mardi 31 janvier 2017

Attentat au CCIQ : la faute à Trump et aux radios de Québec…

Hormis les doutes sérieux que l’on peut désormais entretenir sur la sécurité de notre douillette province, il est facile d'entrevoir, à la suite de l’attentat perpétré contre la grande Mosquée de Québec, une conséquence insidieuse qui pèse directement sur notre démocratie. 

Donald Trump, un président mécréant...
Le gouvernement libéral avait reculé devant les dispositions liberticides de son projet de loi 59, qui visait la sanction de tout discours supposément haineux.  En fait, cette douteuse initiative avait pour but de supprimer tout droit citoyen à la critique pertinente, mais subversive.  Pas besoin d’être voyant pour savoir que les lobbys islamiste et féministe de gauche, qui marchent main dans la main, ont eu leur mot à dire en coulisse dans l’élaboration d’un tel projet.  Il pourrait bien revenir sur la sellette…

Françoise David, alors porte-parole de Québec solidaire, n’avait pas caché son enthousiasme envers une telle avenue, confirmant ainsi son appui et celui de son parti tant à l’islamisme qu’au féminisme intersectionnel qui le cautionne par son silence.  Le soutien de Mme David à Adil Charkaoui lors de ses démêlés judiciaires passés avec le gouvernement canadien en dit long sur ses sympathies avec certains porte-parole d’une idéologie obscurantiste et fanatisée.

Trump « En partie » responsable…

En proie aux raccourcis faciles et à la recherche de coupables potentiels, notre gauche vertueuse et bienpensante, celle-là même qui ne peut faire une phrase sans dire « islamophobie », s’est donnée pour mission de rendre le nouveau président américain « en partie » responsable de l’attentat qui a couté la vie à six personnes et gravement blessé cinq autres.  L’une de nos vedettes « progressistes », Amir Khadir, de QS, dont l’impact médiatique a toujours surpassé la pertinence politique, a jugé intéressant de déclarer :
« On a à la tête de la plus grande puissance du monde un homme qui propage la haine, a-t-il déclaré sur Radio Canada. Je tiens Trump en partie responsable. »
Guère plus subtil, le nouveau chef du parti québécois, Jean-François Lisée, lui a emboité le pas :

«Je tiens en partie responsable un président des É-U islamophobe qui propage la haine. C'est dangereux. #polqc #Quebecshooting»

Rappelons à ces âmes pures que le président américain a émis un décret de 90 jours, et non définitif, qui stoppe l’immigration de musulmans en provenance de sept pays islamiques où sévit le terrorisme, et non envers tous les pays musulmans.  Il a également décidé de privilégier l’immigration de Chrétiens, dont la population est passée de 20 %, au Moyen-Orient, à 5 %, à la suite de « mesures de régulation » islamistes…  MM Khadir et Lisée trouvent-ils à cette mesure un caractère haineux ?

Reste à savoir ce que Trump fera de ses 90 jours.  Instaurera-t-il des dispositifs de sécurité qui permettront un filtrage plus efficace que celui de notre distingué premier ministre canadien ?  Radio-Canada révélait récemment qu’Ottawa avait trouvé le moyen de perdre la trace de 42 000 immigrants illégaux.    Justin Trudeau est-il en mesure de garantir la sécurité de son pays ?  Le laxisme fait-il partie intégrante de notre devoir national d’ouverture à l’autre ?

« Des radios de Québec ont du sang sur les mains ! »

Il n’est pas jusqu’à un spécialiste des questions de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, qui a carrément dérapé publiquement :

Michel Juneau-Katsuya, démocratique ?
« Invité à commenter le tragique événement sur les ondes de RDI dimanche, M. Juneau-Katsuya a montré du doigt «certains animateurs de radio de la région de Québec» qui, selon lui, «ont du sang sur les mains».

Rien de moins !  Invité par CHOI-FM à préciser une pensée pour le moins extrémiste, il a tenu des propos plus nuancés, mais également plus ambigus, sur la façon dont certains chroniqueurs devraient, selon lui, rapporter certains événements :

« Je n’ai pas dit qu’un commentateur a commandé cette tuerie, mais quelque part, on a des responsabilités communes de faire attention à nos critiques et de faire en sorte qu’on puisse être en mesure de pouvoir rapporter des événements et rapporter surtout aussi une critique qui aide à construire notre société plutôt qu’à la diviser.»

Que signifie donc « rapporter une critique qui aide à construire notre société plutôt qu’à la diviser » ?  Ne pas employer les mots « terroristes », « islamisme », « djihad » ou « musulman » dès qu’un attentat commis par des individus radicalisés est perpétré ?  Il serait de mise de parler plutôt d’un loup solitaire, d’un être introverti, d’une personne bipolaire ?  Ne pas employer le mot « boucherie », mais évoquer des petits meurtres malencontreusement répétés ?

« Ne pas laisser les gens aller trop loin… »

Le spécialiste devait renchérir sur ses propos sur les ondes de BLVD FM :

 «Il faut faire très attention à la responsabilité que l’on a aussi des fois dans les médias, de ne pas laisser, sous le nom de la liberté de presse et de la liberté d’expression, les gens aller trop loin, scander des choses qui sont à caractère raciste, et qui pourraient stimuler des gens pour faire ce type d’attaque», a-t-il indiqué. »

« Ne pas laisser les gens »…  Voilà un lapsus qui fait frémir.  Et aller trop loin dans quel sens ?  Dans celui de la haine, du racisme ou de l’intolérance ?  Bien d’accord.  Mais toute personne dotée d’un esprit critique et de la liberté de penser par elle-même sait pertinemment qu’une lutte apparente à toutes ces calamités cache trop souvent, et de plus en plus, une guerre larvée à tout discours critique et dénonciateur de la montée d’une idéologie incompatible avec nos valeurs démocratiques et humanistes.

Et non, M Juneau-Katsuya, ce ne sera jamais aller trop loin que de s’opposer à un tel discours, ni aux actes terroristes et prosélytes qu’il cherche à banaliser.  Le fait que, cette fois, les victimes d’une tuerie soient musulmans, tout en restant des plus déplorables, ne doit pas nous faire oublier cette évidence, ni la nécessité de préserver notre liberté d’expression et de décision.

jeudi 26 janvier 2017

Les étudiantes majeures devraient être traitées comme les mineures et les patients…

L’Union étudiante du Québec estime que les relations amoureuses ou sexuelles entre étudiants et professeurs d’université devraient être proscrites, comme c’est le cas pour les étudiants mineurs ou pour les patients de médecins ou de psychiatres, du moment qu’un lien d’autorité existe. 

Gare à la culture du viol universitaire !
On n’est jamais assez prudent, pensent-ils sans doute, et l’on sait très pertinemment que la culture du viol frappe bien plus durement nos universités qu’elle n’a sévi à Cologne en janvier 2016 alors que des milliers de femmes ont été victimes de migrants.  Après tout, n’a-t-on pas qualifié de « survivantes » les présumées victimes d’agressions sexuelles de l’université Laval, alors qu’aucun verdict en ce sens n’a encore été prononcé ?

L’affaire est sérieuse puisque l’association, qui représente quelque 72 000 étudiants universitaires, a fait de cette idée fixe une recommandation contenue dans un mémoire qu’elle a remis à Hélène David, ministre de l’Enseignement supérieur, fortement intéressée par la problématique des violences sexuelles.

En clair, porter plainte en cas de harcèlement ou d’agression sexuelle ne suffit plus, l’interdiction pure et simple de relations sexuelles et amoureuses entre adultes consentants est devenue une urgence incontournable.  Mieux vaut prévenir que guérir ?  Cette directive pourrait-elle vraiment restreindre adéquatement harcèlement et agressions ?  Pensée magique, quand tu nous tiens !

Cette recommandation indique que ses auteurs estiment qu’une majorité de relations amoureuses entre étudiantes et professeurs se déroulent à l’ombre de la culture du viol et représente un risque avéré pour les « victimes » potentielles. Le bonheur et le plaisir ne peuvent vraiment faire partie de la lugubre équation étudiante plus professeur.  Il ne doit pas y avoir beaucoup de féministes universitaires et hétérosexuelles heureuses…

Infantilisation et ingérence

Qu’on interdise les relations sexuelles entre enseignants et élèves mineurs tombe sous le sens.  Qu’on fasse de même entre professionnels de la santé mentale ou médicale et patients, compte tenu de la possible vulnérabilité émotionnelle de personnes même adultes, est défendable.

Mais que l’on applique pareille restriction entre adultes majeurs, vaccinés et consentants relève d’un arbitraire qui tend à percevoir les étudiantes – et non les étudiants – comme des personnes fragiles, inconscientes du danger, qu’il faut protéger d’elles-mêmes.  

Bref, que ça leur plaise ou non, elles risquent de se voir interdire d’entretenir des relations amoureuses désirées avec leur prof afin de sauvegarder leur vertu si cruellement menacée.  Parlez-moi d’une marque de confiance dans le jugement de nos jeunes Québécoises !

Depuis quand ces dernières ont-elles besoin d’une université comme garde du corps institutionnalisé, leur niant toute forme d’autonomie, d’initiative et de discernement ?  Ne leur revient-il pas à elles, et à elles seules, de décider qui sera leur amoureux ?  

Et même si elles se trompent et font de mauvais choix, n’est-ce pas autant par leurs erreurs que par leur discernement que de jeunes adultes se construisent ?  N’est-ce pas l’histoire de la vie de tout être humain, l’aventure humaine même ?

Du côté de Fédération québécoise des professeurs d’université, donc des « prédateurs » potentiels, on se montre très sceptiques :

«Comment ça fonctionne? Qui punit ou fait l’enquête? Théoriquement, l’idée est intéressante, mais en pratique, elle est difficile à implanter», affirme son président, Jean-Marie Lafortune. «L’idée de pénaliser des comportements n’est jamais aussi intéressante que celle d’éduquer et de sensibiliser», ajoute-t-il. »

Et voilà !  On punira les amants coupables ?  De quelle façon ?  Et pénaliser pour quoi, pour qui, et dans quel but ?  Au fait, les universités ne sont-elles pas des lieux d’éducation ?  Faut-il, au nom d’une idéologie qui repose sur des craintes qui ne sont étayées par aucune donnée scientifique, recourir à une évidente répression ?

Martine Delvaux, emballée...
Pour cette féministe, cette avenue est enthousiasmante :

« Martine Delvaux, professeure à l’UQAM et co-organisatrice en 2014 d’un colloque consacré aux rapports amoureux entre professeurs et étudiantes, se réjouie plutôt que ce débat refasse surface. «Je ne sais pas si c’est le meilleur moyen, mais il faut y réfléchir et ouvrir cette question-là», affirme-t-elle. »

Si une directive aussi arbitraire qu’idéologique devait être appliquée, elle constituerait un recul sur la liberté des jeunes femmes de décider de leur destin, de leur style de vie, de leurs valeurs et de leurs partenaires sexuels ou amoureux.  Et moi qui croyais que le féminisme devait justement servir à libérer les femmes en les rendant autonomes ! 

Crédule que je suis…

mercredi 25 janvier 2017

Dire « Monsieur » ou « Madame » à la SAAQ de St-Hyacinthe, c'est transphobe !

Si vous vous imaginez que le lobby féministe-LGBT est sans influence, ni impact sur notre « évolution » sociétale, j’ai une nouvelle pour vous.  Il aura fallu qu’une seule plainte, sur quelques 22 millions de transactions effectuées à la SAAQ de St-Hyacinthe, soit formulée en juin dernier par une personne transgenre pour qu’il soit interdit aux employés de cette succursale de prononcer les mots « Monsieur » ou « Madame » en interpellant ses clients.  Ceci afin de « respecter les droits des transgenres »…

Le silence est d'or mais le lobby LGBT, de plomb !
Oui, c’est bien là qu’on est rendu : l’autocensure pour ne pas faire de peine aux jusqu'au-boutistes parmi certaines minorités…

Mieux que ça, cette initiative pour le moins loufoque et extrémiste a un temps été envisagée dans le cadre d’un éventuel projet pilote qui se serait étendu ailleurs dans notre belle province !  Heureusement, la succursale de la Société de l’assurance automobile du Québec à l’origine de cette lubie semble revenir peu à peu à ses sens et pourrait bientôt autoriser son personnel à recourir à nouveau à ces mots cruellement hétéronormatifs et hétérosexistes, selon leur jugement. 

Après six mois d’interdits, il serait temps que quelqu’un fasse justement preuve de cette qualité trop longtemps occultée.  Étonnamment, ce n’est pas encore fait…

Un « drame » humain, trop humain…

Le Journal de Montréal relate ainsi la « tragédie » vécue par notre transgenre :

« À la fin du mois de juin dernier, un homme en processus de devenir une femme s’est présenté à la SAAQ de Saint-Hyacinthe pour un renouvellement de permis de conduire. Lors de la prise de photo, l’individu dont le nom masculin figurait toujours dans les dossiers de la SAAQ, a été choqué de se faire dire «Monsieur» par le préposé.

« Il a porté plainte à la SAAQ, qui s’est par la suite excusée. »

Oui, c’est aussi insignifiant que ça en a l’air…  Et vous ne seriez pas les seuls à le penser, comme l’indique ce commentaire :

«On tente de trouver des formules pour demeurer polis tout en évitant le ‘‘Monsieur’’ ou ‘‘Madame’’. C’est ridicule d’empêcher de dire ces mots pour une seule personne, une seule plainte. Ce signe de politesse existe depuis des centaines d’années», a raconté une source qui a requis l’anonymat.»

Un travesti, Stephania Jolie, ami de plusieurs transgenres, a pris le parti de l’employé qui s’était fié sur le prénom masculin du plaignant transgenre, resté enregistré dans sa banque de données :

«C’est ridicule, c’est trop. Tu ne peux pas changer la mentalité de tout le monde. Sinon, plus personne ne saura comment s’adresser aux autres», a dit le travesti. Ce dernier ajoutait aussi que plusieurs personnes étaient souvent mal à l’aise devant ce genre de situation et que, dans ce cas-ci, l’employé n’avait que lu le vrai prénom du transgenre. »

Malgré le bon sens évident de ces commentaires, l’omerta est toujours en vigueur pour le moment à la SAAQ de St-Hyacinthe :

« Lundi, Le Journal est allé visiter la SAAQ de Saint-Hyacinthe et n’a entendu aucun «Monsieur» ni «Madame» provenant des employés, à l’exception du gardien à l’entrée de l’établissement. Les préposés se contentaient de dire «allo» ou «bonjour» lorsque les clients arrivaient. »

Selon un porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, l’interdit devrait être levé afin de laisser aux employés le soin de juger si l’emploi de « Monsieur » ou  « Madame » est adéquat.  Reste à savoir quand…

La puissance démesurée d’un lobby suffoquant…

À quand, le retour à la normale à cette SAAQ ?
Pour insignifiant qu’il semble à prime abord, un tel incident n’est-il pas révélateur d’un profond changement social qui ne s’effectue pas pour le mieux ?  N’est-il pas symptomatique d’une importante mouvance envahissante opérée par une gauche féministe suffocante et d’autant plus intransigeante avec ses dogmes obsessionnels qu’elle sait se montrer farouchement antidémocratique envers des choix de société qu’elle ne cautionne pas ?

Les absurdes manifestations anti-Trump, récemment applaudies par le guignol qui nous tient lieu de premier ministre fédéral, n’en sont qu’une illustration parmi d’autres. Heureusement, un cuisant revers a été récemment essuyé par ces activistes à Montréal le 21 janvier avec le succès imposant de la projection de The red pill, le documentaire de l’ex-féministe Cassie Jaye sur le mouvement des hommes aux États-Unis. 

Malgré les menaces de boycott lancées au Rialto, où se déroulait l’événement, et la possibilité de voir un régiment de gestapounes débarquer afin d’intimider les spectateurs comme ce fut le cas à Ottawa, une foule record s’est présentée, assurant le succès de l’événement.

Voilà une initiative, celle du Rialto, et une réaction citoyenne, celle des spectateurs, qui illustrent bien un ras-le-bol  et un refus légitime de se voir imposer une vision discordante, haineuse, obscurantiste, intolérante, ridicule et écrasante d’un présumé projet de société mortifère et suprématiste dont même les femmes, les gays et les transgenres de bonne volonté et autonomes d’esprit se verraient exclus.

Il en faudra plusieurs autres, de ces initiatives, afin de nous soustraire du joug fanatique qui tente de plus en plus de museler notre liberté d’expression par la multiplication des comportements survoltés et vexatoires et l’imposition de règles aussi déconnectées qu’étouffantes. 

Le psychodrame initié par un seul transgenre manipulateur et intolérant aux us et coutumes d’une majorité, par son impact démesuré sur notre vie collective, illustre bien qu’il faudra sous peu placer des limites fermes et claires garantissant à une majorité le droit de vivre selon des règles qui ne briment personne.

Y compris ces extrémistes parmi une minorité qui nous imposent leur loi…

lundi 23 janvier 2017

Québécoise arrêtée : un homme s’attirerait-il la même sympathie ?

Imaginez un Québécois arrêté aux Bahamas pour avoir eu des rapports sexuels avec une gamine de 15 ans, avec pour seule défense l’excuse, fondée ou non, d’avoir cru que sa partenaire sexuelle était majeure.  Croyez-vous un seul instant qu’une partie importante du public serait prêt à le croire, voire à l’absoudre en disant : « Ben, l’erreur est humaine.  Tout le monde peut se tromper. » ?  Ou que ses collègues de travail organiseraient une levée de fonds pour payer son avocat ?

Karine Gagné : on vous croit,diraient les CALACS ?
Ne pensez-vous pas plutôt que nos réseaux sociaux s’enflammeraient devant la nouvelle d’un homme, majeur et vacciné, abusant de son pouvoir d’autorité, ou d’achat, afin de s’offrir une séance de tourisme sexuel ?  Ne le présenterait-on pas comme un abuseur qui tire profit de la pauvreté ou de l’innocence d’une jeunesse laissée à elle-même.

On a beau assister depuis plusieurs années à une surprenante prolifération de cas de détournements mineurs impliquant des femmes, surtout dans le domaine de l’enseignement, et, plus particulièrement, chez nos voisins du Sud, on a très souvent tendance à vouloir excuser les contrevenantes.  Toujours aux États-Unis, des femmes majeures ont même réussi à soutirer de leur victime mineure une pension alimentaire pour un rejeton résultant de leurs rapports sexuels avec elles…

On entend par ailleurs souvent la même excuse : « Moi, à 14 ans, j’aurais ben aimé ça, une totale avec une adulte ! »  Comme certaines, voire plusieurs, jeunes filles abusées par des hommes majeurs sont tout autant consentantes qu’un grand nombre d’adolescents masculins, pourquoi ne pas évoquer la même excuse :  « Wow, la chanceuse, se faire initier au sexe par un homme d’expérience ! »  Même contexte, autres standards…

Doubles standards

C’est presque sans surprise que nous découvrons que Karine Gagné, cette Québécoise accusée aux Bahamas d’agression sexuelle sur un Américain de 15 ans avec qui elle aurait eu des relations consensuelles, loin de susciter la réprobation générale,  s’est attirée au contraire une vague de sympathie, comme en témoigne cette manchette :

« La campagne de sociofinancement pour Karine Gagné, emprisonnée aux Bahamas depuis le début janvier ne s'essouffle pas.

« Une campagne web menée via les réseaux sociaux a permis d'amasser 6600 dollars recueillis auprès de 240 donneurs. La somme servira à payer les frais d'avocats estimés à 15 mille dollars américains par sa famille. »

Il n’est pas jusqu’aux collègues de travail de Gagné qui ont mis l'épaule à la roue.  Le feraient-ils aussi gracieusement pour un collègue masculin ?  N’auraient-ils pas peur de passer pour des coupables par association ?  De favoriser la promotion de la pédophilie ?  De la culture du viol ?  De l’objectification du corps de la femme ?  De son utilisation comme d’une poubelle à sperme ?  Avouez qu’il y a de quoi s’interroger…

Comme l’indique le même article : « Des employés du bar dans lequel travaille Karine Gagné ont mis sur pied d'autres activités de financement et ont déposé des boîtes de collectes dans des commerces du Centre-du-Québec.

« Des dépanneurs, un restaurant et quatre bars country se sont impliqués pour nous aider », explique son père, Steve Gagné, qui n'est toutefois pas en mesure pour le moment de dévoiler les montants amassés. »

Les médias, faiseurs ou miroirs d’opinion ?

Bernard Motulsky, de l'UQÀM
Et les médias, ne pensez-vous pas qu’ils ne s’en donneraient pas à cœur joie à casser du sucre sur le dos de « l’agresseur » ?  Ne tenteraient-ils pas de trouver dans le passé de l’individu quelque fait douteux, quelque détail croustillant, qui pourrait échauffer les passions, alimenter les jugements hystériques, les condamnations avant même la connaissance des faits ?  Combien d’hommes faussement accusés ont eu droit à ce lynchage médiatique ? Alors imaginez si l’homme a vraiment eu des relations illicites, même en croyant de bonne foi avoir eu affaire à une majeure…

Il en va présentement tout à fait différemment pour Karine Gagné, une femme, comme le soulignait ce spécialiste des médias :

« Les médias ont joué un rôle dans la façon dont la situation de Karine Gagné est perçue dans l'opinion publique, selon le professeur titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing à l'UQAM, Bernard Motulsky.

« Elle croyait avoir affaire à un adulte, qui s'est avéré être un adolescent. Souvent ça dépend comment ça part, comment l'information commence à sortir. Les titres c'est "une Québécoise emprisonnée aux Bahamas" », fait valoir le professeur. »

En bout de ligne, sont-ce nos préjugés qui alimentent les médias, ou les médias qui alimentent nos préjugés ?  Notez que ce spécialiste, qui n’en sait pas davantage que nous sur les faits reprochés, donne d’emblée le bon dieu sans confession à Gagné : « Elle croyait avoir affaire à un adulte, qui s'est avéré être un adolescent.»

Comment pouvez-vous le savoir, M Motulsky, de l'UQÀM ?  Et, dans une situation analogue impliquant un homme, seriez-vous aussi complaisant, pour ne pas dire compatissant ?  Je ne parierais pas là-dessus, mais vous êtes, comme bien d’autres qui pensent comme vous, incluant la personne morale de votre université, le produit d’une notre société matriarcale et féministe… 

mercredi 18 janvier 2017

Le RQCALACS a exclu un groupe-membre qui ose soutenir les hommes…

Incroyable, mais vrai, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) a décidé d’excommunier l’an passé l’un de ses groupes membres, le CALACS Unies-Vers-Elles, pour avoir osé braver la doxa de leur alma mater. 
RQCALACS : pour femmes seulement...
En effet, cet organisme dissident a commis l’hérésie d’offrir ses services aux victimes masculines d’agressions sexuelles des trois municipalités régionales de comtés qu’il dessert, soit Athabaska, Bécancour et Érable.  Le RQCALACS n’allait pas laisser passer pareil outrage et l’a exclu !

Le CALACS insoumis n’est cependant pas le premier à offrir des services aux hommes.  Celui de Vallée-de-la-Gatineau, à Maniwaki, et celui de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, l’avaient précédé et, anticipant sans doute l’exclusion de leur regroupement, avaient pris les devants et s’étaient poussés d’eux-mêmes…

Bien que reconnaissant que les femmes restent majoritaires parmi les victimes, Lise Setlakwe, porte-parole de l’organisme, déclare : «Nous, en tant que femmes, avons des enfants, des garçons et des filles. Nous avons des conjoints et nous souhaitons qu'ils reçoivent des services qui leur permettront de survivre aux impacts des agressions sexuelles.»
« Pas le bon sexe… »
Il est à souligner que c’est l’organisme Centraide, et non une instance gouvernementale, qui finance le volet de soutien aux victimes masculines d’agressions sexuelles.  Isabelle Dionne, directrice générale de Centraide Centre-du-Québec, n’allait pas manquer de souligner le singulier courage des dissidentes :
«Je salue votre audace. Après toutes ces années de féminisme, on ne peut laisser quelqu'un dans l'ombre parce qu'il n'a pas le bon sexe. »  
Et vlan, RQCALACS !  De là à affirmer qu’il est sexiste de laisser les hommes agressés de côté, il n’y a qu’un pas, que, pour ma part, je n’hésite pas à franchir.
Un regroupement traditionnellement hostile aux hommes…
Les « privilèges » rendent sans doute malheureux...
Il y a pourtant fort à parier que le RQCALACS, subventionné par l’État et qui détient un poids politique non négligeable, se serait gendarmé contre tout soutien gouvernemental aux hommes.  Rappelons que cet organisme a fait partie, en 2005, des signataires du mémoire intitulé Comment fabriquer un problème, qui contestaient les conclusions du rapport Rondeau sur la manque et l’inadéquation des ressources « offertes » à la gent masculine.
Au RQCALACS, s’était joint alors La Fédération des femmes du Québec, la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec, la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec, l’R des centres de femmes du Québec, le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes et le Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale, parmi une quinzaine d’instances féministes subventionnées.
Quand on constate à quel point les groupes féministes sont depuis longtemps hostiles aux hommes et à leurs problèmes, il est plus facile de mesurer l’audace de la modification importante du mandat du CALACS Unies-Vers-Elles.  Nul doute que les militantes de cet organisme ont compris que, pour être humaniste, et non seulement féministe, il faut reconnaître que l’humanité réuni les deux sexes…

mardi 17 janvier 2017

France : la criminalisation du client précarise les prostituées. Surpris ?

C’était écrit dans le ciel. Une évidence incontournable. Il était impossible de ne pas voir venir le – ou les – coup. La victoire des idéologues abolitionnistes en France a de plus en plus un gout amer. Il était pourtant si prévisible que la criminalisation du client de la prostitution aurait davantage d’effets pervers que la légalisation de ce choix professionnel controversé.

La prostitution peut être un choix professionnel.
Cette réalité, si énervante pour nos féministes chéries, doit être prise en considération par les pouvoirs publics et par le législateur, optique qui n'a pas été retenue par la France quand, emboîtant le pas à la Suède, elle a décidé de criminaliser le recours aux services des prostituées. 

Or, la Suède se targue d’avoir fait diminuer de moitié la prostitution de rue depuis l’instauration de cette disposition légale en 1999. La prostitution de rue, je veux bien, mais qu’en est-il de la prostitution… tout court ? Les autorités et le gouvernement suédois ont-ils envisagé la possibilité que la moitié disparue de leur écran radar en soit réduite à la plus dangereuse clandestinité ?

En France, à Paris, plus précisément, des prostituées sont victimes d’agresseurs en série mais redoutent de porter plainte, de peur de perdre leurs clients. Certaines gardent le silence parce qu’elles sont sans papiers et ne parlent pas français. 

Des travailleuses du sexe chinoises, ayant porté plainte, ont vu les policiers arrêter leur proxénète et fermer leur établissement, les privant ainsi de leur gagne-pain.  Mais c’est la pénalisation du client qui est montrée du doigt comme étant la pire entrave au métier de prostituée comme l’indique cet article : 

« Le vote de la loi prostitution en avril, « semble avoir plutôt favorisé les violences à l’égard des prostituées qu’accru leur protection », souligne le rapport.

« Depuis lors, les clients sont passibles d’une amende de 1 500 €, pouvant monter à 3 750 en cas de récidive. Ce qui a causé leur raréfaction et une paupérisation des travailleuses du sexe. Par ailleurs, les clients qui restent sont eux plus enclins à négocier les prestations à la baisse ou le port du préservatif, selon ces associations.


« Les prostituées sont devenues tellement précaires du fait de la pénalisation du client que certaines ont accepté des rapports avec d’anciens agresseurs en espérant qu’ils seraient moins violents », s’étrangle Mme Maffesoli. »


La puissance d’un lobby toxique…


Avant que la France ne commette la même erreur que la Suède, un écrivain, réalisateur et chanteur, Antoine No Lastname, auteur de Délivrez-nous des dogmes, un essai dénonçant l’abolitionnisme, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les dangers de ce choix aveugle et dogmatique en citant l’exemple du Danemark, qui s’était dissocié de l’optique répressive de sa voisine suédoise :

« Or, son voisin le plus proche (de la Suède), le Danemark, après avoir étudié le bilan du "modèle nordique", ce pays a décidé de ne pas le suivre, car il n'améliorait en rien la situation des sexworkers, et a renoncé à pénaliser le recours à la prostitution; une étude financée en 2010 par le gouvernement danois avait clairement conclu que "la prostitution ne peut pas être traitée comme une entité monolithique et homogène" et que "de nombreux travailleurs sexuels ont choisi leur profession, ils n'y ont pas été contraints." »

Étonnamment, même le gouvernement français allait dans le même sens il y a quelques années à peine, soulignait alors Antoine :

« Et puis à quelques jours des fêtes (en 2012), c'est le gouvernement français qui a publié un rapport révélateur de l'Inspection Générale des Affaires sociales, qui , pour la première fois en France, abordait sans a priori le problème, et déclarait à son tour "qu'il n'y a pas une mais des prostitutions" et que "les seules données disponibles (ne concernent) que la seule prostitution de rue, et ne saurai(en)t être extrapolé(es)", infirmant en cela les chiffres alarmistes proclamés par les abolitionnistes. "La commission a relevé des degrés très variables dans la contrainte ou au contraire dans la liberté" et choisi de souligner la part de libre arbitre dans le choix de cette profession (…) »

Comment expliquer, après pareils constats, marqués au coin du bon sens, que l’État français ait succombé à la dérive suédoise ? Il faut que le lobby féministe abolitionniste soit bien puissant pour avoir entraîné un choix de société aussi consternant. No Lastname n’a pas hésité à dénoncer ces idéologues en termes aussi judicieux que lapidaires : 

« En réalité, les mouvements abolitionnistes, qui prétendent vouloir venir en aide aux prostitué(e)s, sont en très grande part responsables de l'ensemble des maux, violence, précarité, vulnérabilité à l'exploitation, stigmate, qui frappent cette profession. Quand ces mouvements cherchent à vous apitoyer en dénonçant les terribles conditions de travail des prostituées, les attaques dont elles sont victimes, leur espérance de vie plus courte que celle des autres personnes, ils oublient de dire que ce sont eux, et les règlements prohibitionnistes qu'ils ont érigés et qu'ils proposent encore d'aggraver, qui sont la cause directe de toutes ces souffrances. »

Et vlan ! Que dire de plus ? Comment ne pas comprendre, à la suite de l’exemple parisien, à quel point Antoine avait raison. Les fanatiques abolitionnistes reconnaîtront-ils l’étendue de leur erreur ? J’en doute fortement.

Chez ces biens pensants, l’obsession du dogme l’emportera toujours sur les cruels démentis de la réalité. Voilà une raison parmi tant d’autres pour laquelle il faudra, tôt ou tard, que l’État français et même, tout État occidental, en arrive à séparer le féminisme de l’État pour en finir avec l’obscurantisme mortifère de la grande roseur.

lundi 16 janvier 2017

The red pill : les gestapounes saboteront-elles la présentation de Montréal ?

Entendu parler du documentaire The red pill, de Cassie Jaye ?  Non ?  Il s’agit de ce film qui, à l’origine, devait présenter les méchants « masculinistes » américains comme le font ordinairement les féministes militantes : des êtres misogynes, rétrogrades, violents et oppresseurs.  Quelle ne fut pas la surprise de Mme Jaye de constater, en cours de tournage, que les militants qu’elle a rencontrés étaient au contraire pondérés, articulés, hommes de famille aimants, bref, des antithèses de ce que les activistes qui finançaient son documentaire voulaient présenter.

Cassie Jaye
Le tort principal de ces hommes est de vouloir sensibiliser le public et les élus sur les problématiques majoritairement masculines que sont le suicide, le décrochage scolaire, l’itinérance, le manque de ressources psychosociales, la justice familiale misandre ou les accidents du travail…  De vrais monstres !  La documentariste allait changer son fusil d'épaule...

Réaction prévisible

Évidemment, la volte-face de Mme Jaye devait entraîner des dommages collatéraux : les féministes qui commanditaient le documentaire ont retiré leur appui financier au projet et ont fait de pieds et des mains pour en contrecarrer la réalisation.  Ayant échoué dans cette tâche condamnable, elles s’affairent maintenant à en empêcher la diffusion.  Cet incident démontre, comme si besoin était, que le féminisme est un mouvement farouchement, voire pathologiquement, antidémocratique.  Tant que vous hurlez avec les louves, pas de problème, mais si vous faites bande à part…

Imaginez, en décembre, il a fallu que le film soit présenté dans une autre salle que celle prévue, en raison de l’hostilité des militantes qui traitaient d’inoffensifs spectateurs de nazis.  Et un point Goldwin !  En Australie, la projection prévue à Melbourne a été annulée.  Les féministes sont allées jusqu’à faire circuler une pétition en vue d’empêcher la diffusion du film, et même l’arrivée de Mme Jaye au pays !  Même scénario en Angleterre, mais qui n’a pas porté ses fruits.  Peut-on imaginer attitude plus intolérante, plus barbare et plus… stupide ?

J’ai déjà fait état de nombreuses exactions du genre dans un billet paru dans le Huffington Post… qui a fermé mon blog sous les pressions des féministes. 

J’y mentionnais le cas d’Erin Pizzey, fondatrice de la première maison d’hébergement pour femmes battues en Angleterre, qui avait eu le malheur de publier un livre intitulé Prone to violence, dans lequel elle affirmait que les femmes étaient autant sinon plus violentes que les hommes.  Les librairies qui le vendaient ont été saccagées et Mme Pizzey a dû être accompagnée d’une escorte policière devant les alertes à la bombe qui la menaçaient à son domicile…

Sophie Torrent, auteure de L’homme battu, évoquait de son côté les menaces de mort proférées à des chercheuses universitaires européennes étudiant la violence subie par les hommes.   Ces activistes réalisaient-elles à quel point elles validaient, par leur propre hystérie destructrice, les points de vue de ces auteures ?

Même au Québec…

Le Québec non plus n’est pas à l’abri de la vindicte des gestapounes.  Je citerai deux exemples tirés de mon billet :

« Plus près de nous, au Québec, le psychologue et hoministe Yvon Dallaire devait devenir la cible d'une attaque en règle en 2005 pour avoir organisé le deuxième congrès Paroles d'hommes traitant de ce sujet blasphématoire qu'est la condition masculine. Des autobus furent nolisés à partir de l'UQÀM, mecque universitaire féministe bien connue et ultra-subventionnée. Des militantes et utérhommes chargés à bloc vinrent vandaliser les lieux du congrès tenu à l'université de Montréal. Bien que des vitres volèrent en éclat, aucune arrestation ne fut effectuée, les féministes bénéficiant d'une immunité tacite.

Serge Ferrand
« Peu après, des militantes toujours aussi survoltées vinrent agresser la documentariste Serge Ferrand et sa famille à domicile tandis que ce réalisateur présentait une projection privée de son film-choc intitulé La machine à broyer des hommes. »

François Brook, philosophe et auteur, présent sur les lieux, a décrit ainsi l’incident :

«Violence verbale, violence nauséabonde par bombe puante, violence auditive avec leurs porte-voix à plein régime, barrage de l'accès à son logement privé, vocifération rageuse, trouble de la paix publique, insulte, mépris, intimidation, violation de domicile, incitation à la violence, bousculade, agression physique et tentative de vol de ma caméra, tout y était. Ces féministes radicales n'ont rien épargné à Serge Ferrand et à ses invité(e)s. Ceux qui prétendent que les femmes, prises en bloc, sont des anges de douceur ne pourront plus jamais me convaincre. Jamais je n'ai vu le quart de la demie du dixième d'une telle rage adressée personnellement à des féministes par des masculistes. Si c'était le cas d'ailleurs, ils se feraient tous incarcérer.»

La rage de faire taire…
Dans une perspective beaucoup moins dramatique, j’ai dû faire face, moi aussi, à la rage de faire taire tout discours critique envers le féminisme militant.  Entre autres exemples, après la fermeture de mon blog au Huffington Post, j’ai subi l’an dernier /la colère bien pensante de la Coalition contre les radios poubelles qui avait interpellé le public afin qu’il boycotte les commanditaires de l’émission de Richard Martineau, à CHOI-FM. L’animateur avait commis l’outrage médiatique de m’inviter, moi, sombre « masculiniste »…  Quelle horreur !
Cette fin de semaine, The red pill sera présenté, du moins on l’espère, au Rialto, à Montréal.  Les féministes feront-elles à nouveau la preuve de leur intolérance, de leur violence et de leur fanatisme ?  Les paris sont ouverts.  Au moment de la chute inévitable de ce mouvement aussi puissant que maladroit, ses représentantes admettront-elles qu’elles auront été, par leur délire même, les premières responsables de leur déclin ?  On peut en douter, bien que la lucidité suive plus souvent une catastrophe qu’elle ne la précède, a déjà écrit un auteur…