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jeudi 22 juillet 2021

Témoignage : ce n’est pas parce que le gars « bande » que c’est pas un viol !

Cette photo n'est pas celle de Maxime.
Ce billet a été publié une première fois le 20 octobre 2017.

« Une femme victime acquiert un statut, un homme victime le perd, » m’affirmait récemment le psychologue et auteur Yvon Dallaire en entrevue à mon émission de radio Tant qu’il y aura des hommes… Cette affirmation m’est revenue en mémoire à la lumière de l’affaire Éric Salvail, qui fait les choux gras des médias en ce moment. En effet, même la nouvelle ministre de la Condition féminine, Hélène David, a admis récemment que des hommes pouvaient être victimes d’agression sexuelle. Tout arrive, décidément…

Si on sort peu à peu d’un certain coma idéologique pour réaliser qu’un homme puisse être agressé par un homme, qu’en est-il quand c’est une femme qui agresse une victime masculine ? Malgré le fait que les enseignantes agresseuses, notamment, fassent régulièrement la manchette, il se trouve toujours des gros malins pour dire qu’un garçon doit s’estimer chanceux d’avoir été initié par une « femme d’expérience ». Encore heureux qu’on ne l’accuse pas de détournement majeur…

L’une de ces victimes, un jeune homme du nom de Maxime, a tenté auprès de tous les médias de faire entendre son témoignage. Aucun n’a voulu l’écouter. J’en ai décidé autrement afin de compenser, dans la mesure de mes modestes moyens, la déplorable incurie de ces « institutions » respectables qui jouent les justiciers dès qu’une femme semble à tort ou à raison opprimée, mais qui se la ferment devant les nombreuses problématiques inhérentes à la condition masculine.

La parole à Maxime

Voici donc la lettre de Maxime que nos médias ont écartée du revers de la main :

« Je suis maintenant intervenant et ma femme enseignante. Justement c’est elle qui m’a dit de vous faire parvenir mon histoire. Et j’aimerais savoir si vous allez aussi aborder ce sujet. Cela fait maintenant huit ans que je suis intervenant et mon histoire n’est pas unique.

« Je ne sais par où commencer. J’ai honte de mon histoire. Je suis un homme et j’ai été agressé sexuellement deux fois dont une fois par une femme en qui j’avais confiance. Quand j’en ai parlé pour la première fois à une intervenante, je crois qu’elle ne m’a pas vraiment cru.  » Maxime, une femme ne peut faire cela… « 

« La première fois, j’avais huit ans; c’était ma tante qui me gardait. Je me disais à l’époque que c’était normal. Elle me disait que cela faisait partie de mon éducation sexuelle même si parfois, je trouvais cela très désagréable. Je me souviens quand je lui disais que j’en avais assez ou que je lui disais que je n’aimais pas cela, elle répliquait en me disant  » Regarde, si tu as une érection, c’est que tu aimes ça !  » Mais bon, je gardais cela pour moi.

« La deuxième fois, j’avais 14 ans, dans un party. J’avais un peu trop bu donc je suis allé me coucher dans une chambre libre. Lorsque je me suis réveillé, il y avait une fille qui jouait dans mon pantalon. Je lui ai dit d’arrêter. Elle m’a ressorti la phrase de ma tante qui m’avait tellement troublée… Quand je suis sorti de la chambre, les personnes que je croyais être mes amis se sont mis à rire. Le contraire et ils auraient tous criés au viol non? J’avais tellement honte, après, je me sentais coupable d’avoir des érections. Je sentais une certaine rage en moi venant du fait que dans les médias et à l’école, il n’y avait aucune personne qui parlait qu’un garçon puisse vivre ça.

« Je ne sais pas si cela est dû au patriarcat comme vous parlez, mais quand j’en ai parlé, il y avait des personnes qui me considéraient chanceux qu’à huit ans, j’aie été initié au sexe. Par après, j’ai eu beaucoup de mal à avoir des relations stables et que dire de ma vision sur l’aspect sexuel. Il y a plusieurs raisons pourquoi je n’ai pas porté plainte, dont le fait que je suis un homme et que socialement une femme ne peut être l’auteur d’agression envers un homme. Un homme, c’est fort, un homme ça a toujours le goût …

« La société devrait prendre en compte que ça peut arriver à un homme, non ? Maintenant, j’ai une blonde qui m’aime pour ce que je suis. Elle m’a permis de voir sous un autre angle la sexualité entre deux personnes qui s’aiment. De plus, je suis maintenant papa d’une petite fille. Ensemble, brisons les stéréotypes qui polluent nos vies. Toute agression doit être dénoncée. Solidarité pour toutes les victimes… »

« Solidarité pour toutes les victimes … » Et un œil ouvert sans complaisance sur tous les agresseurs, peu importe leur sexe ou leur orientation sexuelle. N’est-ce pas, Mme David ?

samedi 1 juillet 2017

Une - autre - victime de détournement majeur de la part d’un ado !

Avertissement : ce billet, bien qu’inspiré d’un événement réel, est une « fake news » rédigé avec la plus insouciante préméditation.  Prière de savoir y déceler le second degré, si possible, bien sûr…

Mesdames, cet ado pourrait être votre ennemi !
La perversité masculine frappe de plus en plus jeune les femmes naïves et sans défense trop naturellement tournées vers ce que l’humanité a de plus noble et de plus élevé.  La preuve, ce nouveau fait divers nous apprenant qu’un adolescent américain a, pendant trois ans, abusé sexuellement de Marissa Mowry, une femme de 25 ans, au point de lui faire un enfant ! 

Le geste est d’autant plus indigne que le coupable d’une telle monstruosité n’était âgé que d’à peine 11 ans lorsque les sévices ont commencé !  C’est s’engager bien tôt sur la pente abrupte de l’oppression systémique par la dépravation systématique !

Des agressions endémiques

Cette nouvelle attaque est d’autant plus révoltante qu’elle survient dans un contexte si particulier où un nombre sans cesse croissant de femmes majeures et vulnérables se voit abusé sexuellement par des jeunes adolescents, quand il ne s’agit pas d’enfants !  Oui, chers amis, la domination masculine n’a pas d’âge et frappe sans merci des dames respectables et sans malice, les précipitant vers des abîmes de désolation et d’errance mentale dont elles ne ressortiront certes pas indemnes, contrairement à leur agresseur, né pervers.

N'en n’avons-nous pas assez vues, de ces enseignantes abusées et leurrées par des garçons dépravés et machiavéliques, qui ont profité d’une tendresse toute maternelle pour assujettir des êtres dénués de la plus petite intention sexuelle à leurs lubriques desseins, à leurs retors projets, à leur dégradante débauche hétérosexuelle ?

« On vous croit ! »

Concerné et consterné au plus haut point par la progression dévastatrice de cette problématique endémique, le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel lance un cri d’alarme à nos dirigeants afin que ces femmes abusées trouvent chez leurs groupes membres soutien et réconfort :
 
«  Les victimes de détournement majeur sont en nette croissance et nous ne disposons pas de suffisamment de ressources pour leur venir en aide.  Non seulement elles sont victimes d’abus évidents, mais elles ont honte de demander de l’aide, se sentant injustement condamnées par une société patriarcale cis genre hétérosexiste et hétéronormative. 

« Elles souffrent en silence, dans la désolation et la honte, mais leurs agresseurs s’en tirent sans jugement, ni condamnation, protégés par leurs privilèges phallocrates.  C’est une honte !  Quand ces survivantes nous disent en pleurant qu’elles sont victimes, nous prenons fait et cause pour elles et leur répétons ‘’ On vous croit ! ‘’ »

Interrogée à savoir quelles pistes de solution son regroupement envisage, une porte-parole a répliqué avec ferveur : « Des sous, quelle question ! » 

Des manipulateurs qui passent pour victimes…

Tania Pontbriand, enseignante victime d'un ado...
Au RQCALACS, pas question d’inverser les rôles et de faire passer les agresseurs pour les victimes.  Cette position est d’autant plus inébranlable que cet organisme si méritant a excommunié un de ses groupes membres et en a « démissionné » deux autres pour avoir osé offrir leurs services à des supposées victimes masculines.[i]  De qui se moque-t-on, je vous le demande !  Autant imaginer des nazis soi-disant sans défense jetés dans des fours crématoires par des Juifs psychopathes, un coup parti !

Pas de doute qu’il existe encore des tabous entourant l’oppression des femmes par les hommes de tout âge et qu’il y a encore bien du chemin à parcourir avant que ces abus ne soient enfin reconnus et éradiqués.  Comment y arriverons-nous, si nous continuons à fermer les yeux sur les filouteries délibérées et froidement vicieuses ourdies par des mâles qui se barricadent derrière leur jeunesse pour opprimer leurs victimes ?

Une seule solution envisageable : croyons sans nous - ni les - interroger les victimes, châtions sans complaisance les coupables !



[i] Fait authentique.  Lire ce billet.

jeudi 1 juin 2017

La violence sexuelle féminine, six fois plus répandue qu’on le croit…

Franca Cortoni ne se fera pas des amies parmi les groupes féministes.  La chercheuse et psychologue spécialisée en agressions sexuelles de l'école de criminologie de l’université de Montréal vient de lancer une véritable attaque frontale contre l’angélisme doctrinaire qui présente inlassablement les femmes comme des êtres inoffensifs à jamais voués au statut d’éternelles victimes des turpitudes sexuelles masculines. 

Franca Cortoni, « hérétique »
Imaginez, l’hérétique vient de publier une recherche qui établit que la violence sexuelle des femmes est six fois plus répandue que ce qu’on imagine.  

À notre époque où les perroquets journalistiques nous radotent que la violence conjugale reste un phénomène majoritairement masculin malgré quatre enquêtes sociales générales de Statistique Canada qui en démontrent la parité, l’étude de Mme Cortoni représente une fissure additionnelle dans le granit d’un stéréotype persistant.

Sûr, mesdames, que la violence conjugale masculine est plus lourde que sa contrepartie féminine, mais elle n’est pas plus répandue pour autant.  Vous pouvez maintenant retourner à vos lazy-girls…

Au cas où vous voudriez vous en prendre à la méthodologie de l’enquête, sachez que les travaux de Mme Cortoni résultent de deux ans de recherches parmi les chiffres officiels des corps policiers et des systèmes judiciaires de 12 pays dont le Canada, les États-Unis, la France, la Norvège et l’Australie. S’ajoute à ces démarches une compilation des données sur la victimisation du genre des ESG de Statistique Canada qui vous arrachent si souvent le sourire…

Des chiffres et des témoignages…

Citée par Le Devoir, la chercheuse affirme : « Dans les données officielles, on constate qu’environ 2 % des crimes sexuels rapportés à la police sont commis par des femmes. Mais quand on demande aux victimes le sexe de leur agresseur, on est à 12 % .»

Elle précise : « On a également fait des calculs basés sur le sexe de la victime. Ainsi, 40 % des victimes masculines disaient que leur agresseur était une femme, alors que 4 % des victimes féminines disaient avoir été agressées par une femme. »

Mme Cortoni dément cependant  l’hypothèse de l’émergence soudaine d’une nouvelle criminalité féminine : « Mon interprétation, c’est que les gens commencent à se donner la permission d’en parler, ce qu’ils ne faisaient pas avant. Nous savons parfaitement bien que ça existe et que des victimes de femmes sont négligées. »

La chercheuse déboulonne également le mythe de la femme contrainte par son conjoint ou souffrant d’importants problèmes de santé mentale. Ces stéréotypes ont pour conséquence que l'agresseuse n’est pas tenue responsable de ses actes et dirigée vers le système de santé plutôt que vers le système judiciaire.

L'universitaire précise : « On sait aujourd’hui qu’une grande proportion d’entre elles choisissent de s’engager de leur plein gré et que certaines pouvaient même entreprendre les agressions. Mais on est vraiment au début des recherches. Il y a des choses qui commencent à se dessiner, mais on est loin d’avoir la compréhension qu’on a pour les hommes, sur lesquels on fait des recherches depuis des décennies.

Roxane Auger-Lapointe : 15 présumées victimes...
Dans cette foulée, Mme Cortoni dénonce le deux poids, deux mesures, dans les perceptions selon le sexe de l’agresseur et celui de la victime : « Il y a un changement qui se fait graduellement dans la société. Si on prend l’exemple d’un enseignant de 35 ans qui s’engage dans des contacts sexuels avec une fille de 14 ans, personne n’hésite à dire que ce n’est pas correct. Mais quand on tourne ça à l’inverse, une femme avec un garçon, on dit “Mais oui, mais les garçons aiment ça”. »

Les politiques pénales doivent être réévaluées à la lumière de ces découvertes, soutient Mme Cortoni, dont cette déclaration conclue fort à propos l’article du Devoir : « Il faut qu’il y ait une reconnaissance du fait qu’il y a des femmes qui commettent des agressions sexuelles, que ça existe et que ça a toujours existé. Présentement, il y a des victimes qui ne sont pas reconnues et, franchement, comme société, on leur doit au moins ça. »

Mieux vaudrait tard que jamais.  Notez le conditionnel...

Jean-Luc Mongrain, franc-tireur ou comédien ?

Je me souviens avoir vu Jean-Luc Mongrain lors d'une activité de la FPJQ à Trois-Rivières, il y a bien une trentaine d'années. Jean...