Affichage des articles dont le libellé est FFQ. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FFQ. Afficher tous les articles

dimanche 25 avril 2021

Égalité homme femme : pas d'égalité sans réciprocité !

Depuis le temps que je dénonce les dérives du néo-féminisme et de l’islam politique, je retrouve assez souvent un type de commentaires, perplexe devant ce qui apparaît à leurs auteurs comme une flagrante contradiction, pour ne pas parler d’incohérence. Si je devais les résumer en une phrase, ça donnerait ceci : « Comment ce gars-là, misogyne, homophobe, antiféministe, masculiniste, bref, sexiste, peut-il dénoncer l’islamisme ainsi que le sort que cette mouvance rétrograde réserve aux femmes et aux homosexuels ? »

Première mise au point : depuis quand le néo-féminisme peut-il être considéré comme un mouvement qui parle au nom de toutes les femmes, et même de toutes les féministes ? Depuis quand s’en prend-t-on à toutes les femmes quand on ose contester ses conclusions par trop souvent simplistes, extrémistes et misandres ? En clair, à mes yeux, le féminisme est une entité, un mouvement regroupant plusieurs tendances souvent contradictoires pour ne pas dire antigonistes sur des thèmes précis, qu’il s’agisse notamment de prostitution ou des études de genres, et les femmes sont une autre entité, encore bien plus complexe.

Définir les femmes en fonction des dogmes trop souvent caricaturaux et infantilisant du discours féministe dominant est par trop réducteur envers celles-ci. Qui plus est, comme le néo-féminisme stigmatise les hommes et la masculinité de toutes les façons possibles, et refuse de reconnaître le droit des pères à la garde partagée, je ne peux souscrire à un mouvement dont le discours ostracise ces derniers dans les médias et prive les enfants de leur présence parentale indispensable.

Ce féminisme-là n’a rien d’humaniste. Pire encore, sous le fallacieux prétexte de lutter contre l’homophobie, il va jusqu’à promouvoir le mariage gai et l’homoparentalité, non pas comme des alternatives sociétales, mais comme le modèle conjugal et parental par excellence, par opposition aux modèles hétérosexuels, déconsidérés et démonisés. La lutte livrée par le lobby néo-féministe et LGBT à la garde partagée, dont je parlais plus haut, est à cet égard plus que révélateur.

Loin de proposer une réelle égalité homme femme, ce féminisme préconise la suprématie d’un sexe sur l’autre, et celle d’une orientation sexuelle sur une autre, comme le révèle une affirmation de cette égérie militante, Ti-Grace Atkinson : « Le féminisme, c’est la théorie; le lesbianisme, c’est la pratique. »

Pas d’égalité sans réciprocité

Alors comment puis-je, d’une part, condamner ce féminisme rétrograde et, d’autre part, en faire autant pour l’islamisme ? Contrairement à ce que certaines pourraient penser, il s’agit d’une simple question de cohérence. Dans mes valeurs, on ne peut dénoncer les inégalités vécues par un sexe sans en faire autant pour l’autre. Il ne peut y avoir d’égalité sans réciprocité.

Je ne peux m’insurger contre les problématiques surtout masculines que sont le décrochage scolaire, l’itinérance, le manque de ressources pour les hommes en détresse, la violence subie par ces derniers, taboue dans notre société, les gars ridiculisés dans la pub et les médias, la discrimination positive qui efface peu à peu les hommes hétéros de la fonction publique et bien d’autres thèmes sans dénoncer le sort qui attend les femmes et les homosexuels du Québec devant la montée insidieuse, mais tenace de l’islam politique, dont l’endoctrinement de nos jeunes parmi les plus vulnérables n’est que la pointe de l’iceberg.

Ne comptez pas sur moi cependant, pour hurler avec les louves sur une société soi-disant patriarcale qui opprimerait les femmes au Québec, ces victimes dont le sort n’aurait que peu évolué depuis la fondation de la FFQ en 1966 ! L’Afghanistan, l’Égypte, l’Iran, l’Irak, l’Algérie et l’Arabie saoudite sont des « civilisations » patriarcales. Le Québec en particulier et l’Occident en général sont d’obédience matriarcale et féministe au point où des hommes risquent de perdre leur emploi s’ils hasardent une blague « sexiste », comme ce fut notamment le cas en Angleterre pour un prix Nobel de science.

Je dois admettre que je connais des féministes qui se mobilisent contre l’islam politique tout en reconnaissant les mêmes dérives que je dénonce chez le féminisme militant. Après tout, une figure de proue du féminisme français, Élisabeth Badinter, a fait école en 2003 avec son essai intitulé Fausse route, ouvrage de référence dans lequel elle arrive aux mêmes constats d’échec que nombre de militants de la cause des hommes. Pour mesurer l’impact d’une telle prise de parole, imaginez Lise Payette, sortie de sa torpeur idéologique, et arrivant à semblables conclusions. Voilà. Vous y êtes.

Je dois par ailleurs constater que, si certaines féministes militantes trouvent incohérentes mes positions sur le néo-féminisme et celles que j’adopte sur l’islam politique, je retrouve moins de critiques similaires du côté des défenseurs de la cause des hommes. Certains affichent même des positions très voisines des miennes sur le radicalisme religieux.

On ne fait pas les choses à moitié…

Je ne comprendrai jamais que l’on se prétende humaniste d’une part, tout en rabaissant ou en démonisant aveuglément une moitié de l’humanité d’autre part, qu’elle soit masculine ou féminine. Dans la même perspective, je ne comprendrai pas davantage les positions de féministes étatiques qui font semblant de s’insurger contre un patriarcat local fantomatique, tout en fermant les yeux sur la montée de l’islam dans nos sociétés, comme ailleurs dans le monde.

L’attitude de la FFQ, par exemple, qui s’est opposée à l’interdiction des signes religieux dans la fonction publique, allant même jusqu’à préconiser la tolérance au niqab dans les garderies familiales, a fait honte au mouvement féministe dont elle a déjà constitué un regroupement emblématique.

N’en déplaise à ces idéologues déconnectées tout comme aux fanatiques religieux, tant qu’il y aura une humanité, elle restera composée des deux sexes, peu importe l’âge, la profession, le statut social ou l’orientation sexuelle. Préconiser la suprématie de l’homme sur la femme, comme l’édicte le coran, ne vaut guère mieux que la tendance inverse mise de l’avant par un féminisme misandre. Seule la reconnaissance du droit légitime des deux sexes à vivre dans l’égalité de droits, la dignité et le respect des différences doit être admise comme fondement inaliénable de notre humanisme individuel et collectif.

Une première version de ce billet est parue dans dixquatre.com le

samedi 16 janvier 2016

Violence conjugale : Alex Galchenyuk, la victime qui s’excuse…

Imaginez Eugénie Bouchard, surprise par son chum en présence de deux hommes tout habillés et ensuite rouée de coups.  Un des deux hommes, eux aussi frappés par la brute, compose le 911.  L’agresseur est vite arrêté.  Il s’avère plus tard que ni la joueuse de tennis, ni les deux hommes agressés ne faisaient quoi que ce soit qui aurait pu expliquer, à défaut de justifier, l’ire de l’amant hystérique.  Croyez-vous qu’il aurait été pertinent pour Eugénie Bouchard de s’excuser publiquement pour la médiatisation d’une telle affaire ?  Moi non plus.

Un couple médiatisé malgré lui...
Eut-elle présenté des excuses que la FFQ et le Conseil du statut de la femme seraient montés aux barricades, à moins, bien sûr, que l’agresseur ait présenté un profil Magrébin ou arabe.  La culture du viol, nouveau dada des féministes inter sectionnelles, aurait été invoquée, tel un mantra, et des témoignages de sympathie auraient inondé la victime qui serait devenue une nouvelle égérie du féminisme militant.  N’aurait plus manqué qu’une accolade fortement médiatisée d’Emma Watson, en guise de soutien et de reconnaissance de l’ONU… 

Un homme doit-il être coupable d’être victime ? 

C’est ce qu’on pourrait conclure du comportement surprenant d’Alex Galchenyuk alors qu’il tenait ces propos lors d’une rencontre de presse : «Bien sûr que c'est une distraction, je me sens mal et j'ai hâte de passer à autre chose. Je suis désolé pour mes coéquipiers et pour les fans aussi.»  Eh ben…

Moi je veux bien, qu’il soit désolé, mais comment aurait-il pu prévoir les évènements provoqués par sa volcanique copine, Chanel Leszczynski ?  Est-il responsable des gestes de cette harpie, en plus des siens ?  Voit-on se profiler derrière la violence de cette femme le mythe du syndrome de la femme battue, qui n’a jamais été validé par aucune étude scientifique, mais qui demeure un dogme féministe chéri par tant d’intervenants pourtant diplômés et en poste ? 

Dire qu’on s’étonne que les hommes ne dénoncent pas !  Ils sont d’autant plus discrets qu’il est de plus en plus admis que les policiers, appelés sur le site d’une présumé dispute conjugale, doivent embarquer le gars, menottes aux poings et ce, qu’il soit l’agresseur présumé ou la victime.  Terrifiant, mais vrai.  Pourquoi alors Alex Galchenyuk n’a-t-il pas été arrêté lors de l’agression dont il a été victime ?  Très simple : c’est l’une des deux femmes victimes des coups de Leszczynski qui a composé le 911.  Évidemment quand c’est une vraie victime qui demande des secours… 

Les faits

L'angélique Chanel Leszczynski...
Voici la séquence des évènements tels que présentés dans Le Journal de Montréal : 

Le jeune attaquant de 21 ans et les deux convives féminines étaient vêtus et ne se trouvaient pas dans une position compromettante, selon ce qu’il a été possible d’apprendre.

Dans un élan de rage, Chanel Leszczynski aurait fortement insisté pour que les deux femmes quittent la chambre. Le problème, c’est que les invitées ont dû sortir si vite qu’elles ont oublié des effets personnels importants à l’intérieur.  Puisque la copine du jeune athlète de 21 ans refusait de les laisser entrer de nouveau, elles ont contacté le 911 pour pouvoir retourner à l’intérieur.

À leur arrivée, les agents ont retrouvé Alex Galchenyuk avec le nez ensanglanté. En discutant avec toutes les personnes impliquées dans l’histoire, ils ont rapidement identifié Chanel Leszczynski comme suspecte. » 

Voulez-vous me dire ce que le joueur de hockey pouvait bien avoir à se reprocher ?  Un mauvais choix de blonde ?  Il me semble que tout homme a le droit de se tromper.  Surtout à 21 ans.  N'y a-t-il pas une différence entre tromper sa blonde et se tromper de blonde ?

Une des femmes tabassées témoigne 

Le journal Métro a recueilli le témoignage de l’une des femmes tabassées par la copine de l’attaquant des Canadiens.  En voici des passages pour le moins intéressants. 

« Alex n’était pas avec nous. On est restées toutes seules dans la chambre. On a entendu une porte s’ouvrir et jamais on se doutait de ce qui arriverait par la suite. Sa blonde est arrivée, elle a sauté sur le lit et à commencer à nous «kicker». Elle nous donnait des coups de pied solide!

Elle était vraiment violente. Alex est entré dans la chambre parce qu’il a entendu qu’elle nous frappait et nous criait des insultes. On est sorties et pendant qu’on sortait, c’est là qu’on a vu qu’elle lui a donné au moins 2 shots sur la gueule, deux bons coups de poing. 

On avait encore nos effets personnels dans la chambre, nos sacoches, cellulaires mais elle nous a poussé en dehors de la chambre et a barré la porte. On n’a pas pu aller récupérer nos choses.  On est descendues en bas. Les deux, on était sous le choc. J’ai pleuré un peu. Je ne savais pas quoi faire. On est allées dans le lobby, on a appelé la police et trois voitures sont arrivées sur place. Il était rendu 11h quand on est parties. »  

Je répète ma question : qu’est-ce que Galchenyuk pouvait bien avoir à se reprocher ? 

Qui est Chanel Leszczynski ?

Jean-François Messier, ancien patron
Ancienne danseuse nue au cabaret Les Amazones, Chanel Leszczynski y a laissé le souvenir d’une femme coléreuse, pour ne pas dire violente, selon le propriétaire de l’établissement, Jean-François Messier : «La première chose que je me suis dite quand j’ai lu cette histoire dans Le Journal, c’est que ça ne m’étonnait tellement pas d’elle.  (…) C’était une beauté parmi les beautés, avec beaucoup de charisme aussi. Mais elle avait tout un tempérament, se souvient-il. Elle n’était pas méchante, pas avec moi en tout cas, mais elle avait un problème d’attitude.»  

C’est le moins qu’on puisse dire, quand on apprend que, depuis 2010, elle a été accusée de voies de fait ayant causé des lésions, d’avoir omis de se conformer à des conditions, ainsi que de conduite avec les facultés affaiblies à deux reprises.  « Dans tous les cas, soit la jeune femme a été acquittée, soit les procédures contre elle ont été arrêtées. » précise cependant Stéphan Dussault, du Journal de Montréal.  

Trop grande sévérité des policiers qui l’ont arrêtée ou complaisance d’une magistrature de plus en plus réputée pour son indulgence envers les femmes ?  C’est que la question se pose, à la lumière des récents événements…

Quelle étrange société que la nôtre, où une femme peut commettre des exactions sans se voir exagérément inquiétée, et où un homme victime de violence conjugale s’excuse publiquement.  Il paraitrait que nous vivons dans une société patriarcale où les hommes crouleraient sous les privilèges ?  Ah tiens...

jeudi 15 octobre 2015

En 2035, un réseau hétérophile est démantelé !

Comme je suis persuadé que mes nouvelles du futur commençaient à vous manquer, j’ai récemment effectué, par le truchement d’un nouveau voyage astral, une revue de presse « récente » des manchettes marquantes d’octobre 2035.  Vous verrez donc ce que nous réserve notre société féministe dans exactement 20 ans.  Pas de doute, on s’y amuse ferme !

Les femmes ne peuvent plus consentir à leur oppression !

On ne rigole plus, avec l'hétérophilie !
C’est en vertu  de la loi fédérale antiterroriste autorisant les services du renseignement canadiens à pratiquer l’écoute électronique, et dans le cadre de l’Opération Scorpion rose, qu’une intervention conjointe de la GRC et de la Sureté du Québec a permis l’arrestation de 55 hommes et 45 femmes, sur le point de se livrer à des activités hétérosexuelles clandestines dans une maison de débauche d’un quartier louche du centre-ville de Québec.  Faut-il rappeler que l’hétérosexualité, décrétée crime contre l’humanité par l’ONU en 2022, a été criminalisée au Canada la même année, en vue de protéger les femmes contre les affres hétéro-sexistes du patriarcat déclinant ? 

Bien que toutes consentantes, les femmes seront incarcérées au même titre que les hommes, mais encourront des peines de moitié moins lourdes, leur statut de victimes diminuant considérablement la gravité de leurs actes.  On sait que la loi proscrivant l’hétérosexualité ne reconnait aucunement le consentement sexuel féminin, assimilé par les fémino-psychiatres à une certaine forme de démence à circonvenir.   « Même malgré elles, il faut protéger les femmes  ! » a déclaré la ministre de la Justice, Sarah Labarre. 

L’allaitement est un esclavage !

Judith Lussier en 2015, lors de sa déclaration historique...
La présidente du Conseil du statut de la femme, Judith Lussier, prépare la commémoration du dixième anniversaire de la loi criminalisant l’allaitement, dans le cadre de la Journée de lutte à la violence faite aux femmes, qui aura lieu le 25 novembre prochain.  Rappelons que Mme Lussier est à l’origine de cette loi condamnant cette pratique barbare imposée comme un esclavage aux femmes, sévices qu’elle avait dénoncé dès 2015.   Traquée alors de toute part pour son courage idéologique, Mme Lussier devait attendre sa nomination au CSF afin de produire un avis qui ferait la lumière sur les conditions atroces vécues par une dizaine de femmes victimes d’allaitement. 

Cette initiative courageuse avait entrainé en 2025 l’ajout, dans le code criminel canadien, du crime d’esclavage mammaire.  Même volontaire, l’allaitement reste formellement interdit au Québec et au Canada, au point où celles qui s’y adonneraient sont punissables d’une peine d’emprisonnement allant de trois à cinq ans, sans possibilité de libération pour bonne conduite.  « Je me demande comment il se fait qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour que le bon sens prévale sur l’oppression patriarcale, » a affirmé Mme Lussier au média Urbania.

La barbe avec la parité !

Devant la prolifération, à l’Assemblée nationale, d’un nombre sans cesse croissant de députés masculins arborant insolemment une barbe,  sous l’impulsion du nouveau modèle sexuel à la mode appelé barbapapasexuel, la féministe militante Pascale Navarro, qui a si longtemps revendiqué en faveur de la parité en politique, jusqu’à ce que les femmes représentent 75 % de la députation provinciale, reprend le bâton de la pèlerine, et exige la parité de femmes barbues.  

Pascale Navarro, paritaire à terre
« Tant qu’on n’atteindra pas la parité barbue, a-t-elle déclaré, les femmes seront ostracisées et tenues à l’écart d’une forme de pouvoir et d’affirmation de soi.   Le Canada n’est qu’au 44e rang mondial pour cette forme de parité, une situation qui ne peut plus durer ! » 

Célébrons la conscription paritaire !

C’est sous l’impulsion progressiste de la Fédération des femmes du Québec, regroupant maintenant environ huit groupes-membres et trois membres individuelles, que la conscription paritaire fêtera son cinquième anniversaire le 9 janvier prochain, date de l'anniversaire de naissance de Simone de Beauvoir.  Fidèle aux doctes enseignements de cet militante émérite, qui affirmait que les femmes ne devraient pas être autorisées à rester à la maison parce qu’une majorité ferait ce choix déplorable, la FFQ a surpassé la grande prêtresse féministe en instaurant la conscription paritaire, recourant ainsi à la contrainte pour faire avancer les femmes sur le chemin de la liberté et de l’affranchissement du patriarcat.

Se rendant compte que les programmes Chapeau les filles, Excelle Science et les filles et les sciences, un duo électrisant n’électrisaient en rien la motivation féminine toujours massivement emballée par les professions interrelationnelles, la FFQ est parvenue à faire voter une loi contraignant chaque famille – ou ce qui peut en rester – à fournir à l’État un enfant de sexe féminin se destinant à un emploi non traditionnel.  En effet, la sainte-parité se fait attendre chez les ingénieurs, les travailleurs de la construction, les pompiers, les informaticiens, les électroniciens, les mécaniciens, et de nombreuses autres professions.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, il semble qu’une épidémie de suicides et de tentatives de suicide féminins se soit déclarée au cours des cinq dernières années parmi les vocation « motivées » par les joies à venir promises par les féministes militantes. 

Françoise David, une perspicacité qui ne se dément pas...
« Il ne peut s’agir que d’une coïncidence, a déclaré Mme Françoise David, première ministre du Québec, ex æquo avec Amir Khadir, en réponse à une journaliste lui demandant s’il n’y avait pas un rapport de cause à effet entre la conscription paritaire et cette épidémie de suicides.  « Même nos femmes en niqab, d’ailleurs de plus en plus nombreuses, affichent une bonne humeur contagieuse et nous sourient de toutes leurs dents, j’en suis persuadée ! »

Comment douter du jugement d’une femme aussi brillante que pondérée ?  Et vous, n’avez-vous pas hâte de sourire de toutes vos dents au sein d’une société aussi conditionnée par les salutaires valeurs féministes ?  Hmmm ?

mercredi 27 novembre 2013

Quand la FFQ commet exactement ce qu'elle condamne...

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) a dénoncé ce qu'elle considère comme étant la banalisation de la violence faite aux femmes.  Au premier rang des accusés de cette problématique sociale, ainsi décrétée par ces militantes : les « masculinistes » qui tournent en dérision ses propos, quand il ne la poursuivraient pas ou ne la menaceraient pas de poursuites.

Alexa Conradi, présidente, et ses acolytes.
Comme ces militantes refusent d'identifier leurs tortionnaires, « pour ne pas leur faire de publicité », disent-elles, impossible de vérifier cette information, ni par conséquent de la valider. « Des antiféministes ont tenté d'avoir une injonction contre une campagne du gouvernement sur les agressions sexuelles parce qu'ils jugeaient que les statistiques étaient fausses. Et ça a des impacts », a déclaré Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.  Le public commencerait-il à remettre en cause certains diktats par l'exercice d'un nouvel esprit critique ?

Bien que Mme Riendeau ne précise pas de quelle campagne il s'agit, il y a de fortes probabilités qu'il soit question de celle qui avait inondé les médias en 2008. Vous vous souvenez peut-être de cette pub nous montrant une jeune femme qui affirmait sans sourciller qu’« au Québec, une femme sur trois sera la victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie ».

Commanditée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec
 au coût de 1,3 M $, cette affirmation troublante était présentée comme une donnée officielle de Statistique Canada.  Jean-Pierre Gagnon, de l'Après-Rupture, allait plutôt démontrer à l'animateur Michel Gauthier, le 30 avril 2008, que ce chiffre himalayen provenait en fait d'un sondage de perceptions mené par Isos Reid auprès de 803 répondants.  Une information que la ministre titulaire de l'époque, Christine St-Pierre, devait, plus qu'embarrassée, confirmer  à l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93.

Est-il possible qu'une ancienne journaliste de Radio-Canada ne puisse faire la différence entre un sondage subjectif et une statistique scientifique ?  Comment ne pas parler de duperie et de dopage statistique en pareilles circonstances ?  Comment expliquer qu'après avoir menti délibérément au peuple québécois, et avoir été publiquement confondue pour l'avoir fait, Mme St-Pierre soit restée en poste.  Des ministres ont été « démissionnés » pour moins que ça.


La violence ne vise que les femmes, naturellement...

À l'appui de ses doléances, la FFQ invoque la cyberintimidation, affirmant que 73 % des victimes seraient des femmes.  Dans les faits, selon l'Institut de la Statisitque du Québec, à peine 7 % des filles et 4 % des garçons ont affirmé en être victime.  Le phénomène deviendrait-il soudainement dévastateur chez les femmes adultes ?  Plus qu'improbable.  Peut-on parler d'un problème aussi endémique que le prétendent les médias ?  Plus qu'improbable encore.

Concédons tout de même que la gent féminine reste la première cible de ce type d'agression, même si les garçons demeurent, et de loin, les premières victimes d'intimidation en général.  En effet, sur 63 200 élèves interrogés, 42 % des garçons ont déclaré avoir été intimidés à l'école ou sur le chemin menant de l'école à la maison, en comparaison de 29 % des filles.  Cette statistique intéresse-t-elle seulement ces militantes ?  Plus qu'improbable.

La statistique présumée de la FFQ, dont la source n'est pas mentionnée, ajoutée à un incident isolé où des lesbiennes ont été « agressées » par un groupe d'hommes - en fait insultées par eux - et le drame - plus sérieux, cette fois - d'une femme battue à mort par son conjoint, les poussent à déclarer que la violence faite aux femmes est un problème de société majeure.  Pas de doute, tout geste de violence envers une personne, peu importe le sexe, l'âge, la nationalité ou la religion, reste inadmissible et condamnable.
Les garçons, vraies premières victimes d'intimidation.
L'ennui cependant, alors qu'elles parlent de banalisation, réside dans leur entêtement à ne voir que dans les femmes les seules victimes de la violence, la gent masculine se voyant réduite au rôle ingrat d'éternel tortionnaire. S'il ne s'agit pas là de banalisation de la violence faite aux hommes, de quoi s'agit-il ?  Après tout, ces derniers ne constituent-ils pas plus de 72 % des victimes d'homicides au pays, selon Statistique Canada ?  Pas de sondage de perception ici...

« On ne peut plus parler de la spécificité de la violence envers les femmes sans se faire rappeler qu'il faut aussi des services pour les hommes», a candidement affirmé  Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), comme s'il s'agissait là de propos blasphématoires.  Voilà une militante particulièrement douée pour se tirer dans le pied…  S'agirait-il d'auto-violence ?

Des chiffres présentés sans perspectives


Le ministère de la sécurité publique affirme dans son tout dernier rapport de 2012, sorti à temps pour le 25 novembre, que, sur 19 731 présumées victimes de violence conjugale, « les données policières montrent que les femmes sont majoritaires parmi les victimes d’infractions commises dans un contexte conjugal (80 %), leur nombre s’établissant à 15 790 comparativement à 3 941 pour les hommes.»


Ce que ce ministère omet, année après année, de nous préciser, c'est que ces pourcentages concernent des signalements, et non des infractions validées par un verdict de culpabilité.  Certains signalements sont fondés, d'autres pas.  La difficulté que les hommes éprouvent à dénoncer diminue également d'autant leur représentativité réelle parmi les victimes.  


Certains braves ayant osé se plaindre à la police ont déclaré avoir été tournés en ridicule, quand ils n'étaient pas eux-mêmes arrêtés, en vertu du protocole d'intervention en violence conjugale.   Cette procédure, pratiquement inconnue du grand public, ne laisse aucun pouvoir discrétionnaire aux policiers.  Quand un litige survient entre un homme et une femme, on arrête l'homme automatiquement.  La loi, c'est la loi.


Des hommes injustement arrêtés à répétition.
Certains hommes sont ainsi incarcérés à répétition, par des policiers dont ils connaissent tous les prénoms, qui s'excusent de les cueillir à leur domicile avant de les coffrer pour la nuit ou le week-end.  Il s'agit là d'une aberration courante dont les médias ne font jamais mention.  Les hommes aux prises avec cette situation dégradante l'endurent le plus souvent pour rester auprès de leurs enfants ou par dépendance affective.
Le ministère de la Sécurité publique émet toutefois un constat étonnant, compte tenu de la perspective discutable de ses interprétations statistiques : « Il est important de souligner que, depuis dix ans, ce taux (de violence faite aux hommes) a augmenté de 36 % tandis que le taux de victimes  féminines a crû de 4 %. »  En clair, ce chiffre signifie que le nombre officiel de victimes masculines de violence conjugale a cru neuf fois plus vite au cours de la dernière décennie que celui des victimes féminines.  Une violence davantage commise ou admise ?

Cette statistique ne tient pas compte du fait que les hommes dénoncent peu, ni de la problématique des fausses allégations, impunies dans notre système juridique quand elles sont commises par une femme dans un contexte de violence conjugale ou d'agression sexuelle présumée.   Cherchez autant que vous voudrez dans les médias, vous ne trouverez aucun cas de femme reconnue coupable au criminel d'avoir proféré de fausses accusations, hormis la mythomane qui avait menti en se prétendant victime de violence conjugale de la part d'un Éric Lapointe qu'elle n'avait jamais rencontré.  Absolument aucun.

Mais voilà, le commun des mortels n'est pas une vedette acclamée comme Lapointe qui, victime d'un crime aussi flagrant laissé impuni, aurait pu soulever dans la population une indignation aussi légitime que contagieuse.  Dans ce cas précis, l'enquête policière a été menée avec compétence et l'agresseure, condamnée.  Dammage control obligeait.  Quand des fausses allégations détruisent cependant la vie d'hommes méconnus, soit la presque totalité des victimes, la justice trahit son rôle de redresseur d'injustice. 

Demandez à n'importe quel magistrat ou policier un tant soit peu franc et honnête, et il vous confirmera, probablement à voix très basse et en vous prévenant qu'il ne vous aura rien dit, que la gent féminine bénéficie d'une immunité diplomatique absolue en pareille situation.  Imaginez la porte qu'une attitude aussi irresponsable peut ouvrir aux abus et aux ravages causés sur la réputation d'hommes intègres par des femmes vindicatives ou écervelées.

Que penser du silence apathique des médias ?
Il est clair que ces hommes demeurent les cibles d'une violence banalisée, voire dissimulée, qui passe carrément sous notre écran radar, les médias ne remplissant pas le rôle de défendre le droit du public à l'information dont ils se targuent.  Au lieu de cela, les voilà chaque année, fidèles au poste, à jouer aveuglément le rôle de courroie de transmission du discours des groupes féministes qui prétendent que la violence faite aux femmes serait la seule à sévir et, par conséquent, la seule à se voir banaliser.  

Par cette attitude fermée à la violence faite aux hommes, la FFQ démontre qu'elle est la première à commettre l'injustice qu'elle-même dénonce.  Mais il y a longtemps que le public a compris la vacuité du discours de ce regroupement jadis emblématique, devenu hostile envers les hommes de souche hétérosexuels, mais à genoux devant les organisations islamistes parrainées par Québec solidaire, désormais son véritable maître.  Thérèse Casgrain, qui a fondé cette fédération en 1966, doit bien se retourner dans sa tombe... 

samedi 5 octobre 2013

« Féminisme » islamique : quand le masque tombe, le hijab reste...

Trouveriez-vous normal de voir des Juifs se montrer favorables au nazisme en arborant fièrement la croix gammée ?  Ou de voir des Afro-américains se promener travestis de draps blancs en appui au Ku-Klux-Klan ?  Ne ressentiriez-vous pas un vague malaise, pour ne pas dire un profond sentiment d'incompréhension devant semblables incohérences, devant pareil mépris de soi ?  

Dalila Awada, juste une étudiante en sociologie ?
C'est exactement ce que j'éprouve devant le spectacle ahurissant de femmes déambulant dans l'espace public affublées du voile islamique.  Même en région, nommément à Trois-Rivières, on en voit de plus en plus.  Bien sûr, je sympathise avec celles qui se voient contraintes par un conjoint rétrograde à porter pareil oripeau, mais je reste perplexe devant les autres, celles qui prétendent le revêtir par choix et qui vont même jusqu'à en revendiquer âprement le port.

Vous avez dit féminisme... islamique ?

Le concept même de féminisme islamique, chez les musulmanes les plus militantes qui prétendent vouloir affirmer au grand jour leur identité religieuse, y compris dans la fonction publique, me semble une contradiction dans les termes, au même titre que l'expression « discrimination positive », aimablement remplacée par notre gouvernement par « action positive ».  Cette nouveauté a - également - le mérite relatif de dissimuler une pratique incongrue sous une dénomination qui pourrait frauduleusement la faire passer pour de l'engagement social.

C'est à ces prétendues féministes islamiques que l'on doit d'avoir vu la Fédération des femmes du Québec infiltrée par Présence Musulmane - favorable à Tarik Ramadan et à son moratoire (sic !) sur la lapidation - et par le Conseil islamique canadien - militant des tribunaux islamiques en Ontario - en vue de faire fléchir ce regroupement féministe, jadis emblématique, en faveur de la laïcité dite ouverte et de l'opposition à l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique.  Le tout, bien sûr, par l'intermédiaire de Québec solidaire, tenant désormais sous sa férule la FFQ, au cas où il faudrait le rappeler.

C'est également devant la commission Bouchard-Taylor, au moment où la présidente de la FFQ de l'époque, Michèle Asselin, déclarait que le hijab ne contrevenait pas vraiment à l'égalité homme femme, qu'une délégation de « féministes » islamiques avait attiré l'attention d'un participant, Denis Gaumont, retraité de l'UQÀM.

Tarik Ramadan : double discours.
Il relate ainsi leur intervention : « Structurées et bien documentées, ces jeunes femmes ont ébloui les commissaires. Elles ont défendu avec aplomb le port du voile, le respect de l'époux, la charia appliquée à la famille, la bonté d'Allah, leur auto-exclusion si nécessaire. Un travail bien fait. Classique. Au point que messieurs les commissaires ont remercié mielleusement ces émissaires, de toute évidence en service commandé et bien escortées. Pour en rajouter une couche, les commissaires les ont explicitement félicitées pour la qualité de leur «féminisme» à la sauce musulmane! »

À souligner, au crayon rouge, que ces prétendues féministes, en se déclarant favorables à « la charia appliquée à la famille », trahissent on ne peut plus clairement leur adhésion aux tribunaux islamiques.  Que les deux commissaires se soient prosternés avec leur obséquiosité ordinaire devant semblables représentantes de l'islam politique ne surprendra personne, mais n'est-il pas inquiétant de constater qu'ils ne sont pas les seuls ?

Des idiots utiles à Djemila

C'est au nom des nobles principes que sont « le refus du racisme, des stigmatisations, de toutes les formes de domination et d'inégalité quelles qu'elles soient » qu'une centaine d'intellectuels se sont sentis obligés de s'opposer à la charte de valeurs québécoises du ministre Drainville, en brandissant la Déclaration universelle des droits de l'homme votée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies, qui reconnaît la liberté « de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé ».  

Voilà une - autre - définition qui gagnerait à être revue et corrigée à la lumière de l'échec du multiculturalisme en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou en Espagne, pour ne nommer que ces pays occidentaux, déroute ayant pour dénominateur commun la montée de l'islam politique, une évidence qui ne semble pas émouvoir outre mesure ces intellectuels épris d'un Disneyworld multiculturel utopiste.

« Cette démarche (la charte NDA) nourrit le fantasme d'une définition non conflictuelle de la collectivité québécoise », écrivaient-ils.  Et moi qui croyait que c'était justement le multiculturalisme qui nourrissait cette illusion...
 
Djemila Benhabib : lucidité.
Concernant cet autre mirage, le féminisme islamique, Djemila Benhabib publiait récemment dans Facebook le statut suivant : « Quelques mots au sujet du féminisme islamique - Celles qui portent le voile islamique et se revendiquent du féminisme véhiculent une énorme aberration. Puisque ces dernières ne remettent nullement en cause les dogmes religieux en matière d'héritage, de mariage, de divorce, de garde des enfants, d'autorité parentale, de liberté et d'orientation sexuelles, de témoignage devant un tribunal, ou d'accessibilité à certaines fonctions ou professions. Ce concept sert tout simplement de paravent à l'islam politique pour mettre en difficulté, voire discréditer, l'universalité des droits des femmes. Cette entreprise vise uniquement à liquider les acquis des femmes et isoler les luttes des femmes musulmanes des luttes des femmes dans le monde. Durant les quatre-vingts dernières années, les femmes ne se sont pas émancipées en s'appuyant sur les dogmes religieux, mais en prenant leur distance avec le religieux. Sans surprise, les droits des femmes ont pris leur envol une fois la distinction entre les pouvoirs temporels et spirituel a été établie. En ce sens, la laïcité est une condition nécessaire à l'égalité entre les femmes et les hommes. »

Les hijab Barbies

Parlant de Djemila Benhabib, je m'en voudrais de passer sous silence sa participation, claire, documentée et articulée, à l'émission Tout le monde en parle le 29 septembre dernier, mais si je mentionne l'événement, c'est surtout à cause de son interlocutrice de la soirée, Dalila Awada.

Cette jeune femme, a été simplement présentée par Guy A Lepage comme une étudiante en sociologie à l'UQÀM, née au Québec de parents originaires du Liban.  C'est par l'entremise des médias sociaux, encore une fois plus vifs que les médias traditionnels ou que les recherchistes de l'animateur, que l'on devait apprendre que cette musulmane était en fait une militante de Québec solidaire, membre du comité femmes immigrantes de la FFQ, et qu'elle entretenait, par cousine interposée, en l'occurence Leila Bdeir, des liens avec Présence musulmane, organisation mentionnée plus haut dans ce texte, favorable aux tribunaux islamiques et entièrement dévouée à Tarik Ramadan, petit-fils de Hassan el-Banna, fondateur des frères musulmans, organisation islamiste la plus rétrograde qu'il puisse se concevoir.

Dalila Awada et Leila Bdeir.
Dalila Awada reste à ce jour l'incarnation la plus représentative de l'ambassadrice islamique, douce, jolie, séduisante, mais mandatée afin de nous faire gober une double discours analogue à celui de Ramadan.  Tout en admettant que le hijab peut être utilisé à des fins répressives dans les pays islamistes, elle affirme qu'un telle orientation n'est pas près de survenir au Québec, si civilisé.  Et on accusera ensuite les régions de vivre repliées sur elles-mêmes !

À notre époque de mondialisation économique, politique et médiatique, on voit mal comment le Québec, dans un contexte planétaire où l'islam politique gagne sans cesse du terrain devant l'indolence occidentale, resterait le dernier petit village à résister encore à l'envahisseur.  Sans doute détenons-nous une potion magique qui saura nous en préserver ?  Au fait, ai-je bien dit « envahisseur »...

samedi 28 septembre 2013

Charte du PQ : vers une redéfinition du féminisme d'État ?

Il est faux de prétendre que le projet de Charte des valeurs québécoises du parti québécois a suscité des divisions au Québec.  Ces divergences avaient déjà éclaté au grand jour au lendemain de l'épisode des normes de vie d'Hérouxville en 2007, suivi de celui de la commission Bouchard-Taylor, dont les conclusions semblaient décidées d'avance.  

Les dissensions n'ont pas commencé en 2013...
Devant l'inertie du gouvernement précédent, incapable même de trancher sur son timide projet de loi 94 proscrivant le port de la burqa ou du niqab dans l'espace public, les tensions entre militants de la laïcité, défenseurs de cette absurdité appelée laïcité ouverte et citoyens penchant majoritairement vers le premier camp et plus modestement vers le second, ont continué de s'exacerber.

Comment les détracteurs de la Charte et du PQ peuvent-ils à la fois accuser ce dernier d'opportunisme politique et de s'intéresser à une question qui ne préoccupe personne ?  Si les citoyens étaient indifférents à la problématique de la laïcité, il n'y aurait aucun opportunisme à vouloir leur vendre une charte balisant enfin le sujet épineux des accommodements religieux.  Le PQ, avec son projet, aura enfin réussi à commencer à crever un abcès sociétal et à susciter un débat sans cesse remis aux calendes grecques.  Il était temps !

Un féminisme d'État - enfin - remis en question

Parmi les avantages collatéraux du débat entourant la charte, une remise en question salutaire d'un féminisme d'État sclérosé n'aura pas été une mince surprise.  Il y a déjà des années que le Conseil du statut de la femme (CSF) et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) se trouvent emmurés dans un discours victimaire dépassé et infantilisant pour les femmes, tout en s'affichant comme leur unique planche de salut.  Pendant ce temps, la gent féminine, de plus en plus autonome et sûre de ses moyens, ne se reconnait plus en ces militantes déphasées et passéistes, qui ne semblent plus avoir à cœur que leur propre survie et le maintien de leurs subsides étatiques. 

Une remise en question des ces organismes s'imposait depuis belle lurette, et s'impose toujours.  Déjà lors de l'arrivée en 2008 de Christiane Pelchat, aussi maladroite qu'emportée, à la présidence du CSF, des personnalités telles que Lise Ravary, alors rédactrice en chef à Châtelaine, et Diane Lemieux, elle-même ancienne présidente péquiste du Conseil, s'étaient prononcées en faveur de l'abolition pure et simple de cet organisme.  

Christiane Pelchat, emportée...
Malgré ses défauts, Mme Pelchat s'était positionnée contre Lola, cette femme qui, soutenue par la juriste Anne-France Goldwater, a bien failli marier de force 1,2 millions de Québécois vivant en union libre en revendiquant sans l'obtenir le paiement d'une pension aux ex-conjointes.  

L'ancienne présidente du CSF devait également se prononcer contre le port de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique, position courageuse qui, non seulement détonnait de l'à-plat-ventrisme de la FFQ, assujettie à un Québec solidaire « tolérant » envers l'islamisme, mais l'opposait à la mollesse du PLQ, désireux de ménager son électorat issu des communautés ethniques.  Résultat : avant même la fin de son mandat, Chrisitane Pelchat se voyait offrir un aller simple vers le Mexique où elle devenait déléguée générale du Québec.

Son remplacement par Julie Miville-Dechêne allait faire reculer le Conseil du statut de la femme sur Lola, dont la nouvelle présidente semblait dorénavant approuver le positionnement et, comme nous l'avons constaté récemment, sur l'interdiction des signes religieux visibles dans la fonction publique.  Les liens existant entre l'ancienne ministre de la Condition féminine et la présidente qu'elle avait nommée quand son parti était au pouvoir ne représentent plus de mystère pour personne et il est clair que JMD a été téléguidée dans sa désastreuse sortie médiatique.

L'actuelle présidente du CSF s'est vue remise à sa place par Pauline Marois, qui lui a rappelé l'évidence légale et protocolaire que le Conseil du statut de la femme n'est pas, comme elle se l'imaginait, indépendant, et qu'il relevait de la ministre de tutelle même qu'elle avait attaquée publiquement.  Même Mme Pelchat n'est jamais parvenu à pareil sommet dans la balourdise...

Laila Lesbet, contestée au CSF, déjà exclue à la FFQ...

Alors que le CSF tente laborieusement de recoller les morceaux de l'incurie de sa présidente et d'afficher un semblant d'unité la liant désormais aux quatre nouvelles venues qu'elle avait désavoué et qui lui ont bien rendu, un autre psychodrame idéologique vient d'éclater avec la naissance d'un nouveau groupe féministe, Pour les droits des femmes (PDF), qui dénonce sans ambiguïté et non sans motif l'égarement de la FFQ sur la question des signes religieux.

Déjà enregistré comme organisme sans but lucratif, PDF prône l'interdiction du voile intégral en tout lieu et regroupe déjà des féministes de plusieurs milieux.  L'anthropologue Luce Cloutier en sera la porte-parole.  Aux yeux du nouvel organisme, la position de la FFQ sur le voile islamique est antiféministe !  Il était temps que quelqu'un le leur fasse savoir...

Laila Lesbet, exclue.
On pouvait lire à ce propos dans Le Devoir : « Il y a un contrepoids à faire par rapport à la Fédération des femmes du Québec », explique Louise Beaudoin (...) qui disait « regretter ses positions ». « Le mouvement féministe est tombé dans la défense de droits individuels plutôt que collectifs. » La FFQ comme dirigée par Alexa Conradi, et Françoise David avant elle, défend davantage les droits économiques des femmes au détriment « de la dimension collective du féminisme », poursuit-elle. C’est ainsi qu’on en vient à dire « Pauvre Fatima, on l’oblige à enlever son voile » pour garder son emploi, et on ne voit pas que ce voile perpétue une vision de la femme « qui n’est plus dans l’égalité », ajoutait Louise Beaudoin. »

Étonnamment, Laila Lesbet, l'une des quatre nouvelles venues dont JMD contestait les nominations au sein de son organisme, avait déjà été muselée lors d'une activité de la FFQ visant à déterminer les orientations politiques du regroupement pour les vingt prochaines années.  Elle et une autre militante qui s'étaient prononcées contre le voile islamique avaient été exclues au prétexte qu'elles avaient « un comportement problématique »...

Une ancienne présidente dissidente...

Il n'est pas jusqu'à Vivian Barbot, ancienne présidente de la FFQ de 2001 à 2003, à s'être dissociée publiquement de ce regroupement dont elle dit constater le « lent déclin ».  Elle désapprouve l’opposition de la FFQ à l’interdiction du port de symboles religieux ostentatoires dans la fonction publique.  

En entrevue au Devoir, elle n'a pas hésité à dénoncer les positions de la FFQ : « Ça tourne toujours autour de la pauvreté, la pauvreté et la pauvreté » (...) Cette idée qu’elles (les femmes musulmanes) doivent absolument rester voilées sous prétexte qu’on va autrement les garder dans la pauvreté présuppose que toutes les femmes immigrantes sont pauvres, que toutes les femmes voilées sont ostracisées, que toutes les femmes noires sont discriminées. C’est un peu court comme réflexion. Je ne suis pas d’accord du tout. » 

Vivian Barbot, dissidente.
Toujours dans le Devoir : « Mme Barbot adresse à la FFQ la même critique que PDF, soit celle de faire du « clientélisme » et d’essayer de faire plaisir à chaque groupe communautaire plutôt que de développer une « vision beaucoup plus large » des enjeux féministes. »

 Le véritable complot patriarcal 

Par ce dernier constat, Vivian Barbot énonce une enjeu crucial pour le féminisme - véritablement - militant : tôt ou tard, il faudra choisir entre l'approche corporatiste de ce mouvement - de plus en plus sclérosé et jaloux de ses prérogatives - et une identification sans complaisance de la menace la plus évidente pour les femmes occidentales, soit la montée de l'intégrisme religieux et, pour ne pas le nommer, de l'islam politique.  

Bien davantage que la lutte acharnée que ces militantes livrent injustement aux groupes de pères revendiquant l'égalité parentale, ce positionnement sans complaisance contre l'islam politique aurait enfin pour effet d'identifier clairement le complot patriarcal qu'elles disent voir partout, sauf quand il se prépare sous leurs yeux éteints.  S'il existe un enjeu crucial qui devrait mobiliser les féministes occidentales, c'est définitivement celui-là !

Jean-Luc Mongrain, franc-tireur ou comédien ?

Je me souviens avoir vu Jean-Luc Mongrain lors d'une activité de la FPJQ à Trois-Rivières, il y a bien une trentaine d'années. Jean...