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samedi 5 novembre 2022

Crise sanitaire : allons-nous pardonner à nos gouvernements leurs abus de pouvoir ?

Emily Oster
Un vent de plus en plus dominant, mais pas celui préconisé par l’expert TVA en faux François Marquis, souffle de plus en plus intensément sur la plaine médiatique.  Il semble que d’autres experts que « l’urventologue », un peu plus crédibles, ceux-là, aient décidé de changer leur fusil d’épaule et d’envisager un avenir un peu plus serein pour la société québécoise.

Amir Khadir a osé avouer que le vaccin Pfizer n’était plus une solution – s’il l’a déjà été - tandis que Karl Weiss et d’autres collègues admettent que les mesures sanitaires telles que masque et distanciation sociale n’ont plus leur place. 

Sont-ils guidés par l’honnêteté et l’esprit scientifique ou parce qu’ils sentent la soupe chaude et que bientôt, dirigeants, médias et autres experts de pacotille atterriront sur le grill de la justice populaire, sinon légale, pour avoir fait vivre au peuple québécois un psychodrame stérile, destructeur et évitable ?  Nul ne peut le dire.

Des effets dévastateurs

Il devient de plus en plus évident pour une partie grandissante de la population que le dogmatisme sanitaire des gouvernements Trudeau et Legault était tout à fait injustifié.  Les effets sur la société québécoise, plus encore que sur les autres provinces canadiennes, ont été dévastateurs : hécatombe dans les CHSLD, PME en péril, enfants inutilement masqués et vaccinés, familles divisées, travailleuses de la santé menacées et harcelées, obligations vaccinales injustifiées, dépressions, suicides, etc.

Inévitablement, un retour de flammes guette les premiers ministres Trudeau et Legault pour la totale dérive de leurs administrations respectives, marquées au coin de l’abus de pouvoir, de potentiels conflits d’intérêt favorisés par l’urgence sanitaire, de l’octroi de contrats sans appels d’offre, et du copinage impliquant la firme McKinsey et son client, Pfizer.   Ne pas au moins suspecter les conflits d’intérêt dans lesquels seraient mouillés jusqu’au cou la CAQ et le PLC relève de l’aveuglement volontaire.

Doit-on vraiment pardonner ?

Une économiste de l’université Brown, Emily Oster, vient de publier un cri du cœur invoquant la nécessité d’une amnistie pandémique.  Dans son propos, qui n’identifie aucune responsabilité, ni culpabilité, elle exhorte un peu tout le monde, gouvernements, médias, industrie pharmaceutique mais, peut-on lire entre les lignes, surtout le bon peuple américain, à se pardonner mutuellement au nom, faut-il imaginer, d’une louable foi chrétienne et du droit à l’erreur. 

Bref, forgive and forget, selon le proverbe.  Toute perspective de corruption, de dogmatisme, d’abus de pouvoir se voit balayée sous le tapis d’une convivialité bisounours de bon aloi. 

Des voix réclament justice

Tout le monde ne partage pas cette vision déjantée du réel.  Un magazine en ligne conservateur (aux yeux de nos wokes fanatisés, donc « d’extrême droite ») The American Conservative, a tenu des propos nettement plus sévères… et justifiés :

« "Allons-nous effacer les résultats de ceux qui ont laissé des enfants malades dépérir seuls dans les hôpitaux, qui ont séparé des maris de leurs épouses, qui ont empêché des familles de tenir la main des mourants ou de se rassembler pour leurs funérailles ? Non, non, et encore, non", a martelé l'auteur. »

Ce tableau n’évoque rien pour vous ?  On pourrait ajouter les personnes âgées mortes dans l’État de New York sous la gouverne du désormais célèbre Andrew Cuomo.  Mais visez la suite :

« "Après que des ordres ont forcé des gens à quitter leur emploi et que le vaccin devenu thérapeutique n'a pas réussi à arrêter la transmission de la maladie, devons-nous vraiment cesser de nous interroger sur ses effets secondaires potentiels ou sur la relation entre les sociétés pharmaceutiques et la FDA ?", a encore demandé l'article. »

Un questionnement tout aussi essentiel au Canada qu’au Québec.  En effet, à quand une évaluation post vaccinale ?  De plus en plus de nouvelles circulent à propos de morts subites « inexplicables », de surmortalité « imprévue » et de myocardites infantiles « préoccupantes » sans que le statut vaccinal des victimes soit même invoqué.  Si elles étaient non vaccinées, ne croyez-vous pas que la planète serait en feu ?

Des voix s’élèvent également au Québec

Au Québec, Nathalie Elgrably s’est élevée à juste titre contre les propos déresponsabilisants d’Emily Oster :

« Désolée, mais on n’efface pas l’ardoise aussi facilement !

Depuis mars 2020, les mesures se sont enchaînées : confinements, distanciation sociale, couvre-feu, interdiction de rassemblements, fermeture des commerces, interdiction des déplacements interrégionaux, points de contrôle, fermeture des écoles, port du masque, passeport vaccinal, ostracisme à l’égard des non-vaccinés, incitation à la délation. Et comment oublier l’hécatombe des CHSLD, les personnes mortes dans la solitude, les enterrements dans l’indignité et les familles déchirées ? Quant à l’inflation qui nous appauvrit chaque jour davantage, elle résulte des décisions politiques prises pendant la pandémie.

Une véritable guerre civile sanitaire a eu lieu. Et les conséquences sur les plans humain et économique sont gravissimes. »

Un chercheur de l’UQÀM, Julien Simard, a également condamné les propos déjantés de Mme Oster :

« La posture d’indulgence amenée par Oster et d’autres plus près de nous est complètement aveugle aux idéologies, aux inégalités, aux problèmes actuels des soi-disant démocraties, aux pressions des intérêts privés sur l’action des gouvernements en santé publique, au refus obstiné des preuves scientifiques, aux effets de l’austérité budgétaire. Le problème est exactement le même dans le dossier de la pollution.

Alors, voilà, si on veut que cela change, si on espère un minimum de transparence, il faut tenir une Commission d’enquête, degré zéro de l’exercice de mémoire. Pour comprendre les cadres politico-économiques de l’action de la CAQ. Pour mettre en place des processus de démocratisation de la santé publique. Pour miser sur des approches communautaires et de réduction des méfaits lors de la prochaine pandémie. »

Place au débat !

Les propos d’Emily Oster n’ont pas fini de déclencher les réactions les plus vives et c’est heureux.  Par ses déclarations banalisant le drame humain vécu non pas à cause du virus mais bien davantage provoqué par la gestion dogmatique, inhumaine et irresponsable de nos dirigeants, la chercheuse a bien involontairement ouvert la porte à un débat de plus en plus nécessaire, pour ne pas dire vital.

Il est impossible et impensable de recoller les pots cassés comme si de rien n’était, en ne prétextant que l’ignorance et la bonne foi.  Où se situait la bonne foi des Legault et Dubé quand ils mentaient effrontément à la population en transformant les non-vaccinés en parias de la société en leur interdisant les SAQ et les SQDC, se ridiculisant même à l’échelle planétaire avec leur « vaccimpôt » stigmatisant ces citoyens encore davantage ?

« Experts » de pacotille et faiseurs d’opinion fanatiques

Que dire des « experts » de pacotille, radotant que le vaccin réduisait sensiblement la contagion et la transmission, allant même jusqu’à attaquer la crédibilité de véritables scientifiques comme Didier Raoult et Christian Perronne.  On sait maintenant qui a raison.

Et que dire des propos orduriers, haineux et d’une rare violence, tenus envers les non-vaccinés par les faiseurs d’opinion, véritables mercenaires appointés, que sont les Denise Bombardier, Richard Martineau, Patrick Lagacé, Mario Dumont, Josée Legault, Isabelle Hachey, Loïc Tassé, Sophie Durocher, parmi d’autres, transformés pour l’occasion en propagandistes fanatiques dignes de l’Allemagne nazie ?

Il faudrait pardonner à tout ce beau monde et passer à autre chose, vraiment ?  À supposer que cette faune d’irresponsables en situation potentielle ou réelle de conflits d’intérêt admette ses torts, ce qui n’est pas près d’arriver. 

À moins qu’ils sentent que notre bon peuple aura majoritairement compris ce qu’ils cachent obstinément.  Alors peut-être aurons-nous droit à des élans de repentir des plus bidons.  Il ne faudra pas se laisser avoir par leur comédie.

Pour paraphraser Mme Elgrably, ni amnistie, ni amnésie ! 

vendredi 9 octobre 2015

Affaire Aubut : entre le « mononcle » et l’homme d’influence

Toute la province  a entendu parler de la tempête dans un verre d'eau suscitée en Mauricie par la balourdise de l’ancien ministre Guy Julien envers Marie-Claude Julien (aucun lien de parenté), journaliste à Radio-Canada.  Il n’est pas question ici d’excuser la grossièreté de l’ancien ministre péquiste mais de faire la part des choses entre un comportement répréhensible, certes, mais peu digne de faire l’objet d’une plainte au criminel, et une véritable agression sexuelle.   

Le CSF : des interventions alarmistes qui banalisent.
Or, à en croire le Conseil du statut de la femme, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et le Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles de Trois-Rivières, la journaliste de la SRC aurait été victime de violence physique, de harcèlement sexuel, de violence psychologique, et j’en passe. 

Un peu de sobriété dans leurs prises de position publiques aurait été de mise.  Pensez aux vraies victimes d’agression sexuelle, qui voient leur situation soudainement banalisée par les cris d’orfraie de féministes survoltées qui tirent sur un écureuil avec un AK-47.

Il n’a pas été jusqu’à certains chroniqueurs qui sont montés aux barricades dans cette « cause », comme si un prix de la gestapoune ou de l’utérhomme de la semaine était en jeu en vue de récompenser l’intervention la plus outrancière.  Personnellement, j’aurais attribué sans hésiter ce prix à Patrick Lagacé, pour sa réaction on ne plus « indignée ».  Sur un ton paternaliste destiné à nous sensibiliser, nous, pauvres mâles arriérés, il nous interpelle :

« Les gars, je vais vous raconter une petite histoire. Pensez à votre blonde, à votre mère, à votre sœur…

Qu’importe qui, au fond. Cette femme, vous devez l’aimer, d’une façon ou d’une autre.

O.K.

Un homme s’approche donc de cette femme que vous aimez. Il est fâché contre elle. Il lui caresse sarcastiquement les cheveux, entre dans sa bulle en lui faisant un câlin non sollicité et non réciproque.

Et après, il la traite de grosse…

Qu’est-ce que vous avez envie de faire à ce gros malappris ? » 

Je vais vous l’expliquer, M’sieu Lagacé.   

Je n’aurais pas le temps de faire quoi que ce soit.  Ma mère aurait déjà sacré une taloche retentissante au malotru car, voyez-vous, cette femme, née en 1917, venait de cette génération où la gent féminine ne se gênait pas pour se servir de ses mains quand venait le temps de se faire respecter.  Ma blonde ?  Elle m’a dit qu’elle aurait recouru à l’humour : « Heille le gros, t’es-tu regardé dans un miroir récemment ?  Avant de passer des commentaires sur mon tour de taille, occupe-toi donc du tiens ! »  Précisons que M Julien ne se démarque pas par la minceur.    

Quant à ma sœur, qui a pourtant le désavantage d’être une personne handicapée intellectuelle et de santé fragile, elle aurait fait une telle scène que Guy Julien aurait pris son trou plus vite que s’il avait eu le feu au cul !  Je le sais : c'est comme ça qu'elle a jadis agi envers un « mononcle » aux mains baladeuses...

Faut croire que les femmes de votre vie ne sont pas très combattives, M Lagacé… 

Le facteur « pouvoir » 

Guy Julien, «mononcle» sans pouvoir...
L’affaire Julien est d’autant plus insignifiante que la journaliste « agressée » ne s’était pas gênée pour dénoncer cet homme et son acolyte, Yvon Picotte, pour leur rôle supposé dans une bisbille les opposant au conseil d’administration du groupe RCM, au sein duquel ils sont administrateurs.  Comment comprendre qu’une journaliste ayant le cran d’accuser deux anciens ministres se sente fragile au point de demander l’intervention de la FPJQ ou du CSF, si tant est que la plainte origine bien d’elle ?  Si elle craignait le soi-disant pouvoir d’influence de Guy Julien et d’éventuelles répercussions sur sa carrière, elle ne l’aurait certainement pas dénoncé sur la place publique, me semble-t-il. 

Il en va différemment du cas de Marcel Aubut, un homme de pouvoir et d’influence autrement plus menaçant que Guy Julien.  On compare ici un barracuda à un brochet.  Il suffit de constater à quel point cet individu aurait été protégé par les hautes autorités du Comité olympique canadien depuis 2011 pour mesurer l’étendue de son pouvoir, résultat d’une efficacité hors norme à ramasser des fonds.   Le tsunami médiatique déclenché par la plainte logée au Barreau du Québec par l’avocate Amélia Salehabadi-Fouques semble avoir sonné le glas de ce pouvoir d’influence.  

C'est au cours d'une rencontre de presse tenue aujourd'hui même que Marcel Aubut a clairement admis les faits.  « J'assume l'entière responsabilité de mes gestes », a-t-il avoué, en plus de réitérer ses « excuses sans réserves ».   Bien sûr, on ne parle pas ici de viol ou d’agression sexuelle grave au sens du code criminel canadien, mais la multiplication de gestes déplacés, allant de commentaires salaces aux attouchements non sollicités, évoque clairement le harcèlement sexuel.

Dans la mesure où ces femmes, qui ont dû subir pareil comportement, ont redouté des représailles professionnelles et se sont tues ou ont continué à endurer sans rien dire, il y a eu abus de pouvoir caractérisé.   
Marcel Aubut a admis les faits allégués.
Mais comprenons-nous bien.  Tous les «mononcles» ne sont pas des hommes de pouvoir, et tous les hommes de pouvoir ne sont pas des mononcles.  Il importe de faire la part des choses entre l’abus de pouvoir commis par des gens comme Marcel Aubut, et des gestes déplacés posés par des balourds attardés.  Si les femmes québécoises me semblent parfaitement en mesure de remettre à leur place les seconds – L’expression « gère-mène » ne vient-elle pas de chez nous ? -, elles peuvent se retrouver en fâcheuse posture quand elles tombent sur les premiers.

Cette distinction me semble capitale quant à notre façon d'envisager la problématique des « mononcles ».  Au plan de nos attitudes sociétales, une distinction s'impose entre un paternalisme – ou maternalisme ? - infantilisant envers les femmes parfaitement capables de se défendre, et la nécessité d'intervenir énergiquement dans les cas qui relèvent de l’abus de pouvoir, du harcèlement, et de l’intimidation.

Pfizer, le gros client de la firme McKinsey qui a géré la « pandémie » au Québec...

Petit rappel pour nos chers normies et autres vaccinocrates : Radio-Canada révélait en 2022 que la firme McKinsey, qui a joué un rôle domina...