dimanche 10 juillet 2011

Ruptures : il déserte, elle se libère…

Pourquoi aussi peu d'hommes quittent-ils ?
Bon an, mal an, les magazines féminins comme les journaux à grand tirage nous ressassent cette « statistique » : les femmes seraient à l’origine des séparations de couples dans des proportions variant entre 75 et 80 %.  Toute une performance, si elle est fondée !  À l’appui de cette présumée tendance, les explications abondent, toujours les mêmes, d’ailleurs : autonomie financière accrue des femmes, donc dépendance réduite envers un conjoint pourvoyeur;  libre accès aux moyens contraceptifs et à l’IVG, permettant aux femmes de choisir ou non d’être mère; occasion de rencontres plus nombreuses sur un lieu de travail que les femmes au foyer du temps jadis.

Pourquoi ne pas se questionner à contre-courant des diktats de la pop psycho féminine :  comment se fait-il que les hommes ne rompent que dans une proportion de 20 à 25 % ?  Ça ne vous surprend pas ?  Il semble loin le stéréotype de l’homme insouciant quittant femme et enfants pour une conquête plus jeune, laissant sa famille dans la dèche.  La protection sociale et juridique offerte anciennement à l’épouse désertée et à ses enfants était en effet d’une minceur anorexique.  Un digne représentant de cette époque révolue me tenait cependant ce propos : « Si le gars voulait revenir dans le village avec sa « poupoune », on l’attendait avec une brique et un fanal ! »  Bref, en l’absence d’une justice légale, un tribunal populaire pouvait se constituer.

N'est-il pas odieux d'abandonner ces chérubins ?
Est-ce cette réalité d’antan, devenue cliché d’aujourd’hui, qui fait que les hommes seraient plus hésitants à mettre un terme à une relation bancale ?  Auraient-ils peur de se voir stigmatisés pour avoir voulu reprendre leur liberté ? Observez les réactions autour de vous lors d’une rupture, et dites-moi s’il n’existe pas deux tendances distinctes selon le sexe de la personne à l’origine de la séparation ?  Ne sommes-nous pas enclins à accuser davantage les hommes qui quittent de fuir l’engagement, de ne pas avoir su communiquer, de se comporter en perpétuels adolescents ne dépensant que pour eux, négligeant leur responsabilités familiales ?  Ne les traitons-nous pas plus aisément de sans cœurs, insensibles qu’ils seraient à la douleur qu’ils engendrent chez une femme sans reproche et aimante qui leur aurait sacrifié jusqu’à sa vie même ?  Vite, votre boîte de mouchoirs !

Et si des hommes étaient séquestrés ?

Le terme « séquestrés » vous paraît exagéré ?  De plus en plus nombreux sont ceux qui croient que les hommes endurent plus longtemps que les femmes une situation conjugale intenable.  Inutile de préciser ce que cette opinion peut avoir de choquant pour les dépositaires d’une idéologie que nous ne connaissons que trop bien et pour qui seule la femme peut devenir victime de son conjoint. Tout comme les perceptions, les conséquences qui attendent respectivement les ex conjoints au lendemain d’une rupture diffèrent considérablement selon le sexe.

Rompre au féminin, c'est tendance...
Au chapitre des perceptions, une femme qui quitte son conjoint s’affranchit d’un poids mort, reconquiert son autonomie, se réapproprie son identité, met fin à un cycle, fût-il de séchage : elle marche la tête haute vers son destin.  Notre système judiciaire lui donnera tous les outils nécessaires à son projet.  Dans 80 % des cas, elle aura la garde des enfants.  Elle fera partie des 95 % de bénéficiaires d’une pension à l’ex conjoint pour aussi longtemps qu’elle le désirera : il n’y a pas de limite imposée à la durée des versements.  Même si elle refait sa vie avec un autre homme, l’ex conjoint continuera le plus souvent de payer.  Enfin, notre femme « autonome » pourra soutirer des frais particuliers sous les prétextes le plus ridicules, incluant même des sessions de croissance personnelle.  Sans doutes ces apprentissages la rendront-ils encore plus autonome…

Comme l’homme est devenu, féminisme radical nuisant, le méchant de la fable, tous les torts lui seront réservés et les conséquences les plus fâcheuses l’attendront, si son ex conjointe se trouve dépourvue de sens éthique et d’esprit d’équité, ce qui arrive...  Il risque de se voir appauvri au point où, même s’il parvient à « refaire sa vie », son ex pourra, par le magie du concept de revenu familial, mettre sa nouvelle conjointe à contribution en extorquant une augmentation de pension.  On dirait que notre système cherche désormais à punir la « poupoune » de jadis par nouvelle conjointe interposée, même quand c’est l’ex qui est partie avec l’argenterie !  Le même sort attend les enfants « illégitimes » contractés avec la nouvelle conjointe, qui seront sacrifiés au profit de ceux de la première union, qui recevront pension. 

Privilège de certains hommes :  les banques alimentaires.
Est-ce que vous vous demandez toujours pourquoi, en plus des raisons invoquées au début de cette chronique, tant de femmes initient une rupture ?  Commencez-vous à comprendre pourquoi aussi peu d’hommes abandonnent un navire qui coule, quitte à se noyer avec ?

Même victime, il est coupable…

Par la « clairvoyance » de la Politique d’intervention en violence conjugale, il est si facile de faire arrêter son conjoint, à condition qu’il s’agisse d’un homme, bien sûr, que certaines s’amusent à le menacer s'il n’agit pas selon leurs caprices ou sévissent afin de le punir.  Ça, messieurs dames des ministères de la Justice et de la Sécurité publique, ça s’appelle de la violence conjugale !  À quand un protocole pour ces cas de figure ?

Un stéréotype bien ancré...
Très fréquemment, les agents de la paix savent que la conjointe est une menteuse finie, mais un protocole est un protocole et ils doivent procéder à l’arrestation du conjoint accusé et le garder en détention pendant 24 heures.  Même s’il est évident que l’homme a été faussement accusé, sa conjointe ne sera nullement inquiétée, et pourra même récidiver.  Autant de faux signalements de violence faite aux femmes seront consignés et contribueront à entretenir ce climat de paranoïa misandre si cher à nos féministes radicales. 

Pourquoi ces hommes endurent-ils d’être traités comme s’ils étaient à la merci de leur conjointe ?  Parce qu’ils se doutent de l’enfer judiciaire qui les attend s’ils veulent la quitter, sans compter la perte éventuelle de tout contact avec leurs enfants !  Trouvez-vous encore que j’exagère en parlant d’hommes séquestrés ?

Ça ne pourra durer éternellement…

En 2005, Serge Ferrand défonçait un mur d’indifférence et de silence médiatique avec son indispensable documentaire intitulé La machine à broyer les hommes.  Même deux heures avant sa diffusion, des pressions étaient exercées afin de faire contremander ce film, ce qui ne l’empêcha pas de battre tous les records de cotes d’écoute pour un documentaire.  Comment après s’étonner, dans une société soi-disant démocratique, que les médias marchent les fesses serrées afin de ne pas encourir les remontrances des primas donnas féministes.  Je ne comprendrai jamais comment des porte-parole si peu crédibles, voire caricaturales, puissent engendrer pareille épouvante chez des responsables de l’information !

Un documentaire indispensable...
Six ans après la diffusion de ce documentaire phare, qu’en est-il de la reconnaissance de la condition masculine et des problématiques criantes qui la caractérisent ?  Un suicide sur deux survient dans un contexte de rupture et l’on ne peut toujours pas circonscrire la part de responsabilité du système juridique et policier dans cet état de fait.  Combien d’hommes broyés faudra-t-il encore pour que l’État et les médias ouvrent les yeux ?  Seule une prise de conscience élargie par le population de l’étendue des dégâts contraindra ces deux grands somnambules à envisager la réalité en face !

11 commentaires:

Malthus a dit…

Le couple québecois c'est comme le tic-tac-toe ou la guerre thermonucléaire: le meilleur moyen de gagner c'est de ne pas jouer.
Le pire constat que j'ai entendu ces 20 dernières années est le suivant: les femmes n'en valent plus la peine. Le peu de joie ou de boneur qu'elles nous procurent ne contre-balance pas les maux, les ennuis ou le malheur qu'elles portent au bout des doigts.
Il existe maintenant bel et bien deux solitudes et elles n'ont rien à voir avec la langue.
The sadest thing, really.

Olivier Kaestlé a dit…

J'en suis arrivé aux mêmes conclusions, Malthus. Un lecteur fort pertinent a même proposé l'expression "girlcott", désignant une alternative à privilégier devant son impossibilité à être heureux avec la gent féminine. Je crois tout de même qu'il existe encore des femmes dignes d'estime, mais elles sont définitivement trop peu nombreuses pour prendre le risque de la vie à deux. Dommage, mais le danger, devant le lois misandres qui sont nôtres, sont trop grands.

Malthus a dit…

"Girlcott"... Intéressant jeu de mot. C'est un fait que beaucoups d'hommes écorchés et/ou d'antiféministes pronent un éloignement volontaire quasi complet. Ne pas se retrouver seul avec une femme dans une même pièce (sans témoin); ne pas travailler pour elles, ne pas en engager, ne pas les marier ni meme les 'dater' et d'aller aux putes pour son sexe; ne pas co-habiter, meme platoniquement, etc...
Certains déploreront ce clivage. Pour ma part, je n'y vois que la fin naturelle d'un moment très court dans l'histoire humaine: le Romantisme.
Girlcott annonce peut-être la venue d'une nouvelle époque: le Sérénitisme ou chacun prends les moyens qu'il faut pour vivre serein et quiet le plus longtemps possible. I know I do.

Olivier Kaestlé a dit…

Celles qui s'étonnent encore que les hommes ne draguent plus devraient nous lire, Malthus. Elle verraient enfin toutes leurs interrogations résolues. À défaut d'être plus heureuses, elles deviendraient plus lucides...

Anonyme a dit…

Je ne comprendrai jamais comment des porte-parole si peu crédibles, voire caricaturales, puissent engendrer pareille épouvante chez des responsables de l’information !

==> C’est très simple pratiquement aucun homme ne peut rivaliser avec la violence psychologique d’une femme, le niveau de violence de fourberie, perversion et beaucoup trop élevé.
D’ailleurs la manipulation féminine c’est probablement créer il y a des dizaines de milliers d’années afin d’être un contre pouvoir à la violence masculine qui elle était physique.
Problème, aujourd'hui la violence physique est interdite (et c’est mieux ainsi) cependant la violence psychologique alias manipulation féminine n’est pas interdite, on lui a dérouler une autoroute devant elle et ça pose un gros problème de rapport de force.
Et quand on sait que dans tous les états qui veulent durer on affirme son pouvoir non pas par la force physique mais par la force psychologique ça en dit long….


D’ailleurs je cite :
Question très simple: Pourquoi aujourd'hui un homme voudrait se marier?
Pourquoi un homme voudrait vivre avec une dizaine d'épée de damoclèes sur la tête?
Pourquoi un homme voudrait contracter un contrat (mariage) dans lequel il est forcement perdant puisque l'on donne tous les pouvoirs à l'autre partie (tous ceci de manière très fourbe)?
Pourquoi un homme voudrait se marier quand il voit que cela fait 30 ans que les hommes se font traités comme des citoyens de seconde zone devant la justice familial?
Sérieusement les hommes pourquoi ?
Êtes vous des esclaves ?

Olivier Kaestlé a dit…

Questionnement judicieux que vous posez là, et dont plusieurs pourraient faire leur profit. Moi-même, j'avise peu à peu mon garçon des risques de la vie à deux. À 16 ans, il n'est pas rendu à envisager la vie commune, mais le temps passe si vite !

Les hommes ne draguent plus et les femmes se demandent encore pourquoi. De plus en plus, elles doivent prendre l'initiative de la relation et celle de la rupture, du moins si la "statistique" que j'affiche en début de chronique est bien véridique.

Le féminisme a fini par engendrer un type de relation où les hommes, consciemment ou pas, refusent d'assumer et se placent beaucoup trop à la remorque de leur conjointe. Contradictoire, celle-ci leur reproche de ne pas satisfaire aux impératifs d'une vie de couple qu'elle ne peut pas définir elle-même, tout en leur en voulant de ne pas prendre de leadership.

Devant pareille incohérence, quand donc les hommes se donneront-ils le droit de se définir selon leurs propres bases ?

Anonyme a dit…

Pour ceux qui veulent voir le reportage en entier:
La machine à broyer les hommes

Olivier Kaestlé a dit…

Mieux vaut avoir vu ce film avant de commettre l'impensable, par les temps qui courent : le mariage...

Hélène Grenier a dit…

Dommage que les vidéos de «La machine à broyer les hommes» ne sont plus disponible... Quelqu'un sait où les trouver autrement?

Yann Takvorian a dit…

Un article clair et percutant comme toujours, mais qui ne fera pas changer les choses parce que l'Occident châtré a été métastasé par les féministes radicales, comme l'annonce le livre de Hanna Rosin (La fin des Hommes).

Et si le Québec (surtout depuis que le régime féministe est dirigé par Marois) est perdu pour ses mâles, la France, avec Belkacem et consort de OLF/C2G est sur la même pente de la perdition.

L'homme devient de plus en plus méfiant de la femme (à raison) qui a désormais la possibilité d'appuyer son tempérament hystérique par des Lois, des avocates, des juges femmes et tout un arsenal de moyens qui lui donneront toujours raison face au "prédateur à boules", que le système réduira à une pension alimentaire à vie.

Oui, il est vraiment dommage d'être un homme dans ces gynocraties coercitives (autant que d'être une femme dans les régimes islamistes, véritables opposés aux régimes féministes) et je ne saurais voir comme alternative que l'exode, vu que toute tentative de lutte de l'intérieur est taxée de terrorisme machiste et en voie d'être criminalisée.

J'ai déjà prévenu mon grand fils des dangers du mariage et de la paternité. Le pire n'est jamais sur, mais la probabilité qu'il finisse avec une pension alimentaire à payer et des enfants en visite stroboscopique est plus grande que celle d'attraper le rhume en hiver. On verra s'il fera comme Ulysse ou se fera bananer comme son père.

Malheureusement, ce discours subversif du "girlcott" est lourdement interdit par le système. On vous accablera de maltraitance, d’aliénation et de vouloir le malheur de vos fils. Comme si leur conseiller de payer une pension pendant 20 ans, de passer tous les ans en Cour, de se battre pour voir ses gamins et de ne récolter au final que le salaire du mépris, c'est les destiner au bonheur. Mais il ne faut pas froisser les hydres féministes parées de toutes leurs vertus ni contredire leur prêt-à-penser.

Je me demande d'ailleurs, au train ou vont les choses, comment feront les mères pour réclamer des pensions alimentaires à des hommes massivement au chômage puisque l'éducation maternante les fait décrocher jeunes et que les discriminations positives amènent plus de filles que de gars aux emplois stables. Je préconise qu'on mette les hommes dans des camps avec don de sperme obligatoire pour la reproduction. Ainsi, plus de femmes battues, plus de harcèlement, plus de pédophiles, plus de guerre, plus de crosseurs, plus de maltraitance (...) le paradis !

Ha mais c'était ca les Amazones ? Cette société qui n'est pas allée plus loin qu'un modèle de lupanar pour lesbiennes poilues ? Ha merde ! C'est donc que le matriarcat meure de son propre exercice ?

Si ce n'est que cela, laissons-le aller à son terme et évitons de sacrifier nos gars sur l'autel de ce jusque-boutisme stupide, comme on l'a fait avec le communisme. Tout ce qui est contraire à l'humain finit par disparaitre de toute façon. Question de patience.

Cependant, je suis juste triste pour mes jeunes garçons. J'aurais bien aimé qu'ils soient heureux.

A propos de la drague au Québec, un texte à lire sur le sujet:

http://www.immigrer-contact.com/main.php?action=tribune&option=lecture&mpseudo=baguerrah&tid=15&page=&theme=lov&t=Les_Qu%E9b%E9cois_ne_veulent_plus_draguer

Anonyme a dit…


Comme je l'exprimai devant le juge M.D, l'homme est réduit dans notre soci9été moderne à deux fonction essentiellement remplacable, celle de fournisseur: la première est le pourvoyeur de sperme, la deuxième est alimntaire. Nous nous dirigeons vers une émasculation complète du Québec. S'il en est une preuve tangible, observons les publicités dont on nous abreuvent depuis les 20 dernières années.La femme y paraît toujours fine et intelligente, l'homme épais et niaiseux.

Jacques Vanderleyeb