Avant d’aller plus loin dans ce billet, et
pour être certain de nous entendre sur le sens des mots, une définition
s’impose. Selon Wikipédia, le prosélytisme
désigne l'attitude de ceux qui cherchent à « susciter l'adhésion »
d'un public, public susceptible de devenir alors, pour tout ou partie, des
« prosélytes », c'est-à-dire de nouveaux adhérents à leur foi. Par
extension, le prosélytisme désigne le « zèle » déployé en vue de
rallier des personnes à une doctrine.
Ainsi, par exemple, lorsque la féministe radicale T-Grace Atkinson affirme le plus naturellement du monde que le féminisme est la théorie, et le lesbianisme, la pratique, elle considère que le mouvement dont elle se réclame véhicule un prosélytisme ayant pour but de soustraire les femmes à l’infamante hétérosexualité, fer de lance de l’écrasante domination masculine.
Atkinson n’est pas un phénomène isolé : Andrea Dworkin, Susan Griffin, Martha Selly et Robin Morgan * constituent des cas identiques parmi de nombreux autres qui ont inspiré les fameuses études de genre, démystifiées il y a quelques années en Norvège par Harald Eia.
Rappelons que les études de genre, malgré l’avalanche d’expérimentations scientifiques qui les disqualifient, véhiculent le principe voulant que les identités et orientations sexuelles masculine comme féminine sont des constructions sociales et n’ont rien à voir avec la biologie. Malgré le caractère manifestement absurde de cette doctrine, elle a été admise en France, notamment, où elle est enseignée de façon plus ou moins officieuse dès le primaire, malgré les molles dénégations de l’Éducation nationale française.
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| Charlotte Pudlowky, lucide |
Elle ajoute : « Il est difficile de savoir quel est le nombre des enseignants qui déconstruisent le genre, spontanément ou de façon militante. Mais ils dépassent bien sûr les 600 classes pilotes qui testent actuellement l’ABCD égalité, depuis la maternelle au CM2. » Prosélytisme, quand tu nous tiens...
Pourquoi je vous écris ça ?
Parce que ces initiatives feutrées, niant la réalité biologique d’une orientation populaire spontanément et majoritairement hétérosexuelle, semblent insidieusement favoriser, sous le couvert de la nécessaire tolérance envers l’homosexualité, la promotion de cette orientation sexuelle comme modèle sexuel valorisé, tout en se montrant hypocritement hétérophobe.
À cet égard, ce slogan, parmi d’autres, rabâché par le lobby LGBT lors des manifs pour le « mariage pour tous » en France est plus qu’évocateur de cette tendance : « Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde. » Au banc des accusés se retrouve donc, on l'aura compris, l’infâme homme blanc, « cisgenre » et « hétéronormatif ». Comme par hasard, c'est ce même lobby qui pousse sur le prosélytisme homophile en milieu scolaire...
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| Jacques Pétrin, idéologue |
En écho à ce qui se passe dans l'Hexagone, un nommé Jacques Pétrin (Ça ne
s’invente pas !) retraité homosexuel autoproclamé et père de famille, a
répertorié des suggestions de lecture qui, appuyées par la Centrale de
syndicats du Québec, pro-féministe s’il faut le préciser, seront proposées aux
centres de la petite enfance et dans les écoles primaires.
Eh oui, on va faire comme en France ! Voici quelques titres, qui ne laissent rien à l’imagination : Papa porte une robe, La fille qui voulait être un garçon, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ? La princesse qui n’aimait pas les princes. Cute, non ?
Comme chez de nombreux « pédagogues » féministes français, la phobie de l’hétérosexualité comme modèle sexuel dominant transpire du propos de M Pétrin, qui croit lutter contre les stéréotypes : « Si on veut être en mesure de développer cette ouverture à la diversité, il faut briser le mythe de l’hétérosexisme dès le plus bas âge. Si on ne prend pas les enfants en CPE, ils prennent déjà le moule et perpétuent le mythe, notamment que les petits gars qui aiment le rose sont des tapettes »
S'il a raison de condamner le mépris envers les jeunes homosexuels, le militant emploie un mot malheureux : hétérosexisme ! « Homophobe », ça ne ferait pas tout aussi bien votre affaire, M Pétrin, un terme clair et précis qui ne donnerait pas l'impression de stigmatiser la communauté, hélas majoritaire, hétérosexuelle ? Faut-il qu'en luttant contre des stéréotypes, vous « innoviez » en en forgeant de nouveaux ?
À l’instar de l’Éducation nationale française, Michel Dorais, professeur à l’école de travail social à l’Université Laval, conteste à son tour toute influence des études ou de la théorie des genres : « Mais ça n’existe pas, la théorie des genres. On n’enseigne pas aux enfants à choisir leur sexe ni même leur orientation sexuelle. »
Non, M Dorais, pas encore, mais la frontière entre l’enseignement d’une nécessaire tolérance envers la communauté LGBT, et la promotion d’une orientation sexuelle qui ne toucherait que trois pour cent de la population est loin d’être clairement établie.
Mais honte à nous, citoyens ignares et rétrogrades, si nous questionnons ces nouveaux dogmes éducatifs : « Les gens qui s’opposent au respect de la diversité humaine, qu’ils soient racistes, sexistes ou homophobes, ils ont droit à leur opinion, » affirme M Dorais. Mais la société québécoise et canadienne a fait, par ses lois et ses Chartes, d’autres choix ».
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| Michel Dorais, autre idéologue |
Apparemment M Dorais ne
lit pas les journaux et ignore tout des
réticences populaires croissantes touchant précisément ces chartes qu’il semble
imaginer endossées par une majorité. Les
idéologues tout azimuts ont cette curieuse tendance à prendre leurs rêves pour
des réalités…
Comme dans les cas des inclusifs qui condamnent toute critique de l’islam politique en criant « islamophobie, racisme, xénophobie » et j’en passe, M Dorais et ses semblables n’hésitent pas à voir des « sexistes » et des « homophobes » en quiconque considère normal de douter de la pertinence des questions sur la diversité sexuelle, par ailleurs légitimes en soi, abordées si tôt chez les enfants qui fréquentent les CPE ou les écoles primaires.
Par ce chantage à la culpabilisation, ces idéologues trahissent un fanatisme doucereux et chloroformant qu’ils opposent à tout véritable débat sur les valeurs dites de tolérance qu’ils prétendent véhiculer.
[*] « Tous les hommes sont des violeurs, et rien
d'autre. » - Marilyn French, The Women 's
Room
« La relation hétérosexuelle est l'expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. » - Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door
« Si le violeur professionnel doit être distingué du mâle hétérosexuel dominant moyen, cette différence ne peut être qu'essentiellement quantitative. » - Susan Griffin, Rape : The All-American Crime
« Les rapports hétérosexuels sont antiféministes. » - T-Grace Atkinson, Amazon Odyssey
« Quand une femme orgasme dans les bras d'un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression. » - Sheila Jeffrys, professeure
« L'homme moyen, y compris l'étudiant de gauche moyen, veut un objet sexuel passif, une ménagère et une infirmière pour enfants qui nettoie ce qu'il salit, pendant qu'il joue à l'homme d'affaires important ou à Che Guevara : cet homme est mon oppresseur et mon ennemi. » - Martha Selly, poétesse.
« J'affirme qu'il y a viol chaque fois que la relation sexuelle n'a pas été entreprise par la femme, à partir de son désir et dans un contexte de sincère affection. » - Robin Morgan, Theory and Practice : Pornography and Rape
« La relation hétérosexuelle est l'expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. » - Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door
« Si le violeur professionnel doit être distingué du mâle hétérosexuel dominant moyen, cette différence ne peut être qu'essentiellement quantitative. » - Susan Griffin, Rape : The All-American Crime
« Les rapports hétérosexuels sont antiféministes. » - T-Grace Atkinson, Amazon Odyssey
« Quand une femme orgasme dans les bras d'un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression. » - Sheila Jeffrys, professeure
« L'homme moyen, y compris l'étudiant de gauche moyen, veut un objet sexuel passif, une ménagère et une infirmière pour enfants qui nettoie ce qu'il salit, pendant qu'il joue à l'homme d'affaires important ou à Che Guevara : cet homme est mon oppresseur et mon ennemi. » - Martha Selly, poétesse.
« J'affirme qu'il y a viol chaque fois que la relation sexuelle n'a pas été entreprise par la femme, à partir de son désir et dans un contexte de sincère affection. » - Robin Morgan, Theory and Practice : Pornography and Rape



