lundi 19 avril 2021

Avortement tardif et selon le sexe : y a-t-il vraiment consensus sur ces questions ?

Même aux yeux du citoyen pro-choix, il existe deux cas de figure, en ce qui a trait à l’avortement, qui peuvent éventuellement susciter chez lui un profond malaise, pour ne pas parler de vive réprobation : l’avortement selon le sexe et de l’avortement tardif.

L’avortement selon le sexe demeure inadmissible en ce sens que sa seule motivation est discriminatoire, peu importe le sexe de l’enfant à naître, son état de santé ou celui de la mère.  Pour ce qui est de l’avortement tardif, on peut lui trouver deux justifications : soit la santé de la mère est menacée, soit celle de l’enfant à naître serait à ce point hypothéquée que sa vie, et celle de ses parents, deviendrait un véritable enfer quotidien.

En dehors de ces deux cas de figure, à partir du moment où le fœtus est viable, indépendamment de la mère, et en bonne santé, est-ce qu’on parle toujours d’un « simple » avortement ?  À la suite de l’annonce, par François Legault, de former de nouvelles équipes pour faciliter l’accès aux avortements tardifs, un mot a commencé à circuler sur les réseaux sociaux : infanticide !

Peut-on en débattre ?

À n’en pas douter, il y aurait matière à débat sur cette question épineuse, si seulement nous étions capables de débattre pareil sujet au Québec.

Avec la Chine et la Corée du Nord, le Canada reste le seul pays à disposer d’un vide juridique pour toute législation sur l’avortement.  En théorie, ça signifie que tant que le fœtus n’a pas quitté le ventre de sa mère, il ne saurait être considéré comme un enfant, même quelques heures avant l’accouchement. L’avortement pourrait en principe être autorisé.  En pratique, une telle boucherie de dernière minute est-elle déjà survenue ?  Souhaitons que non.

Qui plus est, nombreux sont les médecins mal à l’aise avec le concept d’avortement tardif également appelé de troisième trimestre, soit effectué après 24 semaines de grossesse. Un rapport confidentiel du Collège des médecins indique que les praticiens qui effectuent ce type d’avortement seraient « stigmatisés et intimidés ».  La rareté des ressources contraindrait même des femmes à accoucher malgré elles.

Toutes les raisons sont valables

Or la ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, a été formelle : toutes les raisons de demander un avortement tardif sont valables :

« Il faut que les femmes aient accès à ce service, peu importe la raison, a-t-elle ajouté.  Toutes les raisons leur appartiennent, et on n’a pas à remettre ça en question. Notre rôle, c’est de donner accès » à l’avortement. »

Bref, la décision de la femme de disposer de son corps est érigée en absolu.  Ce point de vue se défend à l’intérieur d’un délai raisonnable, mais lorsque l’on parle d’un avortement tardif, est-il seulement question du droit d’une seule personne, ou de celui de deux: la génitrice et l’enfant à naître ?

Avons-nous toujours affaire à un simple foetus ?

Car passé 24 semaines, on peut envisager l’hypothèse que nous n’avons plus seulement affaire à un simple fœtus.  Sa viabilité serait cependant un facteur variable :

« Il est difficile de fixer une limite de développement, d’âge, ou de poids par lequel un fœtus est considéré automatiquement comme viable ou bien dont la survie est réellement assurée. Néanmoins l’expérience montre que les bébés dont le poids est inférieur à 500 grammes ou dont l’âge est inférieur à 22 semaines d’aménorrhée survivent très rarement, et encore moins sans séquelles. Entre 22 et 26 semaines d’aménorrhée, moins de 15 % des enfants nés vivants sortent des soins intensifs sans séquelles majeures4. Même les fœtus nés entre 26 et 28 semaines ont des difficultés pour survivre, principalement parce que leurs systèmes respiratoire et nerveux central ne sont pas complètement différenciés5. »

Porte ouverte aux militants extrémistes ?

Bref, si la viabilité d’un fœtus devait devenir un critère pour interdire les avortements tardifs, nous nous retrouverions dans une zone grise. Par ailleurs, plusieurs redoutent, et ils n’ont pas tort, qu’une telle interdiction ouvre la porte à une remise en question pure et simple du droit à l’avortement, peu importe le contexte, par les éléments extrémistes du lobby pro-vie.  Ce serait le retour aux faiseuses d’ange clandestines ou aux aiguilles à tricoter pour des femmes qui n’auraient plus d’autre recours.

Une telle perspective resterait cependant inimaginable dans une société aussi néo-féministe que le Québec.  Cependant, les réactions sur les réseaux sociaux à l’annonce de la CAQ d’accroître les ressources facilitant l’accès aux avortements tardifs sont plus qu’évocatrices d’un malaise, allant dans certains cas jusqu’à la plus vive condamnation.

Le Québec, paralysé par la bien-pensance

Le fait que le Canada partage avec des pays aussi peu humanitaires que la Chine et la Corée du Nord la réalité peu banale d’une absence de balises régissant l’avortement pourrait donner matière à nous interroger sur ce vide juridique.  Pourrons-nous éternellement esquiver toute forme de débat autour de la question des avortements tardifs quand la presque totalité des pays civilisés ont établi un cadre juridique sur le sujet ?

Dans un Québec néo-féministe, paralysé par une bien-pensance de gauche autant universitaire que médiatique, on peut légitimement douter qu’une telle discussion soit même envisagée.  Une minorité empêchera pendant longtemps encore toute discussion sur un sujet qui, pourtant, semble loin de faire l’unanimité.

Billet publié le 6 février 2020 dans dixquatre.com.

dimanche 18 avril 2021

Covid-19 : 51 ans après son père, Trudeau appliquera-t-il la loi sur les mesures d’urgence ?

Justin Trudeau
Ne jouons pas sur les mots : la loi fédérale sur les mesures d’urgence est sensiblement la même que la loi des mesures de guerre appliquée par Pierre Eliott Trudeau lors de la crise d’octobre 1970.

Or, Anita Anand, ministre fédérale des Services publics et de l’Approvisionnement, vient de déclarer à Global News que son gouvernement « n’a pas encore exclu cette possibilité afin d’agir avec force contre la troisième vague de contamination. »

Invoquée à trois reprises

Selon cet article :

« La loi d’urgence, qui permet au gouvernement d’y aller d’ordres exécutifs et de réallouer des fonds publics, n’a été invoquée qu’à trois reprises dans l’histoire du Canada : lors des deux Guerres mondiales et en 1970 pour la Crise d’octobre. »

Le nouveau mantra sanitaire visant les variants, dont le degré de dangerosité varie d’un média à l’autre, se trouve à l’origine de ce possible déploiement de fébrilité gouvernementale qui pourrait amener l’armée jusque dans nos rues.

Selon un médecin, cité par le Devoir, le variant serait davantage contagieux que véritablement dangereux, ce qui entraînerait selon lui une plus forte pression sur nos hôpitaux.  Bref, c’est encore notre système de santé bien davantage que la population, sans cesse prise en otage, que l’on tente ici de sauver.

Curieux timing

Cette nouvelle survient curieusement deux jours après l’annonce à l’effet que pas moins de 10 services de police ontariens aient décidé de tenir tête au premier ministre Doug Ford et de refuser d’appliquer sa mesure de contrôle aléatoire les enjoignant à interpeler quiconque s’aventure à l’extérieur de son domicile, rien de moins.

Il faut dire que Ford y est allé d’une médecine de cheval qui doit susciter l’envie et l’admiration de son homologue québécois :

« Face à la hausse incontrôlée des cas de COVID-19, l'Ontario ordonne à la population de rester à la maison pour six semaines, limite fortement les déplacements interprovinciaux et accorde plus de pouvoir à la police pour faire respecter les mesures sanitaires, a annoncé le premier ministre Doug Ford en point de presse vendredi. »

Il faut croire que le système de santé ontarien ne vaut pas plus cher que le nôtre…

Le gouvernement propose…

Selon Ici Toronto : « En vertu d’une décision du gouvernement Ford, les corps de police disposent, depuis tôt samedi matin, de pouvoirs accrus afin de faire respecter l’ordre de rester à la maison. »

10 services de police disposent…

« Cependant, plusieurs services de police de la province ont déjà déclaré qu'ils n’ont pas l'intention d'utiliser ces pouvoirs supplémentaires. »

En pourparlers…

Un dialogue s’est toutefois engagé entre l’Association ontarienne des chefs de police et le gouvernement :

 

« L’Association ontarienne des chefs de police affirme par ailleurs dans un courriel qu’elle est en discussion avec le gouvernement au sujet des pouvoirs accrus accordés aux policiers. Selon l’association, les mesures annoncées hier [vendredi] seront modifiées. Le regroupement attend l’annonce officielle du changement. »

 

Et s’il ne devait pas y avoir d’entente ?

 

Que l’Association soit en discussion avec le gouvernement n’implique pas automatiquement qu’une entente sera conclue ni que tous les services de police s’y rallieront.


Si les policiers devaient continuer à faire les fortes têtes, rien ne s’opposerait à ce que Ford enjoigne son homologue fédéral d’instaurer un État d’urgence que son gouvernement avoue ne pas écarter.  Si une telle éventualité devait survenir, étant donné notre voisinage avec l’Ontario, François Legault ne verrait-il pas dans le geste du premier ministre ontarien un feu vert pour une requête identique ?

 

Je ne serais pas surpris si Legault s’endormait depuis quelques jours en comptant les véhicules blindés…

samedi 17 avril 2021

Legault sur les jeunes : « Des déclarations trompeuses », selon le Journal de Montréal…

François Legault
Une page d’histoire vient d’être écrite alors que le Journal de Montréal, depuis toujours l’allié médiatique privilégié de la CAQ, vient de désavouer copieusement son chef à l’aide de deux articles contredisant fermement ses propos catastrophistes sur les hospitalisations des jeunes qui, selon lui, auraient doublé.

Les journalistes Pascal Dugas Bourdon et Sarah Daoust-Braun n’y sont pas allés de main morte en citant les propos du premier ministre pour mieux les contredire.

D’entrée de jeu, ils nous affirment que « la proportion des moins de 60 ans qui entrent à l’hôpital est plus importante qu’auparavant, mais c’est surtout parce que le nombre de patients plus âgés diminue. » 

Faut-il alors conclure que le nombre de cas global diminue aussi et que la « pandémie » se résorbe peu à peu malgré les propos hystériques de Legault affirmant qu’avril serait « le mois de tous les dangers » ?  Avouons que la question se pose, non ?

« Des déclarations trompeuses »

Commentant les déclarations « trompeuses », selon leurs propres termes, de Legault à l’effet que « le nombre de jeunes a comme doublé, si on se compare avec le pic de la première vague », les journalistes le contredisent :

« Ces déclarations sont trompeuses. Comparativement au sommet de la première vague, il y a sensiblement le même nombre de jeunes admis à l’hôpital.

Au sommet des hospitalisations de la première vague, la semaine du 19 avril 2020, 173 personnes de moins de 60 ans sont entrées à l’hôpital pour obtenir des soins contre la COVID-19. La semaine dernière, ce sont 159 personnes de cette catégorie d’âge qui ont été admises en centre hospitalier. »


Le nombre de jeunes hospitalisés a donc diminué !


Un autre journaliste du même média, Jean-Louis Fortin, en a rajouté une couche, confirmant ces chiffres :

 

« Vérifications faites par notre Bureau d’enquête à partir des chiffres de l’Institut national de santé publique du Québec, le nombre de personnes de moins de 60 ans qui sont hospitalisées n’a pas doublé. Il a même diminué, comme vous le constaterez dans cet article. »

 

Chez les plus jeunes, juste un hospitalisé de plus…

 

Le journaliste poursuit :


« Le premier ministre voulait-il parler de ceux qui sont vraiment jeunes ? Des moins de 30 ans, par exemple ? Dans cette tranche d’âge, il n’y a pas deux fois plus de gens hospitalisés qu’au printemps dernier. Il y en a exactement un de plus. »

 

Pas chanceux, Legault, vraiment…


Legault aime manipuler les chiffres… et les gens


Legault aime manipuler les chiffres – et le public – de façon à entretenir un climat de crainte omniprésent au sein de la population. Ainsi, les journalistes citent ses propos voulant que la veille et le jour de sa déclaration, il y avait bien eu 50 % des nouvelles personnes hospitalisées « qui étaient âgées de moins de 60 ans, soit 35 personnes sur 72 et 37 personnes sur 74. » 

Ce que notre bien aimé premier ministre a omis de préciser, c’est que « lors de 11 des 14 premiers jours d’avril, ce sont les personnes de 60 ans et plus qui ont représenté la majorité des nouvelles hospitalisations. »  Sans doute un moment de distraction…

Étrangement, quand il s’agit de rendre compte du nombre de « nouveaux décès », Legault n’hésite pas à reculer plusieurs jours, voire parfois de semaines en arrière. Cet article récent fait part de sept nouveaux décès.  Depuis quelques temps, le Journal détaille – enfin - la répartition des décès, sans doute à force de se faire reprocher par des citoyens investigateurs son manque de précision après avoir vérifié les chiffres auprès de l’Institut national de la santé publique du Québec.

Ainsi, nous pouvons constater qu’un seul décès est survenu dans les 24 heures, quatre, entre le 9 et le 14 avril, un décès avant le 9 avril, et un autre à une date inconnue, ce qui revient au même.  Comme ce gouvernement tient compte de la comorbidité et du lien épidémiologique dans ses statistiques sur les décès par covid-19, il reste difficile de savoir combien de gens sont morts spécifiquement du coronavirus.

Des critiques… surprenantes

La parution de ces deux articles, véritables camouflets adressés à la CAQ, représentent une volte-face surprenante si l’on considère à quel point les médias de Quebecor appuient habituellement docilement, pour ne pas dire servilement, les positions du premier ministre. 

Bien sûr, ses journalistes critiquent ici et là pour la forme un manque de clarté, de cohésion du gouvernement quand ils ne soulignent pas les contradictions existantes entre les positions de Legault et celles de son directeur de la santé, mais jamais la sincérité ou l’honnêteté du chef de la CAQ n’a été remise en cause.

Or, lorsque l’on parle de déclarations « trompeuses », on sous-entend une fausseté divulguée avec l’intention de duper de la part de son auteur.  Bien sûr, il aurait pu s’agir d’une exagération commise de bonne foi, mais comment excuser le premier ministre d’avoir proféré une énormité aussi flagrante sans remettre en cause son honnêteté ?

Le premier ministre du Québec n’est pas un simple citoyen dont on puisse excuser un manquement aussi grave, surtout dans un contexte aussi fébrile que le nôtre où les citoyens ont besoin d’être rassurés avec des vérités, et non inquiétés par des faussetés, même si elles avaient été divulguées de bonne foi.

… Ce dont on est de plus en plus en droit de douter.

mardi 13 avril 2021

Manchettes assassines : quel jeu joue Legault avec le masque obligatoire en extérieur ? (vidéo)

Voici la première édition d'une chaîne que je viens d'improviser intitulée Manchettes assassines. Le thème de cette capsule : que se cache-t-il derrière la nouvelle trouvaille de François Legault d'imposer le masque en extérieur ?

Pour visionner la vidéo, cliquez ici.

L'avenir me dira s'il vaut la peine de persévérer dans ce média jusqu'ici inexploré par mes soins. N'hésitez pas à commenter.

dimanche 11 avril 2021

Covid-19 : ces scientifiques que vous n’entendrez jamais au Québec…

Christian Perronne
Quelque média main stream que vous consultiez, il vous affirmera comme parole d’évangile que le vaccin demeure l’ultime solution afin de sortir de l’actuelle crise « sanitaire » et le passeport, sans aucune allusion, à un retour à « la vie normale ». 

Pourtant des voix dissidentes, et pas parmi des « complotistes » improvisés scientifiques, se sont prononcées de façon critique envers le vaccin.  Le présent billet donne une parole à certains d’entre eux que nos médias québécois leur refuseraient.

Christian Perronne, une sommité respectée… avant la covid.

Parmi les empêcheurs de tourner en rond du dogme sanitaire du vaccin, il faut compter Christian Perronne, scientifique respecté… avant la crise de la covid.  Voici ce qu’en dit Wikipédia :

« Christian Perronne est un médecin et professeur des universités-praticien hospitalier français. Il est spécialisé dans les pathologies tropicales et les maladies infectieuses émergentes. Il a été président de la commission spécialisée « Maladies transmissibles » du Haut Conseil de la santé publique. Il est connu pour : ses positions non conventionnelles et controversées sur la maladie de Lyme ; son soutien au traitement préconisé par le professeur Didier Raoult pendant le début agité de la pandémie de Covid-19 ; ses propos polémiques, certains non suffisamment étayés d'un point de vue scientifique étant considérés complotistes. Ces derniers ont entraîné, à la fin de l'automne 2020, son exclusion de la « Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques » puis de l'AP-HP. »

« Cette vaccination de masse est inutile. »  - Christian Perronne

Voici quelques-uns des propos à l’origine de sa disgrâce :

« Or quel est l'intérêt d'un vaccin généralisé pour une maladie dont la mortalité est proche de 0,05% ? Aucun. Cette vaccination de masse est inutile. De plus, les risques de la vaccination peuvent être plus importants que les bénéfices.

« (…) Le pire est que les premiers « vaccins » qu'on nous propose ne sont pas des vaccins, mais des produits de thérapie génique. On va injecter des acides nucléiques qui provoqueront la fabrication d'éléments du virus par nos propres cellules. On ne connait absolument pas les conséquences de cette injection, car c'est une première chez l'homme. Et si les cellules de certains « vaccinés » fabriquaient trop d'éléments viraux, entrainant des réactions incontrôlables dans notre corps ? »

« Le vaccin, la pire des solutions. »  - Laurent Toubiana

Laurent Toubiana

Une autre voix dissidente s’est fait entendre sur le sujet :

« Laurent Toubiana, chercheur à l’INESRM et fondateur de l’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (IRSAN), partage ses réserves avec Sputnik. Pour cet épidémiologiste, spécialiste des systèmes d’information en santé, le vaccin est la pire des solutions et l’immunité collective la seule méthode valable. »

Le chercheur ajoute :

 

« Il faut combattre cette idée selon laquelle le vaccin pourrait nous sortir de la crise sanitaire que nous traversons. Il faut d’abord comprendre ce qu’est un vaccin, et encore un vaccin comme “Moderna”, soi-disant “fiable à 95,4%”. C’est tout de même étonnant que tous les laboratoires arrivent en même temps dans cette course folle au vaccin. Cette synchronisation me laisse perplexe, même si cela peut arriver dans la recherche scientifique. Mais tout de même: en un peu moins d’un an, les scientifiques ont réussi à obtenir les souches suffisantes pour réaliser un vaccin? Enfin, dernier point, les panels choisis par les laboratoires me semblent bien faibles: on parle de cent à deux cents personnes, tout au plus. »

 

Didier Raoult, une approche étonnamment nuancée

Didier Raoult

On pourrait s’attendre à des positions très tranchées de la part de l’hyper médiatisé et très controversé scientifique marseillais, autorité mondiale autrefois respectée avant.. la crise « sanitaire ».  Voici ce qu’il pense de la question : 

« Si le vaccin peut aider sur un certain nombre de cas, notamment les plus âgés, tant mieux. Si on propose de vacciner les jeunes, je ne trouve pas ça raisonnable. »

Il opte pour la prudence :

« Il faut rester très prudent, et je ne suis pas le seul à l’être." Pour le directeur de l'Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée infection à Marseille (Bouches-du-Rhône), l'arrivée du vaccin est loin d'être une solution miracle. "Les vaccins conçus pour les maladies émergentes depuis trente ans ne marchent pas bien", souligne-t-il. Et de conclure : "La Covid-19 n’est pas une maladie très immunisante, pas plus que la grippe. Je vous rappelle que pour la grippe, on refait le vaccin tous les ans. On ne peut pas dire que la grippe a disparu à cause du vaccin contre la grippe !" Des déclarations qui pourraient soulever de nouvelles réactions. »

Une censure de plus en plus oppressante


Les propos de ces experts sont loin de faire l’unanimité, on s’en doute, auprès des milieux scientifiques et gouvernementaux de France et d’ailleurs.  Ces dissidents, non seulement s’attirent les foudres de leurs collègues, mais aussi des médias et plateformes médiatiques.  Ainsi, YouTube a menacé de supprimer de son site le média fort intéressant Sud Radio, accusé de véhiculer « des informations médicales incorrectes contredisant celles des autorités sanitaires locales ou de l'OMS. »

Au ban des accusés, on retrouve au premier rang, comme il fallait s’y attendre, Christian Perronne :

« Dans le cas de Sud Radio, le Californien a d’ores et déjà supprimé une première vidéo : une interview du professeur Christian Perrone datant du 2 décembre. Dans cet entretien, toujours disponible sur le site de Sud Radio, l’infectiologue controversé affirme que les vaccins contre le Covid, “faits à la va vite”, sont “très dangereux” et inutiles car “le virus ne tue plus”. Il ajoute que les vaccins à ARN messager ne sont “pas du tout des vaccins, mais des produits de thérapie génique. Il y a supercherie. On joue aux apprentis sorciers... Je suis terrorisé... Ce n’est pas possible” (cf verbatim ci-dessous). »

Perronne n’est pas le seul à s’attirer les foudres de YouTube :

« La radio a aussi invité Christophe Cossé, co-auteur du documentaire Hold up. Ou encore le cardiologue Jean-François Toussaint, qui prétend le 16 septembre 2020 : “il n'y a pas de deuxième vague en termes de mortalité actuellement [...] Nous sommes toujours dans cette phase de reflux, entre 20 et 40 décès par jour”. Le 11 octobre 2020, il ajoute : "la maladie est 50 à 100 fois moins létale” qu’avant. Autre exemple : l’épidémiologiste Laurent Toubiana. qui assure le 5 octobre 2020 : "on ne peut pas parler de vague épidémique... Une épidémie, c'est quand il y a des malades sévères et quand il y a des morts." Et bien sûr Didier Raoult, dont l'interview a été vue 1,5 million de fois sur YouTube. »

Dénigrement ou diffamation ?

Michel Taube

Non seulement les dissidents sanitaires sont-ils victimes de censure, mais on s’en prend également à leur réputation.  Ici, l’éditorialiste Michel Taube les accuse sans vergogne de vouloir se faire du capital médiatique au détriment de la santé de la population.

Didier Raoult, affectueusement surnommé « Panoramix marseillais », se voit accusé de s’être « beaucoup trompé », mais son erreur serait « pardonnable ».  Perronne, encore lui, est accusé à son tour de « mensonge et de manipulation » :

« Le professeur Christian Perronne ne se contenta pas d’être le fervent défenseur de Didier Raoult. Il entonna une chansonnette complotiste qui lui valut l’exclusion de l’AP-HP. »

Vaccin AstraZeneca : « sa dangerosité n’est pas supérieure à celle d’autres vaccins. » - Michel Taube

Un autre critique médiatisé de l’approche sanitaire du gouvernement Macron passe également dans le tordeur de l’éditorialiste :

« Le docteur Louis Fouché a trouvé un excellent moyen de se faire connaître. Il affirme que le vaccin AstraZeneca est dangereux, quand bien même les différentes agences nationales et l’agence européenne du médicament considèrent que sa dangerosité n’est pas supérieure à celle d’autres vaccins contre n’importe quel virus (rappelons que 26 millions d’Anglais l’ont déjà reçu). »

C’est à se demander si Taube lit les journaux.  Son édito date pourtant du 26 mars alors que nous savions depuis la mi-mars qu’une quinzaine de pays dont l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal  avaient décidé de suspendre l’utilisation du vaccin AstraZeneca.

Le président de Moderna, maintenant milliardaire, « malgré la crise due au Covid » !

Stéphane Bancel

Alors que plane sur nous le spectre d’une vaccination obligatoire et d’un passeport vaccinal, les opinions de ces scientifiques dissidents dérangent visiblement les plans d’un lobby pharmaceutique pour lequel ces vaccins, rappelons-le expérimentaux, représentent un eldorado de profits.  Le président de Moderna ne vient-il pas de joindre le sélect club très envié des milliardaires ?  Selon le magazine Forbes :

« Malgré la crise due au Covid, quatre nouveaux milliardaires français intègrent le classement Forbes.  Parmi eux, Stéphane Bancel, le patron du laboratoire Moderna, dont le vaccin anti-Covid booste la fortune. »

« Malgré la crise due au Covid… » 

On nous prend vraiment pour des valises…

dimanche 4 avril 2021

Lobby trans : défense de dire que seules les femmes peuvent accoucher !

Cet homme trans reste biologiquement une femme...
Ce billet a été publié une première fois dans dixquatre.com le 22 décembre 2019, mais comme il est plus que jamais interdit d'affirmer que seules les femmes peuvent accoucher, c'est avec un plaisir non dissimulé que je le republie.

À la suite de la parution de trois de mes billets concernant les transgenres et les effets secondaires du lobby trans, j'ai reçu certains commentaires à l'effet qu'il n'existait justement pas de lobby trans et que je faisais beaucoup de bruit avec pas grand-chose.  Ce que je prenais pour une mouvance de plus en plus toxique ne représentait en fait qu'une toute petite minorité d'enragés isolés à laquelle il ne fallait pas accorder plus d'attention que ça.  Mouais...

Il s’agit donc probablement d’un effet de mon imagination surmenée si j’ai pu lire dans le Daily Mail du 3 novembre dernier cette nouvelle à l’effet qu’une sage-femme, Lynsey McCarthy Calvert, avait été contrainte de démissionner de son poste de porte-parole de Doula UK, une association de sages-femmes portant assistance aux futures et aux jeunes mères. Le motif ? Elle a osé affirmer dans une publication que seule une femme pouvait accoucher. L’horrible personnage !

Elle n’a pas été contredite, ni sermonnée, encore moins confrontée, non, elle a été forcée de lever les feutres du jour au lendemain. Et le pire, c’est que les responsables mêmes de son association ont hurlé avec les loups du lobby trans local, qui n’existe pas, en la poussant vers la porte pour avoir soi-disant violé « les lignes directrices » de Doula UK.

La nécessité d’un « langage adéquat » 

La sage-femme a fini par céder aux pressions de son association qui lui ordonnait de retirer sa publication au nom de la rectitude politique et d’une écoute de « l’expérience de vie vécue par des groupes marginaux » auxquels il fallait s’adresser dans un langage présumément adéquat.

Mme McCarthy Calvert a choisi de démissionner, dans un tel contexte d’intolérance et d’ostracisme, non sans dénoncer Doula UK pour avoir cédé devant un petit nombre d’activistes fanatisés – qui n’existent toujours pas – et pour avoir failli à son rôle de défendre les droits des femmes.

Moment d’hallucination idéologique

Un autre moment d’hallucination idéologique s’est abattu sur moi en croyant lire dans le Huffington Post que l’auteure J. K. Rowling était la cible d’un véritable lynchage sur les réseaux sociaux pour avoir osé dénoncer le congédiement de Maya Forstater, une chercheuse britannique qui avait commis l’hérésie de tweeter qu’une personne trans ne peut pas changer de sexe biologique, une évidence. J. K. Rowling l’a défendue en ces termes :

« Habillez-vous comme vous voulez. Appelez-vous comme vous voulez. Couchez avec n’importe quel adulte consentant qui vous aura. Vivez votre meilleure vie dans la paix et la sécurité. Mais forcer les femmes à quitter leur travail pour avoir déclaré que le sexe est réel? »

Ses opinions n’étaient pas protégées par la loi

 Rowling a tenu ces propos un jour après que Forstater, féministe militante, ait perdu son recours en justice contre l’employeur qui l’avait congédiée, soit le Center for Global Development, un organisme international qui milite contre la pauvreté et les inégalités. Le Huffington Post précise :

« Selon The Guardian, le juge James Tayler en charge de l’affaire a statué que les opinions de Maya Forstater ne relevaient pas de la “croyance philosophique” et n’étaient donc pas protégés par la loi. »

 Le lobby trans, qui n’existe toujours pas, a gagné une nouvelle manche.

Ostracisé et congédié

Parlant de poursuite résultant d’un congédiement injustifié, examinions le cas du docteur Allan M. Josephson qui a lui aussi été congédié sous les pressions d’un lobby trans fictif, avant d’entreprendre des recours judiciaires. Le National Review présente cet homme comme un psychiatre distingué qui a, depuis 2003, transformé le département famélique de psychiatrie et de psychologie infantile et adolescente de l’Université de Louisville en une institution reconnue à travers les États-Unis.

À l’automne 2017, il a cependant commis l’imprudence de participer à un panel à la Heritage Foundation et celle d’exprimer ses opinions professionnelles sur la médication des jeunes en proie à la confusion sur leur identité de genre.  Résultat : son université l’a ostracisé avant de le congédier.

Une très petite minorité

Josephson a clairement affirmé que ce qui semble un consensus scientifique à propos de la pertinence des traitements psychologiques, médicaux et chirurgicaux réservés aux mineurs n’était en fait que le résultat de l’activisme d’une très petite minorité. Il précisait lui-même :

« J’ai discuté avec des collègues de différents campus qui ont vécu des situations identiques à l’effet que des gens venaient à leur bureau, fermaient la porte et leur disaient : « Vous savez, je suis vraiment d’accord avec vous, mais pour différentes raisons, je ne peux m’exprimer. »

Le chercheur a intenté une poursuite contre son ancienne université.  Espérons qu’il sera plus chanceux que Mme Forstater, qui a mordu la poussière devant ce lobby trans qui n’existe pas.

Le Québec n’est pas à l’abri

Si vous pensez que le Québec est à l’abri de cette inexistence, détrompez-vous.  Richard Martineau, chroniqueur et animateur bien connu, a lui-même dû subir les conséquences de ses propos hérétiques qui lui ont valu d’être banni pendant sept jours de Facebook, sous les pressions d’un lobby trans sans doute imaginaire.  Il a commenté cette décision en ces termes :

« J’ai écrit qu’aucun homme dans l’histoire n’a accouché. Que pour accoucher, il faut un utérus, donc tu es biologiquement une femme! Tu peux te sentir homme dans ta tête. Tu peux dire que tu es un homme. Je ne suis pas anti-transgenre. Je m’en fous des transgenres, ce n’est pas ça! Je dis que tu es biologiquement une femme quand tu accouches », explique-t-il afin de bien préciser sa pensée. »

Le fanatisme d’individus persuadés de détenir la vérité

Richard aurait sans doute bien des choses à dire à Mme McCarthy-Calvert, la sage-femme contrainte de démissionner pour avoir tenu sensiblement les mêmes propos.

Le présent billet vient de présenter quatre cas de personnes ayant subi des représailles pour avoir tenu des propos qui ont déplu à ce lobby qui, faut-il le rappeler, n’existe pas.  Nous avons ainsi constaté deux congédiements sans raison valable, une démission forcée et un acte de censure.  Trois dénominateurs communs : une volonté inquisitoriale de faire taire toute voix dissidente, un mépris outrancier pour la démocratie et le bon sens, ainsi que le fanatisme d’individus persuadés de détenir la vérité.

Avortement tardif et selon le sexe : y a-t-il vraiment consensus sur ces questions ?

Même aux yeux du citoyen pro-choix, il existe deux cas de figure, en ce qui a trait à l’avortement, qui peuvent éventuellement susciter chez...