dimanche 15 mai 2022

Généreuses subventions à Charles Sirois : Legault n’est jamais « au courant »

Charles Sirois et François Legault
Parmi les possibles conflits d’intérêt qui pourraient finir par hanter le gouvernement Legault, l’hypothèse de liens incestueux entre le premier ministre et son « ami », le milliardaire Charles Sirois, cofondateur de la CAQ, n’est pas dénuée d’intérêt, ceci, bien sûr, aux yeux d’esprits retors et prompts à chercher des bibites chez les politiciens les plus nobles.

Peu de gens le réalisent, mais Charles Sirois, a codéfini l’essence même de la CAQ, dont il a guidé avec Legault les premiers pas en rédigeant avec lui vers 2011 un semblant de plate-forme remplie de vœux pieux et creux.  Avant même que la CAQ ne prenne le pouvoir, Legault se voyait accusé de favoriser son ami par les libéraux, mais sans réelle prise sur lui.

Des manchettes bien énervantes…

Le 8 février 2020, Legault a dû avaler son café de travers à la lecture de cette manchette du Journal de Montréal :

« Un jour à peine après avoir dévoilé une nouvelle philosophie, Investissement Québec allonge cinq millions $ à un hôtel du milliardaire et cofondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ), Charles Sirois.  

Investissement Québec (IQ) a prêté ce mercredi 5 M$ au Château Mont-Sainte-Anne, un hôtel de luxe au pied des pistes de ski de ce mont près de Québec, révèlent des documents notariés obtenus par notre Bureau d’enquête. » 

Nul doute que la classe moyenne a tout intérêt à voir se concrétiser la réalisation d’un tel projet.  La négociation des conditions de ce prêt a toutefois été amorcée sous le règne libéral en 2018, mais s’est poursuivie une fois la CAQ élue :

« En décembre 2019, après l’élection de la CAQ, Investissement Québec aurait « donné suite à une lettre d’intention envoyée au promoteur en confirmant l’offre financière », selon Manuel Dionne. Ce dernier nous a indiqué que François Legault n’aurait pas été mis au courant du projet de son ami. »  

Dionne est pourtant porte-parole du cabinet du premier ministre.  Ils se parlent pas, ces deux-là, faut croire.

 

Une autre « tuile » pour Legault

 

La morosité du chef caquiste ne devait pas s’atténuer par la suite puisque le Journal revenait à la charge avec cette manchette du 26 février 2020 :

« Québec vient à nouveau en aide à une entreprise appartenant au milliardaire Charles Sirois, cofondateur de la CAQ et ami de François Legault. Investissement Québec mise 5 millions $ dans une autre de ses firmes en développement. 

L’État québécois a pris à la fin janvier une participation directe de 5 millions $ dans Transmission CVTCORP, une entreprise de Sainte-Julie, sur la Rive-Sud de Montréal, pour l’aider à maximiser sa capacité de production. »

Outré, Legault s’est défendu en plaidant, ô surprise, l’ignorance de cet octroi :

« Le montant a été donné en vertu d’un programme normé. Je n’étais pas au courant avant d’avoir lu Le Journal de Montréal de ce montant qui a été versé à Charles Sirois », a-t-il affirmé.

N’est-il pas étonnant, cet aveu d’un premier ministre à l’effet qu’il lui faille lire le Journal de Montréal pour savoir ce qui se passe dans son propre gouvernement, à plus forte raison quand un ami personnel est en cause ?

Un cas d’incommunicabilité masculine ?

Tout en reconnaissant que Legault dit vrai en mentionnant que le montant a été donné en vertu d’un programme normé, le journaliste souligne ce détail embarrassant :

« Un des membres les plus influents de son cabinet, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a eu à autoriser directement cet investissement. C’est ce que nous a confirmé ce lundi Mathieu St-Amand, directeur des communications au cabinet du ministre Fitzgibbon. »

En clair, Legault, tout à fait ignorant de la situation, n’en avait jamais entendu parler ni de la part de son ami, Charles Sirois, ni de celle du porte-parole de son gouvernement, Manuel Dionne, ni de celle de son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.  Un cas flagrant d’incommunicabilité masculine, faut-il présumer :

« Là encore, le premier ministre Legault n’était pas au courant de cette aide financière, selon son cabinet. Il n’a pas apprécié non plus que notre Bureau d’enquête souligne que Charles Sirois et lui sont des amis. »

Legault était-il au courant de cette nouvelle démarche ?

Parlant de Fitzgibbon, on peut se demander si Legault avait entendu parler de la perspective du financement d’un autre projet de Sirois :

« Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a également reconnu qu’il envisageait de réinvestir dans le projet North Star de Charles Sirois, un ambitieux projet de satellites qui a déjà reçu un financement de 13 millions $ de Québec en 2018 quand les libéraux étaient au pouvoir. »

C’est fou comme les choses ont changé depuis les libéraux.  Comme la nouvelle est parue dans le Journal de Montréal, il faut présumer que Legault a fini par en prendre connaissance.

Mais ce n’est pas tout…

Si vous croyez avoir tout lu sur les liens incestueux qui unissent Charles Sirois à la CAQ, vous n’avez encore rien vu.  Le Journal de Montréal devait récidiver le 24 avril 2021 sous la plume lapidaire de Jean-Louis Fortin :

« « Patate chaude : problème embarrassant que chacun essaie de faire résoudre par un autre : ce dossier, c’est une patate chaude », nous dit le Larousse.

J’ajoute une autre définition, très actuelle et toute québécoise : un contrat sans concurrence de 36 M$ à une firme liée à Charles Sirois, le cofondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ) et ami du premier ministre, François Legault. »

On ne joue plus aux petites quilles.  Le journaliste souligne en plus cette incohérence :

« Le mandat octroyé à PetalMD pour une plateforme de prise de rendez-vous en ligne l’a été dans le contexte de la pandémie, d’après le communiqué de presse daté du 5 août dernier dans lequel le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, est cité. 

Si c’est vrai, l’urgence pouvait donc justifier d’esquiver le processus habituel d’appel d’offres.

Or, le ministère de la Santé a répondu par courriel à mes collègues que l’urgence sanitaire n’avait rien à voir avec ce contrat. »

Legault, qu’il fallait pour une fois présumer au courant d’un dossier, avait aussitôt contredit son ministère de la Santé :

« François Legault a contredit le ministère dès le lendemain de notre publication, affirmant en conférence de presse qu’il y avait bel et bien un lien avec la pandémie. Qui croire ? »

Dédoublement de personnalité ?

Legault serait-il victime d’un dédoublement de personnalité ?  Il devait ensuite déclarer :

« Le premier ministre a aussi plaidé l’ignorance, jeudi, concernant l’octroi du contrat à PetalMD.

« Les choix qui sont faits concernant les approvisionnements, je ne me mêle pas de ça. Je ne suis pas au courant, même, de ça », a-t-il affirmé. » »

Les rats quittent le navire

En attendant, devant cette « patate chaude », les rats avaient quitté le navire :

« Tour à tour, les ministres de la Santé, Christian Dubé, et de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, ont voulu se dissocier de l’octroi de ce contrat. La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, leur avait pourtant donné beaucoup de crédit à ce sujet en commission parlementaire, mais le gouvernement assure aujourd’hui qu’il s’agissait d’un quiproquo. »

Si vous y comprenez quelque chose…

S’il finit par y avoir une commission d’enquête sur la gestion désastreuse de la pandémie par la CAQ, vous savez d’ores et déjà quelle sera la réponse de notre premier ministre aux questions les plus embarrassantes :

« Je n’étais pas au courant. »

Heureusement, il lui reste la ressource de s’informer sur ce qui se passe au sein de son gouvernement en lisant le Journal de Montréal…

samedi 7 mai 2022

Répression sanitaire : le Québec, le Shanghai de demain ?

Justin Trudeau et François Legault
Il y a des gens qui ont compris que notre planète était un petit village des plus interactifs et interdépendants.  Il y a les autres, pour qui la terre est un système solaire.  Ce qui arrive par exemple en Chine, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, où la répression sanitaire étatique a depuis deux ans largement atteint le stade de la dictature, se déroule pour eux sur une autre planète et ne risque pas de survenir dans un pays aussi civilisé que le Canada ou un État aussi décontracté que le Québec.

Hormis l’évidence des faits, rien ne vient accréditer une perspective aussi sombre que celle vécue dans ces États rétrogrades.  Après tout, Justin Trudeau, a bien qualifié de « volontaires » les centres de confinement qu’il fait construire partout à travers le pays au coût de 100 M $. 

Il s’agit du même individu qui, après avoir insulté, démonisé et refusé de rencontrer les camionneurs pacifiques qui contestaient l’obligation vaccinale fédérale, a invoqué sans motif la loi des mesures d’urgence, gelé les comptes bancaires non seulement des camionneurs mais de ceux qui les avaient soutenus sous forme de dons.  Trudeau est même allé jusqu’à menacer les contestataires, dont un juge a reconnu plus tard la légalité de la démarche, de leur faire perdre leur permis de travail.

Un admirateur de la Chine et de Klaus Schwab

Vous croyez toujours que les centres de confinement de ce triste sire, qui admettait avec sa stupidité coutumière son admiration pour la Chine, resteront « volontaires » s’il se bute à une résistance citoyenne croissante devant une vaccination en voie de devenir rituelle aux trois mois, preuve évidente, s’il en faut davantage, de l’inefficacité du vaccin toujours présenté par nos médias achetés comme l’ultime solution de sortie de « crise ».

Trudeau doit fourguer à 38,7 millions de Canadiens un maximum de 220 millions doses en trois ans, sans compter les quelques 100 millions de doses qui seront produites au Québec par la nouvelle usine Moderna, en espérant qu’un pourcentage significatif sera destiné à l’exportation.  Le premier ministre a des comptes à rendre à Pfizer, Moderna, ainsi qu’au Forum économique mondial dont il reste un « young leader », tel que confirmé par Klaus Schwab, qui ajoutait candidement que le FEM contrôlait plus de la moitié de son cabinet.

Pendant ce temps, le dossier de l’identité numérique, déjà fortement implanté en Chine, suit son bonhomme de chemin au Canada, et particulièrement au Québec, qui semble devenu un terrain de prédilection expérimental pour toute nouvelle mesure abusive, vu la passivité intellectuelle et la mollesse de caractère d’un trop grand nombre de nos concitoyens.

L’identité numérique, un pas de plus vers le crédit social ?

Entre les mains de dirigeants honnêtes et vertueux, l’identité numérique constituerait un véritable progrès scientifique et social : meilleur accès aux services gouvernementaux, réduction de la bureaucratie et de la paperasserie, facilité accrue à déceler les vols d’identité, etc.

Entre les mains de dirigeants corrompus, cette nouveauté peut facilement devenir un instrument de contrôle et de répression, domaines de prédilection tant de François Legault et de Justin Trudeau, deux psychopathes pour qui réprimer et gouverner sont synonymes. 

La propagande haineuse et la répression visant les non vaccinés, incluant un impôt spécifique, ensuite abandonné par Legault devant l’occupation d’Ottawa par les camionneurs, et l’interdiction de quitter le pays par Trudeau, restent des indices probants des tendances lourdes chez ces petits Napoléons.

Trudeau a déjà gelé des comptes bancaires.  Pareille tactique deviendra une « nouvelle norme sociale » avec l’identité numérique, qui comprendra tant nos coordonnées d’assurances, bancaires que de crédit, ce qui permettra à nos geôliers de bloquer encore plus aisément notre accès à notre argent, si nous ne nous comportons pas en « bons citoyens » acceptant de bon cœur une énième dose de vaccin, par exemple.

Le modèle chinois en marche

Et puis les fortes têtes pourraient se voir offrir un séjour forcé en centre de confinement, histoire de leur faire comprendre leur erreur et réaliser que « la vaccination est le seul moyen de revenir à la vie normale ».  Tu parles d’une vie normale !  De plus en plus contrôlés avec une vaccination aux trois mois, si la tendance actuelle se maintient.

Cet article précurseur, paru une première fois en septembre 20220, nous explique :

« Développé et vanté par la Chine qui l’applique sur son peuple, chaque individu est numériquement tracé et contrôlé grâce à son smartphone et une application officielle, et ce, par un système de notation. Le citoyen qui agit « bien » aura des avantages (meilleure prise en charge de santé, meilleure chance d’évoluer socialement, meilleure place pour les enfants dans les écoles, meilleure chance de pouvoir voyager ou de pouvoir assister à un spectacle, etc.) et le citoyen qui agit « mal » se verra perdre tous ses avantages, voir sanctionné. La notion de bien et de mal étant dicté par le pouvoir politique. »

Une telle approche est déjà en voie d’implantation au Québec et au Canada.  Legault avait interdit les restos, les salles de spectacles ou de rencontre sportives aux non vaccinés.  Les aidants naturels étaient contraints de recevoir la « piqure » s’ils voulaient continuer de soutenir les plus vulnérables.  La perspective « d’affamer » les « délinquants » avait même été évoquée par quelques collabos parmi les personnalités publiques du Québec.  En ce moment même, les non vaccinés ne peuvent toujours pas quitter le pays.

L’identité numérique dès cet été

Donc, le modèle chinois est déjà en route et l’identité numérique est prévue pour cet été même.  Voilà qui promet si la CAQ rentre encore majoritaire ce 3 octobre car il ne faut pas se faire d’illusions sur les « allègements » actuels.  Ce gouvernement hypocrite recule toujours pour mieux sauter.  Toujours selon le même article :

« Les divers gouvernements du monde qui ont toujours critiqué le régime politique chinois, ont bizarrement décidé pour une fois, d’appliquer les mêmes mesures que la Chine, c’est-à-dire de confiner les populations. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les pays et les états d’Amérique ayant appliqué le confinement généralisé ont tous ce projet de contrôle social par l’identité numérique. »

 

Une fois bien ferré par la CAQ pour un autre mandat de quatre ans, le pire sera à redouter et même certains confinés mentaux parmi les plus obtus pourraient éventuellement finir par mesurer l’étendue de leur erreur d’avoir reporté au pouvoir pareils bandits.


Comment créer un problème…

Comment en est-on venu à faire confiance à nos geôliers, à nous réfugier sous l’égide du syndrome de Stockholm, la seule inspiration qui nous soit venue de la Suède ?  L’article, qui parle de la France, mais dont les constats s’appliquent tout aussi bien au Québec et au Canada, nous présente cette explication :

« Il fallait donc créer un sentiment d’isolement avec des règles de sorties strictes et répressives, n’avoir comme informations qu’un égrainage quotidien des morts en France et dans les autres pays confinés et voisins, des messages contradictoires sur les traitements, sur les masques, sur les tests. Tout cela s’apparente aux prisonniers que l’on isole et que l’on conditionne en créant un environnement anxiogène, pour qu’ils donnent soit des informations, soit pour créer le chaos mental et en faire des soldats de la cause. »

 

C’est donc par la confusion, la désinformation, les interventions officielles présidentielles et l’isolement qui ont contribué à créer une nouvelle réalité, celle d’un monde de peur où il n’y a aucun espoir. »

Des Chinois se révoltent

Ce qui nous menace actuellement est devenu le quotidien en Chine, où le délire sanitaire du président a atteint un nouveau sommet avec la poursuite du « zéro covid ».  Des Chinois s’insurgent contre les confinements draconiens, la censure, le manque d’approvisionnements, de ressources médicales hors covid, et contre l’isolement en centres de quarantaine de personnes testées positives à la covid. 

Mais c’est si loin tout ça, aucun danger que ça nous arrive, direz-vous… Vraiment ?  Regardez bien ce qui se passe sous votre nez depuis deux ans et dites-moi si la Chine est une autre planète.  La Chine, c’est de l’autre côté de la rue… 

samedi 30 avril 2022

Gaspillage de fonds publics : une usine Moderna s’établira au Québec…

François Legault et Justin Trudeau
Alors que Justin Trudeau se casse ce qui lui sert de tête afin de fourguer aux Canadiens, au cours des prochaines années, les quelques 220 millions de doses potentielles qu’il a commandées en 2021 à Pfizer et Moderna, voilà que cet être insipide vient de participer, conjointement avec son homologue, François Legault, au financement de la construction d’une usine de vaccins Moderna au Québec.

Cette usine, la seule de son genre à l’extérieur des États-Unis, sera en mesure de produire jusqu’à 100 millions de doses par an.  Les gouvernements Trudeau et Legault ont conjointement investi 180 M $, mais le financement gouvernemental ne s’arrêtera – hélas - pas là :

« Officiellement, l’investissement est évalué à 180 millions de dollars, mais, dans les prochains mois, ce chiffre sera beaucoup plus important, nous a confié une source gouvernementale. Il a été impossible de connaître les contributions d’Ottawa et de Québec. » 

Il est difficile d’imaginer dépense plus injustifiable.  Ce gaspillage de fonds publics relève davantage du conflit d’intérêt potentiel que d’une réponse légitime à une « pandémie » de cas pas plus meurtrière que l’influenza.

Des possibilités de 150 millions de doses de Pfizer en trois ans !

La construction de cette usine est d’autant plus vaine qu’on apprenait déjà, en avril 2021, l’octroi de subventions himalayennes en doses de vaccin effectuées par Trudeau :   

« Le Canada a conclu une entente avec Pfizer qui garantit la réception de 35 millions de doses du vaccin de la compagnie l’an prochain (2022) et de 30 millions de plus en 2023.

C’est ce qu’a indiqué le premier ministre Justin Trudeau vendredi, en conférence de presse pour faire le point sur l'évolution de la pandémie de la COVID-19 au Canada.

Cet accord comprend des options pour obtenir 30 millions de doses en 2022 et en 2023 et 60 millions en 2024. »

En clair, en tenant compte des options de 90 millions de doses réparties sur trois ans, il s’agit d’un total potentiel de 155 millions de doses prévues sur trois ans que le gouvernement fédéral est allé financer avec notre argent. 

Des possibilités de 65 millions de doses de Moderna en trois ans !

Comme si le dément qui nous dirige ne jetait pas suffisamment d’argent par les fenêtres, il devait en rajouter une couche en août 2021 :

« Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé samedi que le Canada achètera 40 millions doses du vaccin mis au point par Moderna au cours des deux prochaines années.

M. Trudeau a annoncé l’entente sur son compte Twitter.

L’entente pourrait être prolongée jusqu’en 2024, donnant l’occasion au gouvernement fédéral d’acquérir en tout 65 millions de doses, si nécessaire. »

 Au fait, Moderna, c’est pas le fabriquant pour lequel on va bientôt construire une usine au Québec ?

 

Faites le calcul, entre les quantités maximales prévues en 2021 de 155 millions de doses de Pfizer et les 65 millions de Moderna, c’est d’un nombre ahurissant de 220 millions de doses réparties sur trois ans qui seront payées par le contribuable.  Or, le Canada ne comprend qu’une population de 38 436 447 résidents...

Le Québec, presque aussi irresponsable

Et que dire des 100 millions de doses annuelles prévues pour la prochaine usine bientôt implantée au Québec…

Pour achever de nous convaincre de la crédibilité du projet, nous apprenions, émus, que Pierre Fitzgibbon, toujours ministre de l’Économie, malgré une feuille de route peu reluisante, aurait joué un rôle majeur dans cette lutte qui a opposé l’Ontario au Québec pour l’obtention du contrat :

« Ce dernier (François Legault) a aussi souligné l’apport du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui avait pris ce dossier sous son aile lors des derniers mois. « Il en a passé, du temps, sur Moderna, c’est beaucoup grâce à lui. [...] On a beaucoup insisté, je dois te dire un grand bravo pour avoir réussi ce coup-là », a-t-il lancé à son ministre. » 

Trudeau, Legault et Fitzgibbon… Et on nous demande de voir en eux des êtres désintéressés en lutte contre une meurtrière pandémie ? 

Les dirigeants de la CAQ se comportent en rois et maîtres du Québec, persuadés d’une victoire éclatante en octobre prochain.  René Lévesque a déjà affirmé que nous étions « quelque chose comme un grand peuple ». 

Si la CAQ rentre encore majoritaire, il faudra se demander si nous sommes encore « quelque chose » …

samedi 23 avril 2022

Avant de réélire la CAQ, rappelez-vous de l’hécatombe de 6700 aînés…

Marie Rinfret, protectrice du citoyen
Je ne peux pas croire que notre bon peuple soit suffisamment inconscient pour reporter au pouvoir un gouvernement aussi indifférent au sort de la population qu’il a la tâche de servir, à commencer par celui des 6700 aînés, morts dans des conditions terribles qui défient l’entendement dans un État dit civilisé.

Nous sommes toujours en attente du rapport de la coroner Géhane Kamel, qui suit ce triste dossier depuis juin 2020.  Il serait intéressant d’en connaître les conclusions avant la tenue des prochaines élections provinciales prévues pour le 3 octobre. 

La protectrice du citoyen, Marie Rinfret, avait déposé, fin novembre 2021, un rapport pour le moins « dévastateur » qui contredisait carrément la version gouvernementale des événements.  Peut-on s’étonner que François Legault, notre si bienveillant premier ministre, ne tienne pas tellement à ce qu’une enquête publique additionnelle vienne à nouveau démontrer l’incompétence criminelle de son gouvernement ?  Et il a eu l’arrogance, sa marque de commerce, d’affirmer parler au nom de tous les Québécois :

« « Je pense que, si on demande aux Québécois, est-ce que vous voulez une quatrième ou une cinquième enquête ou si vous voulez qu’on agisse pour mieux donner les services aux aînés, moi je pense que les Québécois souhaitent surtout qu’on agisse », a commenté le premier ministre vendredi, lors de son bilan de fin de session. »

Les orphelins de Duplessis, les aînés de Legault

Euh, comment peut-on agir « pour mieux donner les services aux aînés » si on ne tire pas les conclusions qui s’imposent à la suite des nombreuses bévues ayant entraîné une hécatombe sans précédent ?  Si l’on se souvient de Duplessis pour le drame de ses orphelins, Legault passera immanquablement à l’histoire pour le sort qu’il a réservé à ses aînés. 

Une différence essentielle entre ces deux premiers ministres, toutefois : malgré tous ses défauts, Duplessis a contribué à bâtir le Québec d’aujourd’hui avec le concours du clergé.  Ce dernier lui a permis d’économiser une considérable masse salariale en assumant la gestion des écoles et des hôpitaux.  L’argent ainsi épargné aura permis non seulement la construction de ces établissements, mais aussi de nos infrastructures routières.

Le bilan de Legault, quant à lui, reste catastrophique.  Toute personne sensée se demande encore comment une majorité de gogos pourrait réélire un dirigeant aussi calamiteux que mortifère. 

Le fossoyeur du Québec

Son bilan, en dehors de l’hécatombe des CHSLD ?  Qu’on en juge :

Destruction et faillites de nos PME, dépressions et suicides, divisions au sein des familles et des milieux professionnels, mesures « sanitaires » aussi excessives que fantaisistes et inutiles, pour ne pas dire toxiques, vague de dépression et de suicides chez nos jeunes masqués huit heures par jour sans raison et privés de sports, instauration, par le biais des médias subventionnés, d’un climat de panique perpétuelle et de démonisation de toute voix contraire à la doxa gouvernementale, propagande haineuse et mesures répressives envers les non vaccinés, prolongation injustifiée de l’état d’urgence permettant le copinage et l’octroi de contrats sans appel d’offre, gouvernance autocrate et arbitraire par décrets, dilapidation des fonds publics en publicités médiatiques, gaspillage encore plus éhonté en contrats offerts à la firme McKinsey, dont la réputation de corruption n’est plus à établir.  Qui se ressemble s’assemble.

Nous n’avons pas le droit à l’ignorance

Revenons au rapport de la protectrice du citoyen, déposé en novembre dernier :

« La protectrice du citoyen, Marie Rinfret, contredit le gouvernement Legault dans un rapport d’enquête dévastateur sur la gestion de la pandémie dans les CHSLD lors de la première vague. Il n’y a eu aucune directive ou initiative de Québec en début d’année 2020 pour préparer les CHSLD à la COVID-19, contrairement à ce qu’a soutenu le gouvernement Legault devant la coroner Géhane Kamel la semaine dernière. »

En clair, non content d’avoir été d’une aberrante incompétence, ce gouvernement tente de la dissimuler :

« « Les faits ne mentent pas », a déclaré Marie Rinfret en conférence de presse, après le dépôt de son rapport au Salon bleu mardi. Il aura fallu attendre la mi-avril, alors que c’était déjà le « chaos », pour que des « actions [soient] prises » par Québec pour les centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD). « Ça a été une somme inouïe d’absence de prises en compte, et c’est pour ça qu’on en conclut que les CHSLD n’ont été pris en compte dans aucun des scénarios de préparation de la pandémie », a-t-elle lâché. »

Avis aux confinés mentaux qui chantent encore les louanges d’un premier ministre qui semble s’être inspiré d’un célèbre chancelier allemand ayant abandonné personnes handicapées et aînées dans des mouroirs : ça va vous prendre quoi pour enfin allumer sur la sévère négligence criminelle de la CAQ ?  Quand donc allez-vous comprendre l’étendue de sa glaciale indifférence envers ces démunis ?

Une démonstration éloquente

Le rapport de Mme Rinfret est implacable :

« On a dit et répété que les CHSLD ont été dans l’angle mort des préparatifs, mais l’enquête de ce chien de garde relevant de l’Assemblée nationale en fait une démonstration éloquente et inédite qui plonge le gouvernement dans l’embarras. »

Mais pour combien de temps ?  Les Québécois restent des Alzheimer politiques, quand, bien sûr, ils acceptent de prendre connaissance des faits, ce qui n’est pas la tasse de thé de la majorité.  On comprendra cependant pourquoi la ministre de la Santé de l’époque, Danielle McCann, et celle des aînés, Marguerite Blais, aient décidé de ne pas se représenter aux prochaines élections quand on lit ce qui suit :

« C’est seulement à la mi-mars 2020, au moment où Québec décrète un confinement, que les CHSLD font partie d’un plan. Or, ils sont alors essentiellement sollicités pour accueillir des patients afin de libérer des lits dans les hôpitaux, un transfert massif auquel ils n’étaient pas du tout préparés et qui a contribué à la crise.


« Ce n’est qu’à la deuxième semaine d’avril [2020], avec la confirmation de la crise en CHSLD », en particulier la catastrophe au CHSLD Herron, « que la ministre de la Santé et des Services sociaux [Danielle McCann] et la ministre responsable des aînés [Marguerite Blais] ont présenté des mesures renforcées de protection dans les milieux de vie », écrit la protectrice du citoyen. Elle dénonce une « sous-évaluation par les autorités de la vulnérabilité au virus » des résidants des CHSLD. »

Mensonges par-dessus mensonges

La protectrice du citoyen a décapé toutes les affirmations des représentants du gouvernement, énoncées devant la coroner Kamel :

« La version du gouvernement sur ses préparatifs à la crise est contredite. Jeudi, lors de son passage devant la coroner Kamel qui enquête sur les morts de la COVID-19 dans les CHSLD, l’ex-ministre de la Santé Danielle McCann a soutenu qu’il avait été demandé dès janvier 2020 aux PDG des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et des centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) de préparer leurs plans de lutte contre la pandémie, y compris dans leurs CHSLD, en prévision de la venue de la COVID-19. Le sous-ministre à la Santé de l’époque, Yvan Gendron, avait lui aussi expliqué que le mot d’ordre de se préparer avait été transmis dès janvier. Ils avaient ajouté que les PDG étaient responsables de préparer les CHSLD. Le directeur national de santé publique, le DHoracio Arruda, avait tenu des propos allant dans le même sens. »

 Implacable, Mme Rinfet a rétorqué :

« Or, la protectrice du citoyen démontre clairement que les CHSLD n’étaient pas du tout au centre des préoccupations à ce moment. Il n’y avait aucune directive et initiative de Québec les concernant en janvier 2020. À ce moment, les autorités de sécurité civile et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) s’affairent à « une préparation axée sur le dépistage, la recherche d’EPI [des équipements de protection individuelle] et la capacité du réseau de la santé à soigner, dans ses hôpitaux les usagères et les usagers atteints ». »

Incompétents, imprévoyants, menteurs, tels sont les dirigeants entre les mains desquels nous avons placé notre sort collectif il y a quatre ans.  Les reporter au pouvoir ce 3 octobre équivaudrait à cautionner leur criminelle indifférence.  Nous n’avons pas le droit moral de nous faire les complices de ces psychopathes.  Et de leur permettre de récidiver impunément. 

samedi 16 avril 2022

10 % de non-vaccinés, mais 53 % d’analphabètes fonctionnels : qui sont les « édentés » ?

Patrick Lagacé, auteur du concept des édentés
Il y a des chiffres qui tuent.  Depuis le temps que nos médias présentent les non-vaccinés comme des imbéciles, des covidiots, des touristatas, des complotistes, des conspirationnistes et, bien sûr, comme des anti-masques et des antivax, il faut bien admettre que cette minorité de résistants ne peut en aucun cas expliquer l’échec persistant des mesures sanitaires répressives et liberticides de François Legault, quoi qu’en radotent nos médias.

Car enfin si ces mesures étaient efficaces, il y a longtemps que cette soi-disant pandémie, qui tue deux fois moins que la cigarette à l’échelle mondiale, appartiendrait au passé.  Présentement, le variant Omicron, plus transmissible, mais nettement moins dangereux que la souche originale de la première vague, aurait déjà dû amener nos dirigeants à la raison et à un véritable retour à la vie normale. 

Mais il leur faut maintenir le narratif à l’effet que « le vaccin reste la seule avenue en vue d’un retour à la vie normale ».  Trudeau a des centaines de millions de doses à nous fourguer au cours des prochaines années, alors…  Il y a fort à parier que si l’UPAC était autre chose qu’un éléphant blanc, elle pourrait éventuellement nous faire des révélations étonnantes sur les probables conflits d’intérêt impliquant les ténors de la CAQ avec les lobbys pharmaceutique et médical.

Seule la corruption peut expliquer pareil entêtement dans la stupidité étatique de mesures soi-disant sanitaires aussi improductives qu’inefficaces.  

L’échec de la vaccination

Dans cette perspective, il faudra bien un jour se résoudre à l’évidence et admettre que la vaccination, si elle représente un « succès » de participation avec 90 % de cobayes, n’a absolument pas tenu ses promesses.  Le vaccin devait au départ protéger à 95 %, puis son efficacité est tombée à 60 % avec l’arrivée du variant Delta, puis il n’a plus empêché la contagion, ni la transmission du virus, en plus de nécessiter un renouvellement aux trois mois.

En termes clairs, ça s’appelle un flop.  Et que dire des nombreuses personnalités publiques vaccinées atteintes de la covid, dont Legault lui-même et son aboyeur public, Richard Martineau.

Et cet état de fait, c’est sans compter le retrait de l’Astra Zeneca et la mise en garde pour les hommes de moins de 30 ans contre le Moderna, deux phénomènes médiatisés.  Quelles autres nouvelles du genre nous attendent au cours des prochains mois ?

On constate de plus en plus des précédents catastrophiques dont on nie qu’ils puissent avoir un lien avec la vaccination massive, bien que les pays les moins vaccinés soient, comme par hasard, les moins touchés par les fléaux croissants que sont la surmortalité, la mortalité infantile, les fausses couches, les myocardites infantiles, les menstruations disparues ou trop abondantes et de nombreuses complications respiratoires et cardiaques, parmi plusieurs problèmes qui devraient nous interpeller.

Mais nos dirigeants pourront toujours mettre la faute de ces fléaux sur la covid…

L’impact des camionneurs

Bien sûr, la CAQ a subi l’impact du convoi de la liberté des camionneurs et s’est vu contraint de reculer, à regret, bien entendu, sur l’infâme « vaccimpôt », qui a fait du Québec une risée mondiale, mais également sur le non moins répugnant passeport vaccinal et… sur le retrait de plus en plus hypothétique du masque, dont la date sera sans cesse repoussée à l’aube d’une sixième vague fictive qui coïncidera, comme par hasard, avec le saison de l’influenza, dont nos dirigeants pourront à nouveau se servir pour annoncer « une augmentation des cas » manufacturée.  

Ceux qui s’imaginent que le Québec marche allégrement vers un retour à la normale seront déçus.  Car la stratégie de la CAQ est aussi prévisible que le lever du soleil.  Dès les élections passées, avec une – hélas – probable majorité, les Québécois étant les gogos que l'on sait, Legault aura les coudées franches afin d’imposer son retour à l’anormal à grands coups de passeport vaccinal, de confinements, de masques maintenus, et, pourquoi pas, de couvre-feu, s’il sent que son public le réclame.  Et il en est bien capable.

Qui sont les vrais édentés ?

Même si les 10 % de non vaccinés étaient tous des analphabètes fonctionnels, ce qui est plus qu’improbable, n’en déplaise aux Martineau, Lagacé et Bombardier de ce monde, ils ne représenteraient qu’une minorité parmi les personnes atteintes par cette dysfonction.  En effet, selon la fondation pour l’alphabétisation, les Québécois regroupent à eux seuls 53 % d’analphabètes sévères ou fonctionnels :

« 19 % des Québécois sont analphabètes (niveaux -1 et 1 de littératie) et 34,3 % éprouvent de grandes difficultés de lecture et se situent au niveau 2 de littératie. Ces derniers seront souvent qualifiés d’analphabètes fonctionnels. Il ne s’agit pas là de fiction, mais bien de chiffres réels. L’analphabétisme touche l’ensemble des pays, peu importe s’ils sont industrialisés ou non. Le Québec n’échappe pas à cette réalité1. »

 

Ces chiffres indiquent donc que, même si les quelques 10 % de non-vaccinés étaient tous des analphabètes fonctionnels, nos vaccinés regrouperaient tout de même de leur côté une majorité de 43 % des personnes souffrant de ce handicap.  Évitons cependant de nous livrer aux mêmes généralisations outrancières que les chroniqueurs de Quebecor ou de la Presse; des personnes analphabètes peuvent faire preuve de jugement et des universitaires, de totale imbécilité.  Nous avons suffisamment de chroniqueurs pour démontrer ce dernier point.


L’asservissement aux médias subventionnés

Il faut cependant reconnaître la difficulté, pour les analphabètes fonctionnels, de diversifier leurs sources d’information.  La plupart s’en remettront aux médias radiophoniques, mais surtout télévisuels, puisqu’ils ne peuvent lire facilement ou pas du tout les médias écrits.  Ce qui les condamne aux médias main stream, TVA ou Radio-Canada, qui ne sont plus des médias traditionnels, capable de remettre en question nos dirigeants, mais bien des médias subventionnés, au service de ces derniers.   

43 % d’analphabètes, ce n’est pas loin d’un Québécois sur deux.  Peut-on s’étonner alors de voir un aussi grand nombre appuyer servilement et aveuglément les mesures les plus injustifiables de ce gouvernement véreux ?  On a beau mettre en doute les sondages Léger, il n’en demeure pas moins que le véritable sondage restera tout de même celui du 3 octobre prochain.  Une victoire éclatante de la CAQ pourrait bien nous révéler qui sont vraiment les « édentés ». 

samedi 9 avril 2022

Hécatombe dans les CHSLD : et si on parlait de responsabilité ministérielle ?

Danielle McCann et Marguerite Blais
On ne peut aborder le sujet consternant de la totale dérive de la gestion des CHSLD en pandémie sans évoquer le concept de responsabilité ministérielle, autant individuelle que collective.  Qui dit gestion, dit gestionnaires et donc, responsables de ladite gestion, qu’elle soit efficace ou catastrophique, comme ce fut hélas le cas au Québec qui détient le pire bilan au Canada quant au taux de mortalité dans les établissements pour personnes âgées.

L’ancienne ministre de la Santé, Danielle McCann, et la ministre des Aînés, Marguerite Blais, ont annoncé qu’elles ne se représenteraient pas aux prochaines élections.  La sempiternelle ritournelle des raisons familiales, les deux futures ex politiciennes étant grands-mères, a été invoquée pour expliquer leur décision, une raison qui n’abusera aucune personne dotée d’un tant soit peu de jugement critique.

On attend avec impatience le rapport du coroner sur l’hécatombe des personnes âgées en CHSLD, dont un nombre affolant ont été retrouvés isolées, affligées par des conditions d’insalubrité innommables, affamées, déshydratées, sous médicamentés et abandonnées par leurs proches et par un personnel nettement insuffisant. 

Un véritable carnage, qui n’a cependant pas empêché François Legault de s’attribuer une note parfaite pour sa gestion de crise !  Voilà qui s’appelle joindre l’injure à l’indifférence.

Qu’est-ce que la responsabilité ministérielle ?

Selon ce document de l’Assemblée nationale, la responsabilité ministérielle individuelle se définit comme suit :

« Les ministres sont individuellement responsables de la gestion de leur ministère. Ils doivent présenter les politiques et défendre les actions entreprises par leur ministère. Devant l'Assemblée, un ministre doit répondre non seulement de ses propres actions, mais aussi de celles de ses fonctionnaires. Il pourrait même être forcé de démissionner en raison d'un cas important de mauvaise gestion. (…) »

On ne peut être plus clair.  Les CHSLD relevant du ministère de la Santé, c’est la ministre de l’époque, soit Danielle McCann, qui doit répondre non seulement de sa gestion, mais également de celle de ses fonctionnaires, qui fut désastreuse.  Ce constat vaut également pour Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des proches aidants, vous savez, ceux qu’on a empêché de porter aide et assistance aux aînés dont ils voulaient s’occuper.

Il ne faudrait pas oublier non plus cet absent, Horacio Arruda, directeur général de la santé publique et sous-ministre adjoint en prévention, promotion, planification et protection en santé publique, autant de titres dont on se demande quelle pertinence ils possèdent encore, associés à son nom.

« Il faut que quelqu'un finisse par répondre de ça. » - Paul Brunet

Rappelons que M Arruda et Mme McCann font l’objet d’une plainte pour négligence criminelle déposée, à titre personnel, par Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades.  Ce dernier s’était d’ailleurs exprimé en termes bien sentis devant la coroner Géhane Kamel :

« Il faut que quelqu'un finisse par répondre de ça, a lancé Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades CPM, dans un témoignage émouvant livré au palais de justice de Québec, au quatrième jour du volet national de l’enquête publique du coroner. »

 

Et Legault, dans tout ça ?

 

La question de la responsabilité du premier ministre Legault ne peut être ignorée, qu’il se trouve parfait ou pas.  Toujours selon le document de l’Assemblée nationale cité plus haut :

« La responsabilité ministérielle collective

Le premier ministre et ses ministres sont responsables collectivement devant l'Assemblée des actions de leur gouvernement. C'est ce qu'on appelle la responsabilité ministérielle collective ou la solidarité ministérielle. Le Conseil des ministres parle d'une seule voix et chaque ministre est responsable des décisions qui y sont prises, qu'il y soit favorable ou pas. »

Des questions ?


En clair, c’est non seulement François Legault qui reste imputable de la gestion désastreuse des CHSLD, mais tout son gouvernement, celui-là même que notre bon peuple pourrait étourdiment réélire de façon éclatante le 3 octobre prochain...

Legault ne veut pas d’enquête publique

On ne se surprendra donc pas de ses propos de décembre dernier à l’effet que, selon lui, les Québécois ne voulaient pas d’enquête publique indépendante sur l’hécatombe en CHSLD malgré le fait que 60 % des mêmes Québécois s’étaient montrés insatisfaits de sa gestion dans ces établissements.  

Pour qui se prend-t-il pour affirmer parler au nom des Québécois ?  Il avait cependant dans sa manche un argument défendable :

« Après le rapport de la Protectrice du citoyen, ceux de la coroner, de la Vérificatrice générale et de la Commissaire à la santé seront attendus au cours des prochains mois. Pour François Legault, les quatre institutions « ont tous les pouvoirs » pour mener à bien leurs enquêtes. »

Cependant, malgré la déroute meurtrière qui a fait 6700 victimes chez nos aînés, notre bon peuple affichait à la même époque un taux d’approbation exorbitant de 73 % de la gestion générale de la pandémie, selon un sondage Léger, qu’on peut toutefois soupçonner de parti pris gouvernemental :

« D’ailleurs, les troupes caquistes ont clairement repris le dessus depuis le printemps 2020, aux yeux des électeurs : la gestion générale de la pandémie reçoit l’approbation de 73 % des répondants. « C’est un taux extrêmement élevé. C’est le plus élevé au Canada », dit M. Léger. »

Une expression typiquement québécoise s’applique à ces braves gens : des poules pas de tête…

Une ministre sur le grill

Absente jusqu’en janvier des audiences devant la coroner, Marguerite Blais n’a pas été épargnée jeudi en chambre quant à sa gestion du CHSLD Herron, le plus emblématique du désastre organisationnel dont ont été victimes des milliers d’aînés :

« Ils (quatre députés libéraux) l’accusent de n’avoir fait « aucun suivi » pendant 12 jours après avoir été alerté par courriel dans la nuit du 29 au 30 mars 2020 sur la situation dramatique dans cet établissement. On lui reproche également de ne pas avoir fait remonter l’information au bureau du premier ministre. Le gouvernement soutient qu’il a pris connaissance de l’ampleur du drame au CHSLD Herron dans l’article du quotidien The Gazette le 10 avril. »

Pas évident d'identifier clairement des responsables, comme vont l'indiquer les paragraphes suivants. 

Blais ment-elle pour protéger le gouvernement ?

En ce qui concerne la gestion globale des CHSLD, un ouvrage cité dans cet article présente une version des faits en totale contradiction avec celle présentée par l’intéressée en janvier dernier devant la coroner :

L’ouvrage des journalistes de La Presse Katia Gagnon, Ariane Lacoursière et Gabrielle Duchaine révèle pourtant des entrevues inédites avec Mme Blais et sa cheffe de cabinet, Pascale Fréchette, qui entrent en contradiction avec le récit de la ministre lors de l’enquête publique. On apprend que les deux femmes « ont hurlé » dans la cellule de crise pour faire cesser les transferts en CHSLD, au printemps 2020. »

Interrogée sur ce point précis, Mme Blais a réitéré sa version des faits, telle que présentée devant la coroner :

« Elle (Marguerite Blais) a réitéré que de transférer des patients des hôpitaux vers les CHSLD était « ce qu’il fallait faire » au début de la pandémie alors que « tous les yeux étaient tournés vers l’Europe, où les hôpitaux débordaient ».

Pas plus avancés...

Une impression de déjà-vu…

Jean Charest n’hésitait pas à sacrifier ses ministres pour conserver le pouvoir.  Les départ de Marguerite Blais et de Danielle McCann ne sont pas sans évoquer ce procédé.  Mme Blais a-t-elle modifié la version de sa gestion des CHSLD afin de protéger Legault même si elle a avoué précédemment avoir tiré la sonnette d’alarme ? 

Quoi qu’il en soit, il faudra bien un jour identifier les responsables de l’hécatombe des CHSLD et sévir contre eux.  Responsables, car il y a eu bel et bien une négligence criminelle qu’on ne peut passer sous silence avec 6700 décès.  Le principe de responsabilité ministérielle doit s’appliquer, autant envers Legault qu’envers ses ministres.

Il faudrait que les Québécois gardent en mémoire ce triste épisode, « digne » des orphelins de Duplessis, au moment d’apposer leur « x » dans l’isoloir ce 3 octobre.

Généreuses subventions à Charles Sirois : Legault n’est jamais « au courant »

Charles Sirois et François Legault Parmi les possibles conflits d’intérêt qui pourraient finir par hanter le gouvernement Legault, l’hypothè...