Affichage des articles dont le libellé est justice familiale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est justice familiale. Afficher tous les articles

lundi 2 novembre 2015

La mollassonne, aussi toxique que la harpie ?

La semaine passée, j’ai été interviewé par Richard Martineau à son émission du midi sur le fm98,1 à propos d’une déclaration de sa co-animatrice, Élisa Cloutier, qui affirmait que l’homme québécois était trop souvent mou et n’osait plus draguer.  Mme Cloutier qui, en passant, n’a rien d’une harpie ni d’une mollassonne, faisait ce constat audacieux à l’occasion du lancement au Québec du livre de Diane Ducret, intitulé L’homme idéal existe. Il est québécois.

Exemple de couple inversé : Ovila et Émilie Pronovost
Je n’entrerai  pas dans les détails de l’entrevue, mais je vous dirai que notre conversation a continué à faire son chemin dans mon esprit au fil des jours qui ont suivi.  Je me suis souvenu de mon cours de littérature québécoise à l’UQTR, où l’écrivain nicolétain Pierre Chatillon nous avait appris que le couple inversé, présentant un homme faible et une femme forte, et l’incommunicabilité dans le couple constituaient des thèmes dominants de la littérature québécoise.  Or, l’art n’est-il pas souvent le reflet de notre société, ou de la perception qu’on en a, à tort ou à raison ? 

La Germaine « idéale » existe.  Elle est québécoise ! 

De façon générale, la femme québécoise a la réputation d’être affirmative et autodéterminée.  Elle a également celle d’être susceptible, incohérente et contrôlante.  L’expression « Germaine », gère-mène, n’est-elle pas typiquement québécoise ?  Mais comme pour tout constat, il ne faudrait pas faire d’une tendance un absolu.  Nous avons des Québécoises respectueuses de leur homme et, aussi, des mitaines qui se laissent contrôler par lui.  Il faut savoir faire la différence entre un penchant et un stéréotype.

Quand on s’intéresse à la cause des hommes au Québec, particulièrement dans le domaine de la Justice familiale, on constate cependant que le parti pris pro féministe du Barreau du Québec engendre des monstresses persuadées d’un statut factice de victimes nées qui, en compensation de leur supposée tragédie millénaire d’opprimées, croient avoir droit à des compensations outrageantes, trop souvent accordées, contre tout bon sens et toute équité, par une magistrature aussi oppressive que castrée.

Ces femmes se montrent fréquemment vindicatives, manipulatrices, mercantiles et égoïstes.  Je sais, certains me traiteront de misogyne, mais j’ai reçu trop de témoignages illustrant ce sombre portrait pour entretenir la moindre illusion sur ce que la gent féminine peut offrir de pire.  Faut-il que je précise que ce triste constat ne n’applique pas à toutes les femmes ?  Au cas où… 

Des mollassonnes, ça existe aussi ?

Une « justice » qui génère des « monstresses »...
Peut-être moins répandue que la harpie dont je viens de parler, la mollassonne existe bel et bien, mais il faut être habile pour la détecter.  Sans jeu de mots faciles, on peut dire qu’on ne la voit pas toujours venir.  Ce qui mêle les cartes chez ce spécimen féminin qu’on peut, en passant, tout aussi bien trouver chez les hommes, c’est qu’il s’agit le plus souvent de personnes foncièrement bonnes et gentilles.  Pourquoi se méfier alors ?  La situation se corse quand elles sont charmantes, enjouées et, en apparence seulement, très sûres d’elles.  Une telle femme s’intéresse à vous, et vous à elle.  Qu’est-ce qui pourrait assombrir votre bonheur ? Attendez voir…

Alors que la harpie agit de façon haineuse et destructrice, la mollassonne laisse pourrir les situations les plus problématiques.  La première est toxique par ses actes, la seconde, par sa passivité.  Vous voulez une femme qui, par son inertie, peut entretenir des relations malsaines sans paraitre se douter qu’il faudrait qu’elle intervienne pour les régulariser ?  La mollassonne est la femme qu’il vous faut.  Animée d’une pensée magique, elle se dit que le temps fera son œuvre, que la divine providence se mêlera de la partie, que l’ange Gabriel apparaitra pour lui dire quoi faire.  Mieux, que l’ange Gabriel intercèdera pour agir à sa place.

Le contexte le plus familier par lequel une mollassonne se… manifeste, si j’ose dire, est celui des relations avec ses parents ou amis.  Incapable de fermeté, elle se laisse contrôler par ses proches au point où votre couple lui semble un obstacle à l’harmonie le plus souvent factice, parce que faite de soumission, qui règne entre elle et les siens.  Je sais, nous avons tous entendu parler de l’homme passif et coincé entre la conjointe et la maman.  Il serait peut-être temps de constater la réalité du même phénomène chez certaines femmes.

La mollassonne peut se retrouver coincée entre vous et un père platoniquement incestueux, un enfant épris d’exclusivité absolue, des « chums de filles » féministes misandres ou pire, aux prises avec un ex qui n’accepte toujours pas la rupture.  On imagine à quel point cette dernière éventualité peut devenir néfaste et mener à des incidents regrettables et pitoyables. 

Quand on laisse le destin décider pour soi...
Incapable de prendre position et de s’affirmer en défendant votre relation, la mollassonne se réfugie dans une attitude de déni et attend que la situation se règle d’elle-même.  Évidemment, ça n’arrive jamais.  Devant la toxicité croissante de votre relation, une solution fini par s’imposer : la rupture… que vous devrez assumer, la mollassonne étant toujours incapable de la moindre initiative.

Il existe cependant un avantage certain sur la harpie, quand on a affaire à une mollassonne, et c'est sans doute ce qui la rend moins toxique : on peut la quitter sans problème.  Elle aura de la peine, mais ne bougera pas, passive jusqu’au bout.  Elle se dira : « Ah bon, il m’a quittée, ça devait arriver. »  Et ajoutera l’inévitable « Rien n’arrive pour rien. », persuadée que le destin aura une fois de plus décidé pour elle.  Comme un grizzly se préparant à hiberner, elle retournera docilement à son quotidien où les vents décident des mouvements…

samedi 15 août 2015

En 2034, des hommes condamnés sans procès : des avocats au chômage ?

En 2034, un violent conflit idéologique et juridique oppose le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel par omission (CALACSPO) au Barreau du Québec. L’actuelle ministre de la Justice militante et féminine, Julie Miville-Dechêne, se voit dans la pénible obligation d’arbitrer ce différent épineux entre ces deux alliés de toujours.

Julie Miville-Dechêne, tiraillée...
D’une part, le RQCALACS-CALACSPO revient cette année encore à la charge avec un projet de projet de loi ordonnant l’arrestation et la condamnation automatique à la peine maximale d’emprisonnement de tout homme sur simple accusation d’agression sexuelle ou de violence conjugale par une femme, d’autre part, le Barreau du Québec, par le biais de sa présidente, l’ancienne ministre libérale Stéphanie Vallée, insiste sur le droit de tout accusé, fut-il masculin, à un procès juste et équitable et sur le principe sacré de la présomption d’innocence.

Une mission sociale menacée… 

Voilà pour la position officielle du Barreau du Québec. Dans mes pérégrinations futuristes, j’ai eu la chance d’assister à un cours magistral de Mme Vallée, également professeure à la faculté de droit de l’université Laval. Voici comment elle s’exprimait, dans le grand auditorium du pavillon Anne-France Goldwater, devant un public captif et inquiet. 

« Au Québec, en 2034, plus de 52 000 avocats vivent du droit familial et de la violence, réelle ou inventée, faite aux femmes. L’heure est grave et solennelle. Après avoir voulu nous écarter, heureusement sans succès, des conflits familiaux avec le modèle Cochem, qui donne des résultats inquiétants de résolutions harmonieuses de conflits par l’interférence malicieuse d’intervenants sociaux, on nous demande de renoncer à toute procédure juridique résultant d’une accusation de violence sexuelle ou conjugale ! C’est infâme !

« Quelqu’une, au gouvernement ou parmi les féministes d’État, se soucie-t-elle des fondements de notre institution, de notre mission sociale, de ce pour quoi nous luttons avec ardeur, constance et vaillance : l’augmentation de notre chiffre d’affaires ? 

Stéphanie Vallée, indignée...
« Avez-vous pensé à ce qu’il pourrait advenir de notre mission, et de celle de nos valeureux corps policiers, si ces féministes sans cœur parvenaient à leurs fins ? Fini les enquêtes bâclées à charge de l’accusé, et jamais à décharge, au cours desquels des agents méticuleux font mijoter à petit feu, avec doigté et raffinement, un suspect traqué, inquiet, parfois suicidaire ? Qu’il soit innocent ou coupable, quel intérêt ! Qui a dit que le gout, l’attente et le suspense de la chasse n’étaient réservés qu’à la poursuite des orignaux ? 

Nos policiers retrouveront-ils la motivation de retourner au travail si ils doivent se contenter d’arrêter platement un suspect et de le jeter en prison, sans le plaisir du sport ? Et ça, c’est sans compter l’inévitable réduction d’effectifs qui les guette si leurs occupations favorites sont supprimées ! Mais c’est pas tout !

Imaginez nos juges, procureurs et avocats de pratique privée, contraints de tuer le temps en faisant des mots croisés. Est-ce une vie, ça ? Parce qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie ! Fini ces corridas juridiques où l’on peut patiemment asticoter un accusé dans les règles de l’art à grands coups d’accusations perfides, de sous-entendus méprisants, de suppositions malicieuses, de ricanements suffisants, de questions déplacées et d’insultes raffinées. Bref, nous devrions renoncer à tout ce qui fait la beauté et la noblesse de notre profession ?

Bien sûr, nous pourrions toujours nous rabattre sur le procès pour non paiement de pension alimentaire. Depuis que notre bienaimée doyenne, Anne-France Goldwater, a obtenu qu’un homme doive payer une pension alimentaire à vie après une seule nuit d’hétérosexualité, de nouveaux débouchés se sont ouverts et c’est bien la moindre des choses que ces salauds cis-genres paient pour leurs nombreux privilèges !

Quoi, monsieur ? Quels privilèges, demandez-vous ? Sécurité ! Expulsez cet hérétique, je vous prie !

Ainsi s’acheva ma visite au pavillon Anne-France Goldwater. 

La culture du viol à la maternelle ! 

Une nouvelle victoire contre les déviances hétérosexuelles et hétéro-normatives vient d’être remportée avec la toute nouvelle politique d’intervention en violence sexuelle enfantine. En effet, tout garçon d’au moins cinq ans, fréquentant l’école maternelle, pourra se voir désormais arrêté et retiré de sa classe à sa première agression sexuelle en vue d’un séjour dans un camp de reconditionnement féministe de sa localité. Des activités de redressement idéologique, incluant le visionnement de films porno-éducatifs féministes et homo-normatifs sont au programme. 

Pas d'âge pour la prédation sexuelle...
Rappelons la définition d’agression sexuelle donnée par le RQCALACS-CALACSPO : « C’est un acte de domination, d’humiliation, d’abus de pouvoir et de violence, principalement commis envers les femmes, les adolescentes et les enfants, contre leur volonté. C’est imposer des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne (…) »

Ainsi tout garçon de cinq ans et plus, reconnu coupable d’avoir regardé avec insistance, souri ou éternué d’un air concupiscent ou d’avoir imposé une plaisanterie à caractère sexuel à une représentante de sexe féminin, enfant ou majeure, se verra immédiatement arrêté et confiné à un centre de reconditionnement. Il en ira de même pour les garçons agresseurs par omission, qui auront refusé de tenir compte de l’intérêt hétérosexuel que leur auraient témoigné leurs consœurs, leur infligeant ainsi de violentes blessures psychologiques et morales. 

Que de progrès accomplis depuis 2015 dans la lutte pour l’égalité ! Mais, comme on peut le constater, même en 2034, il reste tant et tant et tant à faire…

mercredi 27 novembre 2013

Quand la FFQ commet exactement ce qu'elle condamne...

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a dénoncé ce qu'elle considère comme étant la banalisation de la violence faite aux femmes.  Au premier rang des accusés de cette problématique sociale, ainsi décrétée par ces militantes : les « masculinistes » qui tournent en dérision ses propos, quand il ne la poursuivraient pas ou ne la menaceraient pas de poursuites.

Alexa Conradi, présidente, et ses acolytes.
Comme ces militantes refusent d'identifier leurs tortionnaires, « pour ne pas leur faire de publicité », disent-elles, impossible de vérifier cette information, ni par conséquent de la valider. « Des antiféministes ont tenté d'avoir une injonction contre une campagne du gouvernement sur les agressions sexuelles parce qu'ils jugeaient que les statistiques étaient fausses. Et ça a des impacts », a déclaré Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.  Le public commencerait-il à remettre en cause certains diktats par l'exercice d'un nouvel esprit critique ?

Bien que Mme Riendeau ne précise pas de quelle campagne il s'agit, il y a de fortes probabilités qu'il soit question de celle qui avait inondé les médias en 2008. Vous vous souvenez peut-être de cette pub nous montrant une jeune femme qui affirmait sans sourciller qu’« au Québec, une femme sur trois sera la victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie ».

Commanditée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
 au coût de 1,3 M $, cette affirmation troublante était présentée comme une donnée officielle de Statistique Canada.  Jean-Pierre Gagnon, de l'Après-Rupture, allait plutôt démontrer à l'animateur Michel Gauthier, le 30 avril 2008, que ce chiffre himalayen provenait en fait d'un sondage de perceptions mené par Isos Reid auprès de 803 répondants.  Une information que la ministre titulaire de l'époque, Christine St-Pierre, devait, plus qu'embarrassée, confirmer  à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93.

Est-il possible qu'une ancienne journaliste de Radio-Canada ne puisse faire la différence entre un sondage subjectif et une statistique scientifique ?  Comment ne pas parler de duperie et de dopage statistique en pareilles circonstances ?  Comment expliquer qu'après avoir menti délibérément au peuple québécois, et avoir été publiquement confondue pour l'avoir fait, Mme St-Pierre soit restée en poste.  Des ministres ont été « démissionnés » pour moins que ça.


La violence ne vise que les femmes, naturellement...

À l'appui de ses doléances, la FFQ invoque la cyberintimidation, affirmant que 73 % des victimes seraient des femmes.  Dans les faits, selon l'Institut de la Statisitque du Québec, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victime.  Le phénomène deviendrait-il soudainement dévastateur chez les femmes adultes ?  Plus qu'improbable.  Peut-on parler d'un problème aussi endémique que le prétendent les médias ?  Plus qu'improbable encore.

Concédons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression, même si les garçons demeurent, et de loin, les premières victimes d'intimidation en général.  En effet, sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles.  Cette statistique intéresse-t-elle seulement ces militantes ?  Plus qu'improbable.

La statistique présumée de la FFQ, dont la source n'est pas mentionnée, ajoutée à un incident isolé où des lesbiennes ont été « agressées » par un groupe d'hommes - en fait insultées par eux - et le drame - plus sérieux, cette fois - d'une femme battue à mort par son conjoint, les poussent à déclarer que la violence faite aux femmes est un problème de société majeure.  Pas de doute, tout geste de violence envers une personne, peu importe le sexe, l'âge, la nationalité ou la religion, reste inadmissible et condamnable.
Les garçons, vraies premières victimes d'intimidation.
L'ennui cependant, alors qu'elles parlent de banalisation, réside dans leur entêtement à ne voir que dans les femmes les seules victimes de la violence, la gent masculine se voyant réduite au rôle ingrat d'éternel tortionnaire. S'il ne s'agit pas là de banalisation de la violence faite aux hommes, de quoi s'agit-il ?  Après tout, ces derniers ne constituent-ils pas plus de 72 % des victimes d'homicides au pays, selon Statistique Canada ?  Pas de sondage de perception ici...

« On ne peut plus parler de la spécificité de la violence envers les femmes sans se faire rappeler qu'il faut aussi des services pour les hommes», a candidement affirmé  Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), comme s'il s'agissait là de propos blasphématoires.  Voilà une militante particulièrement douée pour se tirer dans le pied…  S'agirait-il d'auto-violence ?

Des chiffres présentés sans perspectives


Le ministère de la sécurité publique affirme dans son tout dernier rapport de 2012, sorti à temps pour le 25 novembre, que, sur 19 731 présumées victimes de violence conjugale, « les données policières montrent que les femmes sont majoritaires parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal (80 %), leur nombre s’établissant à 15 790 comparativement à 3 941 pour les hommes.»


Ce que ce ministère omet, année après année, de nous préciser, c'est que ces pourcentages concernent des signalements, et non des infractions validées par un verdict de culpabilité.  Certains signalements sont fondés, d'autres pas.  La difficulté que les hommes éprouvent à dénoncer diminue également d'autant leur représentativité réelle parmi les victimes.  


Certains braves ayant osé se plaindre à la police ont déclaré avoir été tournés en ridicule, quand ils n'étaient pas eux-mêmes arrêtés, en vertu du protocole d'intervention en violence conjugale.   Cette procédure, pratiquement inconnue du grand public, ne laisse aucun pouvoir discrétionnaire aux policiers.  Quand un litige survient entre un homme et une femme, on arrête l'homme automatiquement.  La loi, c'est la loi.


Des hommes injustement arrêtés à répétition.
Certains hommes sont ainsi incarcérés à répétition, par des policiers dont ils connaissent tous les prénoms, qui s'excusent de les cueillir à leur domicile avant de les coffrer pour la nuit ou le week-end.  Il s'agit là d'une aberration courante dont les médias ne font jamais mention.  Les hommes aux prises avec cette situation dégradante l'endurent le plus souvent pour rester auprès de leurs enfants ou par dépendance affective.
Le ministère de la Sécurité publique émet toutefois un constat étonnant, compte tenu de la perspective discutable de ses interprétations statistiques : « Il est important de souligner que, depuis dix ans, ce taux (de violence faite aux hommes) a augmenté de 36 % tandis que le taux de victimes  féminines a crû de 4 %. »  En clair, ce chiffre signifie que le nombre officiel de victimes masculines de violence conjugale a cru neuf fois plus vite au cours de la dernière décennie que celui des victimes féminines.  Une violence davantage commise ou admise ?

Cette statistique ne tient pas compte du fait que les hommes dénoncent peu, ni de la problématique des fausses allégations, impunies dans notre système juridique quand elles sont commises par une femme dans un contexte de violence conjugale ou d'agression sexuelle présumée.   Cherchez autant que vous voudrez dans les médias, vous ne trouverez aucun cas de femme reconnue coupable au criminel d'avoir proféré de fausses accusations, hormis la mythomane qui avait menti en se prétendant victime de violence conjugale de la part d'un Éric Lapointe qu'elle n'avait jamais rencontré.  Absolument aucun.

Mais voilà, le commun des mortels n'est pas une vedette acclamée comme Lapointe qui, victime d'un crime aussi flagrant laissé impuni, aurait pu soulever dans la population une indignation aussi légitime que contagieuse.  Dans ce cas précis, l'enquête policière a été menée avec compétence et l'agresseure, condamnée.  Dammage control obligeait.  Quand des fausses allégations détruisent cependant la vie d'hommes méconnus, soit la presque totalité des victimes, la justice trahit son rôle de redresseur d'injustice. 

Demandez à n'importe quel magistrat ou policier un tant soit peu franc et honnête, et il vous confirmera, probablement à voix très basse et en vous prévenant qu'il ne vous aura rien dit, que la gent féminine bénéficie d'une immunité diplomatique absolue en pareille situation.  Imaginez la porte qu'une attitude aussi irresponsable peut ouvrir aux abus et aux ravages causés sur la réputation d'hommes intègres par des femmes vindicatives ou écervelées.

Que penser du silence apathique des médias ?
Il est clair que ces hommes demeurent les cibles d'une violence banalisée, voire dissimulée, qui passe carrément sous notre écran radar, les médias ne remplissant pas le rôle de défendre le droit du public à l'information dont ils se targuent.  Au lieu de cela, les voilà chaque année, fidèles au poste, à jouer aveuglément le rôle de courroie de transmission du discours des groupes féministes qui prétendent que la violence faite aux femmes serait la seule à sévir et, par conséquent, la seule à se voir banaliser.  

Par cette attitude fermée à la violence faite aux hommes, la FFQ démontre qu'elle est la première à commettre l'injustice qu'elle-même dénonce.  Mais il y a longtemps que le public a compris la vacuité du discours de ce regroupement jadis emblématique, devenu hostile envers les hommes de souche hétérosexuels, mais à genoux devant les organisations islamistes parrainées par Québec solidaire, désormais son véritable maître.  Thérèse Casgrain, qui a fondé cette fédération en 1966, doit bien se retourner dans sa tombe... 

samedi 12 octobre 2013

L'arnaque légale des pensions alimentaires à vie...

Le Québec, société occidentale, vit comme il se doit dans un État de droit.  Ceci implique que, pour protéger le citoyen de l'État et de ses éventuels abus, la gérance de la vie civile a été confiée avec prévoyance aux tribunaux.  Une question, toute simple, comme ça : à quelle instance le citoyen peut-il s'en remettre pour le protéger des tribunaux et de ses abus ?  Cette question s'impose après la lecture de l'excellent essai de Pierre Grimbert et Lise Bilodeau intitulé De l'amour à la haine, véritable réquisitoire contre ce que les auteurs ont appelé à juste titre l'industrie du divorce.

Un livre subversif et incontournable.
Ce livre incontournable, que tout homme soucieux de connaître ses droits - ou parfois leur absence - devrait lire, dénonce de façon très argumentée et documentée les dangers qui guettent la gent masculine au lendemain d'un divorce.  Nombreux sont ceux et celles qui s'imaginent encore que les pensions alimentaires ne concernent que les enfants.  Erreur.  Au regard de la loi, les ex-conjointes demeurent des enfants qui, trop souvent, ne grandiront jamais.  Et nous parlons d'ex au féminin pour la simple et bonne raison que les hommes représentent 95 % des payeurs de pensions alimentaires, de nous rappeler Grimbert et Bilodeau.

Le mythe de la fatalité du temps partiel féminin

Au Canada, nombre de femmes peuvent se prévaloir d'une pension alimentaire à vie.  Pas étonnant que 80 % des demandes de divorce proviennent de la gent féminine.  Malgré les prétentions de la loi sur le divorce qui présentent ladite pension comme une mesure transitoire obligeant le conjoint le plus fortuné à soutenir le plus vulnérable, le temps que ce dernier reconquière son autonomie, aucune limite de temps pour ce faire n'est fixée.  

Cela signifie en clair que si la conjointe décide, pendant son union, de ne travailler qu'à temps partiel parce qu'elle veut plus de temps pour son épanouissement personnel, un retour aux études ou s'occuper de ses enfants, elle pourra, lors d'un divorce, invoquer la faiblesse de ses revenus pour obtenir une pension alimentaire pour elle, indépendamment de celle qu'elle encaissera pour ses enfants, confiés à leur génitrice dans 80 % des cas.  Pourquoi se tuer au travail dans pareilles circonstances ?  Laissons ce soin à « mon homme », quitte à lui faire faire du temps supplémentaire.  

Soulignons que davantage de femmes que d'hommes optent pour le travail à temps partiel, une réalité présentée comme une fatalité par les féministes d'État, mais comme un choix personnel par Statistique Canada : « La plupart des femmes qui travaillent à temps partiel le font parce qu’elles ne veulent pas d’un emploi à temps plein ou parce que cela convient mieux à leur situation personnelle. En 2009, 27,7 % des femmes travaillant à temps partiel avaient déclaré ne pas vouloir un emploi à temps plein par préférence personnelle et 25,0 % parce qu’elles étaient aux études (…). »  Ceci explique cela...

L'arrêt Moge

Les auteurs : Pierre Grimbert et Lise Bilodeau.
Les auteurs nous expliquent que les pensions alimentaires à vie ont été instaurées à la suite de l'arrêt Moge, une décision de la Cour suprême du Canada, par conséquent applicable dans toutes les provinces.  Les juges à l'origine de cette trouvaille avaient décrété, contre toute évidence, que la femme d'un couple polonais divorcé, les Moge, avait droit à une pension alimentaire pour avoir été une mère au foyer à temps plein, malgré le fait qu'elle avait travaillé tout le temps de son union à raison de six heures par jour.  

À la suite de son divorce, la même dame avait refusé un emploi à temps plein dans son champ de compétence.  Malgré ce fait établi, l'ex-conjoint a été obligé de continuer à lui verser une pension alimentaire.  Imaginez-vous notre gouvernement fédéral, apprenant qu'un chômeur ait refusé un emploi, continuer à lui verser ses prestations ?  Il semble que le deux poids, deux mesures ait force de loi - de plus d'une façon - quand le bien-être - social - d'une femme est en jeu.

Parlant de bien-être social, le même livre nous apprend que, même divorcée depuis des années, une prestataire de la sécurité du revenu peut réclamer une pension alimentaire à son ancien partenaire de vie.  Les fonctionnaires de l'Aide sociale se feront une joie de lui payer des avocats afin de soutirer à son ex un montant récurent pour aussi longtemps que Madame restera prestataire, et ce jusqu'à son trépas, si nécessaire. 

Parlant de mort, même une fois décédé, un ex-conjoint peut se voir contraint de payer, par voie de succession, jusqu'à douze mois de pension alimentaire à son ex conjointe.  Je m'étonne encore qu'il ne soit toujours pas possible de monnayer à cette fin le don forcé d'organes, et pourquoi pas, même du vivant du pauvre homme, s'il ne peut s'acquitter de ses versements.

Les auteurs font le constat suivant : « En 1992 (date de l'arrêt Moge NDA), la population active était constituée d'à peu près de 40 % de femmes et il nous apparaît étrange d'appliquer des raisonnements comme si 95 % des femmes demeuraient à la maison.  La notion de pension alimentaire à vie est encore appliquée implicitement dans le fait que des jugements ne comportent pas de date de fin.  La Cour suprême explique qu'elle veut envoyer le message que le mariage n'est pas un institution à prendre à la légère mais... à quel prix. »

Madame est servie !

Bilodeau et Grimbert nous livrent des cas pour le moins pathétiques qui feraient la une de tous les quotidiens si des femmes en étaient les victimes.  Mais il ne s'agit que d'hommes, alors... Je souligne que Lise Bilodeau reste toujours présidente de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et cumule aujourd'hui près de 15 ans d'expérience dans la connaissance de la loi sur le divorce et le soutien envers des hommes et des femmes, la plupart du temps leur nouvelle conjointe, victimes de la judiciarisation des divorces.    

L'ANCQ, active depuis 1999.
Je reproduis textuellement les cas incroyables en question, au cas où on m'accuserait de les avoir inventés sous l'influence de quelque psychotrope.  J'y ai ajouté mes commentaires, en gras.  Voici les cas :

« (...) R nous écrit : " Je suis séparé depuis 7 ans et mon ex a acquis, lors de la séparation, la maison, les meubles et une pension de 400 $ par mois.  Depuis deux ans et demi, elle habite avec un autre homme, elle a un travail, elle a deux revenus de loyers provenant de la maison que je lui ai laissée, et je dois encore lui payer une pension de 400 $. » Il serait plus facile de tuer un vampire que d'annuler une pension.  Dans ce cas précis, le vampire se porte on ne peut mieux... 

« Un de nos membres, un professeur retraité, nous informait, lors d'une conversation au cours de nos visites en régions, qu'au moment où il a pris sa retraite, sa femme vivait maritalement avec un nouveau conjoint.  Toutefois, celui-ci mourut et elle hérita d'une bonne fortune.  Notre membre - à la retraite, ne l'oublions pas - décida de demander l'annulation de la pension alimentaire afin de pouvoir vivre décemment de son fonds de retraite.  Il perdit en Cour.  On lui affirma que son ex-épouse n'avait pas à se défaire de ses richesses pour vivre.  Notre membre continue donc de payer une pension alimentaire à sa femme, qui est veuve, mais pas de lui. »  Et il devra payer jusqu'à ce que la mort le sépare de ses obligations... ou douze mois après son trépas.

« (...) un homme a raconté que son ex-femme s'était mutilée au poignet pour être certaine de ne pas devoir travailler et ainsi recevoir une pension alimentaire; et elle lui en avait fait part.  Elle aimait l'injurier et elle lui assura qu'elle irait pisser sur sa tombe !  Très valorisant, n'est-ce pas ? »  Imaginez les conséquences si les fonctionnaires de l'assurance-emploi découvraient une telle fraude de la part d'un chômeur...  Mais là, c'est une ex-conjointe.  L'État ne paie pas, il n'a pas à s'en mêler.

« Un autre de nos membres, qui est vendeur d'assurances, a actuellement 78 ans.  Il paie une pension depuis 35 ans à son ex-femme et à son fils décédé...  Il ne peut prendre sa retraite, car on ne veut pas annuler la pension alimentaire. »  Comment admettre pareille aberration ?  Il faudra un jour juger les juges.

« Il ne reste que 300 $ par mois pour vivre à un de nos membres, et à sa retraite dans la région de l'Estrie !  C'est moins que ce que l'aide sociale donne.  Mais Madame ne veut pas lâcher le morceau.  La Cour a même mentionné dans le jugement que Monsieur avait décidé de faire partie de notre association pour intimider et rendre dépressive son ex-femme. »  Et si c'était ce Monsieur, qui pourrait avoir de bons motifs d'être dépressif ? 

Histoire d'O

J'ai gardé le « meilleur » pour la fin.  La monstruosité de l'appareil juridique est illustrée avec ce cas dans toute son inhumanité et toute sa laideur.  

« Un de nos membres, que nous appellerons O, et qui a élevé seul ses deux enfants, a été traîné neuf fois en Cour par son ex-épouse.  La pension alimentaire était pour elle un dû inaliénable.  Elle n'avait pas la garde de ses enfants.  Chaque requête impliquait des honoraires à verser, contrairement à Madame qui bénéficiait de l'aide juridique.  Il a déboursé au total 81 000 $ en honoraires d'avocats et de comptables.  Ce calvaire a duré 25 ans.  Son ex-épouse disait qu'elle avait une tendinite et qu'elle ne pouvait donc pas travailler.  Pourtant, des photos la montraient sortant des bars de danse à trois heures du matin.  Et la preuve démontra qu'elle faisait entre 20 et 30 heures de bénévolat par semaine.

Des hommes se tuent au travail pour payer leur ex...
« Ces dernières années, O a été diagnostiqué cardiaque et a été victime de deux infarctus : conséquence d'un travail trop dur pour se donner un train de vie décent.  Il a tenté d'interrompre les versements de la pension.  En Cour, on a retenu la tendinite de Madame, mais on a ignoré les crises cardiaques de O.  Dernièrement, il a obtenu une date de cessation de cette pension.   Cette fois, le juge a exigé de Madame un peu de bonne volonté et elle a accepté pour une modique... somme globale supplémentaire de 35 000 $.   Malgré cela, elle aurait tout de même voulu que la pension continue ! »

Un tel récit a de quoi glacer le sang et jette une lumière crue sur la bassesse et le sexisme de notre Justice envers les hommes.

Vous avez dit autonomie ?

Tous ces cas illustrent on ne peut mieux la dérive d'un féminisme d'État juridique qui, de la nécessaire valorisation de l'autonomie des femmes, est passé à la revendication de leur dépendance au revenu de l'ex-conjoint, trop souvent promu au rang de guichet automatique, parfois même à vie.  Bien sûr, tous les cas mentionnés plus hauts ne sont pas représentatifs d'une majorité, mais ils surviennent beaucoup trop souvent pour qu'on puisse plus longtemps les passer sous silence.  

Leur évocation démontre à quel point, au lendemain d'un divorce, les hommes se retrouvent avec la menace d'obligations à vie, et les femmes, avec l'opportunité de privilèges inaliénables.  Et dire que nos féministes nous serinent toujours le refrain des privilèges patriarcaux !  Tant et aussi longtemps que l'État québécois n'aura pas redressé la barre en vue de la conquête d'une indispensable autonomie financière, reposant sur une véritable prise en charge individuelle, notre système familial, qui se nourrit des injustices qu'il favorise, aura fait la preuve de l'échec du féminisme étatique.  

On ne peut que constater, derrière les hymnes à l'égalité homme femme de ce dernier, l'évidence d'une fraude aux conséquences incalculables.

Jean-Luc Mongrain, franc-tireur ou comédien ?

Je me souviens avoir vu Jean-Luc Mongrain lors d'une activité de la FPJQ à Trois-Rivières, il y a bien une trentaine d'années. Jean...