Stratégie
médiatique et marketing obligeant, il est tout à fait normal qu’à l’aube de la
neuvaine de victimisation de la violence faite aux femmes, qui aura lieu comme
chaque année entre le 25 novembre et le 6 décembre, le Regroupement québécois
des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
(RQCALACS) ait jugé opportun de lancer une nouvelle campagne de « sensibilisation » sur le phénomène des agressions sexuelles qui, à les en
croire, ne visent que les femmes *. Le thème veut tout dire : « On vous
croit. » Mais laissons-les nous
présenter elles-mêmes leur activité :
« La campagne #OnVousCroit vise à souligner l’importance
pour les survivantes (d’agressions sexuelles) d’être crues au moment de leur
dévoilement à des proches ou de leur dénonciation aux autorités. Elle
réitère haut et fort que les victimes méritent et doivent être crues au moment
d’en parler. Cette condition est fondamentale au dévoilement et ultimement, à
leur rétablissement. »
En clair, la parole d’une plaignante devient sacrée et ne
saurait être mise en doute. Les
menteuses ne sont que des fantasmes fantomatiques jaillis des cerveaux malades de
masculinistes névrosés ! Précisons qu’aux yeux du RQCALACS, qui citent
par ailleurs les Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle 2001) : « Une agression sexuelle est un
geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu
sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans
celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. »
Alors tout « geste à caractère sexuel, commis sans le
consentement de la personne » peut devenir une agression sexuelle ? Ouf, voilà qui ratisse large ! Regard insistant, sifflement dans la rue,
plaisanterie grivoise, approche balourde et hop ! Vous voilà des agresseurs, Messieurs ! Vite, quand approche une femme dans la rue,
taisez-vous, courrez vers le trottoir opposé et dégainez vos verres fumés !
Une féministe qui
« n’embarque pas »…
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| Sophie Durocher, féministe délinquante... |
Dans un billet bien senti, la chroniqueuse du Journal de Montréal, Sophie Durocher, s’inscrit en
faux contre cette campagne victimaire :
« On ne peut pas passer de « on ne croit personne »
à « on croit tout le monde ». Ce serait occulter le fait que de fausses victimes dénoncent
parfois de fausses agressions.
Pourquoi les
policiers feraient-ils enquête alors ? « Pas besoin, les amis, les
victimes on les croit ! » Pourquoi y aurait-il des procès alors ? « Pas
besoin, les amis, les victimes on les croit ! » Il suffit qu’une femme ou un homme affirme avoir été abusée
et on devrait la/le croire sur parole ? Sans poser de questions, sans
fouiller ?
Voyons donc. Et quid de la présomption d’innocence ? N’importe qui
dénonce n’importe quelle agression et on condamne l’accusé sans autre forme de
procès ?
En voulant
corriger un tort on en invente un autre. »
Or ce tort est déjà créé, Mme Durocher. Je ne compte plus
les témoignages d’hommes que j’ai reçus au fil des ans qui m’ont affirmé avoir
été victimes de fausses allégations, en plus d’avoir constaté que les policiers
enquêtaient plus facilement à charge qu’à décharge et que la Justice semblait
bien davantage prendre en considération le point de vue de leur accusatrice que
le leur.
La plupart ont réussi à s'en sortir, mais à quel prix, et sans que leur accusatrice ne soit le moins du monde inquiétée par notre système ! Les corps policiers protègeraient-ils mieux les menteuses que les vraies victimes ?
La plupart ont réussi à s'en sortir, mais à quel prix, et sans que leur accusatrice ne soit le moins du monde inquiétée par notre système ! Les corps policiers protègeraient-ils mieux les menteuses que les vraies victimes ?
Il serait grand temps de poser cette question, dont la
réponse démontrerait que les fausses accusations causent des préjudices
irréparables tant chez les hommes qui en sont victimes que chez les femmes
vraiment agressées qui ne sont pas crues à cause des menteuses qui auront trop
souvent miné leur crédibilité au préalable.
Le RQCALACS
riposte…
Comme il fallait s’y attendre, Maude
Chalvin, au nom du
RQCALACS, a réagi en commentaire à la chronique de Sophie Durocher, et la riposte de ce
regroupement a de quoi donner froid dans le dos, tant elle trahit une mentalité
résolument dogmatique et inquisitoriale.
Je vous la présente, assortie de mes commentaires en bleu.
« Au nom des fausses allégations, mieux vaut
mettre leur parole en doute? Oui,
Madame, on appelle ça « présomption d’innocence », et c’est un concept à la
base de notre système juridique visant à éviter les erreurs judiciaires. C’est ce que vous nous proposez,
Mme Durocher ? De leur dire « On ne vous croit pas tant qu’il n’y
aura pas de preuve » ? L’Inquisition
aussi condamnait sans preuve, tout comme les pays sous l’emprise de l’Islam
radical. Pas utile de suivre les traces
de barbares rétrogrades et… patriarcaux !
Comme l’agression sexuelle est un des rares
crimes où la victime est très souvent le seul témoin, vous nous proposez de
leur dire « c’est ta parole contre la sienne » ? À ce petit jeu, j’ai recueilli
nombre de témoignages démontrant que la parole d’une accusatrice pèse plus
lourd que celle d’un homme injustement accusé, mais bien sûr, ces témoignages
n’ont aucune valeur scientifique, pas plus que vos opinions, d’ailleurs. C’est votre parole contre la mienne...
Et comme, dans la majorité des cas, il n’y a
pas de « preuves » alors, vous proposez qu’on leur dise
d’emblé : «arrête d’en parler, garde ça pour toi, de toute façon personne
te croira », c’est bien ça ? » Bien sûr, défendre la présomption
d’innocence, c’est enfoncer les femmes, par ailleurs seules victimes
d’agressions sexuelles, dans leur silence…
Toujours le même chantage à la culpabilisation idéologique : crois
aveuglément ou meurs !
Suit l’inévitable laïus au dopage
statistique relevant davantage de l’inflation purement spéculative que de la
réalité :
«
Les chiffres de la sécurité publique le démontrent, seul un crime sexuel sur 10
est dénoncé aux autorités. Et la majorité de ces plaintes ne mènent pas à des
condamnations. Peut-être que
le majorité de ces plaintes n’était tout simplement pas fondée, Mme Chalvin, y avez-vous
pensé ?
![]() |
| Les fausses allégations ? Un détail, pour le RQCALACS. |
Or,
nous parlons à toutes les victimes (dont 90 % ne porteront jamais
plainte) : pour leur dire : #OnVousCroit, le premier pansement, le
premier mot d’une société qui veut en finir avec les agressions sexuelles. » Si ces victimes ne dénoncent pas, ne rapportent donc leur agression à
aucun poste de police, à aucun intervenant social, à aucun juriste, comment peut-on alors arriver à comptabiliser qu’elles représentent… 90 % des victimes ? Les CALACS
et le ministère de la Sécurité publique disposeraient-ils de talents
médiumniques particuliers ? Sans doute
existe-t-il un cours sur le sujet à l’École de police de Nicolet…
La présomption d’innocence, c’est
bien énervant…
J’ai souvent abordé la menace que le
féminisme étatique fait peser sur la présomption d’innocence, déjà fortement
hypothéquée. Le point de vue du RQCALACS
ne représente qu’un témoignage supplémentaire de cette intolérance. Allons-nous continuer de céder à ce chantage
dogmatique ?
* « #OnVousCroit c’est pour ça que
les CALACS reçoivent les femmes gratuitement et confidentiellement qu’elles
souhaitent dénoncer ou non. »



