dimanche 16 mai 2021

Astra Zeneca : Dubé a-t-il fait preuve de négligence criminelle ?

Christian Dubé
La question se pose, devant la multiplication de cas de thrombose au pays, mais aussi par le fait que depuis la mi-mars, des sonnettes d’alarme stridentes commandaient la prudence, pour ne pas dire la suspension du vaccin Astra Zeneca.  Comment expliquer que Christian Dubé, comptable de profession métamorphosé en discutable ministre de la Santé, ait continué à rester aveugle devant tant de feux rouges et persisté à recommander ce vaccin potentiellement dangereux ?

Or, il aura fallu attendre le 13 mai pour que notre ministre se déniaise et suspende l’inoculation d’une première dose d’AstraZeneca :

« Québec n’offrira plus le vaccin d’AstraZeneca comme première dose, une décision appuyée par une nouvelle recommandation en ce sens du Comité d’immunisation du Québec. »

Or, près de deux mois auparavant, soit le 16 mars, on pouvait lire cette manchette inquiétante :

« Une quinzaine de pays, dont l’Allemagne, la France et l’Italie, ont suspendu par précaution l’utilisation du vaccin AstraZeneca contre la COVID-19, après le signalement d’effets secondaires « possibles », mais sans lien avéré à ce stade. »


Le 9 mai dernier, non sans hésitation, l’Union européenne leur emboîtait le pas :

 

« Sans surprise, L'Union européenne a décidé de ne pas renouveler son contrat avec AstraZeneca pour la fourniture de vaccins contre le Covid-19. En tout cas pour l'instant. L'annonce a été confirmée par le commissaire européen au commerce intérieur Thierry Breton sur France Inter, ce dimanche. "Nous n'avons pas renouvelé le contrat (avec AstraZeneca) après le mois de juin. On verra, on regarde ce qu'il se passe", a-t-il déclaré. »

 

Comme jouer à la roulette russe…

 

Comme si ces signaux n’étaient pas assez forts, il aura fallu que l’Ontario et l’Alberta suspendent à leur tour ce 11 mai le recours à ce vaccin pour le moins problématique :

« (Ottawa) Le vaccin d’AstraZeneca continue de causer des maux de tête dans la campagne d’immunisation au pays. L’Ontario et l’Alberta cessent de l’utiliser en première dose — Toronto, pour des raisons de sécurité, et Edmonton, en invoquant des délais d’approvisionnement. Au Québec, on plaide que la question ne se pose pas puisque les réserves du vaccin sont « toutes ou presque » épuisées. »

Bref, en date du 11 mai dernier, aucune décision n’était prise par le ministre qui évoquait candidement le fait que « les réserves du vaccin sont « toutes ou presque » épuisées. »  Comme le disait si fort à propos Voltaire, on est vertueux dans l’impossibilité où l’on se trouve d’avoir des vices…

Il faudra donc attendre le surlendemain avant que de façon bien tardive et improvisée, Dubé annonce enfin la suspension de la première dose du vaccin à problème.  Comme toutes les doses ou presque ont déjà été utilisées, on peut redouter pour la santé des personnes inoculées.  

Cependant, devant le tollé entourant les risques liés à ce vaccin depuis deux mois, ces gens gardent une part de responsabilité importante pour ne pas avoir fait preuve d’une élémentaire prudence en allant exposer leur santé à un vaccin à risque.  C’était comme de jouer à la roulette russe.

« Je me sens flouée. »

Le Soleil a recueilli le témoignage de certains d’entre eux :

« Je me sens flouée. Avoir su, j’aurais attendu pour un autre vaccin », déplore Nicole Laniel, 65 ans, de Montréal.  

« Quand mon groupe d’âge s’est ouvert, on nous disait de nous dépêcher à se faire vacciner, car plus les gens de 65 ans et plus seraient vaccinés, plus on pourrait permettre d’assouplir les mesures. Ça ne me tentait pas de l’avoir ce vaccin-là, mais on se sentait aussi égoïste de ne pas le prendre mon mari et moi », témoigne-t-elle. 

Si elle confie alors avoir « jugé » des gens qui tournaient les talons devant l’AstraZeneca, les plus récentes annonces l’ont fait changer d’avis. Elle les comprend mieux. »

On voit le résultat des campagnes de « sensibilisation » du gouvernement et des médias à base de culpabilisation (« On se sentait aussi égoïste de ne pas le prendre. ») et même d’injures de la part de certains chroniqueurs allant jusqu’à traiter de cons ou d’édentés ceux qui refusaient de se faire vacciner.

Dubé, coupable de négligence criminelle ?

Avec le recul, il est désormais facile de comprendre pourquoi la Coalition Avenir Québec souhaitait tant inclure une clause d'immunité judiciaire inconditionnelle dans son projet de loi 61 concernant toute décision problématique ayant eu le douteux mérite d’avoir été commise « de bonne foi ».

Les semaines à venir nous révéleront l’impact réel de l’AstraZeneca sur les gens qui auront commis l’imprudence d’en recevoir une première dose. Il sera alors temps d’évaluer l’impact de la négligence et de l’irresponsabilité du ministre Dubé.

Examinons donc la définition de négligence criminelle tirée de notre législation canadienne :

« Négligence criminelle

·         (1) Est coupable de négligence criminelle quiconque :

o   a) soit en faisant quelque chose;

o   b) soit en omettant de faire quelque chose qu’il est de son devoir d’accomplir,

montre une insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui. »

On peut lire plus loin, en cas de décès (Nous en avons déjà eu un fortement médiatisé.) :

« Le fait de causer la mort par négligence criminelle

220 Quiconque, par négligence criminelle, cause la mort d’une autre personne est coupable d’un acte criminel passible :

·        a) s’il y a usage d’une arme à feu lors de la perpétration de l’infraction, de l’emprisonnement à perpétuité, la peine minimale étant de quatre ans;

·        b) dans les autres cas, de l’emprisonnement à perpétuité. »

 

Les manigances de Dubé qui tente par la coercition du passeport vaccinal et par l’obligation imposée au personnel de la santé (sauf aux médecins !) de forcer la population à se faire vacciner pourrait fort bien correspondre à l’article 219(1) :

« est coupable de négligence criminelle quiconque a) soit en faisant quelque chose (coercition et manipulation de masse); b) soit en omettant de faire quelque chose qu’il est de son devoir d’accomplir (suspendre au plus sacrant l’AstraZeneca), montre une insouciance déréglée ou téméraire à l’égard de la vie ou de la sécurité d’autrui. »

Il pourrait en aller de même pour l'article 220, le fait de causer la mort par négligence criminelle, dans le cas de décès consécutifs à l'inoculation du vaccin à risque.

Les semaines à venir nous révéleront l’impact réel de l’AstraZeneca sur les gens qui auront commis l’imprudence d’en recevoir une première dose. Il sera alors temps d’évaluer l’étendue de la négligence et de l’irresponsabilité du ministre Dubé.  Restera à déterminer si nous ne nous trouvons devant un cas patent de négligence criminelle.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Le site gouvernemental pour les données sur les vaccins au Royaume-Uni :

Au 5 mai 2021, 127 500 personnes sont mortes de la Covid-19

23,3 millions ont reçu une première dose et 7,5 la seconde dose. du vaccin d'AstraZeneca

11 cas de thrombose par million de doses de vaccins ?

https://www.gov.uk/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting

Le blog d'Olivier Kaestlé a dit…

J'ignore comment le Royaume-Uni comptabilise les morts ou les cas de covid. S'ils font comme au Québec ou aux Etats-Unis qui incluent la comorbidité et, éventuellement, le lien épidémiologique, il faut prendre leurs statistiques avec des pincettes.

Par contre, on enregistre des montées de variants, la nouvelle mode de virus, aux Indes, au Brésil et en Iran, notamment. Ce qui laisse perplexe, c'est que ces éclosions soient consécutives à des campagnes de vaccination agressives, sans jeu de mots.

Se peut-il que le prix Nobel Luc Montagnier ait eu raison finalement d'affirmer que le vaccin cause les variants ?

https://www.medias-presse.info/covid-les-variants-viennent-des-vaccinations-affirme-le-prix-nobel-luc-montagnier/142597/?fbclid=IwAR1Usc7sb6ODvMRqrbfM7m2qLobVJfftalkS4tosG-MrjPH5y7319DeempY

Je pose simplement la question.

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