puisque l’association, qui représente quelque 72 000 étudiants universitaires, a fait de cette idée fixe une recommandation contenue dans un mémoire qu’elle a remis à Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur, fortement intéressée par la problématique des violences sexuelles.

En clair, porter plainte en cas de harcèlement ou d’agression sexuelle ne suffit plus, l’interdiction pure et simple de relations sexuelles et amoureuses entre adultes consentants est devenue une urgence incontournable.  Mieux vaut prévenir que guérir ?  Cette directive pourrait-elle vraiment restreindre adéquatement harcèlement et agressions ?  Pensée magique, quand tu nous tiens !

Cette recommandation indique que ses auteurs estiment qu’une majorité de relations amoureuses entre étudiantes et professeurs se déroulent à l’ombre de la culture du viol et représente un risque avéré pour les « victimes » potentielles. Le bonheur et le plaisir ne peuvent vraiment faire partie de la lugubre équation étudiante plus professeur.  Il ne doit pas y avoir beaucoup de féministes universitaires et hétérosexuelles heureuses…

Infantilisation et ingérence

Qu’on interdise les relations sexuelles entre enseignants et élèves mineurs tombe sous le sens.  Qu’on fasse de même entre professionnels de la santé mentale ou médicale et patients, compte tenu de la possible vulnérabilité émotionnelle de personnes même adultes, est défendable.

Mais que l’on applique pareille restriction entre adultes majeurs, vaccinés et consentants relève d’un arbitraire qui tend à percevoir les étudiantes – et non les étudiants – comme des personnes fragiles, inconscientes du danger, qu’il faut protéger d’elles-mêmes.  

Bref, que ça leur plaise ou non, elles risquent de se voir interdire d’entretenir des relations amoureuses désirées avec leur prof afin de sauvegarder leur vertu si cruellement menacée.  Parlez-moi d’une marque de confiance dans le jugement de nos jeunes Québécoises !

Depuis quand ces dernières ont-elles besoin d’une université comme garde du corps institutionnalisé, leur niant toute forme d’autonomie, d’initiative et de discernement ?  Ne leur revient-il pas à elles, et à elles seules, de décider qui sera leur amoureux ?  

Et même si elles se trompent et font de mauvais choix, n’est-ce pas autant par leurs erreurs que par leur discernement que de jeunes adultes se construisent ?  N’est-ce pas l’histoire de la vie de tout être humain, l’aventure humaine même ?

Du côté de Fédération québécoise des professeurs d’université, donc des « prédateurs » potentiels, on se montre très sceptiques :

«Comment ça fonctionne? Qui punit ou fait l’enquête? Théoriquement, l’idée est intéressante, mais en pratique, elle est difficile à implanter», affirme son président, Jean-Marie Lafortune. «L’idée de pénaliser des comportements n’est jamais aussi intéressante que celle d’éduquer et de sensibiliser», ajoute-t-il. »

Et voilà !  On punira les amants coupables ?  De quelle façon ?  Et pénaliser pour quoi, pour qui, et dans quel but ?  Au fait, les universités ne sont-elles pas des lieux d’éducation ?  Faut-il, au nom d’une idéologie qui repose sur des craintes qui ne sont étayées par aucune donnée scientifique, recourir à une évidente répression ?

Martine Delvaux, emballée...
Pour cette féministe, cette avenue est enthousiasmante :

« Martine Delvaux, professeure à l’UQAM et co-organisatrice en 2014 d’un colloque consacré aux rapports amoureux entre professeurs et étudiantes, se réjouie plutôt que ce débat refasse surface. «Je ne sais pas si c’est le meilleur moyen, mais il faut y réfléchir et ouvrir cette question-là», affirme-t-elle. »

Si une directive aussi arbitraire qu’idéologique devait être appliquée, elle constituerait un recul sur la liberté des jeunes femmes de décider de leur destin, de leur style de vie, de leurs valeurs et de leurs partenaires sexuels ou amoureux.  Et moi qui croyais que le féminisme devait justement servir à libérer les femmes en les rendant autonomes ! 

Crédule que je suis…

5 commentaires:

Lina M a dit…

serieusement, ca vol pas haut dans notre societe.

toujours demonise la sexualite masculine.

Q'est-ce qui va ariver quand le professeur sera une femme?

Olivier Kaestlé a dit…

Effacé par erreur, désolé, Prof solitaire, ou solidaire ! Je remets ton propos, heureusement sauvé dans ma boîte de courriel :

Pas bientôt fini de me piquer mes idées de billets juste avant que j'aie le temps de les publier? T'es psychique ou quoi? ;-)

Sérieusement, bravo cher collègue, une autre perle!

Anonyme a dit…

L'idée de la ségrégation des sexes m'appelle et sera une suite logique à notre évolution.

Les féministes ont soumis les hommes hétérosexuels (surtout blancs) à une attaque sans relâche depuis 60 ans.

On nous a dit que nous sommes des brutes violentes, que la masculinité est toxique, que tout sexe est du viol (même consentent), que nous sommes obsolètes, etc, etc.

Les lois ont été changées pour favoriser les femmes à un degré grotesque, dans le divorce, à la garde d'enfant, a plusieurs emplois, etc.

L'admission à l'éducation et les possibilités d'emploi étaient assujetties à des quotas sexospécifiques discriminatoires à l'égard des hommes hétérosexuels blancs.

L'éducation a été remaniée, de sorte que la pédagogie, le curriculum et l'évaluation favorisaient les femmes de façon flagrante.

Chaque fois que les hommes ont essayé de se réunir pour parler de ces choses, des hordes de folles féministes hurlant hystérique et divers autres gauchers ont cherché à perturber l'événement.

Assez!

Je suis l'un des nombreux hommes blancs hétérosexuels qui s’est auto ségrégation-er de cette société (de plusieurs femmes et utherhommes)

Les filles peuvent faire quoi que ce soit?

D'accord. Fuck off et le faire pour vous-mêmes.

Une gang de viols musulmans est en train de frapper à votre porte? Fuck off et va voir quelqu'un qui se soucie. Cet ancien combattant Canadien ne va pas à nouveau risquer sa vie pour sauver cette fraternité de harpies misandrie des conséquences de leur propre stupidité.

D'ailleurs, vous n'avez pas besoin de nous pour vous protéger. Vous nous l'avez dit à plusieurs reprises. Les filles peuvent tout faire.
Je ne suis plus intéressé à interagir avec les femmes de quelque façon que ce soit.

Les femmes échouent à l’analyse du cout vs bénéfice vs risque.

Olivier, mon sang bouille mon ce matin, mais je vous souhaite de passer une belle journée pareille !

FreeHappyBob

Anonyme a dit…

Effectivement, éliminer tous ses gens-là. Dé-FOLIE VOTRE VIE !!! Eliminer les gens qui constamment blâme tous et tout le monde pour leurs insuccès ou leurs mauvais choix de vie. N’essayez plus de sauver ses gens la (ou chercher à coucher avec ses gens-là, ça ne vaut pas les maux de tête qui vont suivre).

Messieurs, surtout pour les jeunes hommes, allez chercher du travail dans les secteurs où il a presqu’aucune femmes (et enfants). Evitez tous risque et allez faire de la belle argent dans diverse occupation qui est pour le moment, presque occuper en majorité par des hommes.

Anonyme a dit…

Pourtant le modèle de pensé féministe, Simone de Beauvoir était lesbienne et couchait avec ses étudiantes.
Les premières biographies de Simone la féministe ont été écrite par ses étudiantes.

Beauvoir et ses proies féminines.

Références:

http://next.liberation.fr/livres/2015/10/30/beauvoir-et-ses-proies-feminines_1410125

https://gss.revues.org/1007

http://www.barbieturix.com/2015/11/30/simone-de-beauvoir-et-les-femmes-quand-le-mythe-degringole/