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samedi 3 octobre 2015

Père malgré lui à 14 ans, il doit plus tard payer pension à la mère de 28 ans…

L’affaire n’a pas fait grand bruit au Québec, province on ne peut plus frileuse à l’idée de dénoncer les dérives d'un féminisme radical.  Eh bien, figurez-vous que la cour d’Arizona a condamné en 2012 Nick Olivas, maintenant 24 ans, à payer pas moins de 15 000 $ en arrérages de pension alimentaire et en frais médicaux, sans compter des intérêts de 10 %, pour une enfant de six ans dont il ignorait jusqu’à l’existence.  Ce n’est que deux ans plus tard, en septembre 2014, que l’affaire était rendue publique aux États Unis. 

Nick Olivas, pourvoyeur malgré lui...
Vous me direz que ces choses arrivent et qu’un homme doit assumer ses responsabilités, mais attendez de lire la suite.  Le jeune homme avait 14 ans au moment de la conception, et la mère, 20, ce qui fait d’Olivas, techniquement, une victime de détournement de mineur, en anglais, statutory rape, selon les lois mêmes de l’Arizona, qui stipulent qu’un jeune de moins de 15 ans ne peut donner son consentement à une relation sexuelle.

Mais voilà, comme la relation a été librement consentie, aucune accusation de détournement de mineur n’a alors été portée contre la future mère et, selon le département d’État de la sécurité économique, Olivas devra casquer puisque son abuseuse n’a jamais été reconnue coupable d’agression sexuelle.  Comment cependant nier que l’agression a bel et bien eu lieu, puisqu’une preuve vivante de maintenant six ans en a résulté et que la victime doit payer pour son bienêtre ?

Malgré cette incohérence manifeste, le jeune adulte n’ayant de toute évidence pas l’âge du consentement sexuel au moment de la conception, et sa partenaire alors majeure ayant profité de la situation, consentement ou pas, l’État d’Arizona a saisi le compte en banque du jeune homme et lui extorque 380 $ par mois.  

Une mesure aussi absurde suscite l’indignation de l’intéressé.  « Je devrais être tenu responsable de mes actes pour ce que je fais en tant qu’adulte, clame-t-il, mais quand je n'étais qu’adolescent, ce n’est pas mon avis.  Je vivais ma vie et je profitais de ma jeunesse.  De découvrir que j’avais une fille de six ans ?  C’était inexplicable, j’ai été bouleversé ! »  On le serait à moins.

Selon Mel Feit, directeur du groupe de pression new-yorkais National Center for Men, l’État d’Arizona justifie sa décision par le fait que la pension n’est pas versée à l’agresseuse pour ses besoins, mais bien pour ceux de l’enfant.  

Mel Feit, dénonciateur
Il précise cependant que, même si Olivas était consentant, une victime de détournement de mineur ne peut être tenue responsable de ses actes, selon la loi : « Alors, nous n’allons pas le (Olivas) tenir responsable de sa participation à l’acte sexuel, affirme Feit, mais nous ferons volte-face et allons le tenir responsable de l’enfant issu de cet acte sexuel.  C’est aberrant, ridicule !  Ça n’a aucun sens ! »

Nick Olivas aimerait retourner en cour défendre ses droits, mais il n’a pas les moyens de s’offrir un avocat.  Et ce n’est pas le fait de verser une pension de 380 $ par mois et des arrérages de 15 000 $ qui va lui faciliter la tâche… 

Des précédents 

Si vous croyez que l’histoire d’Olivas constitue un précédent, détrompez-vous !  Les cas sont rares, mais dans chacun d’eux, la victime mineure s’est vue contrainte de payer pension, l’enfant étant reconnu comme seule victime dans ce genre d’affaire… 

Azcentral révèle ainsi que le cas le plus célèbre reste celui d’un jeune qui, à 13 ans, avait engrossé bien malgré lui sa gardienne de 17 ans.  Restant sourde à l’indignation populaire, la cour suprême du Kansas avait décrété, en 1993, qu’il devrait payer une pension pour l’enfant, et ce, même si, selon les lois de cet État, l’âge minimum du consentement sexuel était de 15 ans.

Quelques années plus tard, une décision encore plus aberrante a été rendue en Californie, dans le cas d’un jeune homme de 15 ans ayant eu des relations sexuelles avec une voisine de... 34 ans !  Comme dans le cas de l’adolescent du Kansas, c’est avec le concours d’intervenantes sociales  (sic !), que cette profiteuse a réussi à extorquer une pension à sa victime.  Bien mal lui en prit, puisqu’elle a été reconnue coupable de détournement de mineur.  Il y a des limites au féminisme le plus aberrant, semble-t-il.  Je m’étonne que les intervenantes n’aient pas demandé une condamnation du jeune homme pour détournement majeur… 

Bar ouvert pour les abuseuses… 

Meredith Powell, enseignante abuseuse
Bien sûr, l’intérêt de l’enfant reste primordial, dans ce genre de situation, mais à quel prix ?  Dans cette optique, le placement en foyer d’accueil compétent ou même l’adoption ne constitueraient-ils pas les avenues les plus justes et le plus adéquates afin de veiller à ses besoins légitimes ?  Pourquoi la volonté d’une mère suffisamment immature et irresponsable pour avoir des relations sexuelles avec un mineur devrait-elle représenter une garantie que son enfant sera élevé correctement et sans risque d'abus ?  Comment peut-on laisser à pareille individu une aussi lourde responsabilité que celle d’une vie en devenir ?

Qui plus est, au nom de quel principe la décision seule d’une profiteuse sans scrupule peut-elle aller jusqu’à hypothéquer l’avenir d’un jeune homme dont la seule erreur aura été de croiser sa route ?  Imaginez-le, à sa première relation sérieuse, en train d’essayer de composer avec la réalité de la pension d’un enfant non désiré, issu d’un abus dont il a été victime.  Il lui faudra rencontrer une partenaire de vie très forte et compréhensive.  Ça se trouve, mais pas à tous les coins de rue…

Mais il y a pire, dans le message implicite que lancent ces cours de justice irresponsables en se prévalant de décisions complaisantes envers les abuseuses et liberticides envers leurs victimes au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Un coup d’œil aux abus de plus en plus répandus, ou dénoncés, d’enseignantes ayant eu des relations sexuelles avec des mineurs, aux États-Unis particulièrement, suffit pour se poser la question suivante : s’agit-il d’un phénomène qui ne vise que les enseignantes ?  La promiscuité de jeunes étant plus grande que dans d’autres sphères d’activités pourrait expliquer un plus grand nombre d’abus, mais il faudrait être peu perspicace, pour ne pas dire naïvement idiot, pour imaginer que le cas des abuseuses de mineurs serait exclusif à cette profession.

« Envoyez-vous en l’air avec un jeune et touchez le gros lot ! »  Voilà le message lancé par ces basses cours de justice américaines.  À quand notre tour au Québec ?

jeudi 13 août 2015

En 2032, des hommes seront punis pour agressions sexuelles par omission !

En poursuivant mon incursion dans le futur féministe, je viens de faire de nouvelles découvertes bouleversantes, instaurées dans le contexte si particulier de « l’égalité homme femme ».  Voici donc d'autres manchettes de l'année de référence 2032 ! 

Stationnement gratuit pour les femmes !

En route pour l'égalité !
Après l’abolition des taxes fédérale et provinciale sur les serviettes féminines, les protège-dessous, les huiles essentielles et lubrifiantes, les vibrateurs, les dildos, les shampoings, les savons, les cosmétiques pour femmes, les aliments diététiques, les magazines de mode, les soutien-gorge et les talons hauts, voilà que l’État québécois, par l’intermédiaire du ministère des Transports, vient de rendre gratuit pour les femmes le stationnement dans toutes les zones habituellement payantes. 

Afin de financer cette mesure progressiste, le tarif du stationnement pour hommes sera doublé, la moindre des choses, vu les nombreux privilèges dont ces salauds cis-genres disposent. Les femmes désireuses de se prévaloir de ce droit légitime n’auront qu’à se procurer une vignette pour personnes handicapées à la succursale de la Société d’assurance automobile du Québec la plus près de chez elles. 

Un nouvel espace rose… 

Après l’instauration des taxis roses, des autobus roses, des abribus roses, des restaurants roses, des terrasses roses, des salons de bronzage roses, des épiceries roses, des parcs roses et des zoos roses réservés à l’usage exclusif des femmes, le ministère du Travail et de l’Épanouissement féminin vient d’innover de son côté avec les masturba-zones roses, permettant aux femmes d’interrompre momentanément leur travail pour se soulager des inévitables tensions générées par leur emploi. Les hommes, quant à eux, pourront faire de même dans les ruelles attenantes à leur lieu de travail, des deux côtés de ces espaces, le ministère ayant généreusement tenu compte des gauchers.  

Enfin payées pour étudier !

Un pas de plus vers la grande roseur...
Après des luttes incessantes, l’Association pour une solidarité syndicale (ASSÉ) a enfin obtenu auprès du ministère de l’Éducation académique et sexuelle du Québec que les femmes soient rémunérées quand elles entreprennent des études supérieures. Un boni représentant 25 % de leur salaire de base de 50 000 $ par an sera consenti pour chaque enfant à la charge de l’étudiante, qu’elle soit monoparentale ou en couple. Le boni disparait instantanément par contre si la femme a pour partenaire de vie un homme hétéro-genré. Faut-il préciser que ces dispositions soutenant les femmes s’appliquent aussi aux membres de la communauté LGBT ? 

Comme on n’a rien pour rien et que l’argent ne pousse pas dans les arbres, les hommes blancs et cis-genres verront leurs frais de scolarité doubler pour financer cette mesure équitable représentant une nouvelle percée pour l’égalité. Aux quelques groupes d’hommes qui se sont élevés contre cette innovation qu’ils jugent, on se demande pourquoi, discriminatoire, la sous-ministre à l’Éducation et ancienne porte-parole dans ses jeunes années de l’ASSÉ, Mme Camille Robert, s’est exprimée en ces termes : « Ça a pas rapport, les hosties de mâles sont de moins en moins nombreux à l’université. Anyway, les gars vivent au dessus de leurs moyens intellectuels. » 

L’épargne-pension 

Une nouvelle mesure sociale avant-gardiste et préventive est présentement à l’étude au MEASQ : l’épargne pension. Depuis des années, on enseigne en effet dès le primaire l’épargne en incitant les enfants à mettre de côté des sous gagnés lors d’activités scolaires afin de les préparer au marché du travail et à leur vie d’adulte. 

L'avenir, ça se prépare tôt...
Le Fédération des femmes du Québec (FFQ) a toutefois soulevé une grave lacune dans notre façon d’élever les enfants en faisant valoir le concept d’éducation différenciée. Comment s’assurer qu’une fois adultes les hommes payent pension à la femme qui leur a été jumelée par l’État à la naissance ? « Il y a tant d’irresponsables chez les mâles cis-genres », d’affirmer Mme Sarah Labarre, présidente de cet organisme. Elle ajoute : « Si dès le niveau élémentaire, les garçons apprennent à mettre de côté leurs sous pour payer la pension qu’ils doivent à leur jumelée à titre de PPP (pourvoyeur privilégié patriarcal), pendant que les filles amassent des sous pour elles-mêmes, la pauvreté des femmes diminuera fortement ! » 

Il suffisait d’y penser… 

Les CALACSPO 

On assiste depuis plusieurs années à un refus de plus en plus obstiné de la part d’hommes psychologiquement violents de s’adonner à des relations hétéro-normatives. D’aucun pourraient dire qu’ils respectent la loi, puisque l’hétérosexualité est criminalisée depuis 2022. Ce serait sans compter avec un nouvel amendement à ladite loi qui criminalise désormais le refus de relations hétérosexuelles quand elles sont sollicitées par la femme. Ce refus est maintenant punissable par le code criminel canadien selon le délit d’agression sexuelle par omission.

Afin de combattre cette nouvelle forme de criminalité, l’État socialiste québécois vient de financer 50 nouveaux organismes appelés Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel par omission (CALACSPO). Ainsi, les femmes victimes de ces agressions sournoises qui ne laissent aucune marque sur le corps, mais qui meurtrissent à jamais la psyché féminine, pourront trouver refuge auprès d’une oreille compatissante et réparation auprès de leurs agresseurs.

Précisons par ailleurs que les hommes qui solliciteront des relations hétérosexuelles resteront de leur côté toujours punissables par la loi, la sexualité masculine en étant toujours une de violence et de bestialité.

Voilà qui fait le tour des nouvelles de ce mois d’août 2032. J’espère que vous pourrez ainsi mesurer tout le progrès accompli depuis l’époque de notre société hétéro-normative…

samedi 12 octobre 2013

L'arnaque légale des pensions alimentaires à vie...

Le Québec, société occidentale, vit comme il se doit dans un État de droit.  Ceci implique que, pour protéger le citoyen de l'État et de ses éventuels abus, la gérance de la vie civile a été confiée avec prévoyance aux tribunaux.  Une question, toute simple, comme ça : à quelle instance le citoyen peut-il s'en remettre pour le protéger des tribunaux et de ses abus ?  Cette question s'impose après la lecture de l'excellent essai de Pierre Grimbert et Lise Bilodeau intitulé De l'amour à la haine, véritable réquisitoire contre ce que les auteurs ont appelé à juste titre l'industrie du divorce.

Un livre subversif et incontournable.
Ce livre incontournable, que tout homme soucieux de connaître ses droits - ou parfois leur absence - devrait lire, dénonce de façon très argumentée et documentée les dangers qui guettent la gent masculine au lendemain d'un divorce.  Nombreux sont ceux et celles qui s'imaginent encore que les pensions alimentaires ne concernent que les enfants.  Erreur.  Au regard de la loi, les ex-conjointes demeurent des enfants qui, trop souvent, ne grandiront jamais.  Et nous parlons d'ex au féminin pour la simple et bonne raison que les hommes représentent 95 % des payeurs de pensions alimentaires, de nous rappeler Grimbert et Bilodeau.

Le mythe de la fatalité du temps partiel féminin

Au Canada, nombre de femmes peuvent se prévaloir d'une pension alimentaire à vie.  Pas étonnant que 80 % des demandes de divorce proviennent de la gent féminine.  Malgré les prétentions de la loi sur le divorce qui présentent ladite pension comme une mesure transitoire obligeant le conjoint le plus fortuné à soutenir le plus vulnérable, le temps que ce dernier reconquière son autonomie, aucune limite de temps pour ce faire n'est fixée.  

Cela signifie en clair que si la conjointe décide, pendant son union, de ne travailler qu'à temps partiel parce qu'elle veut plus de temps pour son épanouissement personnel, un retour aux études ou s'occuper de ses enfants, elle pourra, lors d'un divorce, invoquer la faiblesse de ses revenus pour obtenir une pension alimentaire pour elle, indépendamment de celle qu'elle encaissera pour ses enfants, confiés à leur génitrice dans 80 % des cas.  Pourquoi se tuer au travail dans pareilles circonstances ?  Laissons ce soin à « mon homme », quitte à lui faire faire du temps supplémentaire.  

Soulignons que davantage de femmes que d'hommes optent pour le travail à temps partiel, une réalité présentée comme une fatalité par les féministes d'État, mais comme un choix personnel par Statistique Canada : « La plupart des femmes qui travaillent à temps partiel le font parce qu’elles ne veulent pas d’un emploi à temps plein ou parce que cela convient mieux à leur situation personnelle. En 2009, 27,7 % des femmes travaillant à temps partiel avaient déclaré ne pas vouloir un emploi à temps plein par préférence personnelle et 25,0 % parce qu’elles étaient aux études (…). »  Ceci explique cela...

L'arrêt Moge

Les auteurs : Pierre Grimbert et Lise Bilodeau.
Les auteurs nous expliquent que les pensions alimentaires à vie ont été instaurées à la suite de l'arrêt Moge, une décision de la Cour suprême du Canada, par conséquent applicable dans toutes les provinces.  Les juges à l'origine de cette trouvaille avaient décrété, contre toute évidence, que la femme d'un couple polonais divorcé, les Moge, avait droit à une pension alimentaire pour avoir été une mère au foyer à temps plein, malgré le fait qu'elle avait travaillé tout le temps de son union à raison de six heures par jour.  

À la suite de son divorce, la même dame avait refusé un emploi à temps plein dans son champ de compétence.  Malgré ce fait établi, l'ex-conjoint a été obligé de continuer à lui verser une pension alimentaire.  Imaginez-vous notre gouvernement fédéral, apprenant qu'un chômeur ait refusé un emploi, continuer à lui verser ses prestations ?  Il semble que le deux poids, deux mesures ait force de loi - de plus d'une façon - quand le bien-être - social - d'une femme est en jeu.

Parlant de bien-être social, le même livre nous apprend que, même divorcée depuis des années, une prestataire de la sécurité du revenu peut réclamer une pension alimentaire à son ancien partenaire de vie.  Les fonctionnaires de l'Aide sociale se feront une joie de lui payer des avocats afin de soutirer à son ex un montant récurent pour aussi longtemps que Madame restera prestataire, et ce jusqu'à son trépas, si nécessaire. 

Parlant de mort, même une fois décédé, un ex-conjoint peut se voir contraint de payer, par voie de succession, jusqu'à douze mois de pension alimentaire à son ex conjointe.  Je m'étonne encore qu'il ne soit toujours pas possible de monnayer à cette fin le don forcé d'organes, et pourquoi pas, même du vivant du pauvre homme, s'il ne peut s'acquitter de ses versements.

Les auteurs font le constat suivant : « En 1992 (date de l'arrêt Moge NDA), la population active était constituée d'à peu près de 40 % de femmes et il nous apparaît étrange d'appliquer des raisonnements comme si 95 % des femmes demeuraient à la maison.  La notion de pension alimentaire à vie est encore appliquée implicitement dans le fait que des jugements ne comportent pas de date de fin.  La Cour suprême explique qu'elle veut envoyer le message que le mariage n'est pas un institution à prendre à la légère mais... à quel prix. »

Madame est servie !

Bilodeau et Grimbert nous livrent des cas pour le moins pathétiques qui feraient la une de tous les quotidiens si des femmes en étaient les victimes.  Mais il ne s'agit que d'hommes, alors... Je souligne que Lise Bilodeau reste toujours présidente de l'Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) et cumule aujourd'hui près de 15 ans d'expérience dans la connaissance de la loi sur le divorce et le soutien envers des hommes et des femmes, la plupart du temps leur nouvelle conjointe, victimes de la judiciarisation des divorces.    

L'ANCQ, active depuis 1999.
Je reproduis textuellement les cas incroyables en question, au cas où on m'accuserait de les avoir inventés sous l'influence de quelque psychotrope.  J'y ai ajouté mes commentaires, en gras.  Voici les cas :

« (...) R nous écrit : " Je suis séparé depuis 7 ans et mon ex a acquis, lors de la séparation, la maison, les meubles et une pension de 400 $ par mois.  Depuis deux ans et demi, elle habite avec un autre homme, elle a un travail, elle a deux revenus de loyers provenant de la maison que je lui ai laissée, et je dois encore lui payer une pension de 400 $. » Il serait plus facile de tuer un vampire que d'annuler une pension.  Dans ce cas précis, le vampire se porte on ne peut mieux... 

« Un de nos membres, un professeur retraité, nous informait, lors d'une conversation au cours de nos visites en régions, qu'au moment où il a pris sa retraite, sa femme vivait maritalement avec un nouveau conjoint.  Toutefois, celui-ci mourut et elle hérita d'une bonne fortune.  Notre membre - à la retraite, ne l'oublions pas - décida de demander l'annulation de la pension alimentaire afin de pouvoir vivre décemment de son fonds de retraite.  Il perdit en Cour.  On lui affirma que son ex-épouse n'avait pas à se défaire de ses richesses pour vivre.  Notre membre continue donc de payer une pension alimentaire à sa femme, qui est veuve, mais pas de lui. »  Et il devra payer jusqu'à ce que la mort le sépare de ses obligations... ou douze mois après son trépas.

« (...) un homme a raconté que son ex-femme s'était mutilée au poignet pour être certaine de ne pas devoir travailler et ainsi recevoir une pension alimentaire; et elle lui en avait fait part.  Elle aimait l'injurier et elle lui assura qu'elle irait pisser sur sa tombe !  Très valorisant, n'est-ce pas ? »  Imaginez les conséquences si les fonctionnaires de l'assurance-emploi découvraient une telle fraude de la part d'un chômeur...  Mais là, c'est une ex-conjointe.  L'État ne paie pas, il n'a pas à s'en mêler.

« Un autre de nos membres, qui est vendeur d'assurances, a actuellement 78 ans.  Il paie une pension depuis 35 ans à son ex-femme et à son fils décédé...  Il ne peut prendre sa retraite, car on ne veut pas annuler la pension alimentaire. »  Comment admettre pareille aberration ?  Il faudra un jour juger les juges.

« Il ne reste que 300 $ par mois pour vivre à un de nos membres, et à sa retraite dans la région de l'Estrie !  C'est moins que ce que l'aide sociale donne.  Mais Madame ne veut pas lâcher le morceau.  La Cour a même mentionné dans le jugement que Monsieur avait décidé de faire partie de notre association pour intimider et rendre dépressive son ex-femme. »  Et si c'était ce Monsieur, qui pourrait avoir de bons motifs d'être dépressif ? 

Histoire d'O

J'ai gardé le « meilleur » pour la fin.  La monstruosité de l'appareil juridique est illustrée avec ce cas dans toute son inhumanité et toute sa laideur.  

« Un de nos membres, que nous appellerons O, et qui a élevé seul ses deux enfants, a été traîné neuf fois en Cour par son ex-épouse.  La pension alimentaire était pour elle un dû inaliénable.  Elle n'avait pas la garde de ses enfants.  Chaque requête impliquait des honoraires à verser, contrairement à Madame qui bénéficiait de l'aide juridique.  Il a déboursé au total 81 000 $ en honoraires d'avocats et de comptables.  Ce calvaire a duré 25 ans.  Son ex-épouse disait qu'elle avait une tendinite et qu'elle ne pouvait donc pas travailler.  Pourtant, des photos la montraient sortant des bars de danse à trois heures du matin.  Et la preuve démontra qu'elle faisait entre 20 et 30 heures de bénévolat par semaine.

Des hommes se tuent au travail pour payer leur ex...
« Ces dernières années, O a été diagnostiqué cardiaque et a été victime de deux infarctus : conséquence d'un travail trop dur pour se donner un train de vie décent.  Il a tenté d'interrompre les versements de la pension.  En Cour, on a retenu la tendinite de Madame, mais on a ignoré les crises cardiaques de O.  Dernièrement, il a obtenu une date de cessation de cette pension.   Cette fois, le juge a exigé de Madame un peu de bonne volonté et elle a accepté pour une modique... somme globale supplémentaire de 35 000 $.   Malgré cela, elle aurait tout de même voulu que la pension continue ! »

Un tel récit a de quoi glacer le sang et jette une lumière crue sur la bassesse et le sexisme de notre Justice envers les hommes.

Vous avez dit autonomie ?

Tous ces cas illustrent on ne peut mieux la dérive d'un féminisme d'État juridique qui, de la nécessaire valorisation de l'autonomie des femmes, est passé à la revendication de leur dépendance au revenu de l'ex-conjoint, trop souvent promu au rang de guichet automatique, parfois même à vie.  Bien sûr, tous les cas mentionnés plus hauts ne sont pas représentatifs d'une majorité, mais ils surviennent beaucoup trop souvent pour qu'on puisse plus longtemps les passer sous silence.  

Leur évocation démontre à quel point, au lendemain d'un divorce, les hommes se retrouvent avec la menace d'obligations à vie, et les femmes, avec l'opportunité de privilèges inaliénables.  Et dire que nos féministes nous serinent toujours le refrain des privilèges patriarcaux !  Tant et aussi longtemps que l'État québécois n'aura pas redressé la barre en vue de la conquête d'une indispensable autonomie financière, reposant sur une véritable prise en charge individuelle, notre système familial, qui se nourrit des injustices qu'il favorise, aura fait la preuve de l'échec du féminisme étatique.  

On ne peut que constater, derrière les hymnes à l'égalité homme femme de ce dernier, l'évidence d'une fraude aux conséquences incalculables.

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