mercredi 23 mars 2011

Un père témoigne : « Jamais sans mes fils ! »

Une famille québécoise, vers 1954
J’entends déjà les réactions des tenantes d’une certaine mouvance qui liront ce titre : « Encore un ! » ou « C’est reparti pour un tour ! »  Eh oui, encore un père floué, un de plus parmi tant d’autres qui, selon elles, se plaignent sans raison.  Un autre qui, diront-elles, souhaite un retour à un patriarcat ancestral où l’homme était soi-disant seigneur et maître.  C’est bien mal connaître le Québec profond où l’homme dit Canadien français, sans instruction, travaillait six jours semaine comme une brute sous les ordres d’un « foreman » souvent anglophone, se faisait dicter à l’Église son devoir de citoyen et le parti pour lequel voter, avant de remettre l’intégralité de sa maigre paie à sa conjointe et mère de ses enfants, véritable reine du foyer, dans l’incertitude de gagner la pitance d’une famille qui n’en finissait pas de s’accroître.  Le patriarcat a ceci de particulier qu’il reste le lot d’une minorité de dirigeants, et que les hommes, au même titre que les femmes, vivent sous sa botte, idéologie radicale ou pas.

Camille Bouchard
Dans l’un de ses nombreux élans de négationnisme, Micheline Carrier, éditrice du site Sisyphe, plate-forme de prédilection de ce genre de discours, prenait à partie en 2005 le péquiste Camille Bouchard qu’elle accusait de relayer « la propagande de certains groupes de la condition masculine sur la présumée discrimination à l’égard des pères ».  Elle précisait : « Par ailleurs, M Bouchard ayant travaillé longtemps dans le domaine psycho-social devrait savoir que des études n’existent pas sur ce sujet parce que cette réalité n’existe pas. »  Raisonnement d’une simplicité poignante.  Ainsi les données sur l’exploitation des gaz de schiste faisant défaut, ces gaz n’existent pas.  Cessons alors de couper les cheveux en quatre. 


Mais la journaliste ne s’arrête pas en aussi bon chemin.  Après avoir reproché au député d’avoir présenté le sujet à la toute fin de la période de question du 27 janvier 2005 à des porte-parole de la Table des groupes de femmes de Montréal, elle en remet :  « Cependant, M Bouchard n’a pas réitéré sa question aux personnes les plus en mesure de lui répondre, c’est-à-dire les porte-parole du Barreau du Québec.  Imaginez le dialogue.  Camille Bouchard : « Avez-vous une attitude défavorable envers les pères, les déconsidérez-vous, comme leurs enfants, et provoquez-vous ainsi des démêlés judiciaires indus et onéreux qui les mettent sur la paille ? »  Le Barreau : « Nooon, voyons ! »  Micheline Carrier : « Vous voyez, M Bouchard, ils le disent eux-mêmes qu’ils ne sont pas injustes ! »   Autant demander à un ponte du crime organisé s’il se livre à des activités de blanchiment d’argent, de proxénétisme ou de trafic de drogue : « Nooon, voyons ! »

Claire L'heureux Dubé
Pourquoi M Bouchard aurait-il dû se fatiguer quand Claire L’heureux-Dubé, juge en chef retraitée de la Cour suprême, déclarait le 2 février suivant en commission parlementaire à Québec : « J’ai été 30 ans dans la magistrature et je n’ai jamais vu un juge avoir un préjugé quelconque en cette matière (contre les pères). »  Imaginez le proprio d’une entreprise de voitures usagées qui ne connaît pas de concurrent véreux, un chef de police qui n’a jamais eu de policier violent sous ses ordres, un comptable qui n’a jamais eu vent qu’un collègue falsifiait des états financiers.  Bonne retraite, Mme Dubé-L’heureux, vous serez plus à votre place sur la touche.

La palme de la négation, pour ne pas dire de la misandrie, revient incontestablement à Anne McLellan, ancienne vice-première ministre du Canada et ministre de la Justice de 1997 à 2002, qui déclarait, dans l’Alberta Advisory Council on Women Issues, cité dans l’essai 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ? : « … un nombre croissant de spécialistes suggère aujourd’hui, que la garde partagée perpétuerait l’influence et le domination des hommes sur les femmes… »  L’argument est si ridicule et biodégradable que je ne prendrai même pas la peine de le réfuter.

Des fils qui préfèrent Papa…

Anne McLellan, inénarrable...
« Je vais vous raconter mon histoire.  Je crois que personne ne s’en prendra à mes enfants, vu qu’ils sont tous majeurs. » Ainsi débute le récit de Jean-Charles (nom fictif), que ses quatre fils, étrangers aux préceptes des oracles cités plus haut, ont choisi pour les garder au lendemain de son divorce.  « Si je m'exprime, c’est pour éliminer cette violence cachée et essayer de rétablir une justice pour que les enfants aient une chance de s’en sortir et que les pères ne soient pas tous traités comme des criminels. »

Après environ 20 ans de mariage, la relation entre Jean-Charles et sa femme, Thérèse (nom fictif), bat de l’aile.  L’amour a fait place à la haine.  L’épouse multiplie les gestes agressants, lui crie à deux pouces du visage, tente vainement de le pousser à bout pour qu’il la frappe, menace de le faire arrêter, multiplie les crises de larmes, l’accuse sans motif de la tromper, de lui cacher de l’argent, de la calomnier, tout ça parfois jusqu’aux petites heures.  À deux reprises, la situation dégénère au point où notre homme doit appeler la police.  Il suffit à Thérèse de prétendre qu’il est violent et père négligent, pour que Jean-Charles se voit menacé d’être incarcéré à Orsainville. 

Ce couple n'est pas celui du récit.
Le phénomène se reproduit quand il appelle la DPJ à la rescousse, devant le climat empoisonné du domicile familial.  Les intervenantes ferment les yeux sur la déviance manifeste de la mère et le menacent d’aller vivre dans un petit appartement, de payer une grosse pension et de ne plus revoir ses fils.   « Alors, pour ne pas perdre les enfants, j’endurais tout ça », écrit-il.  Lors d’une crise plus violente que les précédentes, Jean-Charles appelle le 911.  Thérèse est emmenée dans une maison d’hébergement pour femmes battues… « Lors du divorce, les plus vieux ont été obligés d’écrire une lettre pour dire que j’étais un bon père et un bon mari, précise-t-il, afin que les plus jeunes puissent vivre avec moi, comme ils le désiraient. »  On comprendra aisément leur choix quand, aujourd’hui encore, les fils disent à leur père : « On a vu des films de monstre, de guerre, d’horreur, mais jamais comme ce qu’on a vécu à la maison… »

Ces garçons ne sont pas ceux du récit.
Au lendemain de son divorce, ayant pu, en raison de l’âge légal des aînés et du désir de tous, obtenir la garde de ses enfants, Jean-Charles ne s’en voit pas moins obligé, en plus de subvenir à leurs besoins, de payer une pension de 325 $ par semaine à Thérèse.  Pour arriver, il doit effectuer du temps supplémentaire, quitte à s’absenter le soir, afin de « gagner la vie d’une autre personne qui ne fait rien ».  Il lui faudra attendre 2007 pour pouvoir remplacer son véhicule de 1993.  Demander une révision de pension n’est tout simplement pas dans ses moyens. 

Au moment de prendre sa retraite, il devra s’y résoudre pourtant, moyennant des honoraires d’avocat de 9 200 $.  Après qu’elle l’eut copieusement « dénigré, calomnié et faussement accusé », aucun magistrat n’a ramené Thérèse à l’ordre.  Elle a cependant vu sa pension réduite à 450 $ par mois, indexée à vie, un montant moins généreux que celui que Jean-Charles payait jusque-là.  Peut-être songera-t-elle enfin à devenir plus autonome ?

Au-delà de l’aspect financier calamiteux, le père retient surtout le climat de violence institutionnalisée entretenu et ressenti : « Pourquoi notre système de justice bonifie-t-il la violence ?  Quel intérêt y trouve-t-il ?  Comment pourrons-nous arrêter la violence dans notre société si elle est approuvée et camouflée par notre système de justice, nos services sociaux et nos dirigeants politiques ? »  Voilà autant de questions pressantes qui commandent des réponses immédiates.

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Depuis des années on répète qu'il n'y a pas de discrimination en cour envers les pères. Que chaque cause est du cas par cas. -Mais dites-moi, quand plus de 75% des causes se règlent de la même façon, n'y a-t-il pas lieu en personne intelligente de s'interroger sur le pourquoi ?

Mme Royale cité dans une autre de vos chroniques prétend, étude à l'appui, qu'en gros 78% des causes se règlent hors cour donnant l'enfant en garde exclusive à la mère. Elle ajoute qu'en cour c'est environ 73% des jugements qui accordent la garde exclusive à la mère. Donc, et les ténors féminiches de reprendre, il n'y a pas de problème, pas de discrimination, puisque que la cour est le miroir fidèle de ce qui se passe dans la société.

Parfait, mais lorsque votre avocat sachant la longue bataille qui s'annonce, vous demande combien vous avez à mettre pour obtenir la garde et qu'il vous annonce ce fait connu, que les 3/4 des enfants en cour sont confiés à la mère, ne cesse-t-on pas de s'interroger sur le pourquoi. Pourquoi 78% des enfants sont confiés consensuellement à la mère ?
Vous n'avez dans les faits, à peine plus de 25% des chances d'obtenir la garde. Alors la vrai question qui ce pose, c'est à cette loterie, combien vous avez à mettre, combien vous voulez dépenser, de combien vous voulez vous endetter ? Combien ? Et ce, pour perpétuer l'acrimonie ? -Al.

Olivier Kaestlé a dit…

Excellente démonstration, Al, et qui déconstruit ce mythe à la Walt Disney à l'effet que tout s'arrange à l'amiable et dans un climat de bonne entente, quand vient le temps de négocier la garde des enfants. Les hommes qui souhaitent avoir la garde partagée sont victimes de chantage : tu paies ou tu t'écrases. Tout les moyens sont bons pour une procédure onéreuse.

Je me souviens d'une émission de radio où une nouvelle conjointe dénonçait un juge qui avait décrété qu'une enfant d'âge préscolaire ne pouvait faire 15 minutes d'autobus pour se rendre de l'école chez son père. Il aura fallu un appel rejeté, un nouveau procès, la vente à perte de la maison et le rachat d'une nouvelle, pour que cet homme ait enfin la garde partagée. Le juge à l'origine d'une telle déroute devrait subir les sanctions le plus sévères du Barreau. Mais quand la corruption vient d'en haut...

Al a dit…

Je ne dirais pas que c'est de la corruption. Cela origine, à mon avis, au début de la psychologie, de la femme de Carl Gustave Jung, elle-même psychanalyste, qui avec 2 collègues, je crois, on écrit la théorie de l'âge tendre, le fameux : "on enlève pas un enfant à sa mère". La conserve culturel a été ainsi scellée et c'est cela qui fait consensus auprès de toute l'industrie du divorce. Psy comme juristes.
Mais l'histoire a été revue et corrigée par Elisabeth Badinter dans L'Amour en Plus où celle-ci trouve à redire au regard du passé. Les enfants ont besoins d'être aimée protégés, peut importe qui et à n'en pas douté un 'qui' intéressé, un père aussi. -Al.

Olivier Kaestlé a dit…

Voyez-vous, Al, je crois que le biais culturel, demeure le prétexte, l'influence féministe, par la priorité donnée à la mère en droit parental et à une pension, l'instance corruptrice, et le droit familial, par une volonté manifeste de tirer profit de la judiciarisation qui s'ensuit, l'instance corrompue.

Malthus a dit…

La situation en ce qui concerne la garde partagée automatique(inexistante pour l'instant)contrevient à deux grands principes constitutionnels:
1- l'égalité homme femme.
2- La présomption d'innocence
Selon nos documents légaux, l'homme et la femme devraient avoir exactement les mêmes droits, ce qui inclut évidemment le droit parentsal et l'accès à sa propre progéniture. L'absence d'une formule légale assurant automatiquement cet accès aux deux sexes constitue un bris constitutionnel flagrant.

Deuxièment, l'homme qui se sépare ou divorce n'est coupable de rien, a priori. Si on veut le pénaliser face à ses droits parentaux,il faut d'abord formellement l'accuser d'un malfaisance quelconque et ensuite le trouver coupable. A ce moment SEUL, il y aura matière en mettre en cause sa capacité à être un parent responsable et, peut-être, limiter son accès à ses enfants.
Hors nos cours familiales font exactement l'inverse. On ne nous accuse de rien, mais il faut tout prouver quand même et la moindre insinuation de la partie adverse transforme nos comparutions en véritables inquisitions.
Le principe légal est le même que nous discutions d'innocence ou de responsabilité civique. Chacun est considéré être un adulte responsable jusqu'à preuve du contraire. Il n'y a qu'à voir les procédures légales requises pour obtenir une procuration pour s'en convaincre.
Pourtant dès qu'un père mets les pieds dans une cour familiale, tout celà disparait. Sa présomption de responsabilité civique n'existe plus et il doit prouver à la cour qu'il est un bon parti et sa présomption d'innocence disparait au moindre commentaire non prouvée.
La dissonance légale entre nos droits et leur application est un fissure qui ferait palir d'envie le Grand Canyon.
Le féminisme appliqué n'est pas un propos égalitaire mais un acide qui ronge les fondements mêmes du droit fondamental.

Olivier Kaestlé a dit…

Malthus, si j'en avais le pouvoir, j'userais de mon influence (inexistante) pour vous faire nommer juge à la Cour du Québec.

Tout votre propos relève du bon sens mais il semble que la crevasse que vous évoquez illustre la différence entre l'intelligence juridique et l'intelligence... tout court.

Malthus a dit…

Ce dernier commentaire de votre part, Olivier, m'a fait rager. Nos juges ne sont pas des cons. Ils ne sont pas des êtres faibles d'esprit ou des demeurés à qui ont a fait une fleur mais maitres de l'art qui ont prouvés leur savoir-faire, many times over!
les jugements sexistes ou douteux qu'ils émettent n'émanent non pas de leur *stupidité* mais de leurs parti-pris; de leurs allégances politiques et de leurs convictions philosophiques.
Les réduire à un simple manque d'intelligence est non seulement ridicule mais *puérile*!
Je vous en supplie- ne nous comportons pas comme de vulgaires féministes: prêts à dire n'importe quoi versus n'importe qui, peu importe l'évidence, du moment que notre cause y gagne!
Nos juges ne sont pas cons. La plupart, sinon tous, sont supremement intelligents. Mais ils sont tous malheureusement... humains.
Donc faillibles.

Olivier Kaestlé a dit…

Il y a l'intelligence cérébrale, Malthus, mais aussi l'intelligence du coeur. C'est de celle-là que nos juges manquent cruellement. Respirons par le nez.

Malthus a dit…

"Mais il semble que la crevasse que vous évoquez illustre la différence entre l'intelligence juridique et l'intelligence... tout court"
Vos propres mots Olivier. L'intelligence "du coeur" n'y apparait aucunement, donc impossible pour moi d'y répondre de quelque facon.
Incidemment,je respire par tous les orifices que l'évolution a daignée me pourvoir et mon nez joue une grande part dans cet exercise.

Al a dit…

Olivier, comme vous avez bien énoncé la justice tel qu'appliquée dans les cas de garde d'enfant, n'a pas cœur. Et je suis avec vous pour lui en souhaiter.
Je dirais que ce manque de sensibilité s'explique en grande partie par le fait que ces juges élevés par leurs mères ont fait élever leurs enfants par leurs femmes, sinon des gardiennes. Alors, à moins de prouver hors de tout doute que la mère est inadéquate, on repassera pour la garde au père si celle-ci s'y oppose. Tout le régime en place est d'ailleurs là pour la conforter. Ce qui a pour effet dans ce système adversial de créer un immense déséquilibré des pouvoirs que la logique même du droit, de la justice a de la difficulté à traverser.
Le grand mea culpa d'un système qui doit expier sa faute envers les femmes et qui carbure maintenant avec des préjugés sciemment entretenus envers les hommes et ce, par on sait qui. -Al.

Olivier Kaestlé a dit…

Je crois que, comme l'eau érode la pierre avec le temps, le bon sens, la vérité et le - vrai - bon droit finiront bien par l'emporter. Comme certaines injustices vécues par les femmes ont été, dans notre société du moins, en très bonne partie rectifiées, il faudra en arriver à des consensus similaires envers les pères. C'est la grâce que je nous souhaite.

Sébas a dit…

"Comme certaines injustices vécues par les femmes ont été, dans notre société du moins, en très bonne partie rectifiées"

Bon, voici mes pensées par rapport à ça:

Justement, le patriacat n'était pas "injuste" envers "les femmes". Il était là POUR les femmes et les enfants et POUR LA SURVIE DE L'ESPÈCE. Les hommes étaient élevés POUR la famille et la protection de la femme + enfants. Ils avaient presque tous les droits -au niveau familial- MAIS AUSSI toutes les responsabilités légales... et le "pouvoir" des femmes, quoique pas juridique/politique, était très présent aussi...

Et les "élites" oppresssaient TOUT le monde -"ordinaire"- en quelque sorte.

Ce système est "né" -en grande partie- de la nécessité de s'adapter aux différences BIOLIGIQUES et parce que les CONTRAINTES MATÉRIELLES... de survie... dictaient en quelque sorte ces rôles étanches et ce que nous appelons aujourd'hui "rôles sexistes" et "rétrogrades".

La "révolution" de mai 68 et/ou la révolution féministe est un mensonge de A à Z, car il ne tient pas compte de tout ça. Bon, l'histoire est souvent réécrite ou souvent adaptée pour "fitter" avec les besoins des élites idéologiques/économiques de l'heure, et tout système a tendance a vouloir le statu quo (patriarcat inclus), mais le cela ne veut pas dire que parce que certaines "puissants" (et puissantes, il ne faut pas l'oublier!), voulaient garder en place CE système, que cela voulait dire que c'est une preuve que les femmes vivaient PLUS d'injustices que les hommes.

En passant, selon moi, pour ces raisons et pour d'autres encore, le féminisme est aussi un "poison idéologique" pour les femmes aussi...

Tant que nous aurons une lecture "révisionniste" et féministe de l'histoire (et non adaptée au contexte de nos "ancêtres"), nous ne sortirons pas de nos dérives actuelles. Et les femmes souffrent autant (1 sur 2 fait une dépression après l'âge de 40 ans ou autant de femmes que d'hommes font des tentatives de suicides, etc), que les hommes dans le matriarcat et le collectivisme étatique/technocratique actuel... mais étant donné qu'elles sont différentes (de nous), et que le cadre légal leurs donnent beaucoup "plus de lousse" (souvent à LEURS détriments et ce, malgré les apparences!), leurs souffrances sont aussi différentes et pas tjrs au même moment(dans leurs vies), que celles que les vivent hommes.

En tout cas, blablabla, j'ai écris plusieurs textes uniquement sur ces sujets... il faudrait bien que je les retrouve et que je les affichent ici.

Pour "le reste", cher Olivier Kaestlé, je suis pas mal d'accord avec vos analyses et j'apprécie beaucoup ce que vous faites !

Olivier Kaestlé a dit…

Moi aussi, cher Sébas, je suis pas mal d'accord avec l'ensemble de votre point de vue. Quand je faisais allusion à certaines injustices vécues par les femmes, je considérais des cas ponctuels, comme le fait que, jusqu'au début des années soixante, les femmes mariées ne pouvaient avoir un compte en banque leur appartenant.

La pire, à mon sens, a été vécue tant par mon père que par ma mère quand elle a accouché de ma soeur. Le coeur de cette dernière a cessé de battre à ce moment, et il aurait fallu une césarienne. Seulement voilà, il aurait aussi fallu la signature de mon père et il n'était pas là (pas de cell, ni de courriel dans ce temps là).

Faute de signature, le boucher qui servait de médecin pour l'occasion a utilisé des forceps : ma soeur est devenue handicapée intellectuelle à cause de lui. Si ma mère avait eu droit de parole sur son accouchement, une tragédie aurait pu être évitée pour toute la famille. Je rends compte de cet événement dans cette chronique : http://olivierkaestle.blogspot.com/2009/11/les-absents-ont-toujours-tort.html