samedi 4 décembre 2021

Hystérie vaccinale : nos chroniqueurs sont devenus des ambassadeurs de haine

Richard Martineau
Au moment où j’écris ces lignes, il y a, en tout et partout au Québec, pour une population de 8,5 millions de résidents, 57 personnes hospitalisées en soins intensifs dans la totalité des établissements hospitaliers.  Et nous nous trouvons en pleine situation annuelle où les virus restent les plus agressifs.  Je répète : 57 personnes. 


C’est là l’hécatombe qui s’abat sur nous et contre laquelle il faut contraindre, dénigrer, insulter, rabaisser, culpabiliser et priver de libertés élémentaires les personnes sensées qui ont fait le choix d’attendre d’en savoir plus sur un vaccin expérimental, non homologué, et dont on commence à comprendre qu’il n’empêche ni la contagion, ni la transmission, en plus d’être d’une efficacité si limitée qu’on se demande s’il ne faudra pas une dose aux trois mois pour en maintenir l’efficience hypothétique.

Des chroniqueurs pour lesquels j’avais jadis la plus grande estime se sont métamorphosés, sous la pluie des revenus publicitaires himalayens versés par la CAQ, en brutes épaisses, en mercenaires appointés pour lesquels il n’existe plus une injure assez basse pour dénigrer les pro choix du vaccin, déjà aux prises avec l’infamie du passeport vaccinal et les restrictions infantilisantes et infantiles qui s’y rattachent.  « Vous voulez pas obéir à papa Legault, vous serez privés de resto, de ciné et de voyage, vilains antivax, na ! »

Le cas Martineau

Le pire de ces enragés reste sans contredit Richard Martineau, pour qui aucune insulte, aucun mépris, aucun raccourci facile n’est assez bas.  Encore récemment :

« Une personne qui refuse de se faire vacciner, à l’aube de 2022, c’est comme un récidiviste qui persiste à conduire sa bagnole sous l’effet de l’alcool, même s’il s’est déjà fait arrêter trois fois. 

C’est un danger public. Qui met la santé – non, la vie – de tout le monde à risque. »

Je n’en reviens toujours pas du délire hypocondriaque de ce type.  Pense-t-il vraiment ce qu’il écrit ou joue-t-il simplement le rôle qui lui a été confié, un peu comme notre premier ministre, François Legault, mauvais comédien de télé-réalité qui obéit servilement aux directives de la firme McKinsey, engagée par ses soins à raison de 1,7 M $ et dont la réputation de corruption n’est plus à établir ?

Aucune connerie à son épreuve

Ne reculant devant aucune connerie, Martineau va même jusqu’à mettre les « antivax » au défi :

« Je vous enferme dans un placard avec une personne atteinte de la COVID pendant une heure, et je demande à cette personne de vous lécher la face deux fois de suite et de vous tousser au visage à trois reprises – une grosse toux grasse, avec le maximum de particules éjectées. »

Grossier, vulgaire, insignifiant et carrément stupide.  J’espère que ce has been est grassement payé pour aligner pareils non-sens. 

Les non vaccinés sont des sectaires

Dans cette autre chronique, Martineau associe les « antivax » aux adeptes d’une secte, rien de moins.  Comme si la croyance aveugle en l’efficacité douteuse d’un vaccin expérimental conçu à toute vitesse, perçu comme l’unique sauveur de l’humanité, n’était pas, justement, un comportement sectaire :

« C’est plate à dire, mais tous les spécialistes des phénomènes sectaires vous le diront : on ne peut pas faire grand-chose pour sortir un adepte d’une secte. »

Il ajoute, inconscient de son incohérence :

« Plus tu tentes de convaincre un « croyant » que ses croyances sont illogiques, et plus il s’accroche à sa foi. 

C’est un cercle vicieux. »

Ben oui, Ritchie...

95 % des « antivax » sont des gars tatoués qui portent un hoodie…

Ayant reçu une lettre d’insulte d’une « antivax », le chroniqueur fait ce constat :

« Le plus étonnant est que la personne qui m’a envoyé ce message n’est pas un gars tatoué qui porte un hoodie, comme 95 % des antivax, mais une p’tite madame d’une soixantaine d’années qui ressemble à ma tante Micheline. »

Bref, 95 % des « antivax » sont des hommes et portent tatouages et gilets kangourou.  De la part d’un gars qui a toujours prétendu vouloir dénoncer les stéréotypes sexistes envers les hommes, ce commentaire est éloquent.  Martineau a-t-il jamais été sincère dans ses prises de position passées ?

Denise Bombardier, aux portes du fanatisme

Il y a bien d’autres commentaires aussi méprisants, stupides et faciles formulés par cette épave que je pourrais citer, mais je préfère passer à une autre fanatique, Mme Denise Bombardier. Commentant une manifestation tenue au mois d’août, la chroniqueuse s’est fait un devoir de généraliser à tous les pro choix du vaccin les comportements d’une minorité de « délinquants » :

« Toutes leurs offenses et leur mépris pour les morts, les malades, pour les familles accablées par ce terrible fléau planétaire, nous blessent collectivement.

Sans doute par une sorte de naïveté ou d’indifférence, nombre de citoyens ignoraient peut-être que le Québec contenait en son sein des énergumènes qui rêvaient de renverser les assises mêmes de notre société tolérante et raisonnable. »

Il n’y a pas plus fanatique que les donneurs de leçons qui stigmatisent une minorité au nom de la démocratie.  Ce sont les pires fascistes qui puissent se concevoir.  Donc, le refus du vaccin fait des non vaccinés des monstres qui menacent notre démocratie ?  Elle conclut ainsi :

« En refusant les vaccins et le passeport vaccinal, ils revendiquent au fond le droit de mourir eux-mêmes ou de tuer leurs semblables en les contaminant. Et ce, en n’ayant que le mot liberté à la bouche. »

Les non vaccinés sont des terroristes !

Si nous ne nous trouvons pas devant des propos hystériques, l’hystérie n’existe plus.  Dans un autre accès de délire, Bombardier va même jusqu’à voir des terroristes dans les non vaccinés !  Il faut le lire pour le croire :

« Il existe certes des sectes au Québec aux objectifs troubles, parfois. Mais ce mouvement radical contre la vaccination bouleverse toute notre société déjà perturbée et déstabilisée. En prenant en otages en quelque sorte des jeunes pour les endoctriner, en encombrant davantage nos services hospitaliers, cette mouvance actuelle sans morale peut être qualifiée de terroriste. »

Les « antivax » sont également des béotiens, des primates sans âme avec lesquels, bien sûr, tout dialogue est impossible :

« Nous sommes face à des robots, non pas pensants, mais déconnectés du réel. C’est pourquoi, même s’ils sont minoritaires, ils accaparent les réseaux sociaux et inversent leur statut d’agresseurs sociaux. Les complotistes et autres antivax et anti-mesures sanitaires sont emmurés. Les mots dont ils usent sont vides de sens. »

Les non vaccinés sont sans repères moraux, spirituels et historiques

Une drôle d’accusation, de traiter les non vaccinés d’emmurés, de la part d’une confinée mentale qui ajoute :

« Ce sont des jappements de bêtes enragées, blessées sans doute, dépouillées de l’estime d’eux-mêmes, sans repères moraux, spirituels et historiques. Toute tentative d’échanges avec eux s’avère inutile et décourageante. »

Comment rester de glace devant tant de haine, de mépris, de dédain, de préjugés injustifiés, d’injures non fondées, de raccourcis réducteurs, de refus de la différence d’opinion au nom de la démocratie.  Passons au cas suivant.

Dumont, la margarine des deux précédents

J’aurais pu choisir Patrick Lagacé, mais je le trouve par trop insignifiant.  Moins fanatisé que ses deux collègues, Mario Dumont sera ma dernière tête d’affiche. Commentant le recul de Christian Dubé devant le courage des travailleuses non vaccinées qui lui ont tenu tête, le chroniqueur est allé jusqu’à traiter ces dernières et ceux qui partagent leur inquiétude de collabos :

« Depuis que nous disposons de la seule véritable solution viable face à une pandémie, le vaccin, ils dévalorisent et découragent la vaccination. Dans une guerre, c’est ce qu’on appelle des collabos. Qu’ils agissent par ignorance, par entêtement ou pour une simple fantaisie de se distinguer, ils sont les collabos de la COVID-19.

Quand les collabos se drapent dans des habits de preux chevaliers, au front d’un combat, nous avons affaire à une supercherie, une mascarade, un vaudeville. »

Moins virulent que Martineau et Bombardier, Dumont a cependant recours aux mêmes raccourcis faciles, aux mêmes procès d’intention injustifiés, au même fanatisme quasi religieux prônant le vaccin comme unique solution à la covid, au mépris de remèdes préventifs.  Une telle attitude relève d’une ligne éditoriale dictée par une commande politique et subventionnée.

Qui sont les vrais collabos ?

En accusant les non vaccinés d’être des collabos, le chroniqueur commet une inversion accusatoire.  Qui sont vraiment les collabos ?  Qui se drape dans des habits de preux chevalier et se livre depuis presque deux ans à une supercherie, une mascarade, un vaudeville ?

Un jour, peut-être lointain, quand nous serons sortis de cette démence politico-sanitaire, nous pourrons collectivement identifier qui auront été les vrais collabos.  Et les Martineau, Bombardier et autres Dumont devront baisser la tête sous le fardeau de leur honte.

Vaccination des enfants : l’étau se resserre autour des parents

François Legault et Lionel Carmant
Il y a des jours où l'on déteste avoir raison et préférerait de loin faire erreur.  J’ai déjà publié deux billets (ici et ici) annonçant le risque d’une vaccination des enfants obligatoire déguisée.  Cette triste prémonition pourrait bien devenir réalité bien plus tôt qu’on ne le pense. 

En effet, le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, vient de faire une annonce « historique » concernant le principe de primauté parentale.  Pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre qu’elle se verra sacrifiée sous peu, en termes déguisés et alambiqués, au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant », comme si ce concept avait été ignoré jusqu’à présent.  À en croire le ministre, cet intérêt supérieur vient d’être enfin consacré cette semaine :

« « On va enfin mettre l’intérêt de l’enfant en premier. Quand je dis en premier, ça veut dire avant la famille naturelle, avant l’intérêt des parents biologiques. C’est important que ce soit l’enfant, l’intérêt de l’enfant en premier. Arrêter de barouetter les enfants d’une famille d’accueil à l’autre, d’imposer le retour de l’enfant dans sa famille naturelle alors qu’il y a des risques pour l’enfant », s’est réjoui François Legault. »

 

Nul ne peut prêcher contre la vertu, mais depuis quand la DPJ ne dispose-t-elle pas déjà des ressources légales nécessaires à éviter que des enfants ne soient confiés à des parents irresponsables ou maintenus dans des familles d’accueil inadéquates ?  Trop de ses intervenantes sont par ailleurs exceptionnellement douées pour retirer des enfants à des parents compétents ou pour les laisser entre les mains de familles d’accueil où ils se voient maltraités pendant des années sans qu’aucune action ne soit tentée pour les sauver en dépit de signalements répétés.

 

Réviser les compétences de la DPJ

Une révision des compétences de la DPJ et de son personnel ne serait-elle pas davantage pertinente, pour ne pas dire urgente, que cette opération cosmétique qui attribue à la DPJ des droits… qu’elle a déjà ?  Ses intervenantes incompétentes (Je précise ici que certaines font un excellent travail.) vont-elles subitement devenir efficaces par la magie de cette réforme au mieux inutile, au pire néfaste tant pour les parents consciencieux que pour les enfants qu’ils veulent protéger d’abus étatiques ?

Curieux timing

Faut-il s’étonner, quand on connaît l’esprit particulièrement tordu et manipulateur de nos dirigeants, que cette annonce « historique » survienne précisément au moment où va débuter la vaccination des enfants de cinq à 11 ans ?

Cette manœuvre – car c’en est une - me rappelle ces films policiers où un assassin s’en prend à plusieurs inconnus parce qu’il veut éliminer une victime en particulier en passant pour un tueur en série.  Le CAQ ressemble un peu à cet individu : sous le concept flou et général de « l’intérêt supérieur de l’enfant », la vaccination obligatoire déguisée des cinq à 11 ans pourrait bien se révéler le but visé par Carmant, qui parle par ailleurs des deux côtés de la bouche :

« Le projet de loi 15 vient en effet « réaffirmer que l’intérêt de l’enfant est une considération primordiale dans l’application de celle-ci », sans donner de nouveaux leviers légaux. Le concept de primauté parentale ne change pas ni les durées maximales de placement pour retourner ou non un enfant dans son milieu. « Le rôle de la famille demeure entier », a nuancé M. Carmant. »

 

Donc, nous devrions nous voir rassurés, mais…

 

Le ministre « nuance » par ailleurs :

 

« Le changement se situe dans le fait que « l’intérêt de l’enfant » comme « considération primordiale » sera inscrit dans le préambule de la LPJ, et donc, guidera son application. On vient par ailleurs clarifier « une confusion » existante de l’ancienne loi. Dorénavant, la décision de confier à nouveau un enfant à ses parents biologiques devra être motivée par l’intérêt de l’enfant. »

Comment, ce n’était pas déjà le cas ?  On a attendu des décennies pour découvrir l’importance de ce principe ?  On n’avait pas jusqu’à présent la possibilité légale et logistique de ne pas confier un enfant à des parents irresponsables ?  La DPJ avait vraiment les mains liées devant les mauvais traitements subis par un enfant, comme la petite fille martyrisée de Granby ? Ce serait pour cette raison que ses intervenantes sont restées passives pendant des années et que cette gamine est morte ?  Avons-nous une poignée dans le dos pour avaler pareilles couleuvres ?

Et si le refus du vaccin allait à l’encontre de « l’intérêt supérieur de l’enfant » ?

J’ai déjà évoqué le fâcheux précédent de cette mère de famille soi-disant « complotiste » qui s’est vu imposer par une juge le dépistage de la covid et « éventuellement » la vaccination.  On voit clairement vers quels abus de pouvoir peut désormais mener « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Et qu’arriverait-il si un parent veut la vaccination et l’autre non ?  Le ministre entrouvre une porte :

« Le texte législatif établit également « la représentation systématique » des enfants par avocat. Il prévoit la possibilité « qu’un projet d’entente ou de règlement à l’amiable soit conclu avec un seul des parents lorsque l’autre n’est pas en mesure de manifester sa volonté, qu’il ne peut être retrouvé malgré les efforts sérieux déployés ». »

Le ministre aurait pu ajouter « ou lorsqu’il s’oppose à « intérêt supérieur de l’enfant » en refusant qu’il soit vacciné…

Une rumeur fâcheuse

Une rumeur fâcheuse circule sur les réseaux sociaux.  Je la mentionne pour ce qu’elle est : une rumeur, et rien d’autre, qui veut que les directions d’école auraient reçu pour consigne d’acheminer à la DPJ tous les formulaires de refus vaccinaux qui leur seraient retournés par les parents d’enfants de cinq à 11 ans.

J’espère sincèrement que cette rumeur est non fondée.  Mais comment ne pas se montrer suspicieux envers un gouvernement aussi manipulateur et hypocrite, qui multiplie depuis presque deux ans les abus de pouvoir au point d’avoir tenté d’imposer l’obligation vaccinale aux travailleuses de la santé en plus d’avoir instauré l’ordurier passeport vaccinal ?

L’avenir nous dira si la DPJ, soutenue par notre système judiciaire, ne deviendra pas le bras armé du gouvernement dans l’imposition du vaccin à des enfants qui n’en ont pas besoin, au péril de leur santé et, éventuellement, de leur vie.

dimanche 28 novembre 2021

Profits à la hausse de 7,5 % pour Pfizer : voilà pourquoi il faut vacciner vos enfants ?

François Legault
Les affaires vont bon train pour Pfizer, devenu le vaccinateur numéro un mondial contre la covid. Rappelons que nos dirigeants nous claironnaient qu’avec deux doses, ce serait le « retour à la vie normale » garanti avec 70 %, puis 80 %, puis 90 %, puis… de la population vaccinée. 

Apparemment, non seulement la vie normale ne se pointe toujours pas à l’horizon, mais une troisième dose, ou booster, pour employer un terme à la mode, sera sans doute bientôt de mise.  Et puis il faudra vacciner les enfants de cinq à 11 ans pour protéger grand-maman.  Faudrait pas que ces petits choux ne deviennent des tueurs en série juvéniles, tout de même…

Bientôt le tour des animaux de compagnie ?

Comme si la situation n’était pas aussi « problématique », on vient de découvrir que les cerfs seraient porteurs de covid.  Pourquoi pas les orignaux, les castors, les écureuils, les moufettes ou les loutres, un coup parti ? Allons-nous bientôt en arriver à vacciner nos animaux de compagnie ?  Après tout, plus d’une grand-mère possède un chat ou un petit chien.  S’il fallait qu’on retrouve le cadavre de l’une d’elles avec, penché sur son corps inerte, son meurtrier aussi involontaire qu’affectueux…

Mais nous ne sommes pas rendus là.  En tout cas, pas encore.  Il faut prendre au sérieux, à défaut de croire, François Legault quand ce premier ministre ose une fois de plus nous prendre pour des valises en affirmant avec un front de bœuf que la plupart des mesures sanitaires seraient levées une fois que 80 % des enfants seront vaccinés.

Du chantage, toujours du chantage…

Encore du chantage, à peine plus subtil que celui du ministre Christian Dubé envers les travailleuses de la Santé : si vous ne faites pas vacciner votre enfant, pas de « retour à la vie normale »… Évidemment, il est à prévoir que de nombreux parents sensés refuseront d’exposer leur progéniture à un vaccin expérimental.  Les plus démunis au plan humain ou intellectuel obéiront par contre aveuglément aux « experts » à gogo de TVA ou de Radio-Canada.

Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier que la cible des 80 % d’enfants vaccinés ne sera pas atteinte, ce qui fournira à Legault un nouveau prétexte pour prolonger l’urgence sanitaire en accusant cette fois les parents « antivax » d’être la cause de ce nouveau revers. 

Évidemment les Martineau, Dumont, Lagacé et Bombardier seront mis à contribution afin de cracher une fois de plus leur venin sur ces « vils » parents qui auront voulu exercer leur droit plus que légitime de protéger leurs enfants de cette nouvelle manigance gouvernementale.

Apparence de conflits d’intérêt

J’avais fait mention dans mon dernier billet d’un article évoquant des apparences de conflits d’intérêt entre Legault, alors ministre péquiste de la Santé en 2002, et une vingtaine de lobbyistes des secteurs pharmaceutique et médical venu payer 1000 $ pour le rencontrer lors d’une activité de financement du bloc québécois.

Cette rage de vacciner des enfants qui sont à très faible risque de contracter la covid et de la transmettre ne représente-t-elle pas une autre apparence de conflit d’intérêt quand on apprend que Pfizer vient de réviser de 7,5 % à la hausse ses prévisions annuelles de ventes de son vaccin contre la covid-19 ?  La raison de cette augmentation : des accords pour les doses de rappel et… l’autorisation de vacciner les enfants :

« Pfizer a relevé mardi de 7,5% sa prévision annuelle de ventes pour son vaccin contre le Covid-19, le groupe ayant bénéficié d'accords pour les doses de rappel et d'autorisations pour l'inoculation de son vaccin chez les enfants. »

Si après ça, les confinés mentaux ne commencent pas ne serait-ce qu’à s’interroger sur les motivations réelles de ce gouvernement, nous aurons affaire à une cause perdue.  Il n’y a plus de limites à la voracité de Pfizer :

« Le géant de la pharmacie vise désormais des ventes de vaccins contre le Covid-19 de 36 milliards de dollars, 2,5 milliards de plus que prévu en juillet, pour le vaccin qu'il produit avec l'entreprise allemande BioNTech. »

Maintenant, vous avez matière à déterminer qui oriente vraiment les politiques sanitaires du Québec, et qui n’en est que le vil concierge…

samedi 27 novembre 2021

En 2002, des lobbyistes pharmaceutiques payaient 1000 $ chacun pour rencontrer Legault…

François Legault
L’article qui dévoile cet événement embarrassant pour le premier ministre François Legault était tout aussi gênant en 2002 lors de sa parution.  Précisons cependant que cette vingtaine de lobbyistes des milieux pharmaceutique et médical ont versé ce montant de 1000 $ dans le cadre d’une activité de financement du bloc québécois alors que Legault était ministre de la Santé pour le gouvernement péquiste de l’époque.  Normal de se soutenir entre membres de la même allégeance politique, mais…

Déjà rompu à sa manie des cachotteries, le ministre d’alors aurait vraisemblablement souhaité que ces détails litigieux restent dissimulés aux yeux du public :

« Le ministre de la Santé, François Legault, admet être embarrassé par le dévoilement de sa rencontre de jeudi soir avec une vingtaine de dirigeants d'entreprises des secteurs pharmaceutique et médical.

Chacune de ces personnes a déboursé 1000 dollars pour souper avec lui, à Québec. »

Comment ne pas voir dans de telles attentions de ces dirigeants pour le ministre de la Santé de l’époque un risque patent de conflits d’intérêt ?  À la lumière actuelle des liens incestueux qui existent entre la Coalition avenir Québec et le lobby des vaccins contre la covid, il est permis de se demander si ces attentions ne représentaient pas un épisode parmi une longue et « fructueuse » collaboration.

Une problématique mondiale

La rage de la CAQ de vacciner à tout prix, même des enfants, quitte à mettre en péril leur santé et peut-être même leur vie, n’a-t-elle rien à voir avec de possibles conflits d’intérêt ?  Vous me direz que partout à travers la planète, des chefs d’État exercent les mêmes pressions sur leurs populations, certains, comme les dirigeants de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ayant même instauré une dictature qui pourrait faire passer Legault pour un être modéré.

Cette crise n’est pas gérée par les gouvernements

Rien de plus normal puisque la crise actuelle est gérée non pas par les gouvernements, mais par les instances mondiales que sont notamment l’Organisation mondiale de la Santé, elle-même financée par la Fondation Bill et Melinda Gates. 

Il ne faudrait pas oublier le Forum économique mondial, et son gourou, l’extravagant Klaus Schwab, apôtre du transhumanisme, qui voit dans la crise politico-sanitaire actuelle l’occasion d’une grande réinitialisation (« great reset ») à travers la quatrième révolution industrielle dont il se fait le promoteur.  Legault et Justin Trudeau ont avoué être des disciples de ce psychopathe.

Une affaire de gros sous

Qui plus est, la covid est devenue une affaire de gros sous, comme le dévoile cette manchette nous révélant que ce virus a créé neuf nouveaux milliardaires parmi les fabricants de vaccins :

« Ces nouvelles fortunes ont émergé « grâce aux profits faramineux des groupes pharmaceutiques qui ont un monopole sur la production de vaccins contre la COVID-19 », estime Oxfam dans un communiqué publié avant un sommet mondial sur la santé du G20, vendredi à Rome. »

L’article de La Presse laisse entendre cependant que ces profits seraient réinvestis dans la vaccination des pays défavorisés :

« La fortune cumulée des neuf milliardaires cités, 19,3 milliards de dollars, « permettrait de vacciner 1,3 fois l’ensemble des pays à faibles revenus », qui « n’ont reçu que 0,2 % des vaccins produits dans le monde, notamment en raison de l’important déficit de doses disponibles », selon Oxfam. »

Notez l'emploi du conditionnel du verbe permettre.  Entre « permettre de vacciner » et « faire vacciner », il existe une subtilité qui fait la différence entre un vœu pieux et le passage à l’acte…

Une activité légale, mais peu éthique

Comme bien des procédés douteux et peu éthiques, l’activité de 2002 impliquant Legault et le lobby pharmaceutique et médical était cependant légale :

« Puisque celui-ci (le bloc, NDA) est un parti fédéral, l'activité était légale. Elle soulève néanmoins des questions d'éthique, puisque le ministre est celui qui détermine quels médicaments sont remboursables par le régime d'assurance-médicaments. »

L’absence de preuves n’empêche pas les soupçons

Pour un grand nombre de gogos apeurés et influençables, François Legault reste leur sauveur, certains d’entre eux poussant le délire jusqu’à comparer ce lugubre individu à René Lévesque, qui doit se retourner dans sa tombe.

Il n’existe, pour le moment du moins, aucune preuve tangible qui puisse permettre d’accuser formellement le gouvernement Legault de conflits d’intérêt avec le lobby pharmaceutique.  L’absence de preuves n’empêche cependant pas les soupçons chez la partie la plus éveillée de la population, qui voit bien la manipulation grossière, cousue de fils fluorescents, derrière cette pseudo pandémie de cas, assortie pourtant de très peu d’hospitalisations et d’encore moins de décès.

Un indice ?  En date du 24 novembre, pour une population de 8,5 millions de résidents, notre soi-disant système de santé à bout de souffle ne comptait que… 43 personnes aux soins intensifs.

Une urgence hystérique

Mais il y a urgence hystérique à vacciner les cinq à 11 ans, en attendant de s’en prendre aux petits enfants.  L’heure est grave et demande des – véritables – mesures d’urgence.  L’une d’elles serait, pour les autorités compétentes, d’effectuer une enquête approfondie et impartiale sur les finances personnelles des Legault, Dubé, Arruda et Guilbault.

Vous allez me dire que je rêve en couleurs, et vous n’aurez pas tort.  Si elle avait lieu, une telle enquête permettrait - peut-être - de nous assurer de l’intégrité de nos dirigeants.  En cas de conflits d’intérêt, qu’arriverait-il ?  Une autre commission Charbonneau ?  On sait ce qu’elle a donné.  Et l’Opposition, avec à sa tête Dominique Anglade, pourrait s’avérer encore pire et plus répressive que la CAQ. 

Décidément, l’avenir du Québec, comme celui de la planète, ne s’annonce pas reluisant…

dimanche 21 novembre 2021

Vaccination des enfants : Legault vous laissera-t-il vraiment le choix ?

François Legault
Fidèle à ses tactiques cousues de fil blanc, François Legault affirmait récemment que la plupart des mesures sanitaires seront levées dès que 80 % des enfants de cinq à 11 ans auront été vaccinés début 2022.  Si vous croyez en sa parole, vous devez également l’avoir pris au sérieux lorsqu’il affirmait que la fée des dents faisait partie des services essentiels…

Quand donc le premier ministre a-t-il tenu parole pour la dernière… ou la première fois.  Le masque donnait un faux sentiment de sécurité et était à proscrire; il devenait obligatoire au point où nos vies en dépendaient.  Nous devions avoir quelques jours de répit durant le temps des fêtes; ils furent annulés.  Nous devions ne nous confiner que pendant deux semaines; elles sont devenues cinq mois.  Nous ne devions jamais envisager de couvre-feu; il nous a été imposé interminablement.  Le passeport vaccinal ne devait viser que certains secteurs précis; il est devenu une norme sociale.  Il ne devait pas y avoir d’obligation vaccinale; la CAQ y travaille mais s’est butée à la résistance de courageuses travailleuses de la santé non vaccinées. Partie remise, n’en doutez pas.

Valses-hésitations

Plus le temps passe, et plus le vaccin contre la covid dévoile ses limites, pour ne pas évoquer ses risques, mais fait l’objet d’une étrange valse-hésitation.  15 pays européens avaient suspendu le recours à l’AstraZeneca en mars en raison d’effets secondaires possibles ou graves avant que certains d’entre eux ne reviennent sur leur décision. Le même vaccin a été proscrit un temps par l’Union européenne, mais semble revenu en force avec l’accord même de la même instance. En fait, malgré la mauvaise réputation de l’AstraZeneca, ce sont des retards de livraison qui auraient été à l’origine de la première décision de l’Union européenne et non les risques pour la santé…

Les pays scandinaves viennent de leur côté de suspendre le Moderna pour les jeunes hommes de moins de 30 ans et de 18 ans.  Combien d’incidents de myocardites a-t-il fallu avant que cette décision ne soit prise ?  Il y a aussi l’exemple inquiétant d’Israël, pays le plus vacciné au monde par Pfizer, mais qui bat tous les records d’éclosions alors que l’Union européenne a interdit les voyages non-essentiels de ses citoyens sur son territoire.

45 hospitalisations en soins intensifs pour tout le Québec…

Finalement, c’est dans un tel climat d’incertitude que la vaccination des enfants est envisagée, alors que de véritables scientifiques affirment qu’ils sont à faible risque de contamination et de transmission.  D’autres experts ont tenté de mettre en garde le gouvernement contre les risques de vacciner les jeunes de 10-19 ans, en précisant que les risques étaient plus élevés que les bénéfices, en vain.  La rage gouvernementale de vacciner est plus forte que le principe de prudence.

Comme ces jeunes et les adultes, les cinq à 11 ans deviendront les cobayes d’un vaccin expérimental soi-disant en vue de les « protéger » contre un virus à faible léthalité.

Pour ce qui est des hospitalisations en soins intensifs qui, selon nos « experts » et prophètes de malheur médiatiques, sont devenues exponentielles par la faute des vilains « antivax », elles s’élevaient, en date du 17 novembre à… 45 pour tout le Québec, soit une population de 8,5 millions de résidents.  Imaginez l’horreur…

Les parents auront le dernier mot… pour le moment

Selon cet article, les parents pourront choisir de faire vacciner leur enfant ou pas :

« Le grand patron de la campagne de vaccination, Daniel Paré, a d’ailleurs déjà fixé son objectif d’inoculer une première dose du sérum à tous les fillettes et garçons de 5 à 11 ans d’ici les Fêtes. Bien sûr, l’autorisation des parents sera requise pour vacciner un enfant. »   

On connait pourtant la propension du gouvernement actuel à recourir à la répression, aux menaces à peine voilées, aux amendes salées, et même au chantage, comme ce fut le cas envers les travailleuses de la Santé, pour parvenir à ses fins.  Rien n’indique que, si un trop grand nombre de parents refuse de faire vacciner leur enfant, leur volonté sera respectée à court ou moyen terme.

Le principe de primauté parentale, un irritant pour la CAQ

C’est souvent au nom de nobles principes que les pires abus de pouvoir sont commis.  Est-ce un hasard si, avant même que la CAQ annonce la vaccination des enfants, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant entendait revoir – entendre ici abolir – en mars dernier le principe de primauté parentale vous garantissant le droit de choisir ce qu’il y a de mieux pour votre enfant ?  Voyez plutôt :

« Un des éléments qui pourraient être modifiés est la notion de primauté parentale, dit M. CarmantIl faut que ce soit le bien-être de l’enfant qui prime. La science nous montre que les choses ont changé. Ça n’a pas nécessairement besoin d’être la famille biologique ; il faut que l’enfant soit dans un environnement aimant. »

« Le bien-être de l’enfant », selon la CAQ et son commando « d’experts » de plateau.  Et si, une fois le principe de primauté parentale aboli, vous refusez la vaccination de votre enfant, votre décision sera-t-elle respectée ?  Après tout, vous ne serez plus « que » la famille biologique de votre enfant, qui lui, appartiendra à l’État, sans doute cet « environnement aimant ».

Un dangereux précédent

Si vous pensez que j’exagère, considérez cette nouvelle, parue en avril dernier, selon laquelle une juge, interpelée par la DPJ, a autorisé, contre l’opposition de la mère « complotiste », le dépistage et, éventuellement, la vaccination forcée de son enfant :

« Les impacts reliés à un refus de procéder à un test de dépistage lorsque suggéré par la Santé publique ou encore au refus d’administrer un vaccin le cas échéant (l’enfant n’a que dix ans) s’avèrent considérables et contraires à son intérêt », a écrit la magistrate. 

Eh oui, la notion du « bien-être de l’enfant » du ministre Carmant, vous la retrouvez dans ce jugement, qui fait jurisprudence, si aucun jugement analogue n’a été émis auparavant.  Si cette juge a pu agir ainsi au nom de « l’intérêt de l’enfant » dans ce cas précis, pourquoi d’autres magistrats n’agiraient-ils pas de la même manière envers vous et votre enfant ?  Une fois aboli le principe de primauté parentale, rien ne sera plus facile.

dimanche 14 novembre 2021

Hécatombe en CHSLD : une plainte pour négligence criminelle contre Arruda et McCann

Danielle McCann et Horacio Arruda
Coup de théâtre dans l’univers de la pensée unique touchant la gestion de la covid-19 : une plainte pour négligence criminelle vient d’être déposée à la Sûreté du Québec pour la façon inqualifiable dont nos aînés ont été laissés à eux-mêmes jusqu’au trépas lors de la première vague de la crise politico-sanitaire.

L’auteur de ladite plainte n’est pas n’importe qui.  Il s’agit du président du Conseil de la protection des malades, Paul Brunet, qui a cependant agi à titre personnel, et non en tant que porte-parole du CPM.  Il a précisé toutefois que la Sûreté du Québec « étudie présentement le dossier. »

Pour qui se soucie du sort de nos aînés, si facilement oubliés par un gouvernement qui a eu le culot de s’attribuer une « note parfaite » après cette hécatombe, ce geste humanitaire et courageux ne pouvait pas mieux tomber, alors que se poursuivait ce 4 novembre l’enquête publique de la coroner Géhane Kamel sur la mort de plusieurs milliers de  personnes âgées en CHSLD.

Arruda et McCann accusés

Brunet n’a pas mâché ses mots :

« Selon M. Brunet, deux personnes avaient le pouvoir et le devoir d’agir pour prévenir l’hécatombe qui s’est produite dans les milieux d’hébergement pour aînés : le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, et l'ex-ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Danielle McCann. »

 Il devait ajouter, après avoir surmonté un sanglot :

« Ces personnes ont été ignorées, abandonnées, sacrifiées par les autorités. »

Québec a tardé à réagir

Soulignant que Québec avait tardé à réagir à la déclaration d’État d’urgence internationale décrétée par l’OMS le 30 janvier 2020, Brunet affirmait que les personnes âgées, ayant été désignées comme plus à risque par un grand nombre de sources scientifiques, auraient dû se voir priorisées par des mesures préventives.  Ce ne fut pas le cas, mais il y a pire :

« Retrait des proches aidants, consultations par télémédecine, refus de tester systématiquement tous les aînés en centre d’hébergement : autant de choix qui ont contribué, selon M. Brunet, à protéger les plus vulnérables de manière inadéquate. »

« Donc, ils ont crevé de faim. Il faut le dire. »  - Dr Vinh-Kim Nguyen

L’appareil gouvernemental est lourd et lent, personne n’en doute.  Ça fait maintenant six mois que la coroner Kamel pilote son enquête publique, à laquelle elle a donné récemment une perspective « nationale ».

Pourtant, dès avril 2020, le Journal de Montréal publiait un article consternant sur le sort réservé aux personnes âgées :

« « C’est clair que les décès qu’on a vus [à l’hôpital] ne sont pas tous attribuables à la COVID-19 », a souligné hier en entrevue le Dr Vinh-Kim Nguyen, un urgentologue rattaché à l’Hôpital général juif, qui a été désigné pour traiter les cas de coronavirus à Montréal. »

À cause de l’imprévoyance des autorités, la gestion de la covid a-t-elle été plus dommageable que la covid elle-même ?  Le manque de personnel dans les CHSLD a eu des conséquences critiques :

« « Le problème, explique-t-il, c’est qu’il n’y avait pas assez [de personnel dans les CHSLD] pour nourrir ces gens-là. Donc, ils ont crevé de faim. Il faut le dire. Nous, ce qu’on voit à l’hôpital, ce sont des patients qui viennent complètement déshydratés, en insuffisance rénale, parce qu’ils n’ont pas assez bu depuis de nombreux jours. » » 

Privés du soutien de leurs proches

Comme si ce n’était pas suffisant de se voir abandonnés, faute de personnel, il fallait en plus priver ces démunis du soutien affectif et logistique de leur famille et d’aidants naturels :[1]

« L’urgentologue, qui fait aussi partie de Médecins sans frontières, estime que les conditions des résidents des CHSLD ont pris un mauvais tournant lorsque les visites des familles ont été interdites.        

Elles assuraient souvent, dit-il, une partie des soins pour ces aînés très démunis. »  

Une évidence… mais pas pour tout le monde.  Une professeure en travail social à l’Université du Québec à Montréal, Michèle Charpentier, affirmait de son côté que des ainés se laissaient carrément mourir :

« [Elles] se laissent aller, ne mangent plus. Elles sont déshydratées et vivent probablement des formes d’anxiété et de dépression face au contexte à l’entour d’elles. »        

Mme Charpentier fait état de cas déchirants d’aînés fragiles et confus qui sont en grande détresse après avoir été coupés de leurs familles.        

« Il y a une rupture complète, dit-elle, avec les gens que les personnes âgées aiment, qui sont importants pour elles. »

« On rentre là et ça sent la mort. » - Liliane Fournier, enseignante

Un autre article du Journal de Montréal d’avril 2020 fait état du désarroi de plusieurs soignantes devant l’extrême gravité de la situation qu’elles devaient découvrir :

« « On rentre là et ça sent la mort. Il n’y a presque personne. On ne se croirait pas en 2020 [en termes de conditions pour les résidents]. On s’est dit : “qu’est-ce qu’on fait là ? Va-t-on survivre ?” » se souvient Mme (Liliane) Fournier, au sujet de son passage vendredi soir dernier au Centre d’hébergement Nazaire-Piché de l’arrondissement Lachine, à Montréal. »

Sa consœur, Isabel Valero, ajoutait :

« Liliane et moi, on a commencé à faire l’évaluation des plaies et on s’est rendu compte que plusieurs baignaient dans leurs culottes souillées. Donc, on a commencé à changer des culottes d’incontinence en même temps que les pansements », explique Mme Valero.                   

« Ça faisait longtemps. Le contenu avait commencé à sécher et coller sur la peau de résidents », poursuit Mme Fournier.    

Une autre soignante témoignait :

« « Ce qui m’a le plus affectée lorsque je suis arrivée, c’est l’odeur. Ça sentait les lits sales, les excréments et l’urine mélangés à du désinfectant », raconte Anouk Poulin au sujet de sa première journée dans un CHSLD de Montréal dont elle préfère taire le nom, mercredi dernier. »

Mme Fournier fait un constat qui pourrait trouver écho chez nombre de citoyens :

« « C’est dur d’expliquer comment le système [de santé] a pu en arriver là. C’est comme si on vivait un cauchemar et qu’on avait hâte de se réveiller », image Mme Fournier. »    

Arruda témoigne, Blais brille par son absence              

La coroner Kamel n’a pas été tendre, ce 11 novembre, envers le directeur de la Santé publique, Horacio Arruda, alors qu’elle soulignait l’existence d’un plan datant de 2006 destiné à faire face à une éventuelle pandémie d’influenza et à une sérieuse pénurie de personnel.  Ce plan n’a tout simplement pas été appliqué.  Elle ajoutait :

« « Ce qui me dérange, c’est que tout est écrit dans nos plans [...] tout est prévu. Je comprends qu’entre le prévoir et le vivre c’est une chose, mais on a eu des gens qui ont été délestés: des éducateurs, des travailleurs sociaux, des nutritionnistes », a-t-elle rappelé. »

Arruda s’est abrité derrière l’excuse classique du manque de personnel, ce qui n’a vraiment pas impressionné la coroner, et a justifié l’interdiction des visites familiales par la volonté de protéger le public, en soulignant que l’interdiction avait été levée à la mi-avril.  Le directeur de la Santé publique doit poursuivre son témoignage lundi.

Marguerite Blais, ministre responsable des aînés, ne témoignera pas devant la coroner Kamel présumément en raison de problèmes de santé.  Elle sera remplacée par l’ex-sous-ministre à la Santé Yvan Gendron et par l’ancienne ministre de la Santé maintenant à l’Éducation supérieure, Danielle McCann, celle-là même qui est visée, ainsi qu’Horacio Arruda, par la plainte pour négligence criminelle déposée par le président du CPM. 

La confrontation, qui aura lieu les 16 et 17 novembre prochains, promet d’être intéressante…

Le mot de la fin

C’est précisément au président du CPM, Paul Brunet, que je laisserai le mot de la fin de ce tragique et probablement évitable épisode de l’histoire du Québec :

« Ce que je souhaite et que je dis depuis le début, c'est que quelqu'un réponde, [...] que quelqu'un soit imputable de ce qui est arrivé, pour que les familles puissent enfin faire leur deuil, a expliqué M. Brunet en entrevue après son témoignage devant la coroner. »

 

Ce vœu, nous sommes un grand nombre à le soutenir.



[1] J’ai travaillé sept ans en milieu hospitalier en tant qu’agent de service privé, un type d’agent de sécurité chargé de veiller sur des patients psychiatrisés, leurs voisins de chambre ou de civière, et sur le personnel infirmier les entourant.  J’ai eu souvent à travailler en isolation, c’est-à-dire dans une chambre ou à l’urgence auprès de personnes très souvent âgées, atteintes de bactérie C-difficile, de zona, de SARM, d’hépatite C, entre autres infections.

Je devais pour l’occasion revêtir blouse, gants et, bien sûr, masque de procédure.  Bien que les patients étaient infectés, nous devions porter cet attirail surtout pour ne pas les contaminer, en raison de la fragilité de leur système immunitaire, par un microbe ou un virus venu de l’extérieur.

Quand la famille d’un patient venait le visiter, je devais veiller à ce qu’elle respecte une série de mesures préventives des plus simples : se passer les mains au Purell, revêtir une blouse protectrice en s’assurant qu’elle soit bien fermée à l’arrière afin que les visiteurs ne se contaminent pas sur une chaise, puis, enfiler masque et gants, le tout avant de rentrer dans la chambre.  La visite terminée, les visiteurs devaient retirer blouse, masque et gants, et jeter le tout dans un bac à cet effet avant de quitter la chambre après s’être désinfecté les mains.

Cette procédure fonctionnait en milieu hospitalier envers toutes les infections possibles et imaginables.  Pourquoi, soudainement, devaient-elles cesser d’être efficaces en CHSLD ?

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