La
semaine passée, j’ai été interviewé par Richard Martineau à son émission du
midi sur le fm98,1 à propos d’une déclaration de sa co-animatrice, Élisa
Cloutier, qui affirmait que l’homme québécois était trop souvent mou et n’osait
plus draguer. Mme Cloutier qui, en
passant, n’a rien d’une harpie ni d’une mollassonne, faisait ce constat
audacieux à l’occasion du lancement au Québec du livre de Diane Ducret,
intitulé L’homme idéal existe. Il est québécois.
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| Exemple de couple inversé : Ovila et Émilie Pronovost |
Je
n’entrerai pas dans les détails de
l’entrevue, mais je vous dirai que notre conversation a continué à faire son
chemin dans mon esprit au fil des jours qui ont suivi. Je me suis souvenu de mon cours de littérature
québécoise à l’UQTR, où l’écrivain nicolétain Pierre Chatillon nous avait
appris que le couple inversé, présentant un homme faible et une femme forte, et
l’incommunicabilité dans le couple constituaient des thèmes dominants de la
littérature québécoise. Or, l’art
n’est-il pas souvent le reflet de notre société, ou de la perception qu’on en
a, à tort ou à raison ?
La Germaine « idéale » existe. Elle est québécoise !
De
façon générale, la femme québécoise a la réputation d’être affirmative et autodéterminée. Elle a également celle d’être susceptible, incohérente
et contrôlante. L’expression « Germaine
», gère-mène, n’est-elle pas typiquement québécoise ? Mais comme pour tout constat, il ne faudrait
pas faire d’une tendance un absolu. Nous
avons des Québécoises respectueuses de leur homme et, aussi, des mitaines qui
se laissent contrôler par lui. Il faut
savoir faire la différence entre un penchant et un stéréotype.
Quand on s’intéresse à la cause des hommes au Québec, particulièrement dans le domaine de la Justice familiale, on constate cependant que le parti pris pro féministe du Barreau du Québec engendre des monstresses persuadées d’un statut factice de victimes nées qui, en compensation de leur supposée tragédie millénaire d’opprimées, croient avoir droit à des compensations outrageantes, trop souvent accordées, contre tout bon sens et toute équité, par une magistrature aussi oppressive que castrée.
Ces femmes se montrent fréquemment vindicatives, manipulatrices, mercantiles et égoïstes. Je sais, certains me traiteront de misogyne, mais j’ai reçu trop de témoignages illustrant ce sombre portrait pour entretenir la moindre illusion sur ce que la gent féminine peut offrir de pire. Faut-il que je précise que ce triste constat ne n’applique pas à toutes les femmes ? Au cas où…
Des mollassonnes, ça existe aussi ?
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| Une « justice » qui génère des « monstresses »... |
Peut-être
moins répandue que la harpie dont je viens de parler, la mollassonne existe bel
et bien, mais il faut être habile pour la détecter. Sans jeu de mots faciles, on peut dire qu’on
ne la voit pas toujours venir. Ce qui
mêle les cartes chez ce spécimen féminin qu’on peut, en passant, tout aussi
bien trouver chez les hommes, c’est qu’il s’agit le plus souvent de personnes
foncièrement bonnes et gentilles. Pourquoi
se méfier alors ? La situation se corse
quand elles sont charmantes, enjouées et, en apparence seulement, très sûres
d’elles. Une telle femme s’intéresse à
vous, et vous à elle. Qu’est-ce qui
pourrait assombrir votre bonheur ? Attendez voir…
Alors
que la harpie agit de façon haineuse et destructrice, la mollassonne laisse
pourrir les situations les plus problématiques.
La première est toxique par ses actes, la seconde, par sa
passivité. Vous voulez une femme qui,
par son inertie, peut entretenir des relations malsaines sans paraitre se
douter qu’il faudrait qu’elle intervienne pour les régulariser ? La mollassonne est la femme qu’il vous faut. Animée d’une pensée magique, elle se dit que
le temps fera son œuvre, que la divine providence se mêlera de la partie, que
l’ange Gabriel apparaitra pour lui dire quoi faire. Mieux, que l’ange Gabriel intercèdera pour agir
à sa place.
Le
contexte le plus familier par lequel une mollassonne se… manifeste, si j’ose
dire, est celui des relations avec ses parents ou amis. Incapable de fermeté, elle se laisse contrôler
par ses proches au point où votre couple lui semble un obstacle à l’harmonie le
plus souvent factice, parce que faite de soumission, qui règne entre elle et
les siens. Je sais, nous avons tous
entendu parler de l’homme passif et coincé entre la conjointe et la maman. Il serait peut-être temps de constater la
réalité du même phénomène chez certaines femmes.
La
mollassonne peut se retrouver coincée entre vous et un père platoniquement
incestueux, un enfant épris d’exclusivité absolue, des « chums de filles » féministes
misandres ou pire, aux prises avec un ex qui n’accepte toujours pas la
rupture. On imagine à quel point cette
dernière éventualité peut devenir néfaste et mener à des incidents regrettables
et pitoyables.
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| Quand on laisse le destin décider pour soi... |
Incapable
de prendre position et de s’affirmer en défendant votre relation, la
mollassonne se réfugie dans une attitude de déni et attend que la situation se règle
d’elle-même. Évidemment, ça n’arrive
jamais. Devant la toxicité croissante de
votre relation, une solution fini par s’imposer : la rupture… que vous
devrez assumer, la mollassonne étant toujours incapable de la moindre
initiative.
Il
existe cependant un avantage certain sur la harpie, quand on a affaire à une
mollassonne, et c'est sans doute ce qui la rend moins toxique : on peut la quitter sans problème. Elle aura de la peine, mais ne bougera pas,
passive jusqu’au bout. Elle se
dira : « Ah bon, il m’a quittée, ça devait arriver. » Et ajoutera l’inévitable « Rien n’arrive pour
rien. », persuadée que le destin aura une fois de plus décidé pour elle. Comme un grizzly se préparant à hiberner,
elle retournera docilement à son quotidien où les vents décident des
mouvements…













