samedi 22 juillet 2017

Transgenre transférée dans une prison pour femmes : bonne idée ?

Les médias l’ont présentée comme une transgenre puisque Fallon Aubee se définit depuis longtemps en tant que femme, mais il n’en reste pas moins que morphologiquement parlant, nous avons affaire à un homme.  Si j’ai un conseil à donner à Guy Turcotte - ou à ses avocats - c’est de se découvrir une vocation identique à celle de « Mme » Aubee afin de se voir transféré dans une prison où les conditions de détention seront sans doute plus clémentes que celles qu’il connaît.

Fallon Aubee, transgenre
Ainsi, la… détenue en question purge en ce moment une peine d’emprisonnement à Mission, en Colombie-Britannique, pour un meurtre au premier degré commis en 2003. Elle n’a pas caché sa joie en apprenant qu’elle sera transférée dans une prison pour femmes, l’identité de genre choisie ayant désormais préséance sur le sexe de l’individu aux yeux du Service correctionnel du Canada.  Espérons que ses futures codétenues partagent déjà son enthousiasme.

Une première nationale

Fallon Aubee affirme avoir subi de la discrimination fondée sur son orientation de genre ; violences corporelles, insultes et menaces diverses.  C’est donc une prison pour femmes de la vallée du Fraser qui aura l’honneur de participer à la rédaction de cette nouvelle page d’histoire des luttes aux discriminations.

C’est dans le sillage du lancement d’une nouvelle politique d’accommodements, en janvier dernier, à Kingston, Ontario, par le premier ministre Justin Trudeau, que cette première nationale s’inscrit.  Cette mesure inclut les transgenres incarcérés.  Il s’agit là d’une attitude tout à fait cohérente si l’on songe que M Trudeau est déjà allé jusqu’à abolir la mesure instaurée par Stephen Harper visant à faire perdre leur nationalité canadienne aux immigrants reconnus coupables de terrorisme. 

Or jadis il fallait qu’un transsexuel ait subi une intervention chirurgicale en vue de son genre d’adoption pour se voir accorder un transfert vers une autre prison.  Désormais, la parole du détenu devrait suffire.  On ose espérer qu’une étude de dossier approfondie effectuée par du personnel qualifié et sans complaisance précédera l’autorisation du transfert.  Il est question d’étudier ces demandes  « au cas par cas. » Nous voilà rassurés...
Un choix sans risques ?
Tout cela est bien joli en théorie, mais quelles seront les conséquences d’un tel changement d’orientation… judiciaire ?  Mme Aubee a beau se vouloir femme mais il faut bien davantage que cette motivation pour en devenir une au même titre qu’un femme cis genre, c’est-à-dire née comme telle et en harmonie avec son sexe biologique.
Supposons un affrontement entre détenues, ce qui arrive.  Si Mme Aubee pète sa coche ou, tout simplement, se défend légitimement d’une attaque initiée par l’une de ses consœurs, sa force physique, en principe supérieure, stimulée par sa testostérone, ne constituent-elles pas des facteurs de risques d’impact physique accru ?  Après tout, nous parlons d’une personne reconnue coupable d’un meurtre avec préméditation, donc par d'une enfant de chœur.
Une boîte de Pandore ?
La question des transgenres monopolise beaucoup d’espace médiatique par les temps qui courent, comme si l’avenir de l’humanité dépendait de la possibilité de ne pas identifier un nouveau-né par son sexe, du refus de souhaiter la bienvenue par « Mesdames et Messieurs », de l’urgence de choisir ses toilettes, vestiaires ou douches en fonction de son genre et non plus de son sexe et du rejet des pronoms « il » ou « elle » par une personne qui refuse une étiquette « genrée ».

On voit désormais des jeunes de 12 ou 13 ans entreprendre des traitements hormonaux en vue de leur genre apparemment souhaité, en attendant une éventuelle chirurgie qui les « délivrerait » de leur sexe d’origine.  J’ai souvent l’impression qu’on joue aux apprentis sorciers dans un domaine où, « études » de genres à l’appui, on improvise sans cesse sous la pression de lobbies stridents et culpabilisants.  Le temps risque de révéler les conséquences inquiétantes d’une « évolution » précipitée qui aurait gagné à plus de prudence et de discernement. 

7 commentaires:

Diane JG a dit…

Un mémoire a été présenté au gouvernement anglais en 2016 par la «British Association of Gender Identity Specialists to the Transgender». Le groupe de spécialistes, plutôt favorable à un projet de loi semblable à C-16, a toutefois mis en garde le gouvernement en ce qui concerne les prisons: « The criminal justice system merits quite a bit of thinking about.» ... The converse is the ever-increasing tide of referrals of patients in prison serving long or indeterminate sentences for serious sexual offences. These vastly outnumber the number of prisoners incarcerated for more ordinary, non-sexual, offences. It has been rather naïvely suggested that nobody would seek to pretend transsexual status in prison if this were not actually the case. There are, to those of us who actually interview the prisoners, in fact very many reasons why people might pretend this. These vary from the opportunity to have trips out of prison through to a desire for a transfer to the female estate (to the same prison as a co-defendant) through to the idea that a parole board will perceive somebody who is female as being less dangerous through to a [false] belief that hormone treatment will actually render one less dangerous through to wanting a special or protected status within the prison system and even (in one very well evidenced case that a highly concerned Prison Governor brought particularly to my attention) a plethora of prison intelligence information suggesting that the driving force was a desire to make subsequent sexual offending very much easier, females being generally perceived as low risk in this regard.» http://data.parliament.uk/writtenevidence/committeeevidence.svc/evidencedocument/women-and-equalities-committee/transgender-equality/written/19532.html

Olivier Kaestlé a dit…

Merci de l'info.

Une amie Facebook m'affirme que le futur transféré n'est pas un véritable transgenre, mais bien un " queer ". Je lui ai demandé la différence. Voici son explication :

Une femme trans est un homme qui a pris des hormones pour changer son corps en femme.

Un queer est un homme qui, imbibé de la théorie du genre, se définit comme une femme selon l'idéolologje non binaire. Sa féminité n'est qu'une mode et ne recours qu'au maquillage et à l'habillement. Autrefois, on appellait ça un travelo. Aujourd'hui ce sont des transtrenders, pas transgenders.

laval076 a dit…

Pour M. Turcotte, je crois qu'il est au bon endroit. Il avait été pris par sa folle d'épouse à regarder de la porno gay, donc...

Olivier Kaestlé a dit…

Le doc Mailloux a même affirmé qu'en fait, sa crise de jalousie visait davantage son meilleur ami et amant de sa femme que celle-ci, mais c'est le doc Mailloux et il aime provoquer... Guy Turcotte pourrait tout de même se servir de cet argument pour prétexter un changement de sexe, qui sait ? Mais là, je fais peut-être du doc Mailloux...

Anonyme a dit…

Le Bill C-16 sera très dangereux tel que mentionner par Diane, car, il sera utilisé de façons très mesquine sur certain groupe de la société (lire: blanc, hétérosexuelle, homme).

Je travaille au Fédéral, je suis un homme qui ne s’excuse pas d’être un homme, et, le département des ressources humaines m’a déjà informer que je dois allez suivre une formation sur « Gender-Bias Analysis Plus », en anglais évidement.

Olivier, il ne me reste que plus de 7 ans pour pouvoir me retirer et partir de ce site fou ! Je travaille avec des hommes qui s’épilent tous les poils et qui porte des pantalons roses, un autre homme qui tous les matins me dit bonjours ma belle tulipe, des hommes qui porte des robes et des femmes dans les ressources humaines qui ont plus de moustache que moi !

FreeHappyBob


http://thehill.com/blogs/pundits-blog/civil-rights/301661-this-canadian-prof-defied-sjw-on-gender-pronouns-and-has-a

http://dailycaller.com/2017/06/16/canada-passes-law-criminalizing-use-of-wrong-gender-pronouns/

Olivier Kaestlé a dit…

Merci de votre témoignage, FreeHappyBob. C'est pas parce que j'ai failli avaler mon café de travers de rire en le lisant qu'il est nécessairement drôle.

laval076 a dit…

C'est devenu une mode... Tu veux un max d'attention ?? Tu te déclare transgenre Et pouf !!! Tu deviens le/la snowflake de l'heure. Le réveil sera assez brutal pour ceux/celles qui l'on fait pour des raisons autre qu'un véritable trouble de l'identité sexuelle... Il v a leur en manquer des bouts... :)