Vous croyez peut-être que j’exagère en reconnaissant un tel pouvoir à une vulgaire misandre ? Attendez de lire ce qui suit...
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| Stephanie Guthrie, fanatique |
Précisons
que, sans un système judiciaire aussi incompétent qu’idéologiquement corrompu
que celui qui sévit en Ontario, une affaire aussi invraisemblable que ridicule
n’aurait jamais vu le jour. Nous parlons
ici du même système qui a failli autoriser les tribunaux islamiques, qui a
permis le port du niqab lors de témoignages en cour, en plus de condamner un
propriétaire de quincaillerie pour avoir voulu imposer un casque de sécurité à
un agent de sécurité sikh obsédé par son turban lors de travaux de rénovation.
On
peut aisément constater le manque d’intelligence et de discernement de trop nombreux
magistrats de cette province en ce qui a trait à l’islam et à ses
déviances. Il serait temps de prendre également
conscience du délire dont la justice ontarienne peut faire preuve sous
l’emprise de cet autre intégrisme qu’est le féminisme militant.
Trois ans d’enfer
Comme
souvent, la victime de ce nouveau psychodrame féministe est un homme, Alan
Elliott. Son crime ? Avoir contredit une féministe, Stephanie
Guthrie, dans twitter. Cette fanatique,
obsessionnellement vindicative, avait déjà lancé en 2012 une première campagne de
représailles contre un concepteur de jeux internet, Ben Spurr, qui avait eu la
malencontreuse idée de créer un jeu permettant de donner des coups virtuels à
Anita Sarkeesian, une féministe radicale spécialisée dans la dénonciation de
l’image des femmes dans les médias. Concédons qu'on a déjà vu des jeux de meilleur goût...
En
proie à une incontrôlable crise de militance, Guthrie avait décidé de stimuler
la vindicte d’internet contre Spurr, au point de vouloir l’atteindre dans sa
vie professionnelle, comprendre ici, de le dénigrer au point où aucun employeur
ne voudrait l’engager. C’est ici que les
problèmes d’Alan Elliott allaient commencer, quand cet artiste graphique a osé
contester la pertinence de la vendetta initiée par Guthrie, affirmant par
gazouillis que ce procédé était « tout autant vicieux que le jeu de coups au
visage » dénoncé.
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| Alan Elliott, harcelé |
Toujours incapable de gérer ses émotions, Guthrie, soutenue par deux autres exaltées, Heather Riley et Paisley Rae, décida, en novembre
2012, d’accuser Elliott de harcèlement criminel en s’appuyant sur la foi de
gazouillis inoffensifs dans lesquels notre homme avait toutefois eu l’hérétique
outrecuidance de manifester son désaccord avec la vendetta de la féministe
envers Spurr.
Devinez
quoi ? Alan Elliott fut aussitôt arrêté par l’agent Jeff Bangild, qui reconnut plus
tard en cour que les gazouillis n’avaient strictement rien d’offensif. Un système judiciaire compétent et
circonspect aurait normalement aussitôt réprimandé l’idiot à l’origine d’une
arrestation arbitraire et débouté l’accusatrice malveillante. Mais nous étions en Ontario et, contre toute
logique et tout bon sens, le pauvre
homme a été arrêté, incarcéré et accusé.
Comme
si ce n’était pas suffisant, il devait à l’origine rester emprisonné pendant la
durée des procédures judiciaires.
Imaginez, ça fait maintenant trois ans que dure ce cirque aussi aberrant
qu’injustifié … C’est sans doute grâce à
un moment d’inattention qu’un juge étourdi lui accorda une liberté provisoire
assortie cependant de conditions draconiennes : alors qu’il gagnait sa vie
comme graphiste, Elliott se vit interdire l’accès à internet et « à tout
appareil donnant accès à internet ».
En
clair, Guthrie avait enfin la satisfaction de voir la vengeance qu’elle avait
vainement tenté d’infliger à Ben Spurr appliquée à Alan Elliott. Si elle n’était pas déjà orgasmique, elle a
dû le devenir à l’annonce de cette condition qui menaçait désormais la survie
financière de sa victime, en plus de constater, au fil des ans, que l’homme,
qui avait dû défrayer 50 000 $ en frais judiciaires, en devait désormais plus
de 40 000 $. Encore une noble victoire
du féminisme militant…
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| La famille Elliott, unie dans l’adversité. |
Afin
de pouvoir s’en sortir, Elliott et sa famille en sont réduits à recourir à une campagne de financement. Inutile de
préciser qu’ils ne devront pas compter sur le lobby féministe pour les
soutenir…
Peu d’échos, malgré des enjeux considérables…
Il
est toujours étonnant de constater l’étonnante discrétion des médias envers une
aberration féministe. Cette dernière bat
cependant plusieurs records, tant en ce qui concerne l’évidente injustice
infligée à un honnête citoyen qu’en ce qui a trait à l’épée de Damoclès qu’elle
laisse peser sur liberté d’expression canadienne.
Selon le journaliste Milo Yiannopoulos, « Guthrie et Riley (l’une des deux fanatiques
qui l’appuie) n’ont pas besoin de gagner leur cause. À moins d’une sérieuse percée dans sa
campagne de financement, la carrière d’Elliott sera détruite. Le procédé en a été un de représailles, et
ce n’est pas fini. Mais comment ces
brutes féministes peuvent-elles s’en tirer aussi impunément ? » En effet, qui harcèle qui, dans cette
histoire rocambolesque ?
Christie Blatchford, du National Post, malgré ses sympathies avouées envers Guthrie, a tout de même osé s'interroger sur l’avenir de la
démocratie, à travers les questionnements de l’avocat d’Ellott, Chris
Murphy :
« Les conséquences d’un verdict de
culpabilité pourraient être lourdes pour Elliott, mais tout autant pour la
liberté d’expression sur le net, a plaidé Murphy dans ses arguments de
clôture. » On pourrait ajouter : pour la liberté d’expression,
peu importe le contexte.
La
justice ontarienne se fera-t-elle la complice d’individus féministes qui,
elles, pourront user de leur liberté d’expression pour museler quiconque les
contredit, tout en bénéficiant d’une totale impunité quand elles bafoueront
impunément le droit de parole de leurs adversaires en allant jusqu’à l’intimidation
?
En clair, les détracteurs des
féministes fanatisées et misandres devront-ils, en plus d’encourir leurs
foudres, s’exposer à des représailles judiciaires à la moindre dissension
? C’est cet avenir que nous prépare
peut-être la cour d’Ontario. Et ça,
c’est aussi pire que les tribunaux islamiques…


