lundi 28 novembre 2011

Blog de JMD : « votre commentaire est en attente de validation… »

Le tricot, sans doute
une activité privilégiée au CSF...
Les fonctionnaires qui « oeuvrent » au Conseil du statut de la femme (CSF) ont dû avaler leur camomille de travers en apprenant la décision de la nouvelle présidente, Julie Miville-Dechêne (JMD), de tenir un blog et d’entreprendre une tournée à travers le Québec en vue de prendre le pouls de la population sur leur organisme.  Elles savent pertinemment que les féministes étatiques sont au moins aussi populaires que les grandes centrales syndicales auprès du payeur de taxes.  « Que voilà une présidente kamikaze ! » ont-elles dû se dire, avant de retourner à leurs mots croisés ou à leur tricot. 

L’attitude d’ouverture de JMD, communicatrice chevronnée, ancienne journaliste et ombudsman à Radio-Canada, tranchait singulièrement de celle de sa prédécesseure, Christiane Pelchat, qui, dès ses débuts, faisait la manchette avec ses maladresses au point où l’ex-députée péquiste, Diane Lemieux, avait décrété sur les ondes de la SRC que le Conseil du statut de la femme avait fait son temps et ne conservait plus aucune pertinence.  Le coup portait d’autant plus que Mme Lemieux avait elle-même occupé le siège de présidente de cet organisme vermoulu.

Au fait, je me demande si Mme Pelchat apprécie ses nouvelles fonctions à la délégation du Québec au Mexique.  Ce pays, où la condition des femmes n’est certes pas aussi reluisante qu’au Québec, ne représente-t-il pas une forme de Sibérie féministe ?  Au moins, les propos décousus de la présidente sortante –  et rendue là, sortie – seront-ils moins susceptibles de se rendre à nos oreilles épargnées.

Christiane Pelchat : parlez-moi
d'une ambassadrice pour le Québec...
Diane Lavallée, présidente en poste avant Mme Pelchat, n’avait pas non plus brillé par ses aptitudes auprès des médias.  Elle avait même réussi à développer l’aura d’une grande inquisitrice en lutte contre les groupes de pères en manifestant envers eux un mépris qu’on ne pouvait s’empêcher de comparer à celui de Pierre Trudeau pour les Québécois.  Bien sûr, les comparaisons s’arrêtent là, la stature de l’ancien premier ministre canadien restant nettement plus impressionnante que celle de cette fonctionnaire sans éclat, ni envergure. 

On comprendra aisément pourquoi, devant les remises en question sporadiques de son existence, le CSF ait voulu se doter, cette fois, d’une présidente un peu plus glamour et apte à « vendre » la cause des femmes, tâche qui ressemble désormais bien davantage à la défense du féminisme d’État et de ses privilèges éhontés. 

Comment taire vos commentaires ?

JMD n’a pas tardé à se rendre compte de l’étendue de la tâche, en débutant sa tournée à Trois-Rivières, ma ville d’adoption.  Rassurez-vous, je ne suis pour rien dans les constats alarmés de la nouvelle présidente  : « Tous ou presque, que ce soit parmi les groupes d’aide aux femmes et de défense de leurs droits ou les simples citoyens, sont conscients que notre discours (ou notre vocabulaire) ne passe plus, surtout chez les jeunes : la notion de patriarcat est jugée dépassée et réductrice, et beaucoup ne se reconnaissent pas dans ce qu’ils perçoivent comme un discours de victimisation des femmes. Même le terme féminisme est devenu péjoratif, car il est vu comme un synonyme de radicalisme, alors que dans le dictionnaire, être féministe veut simplement dire être en quête d’égalité entre les sexes. Le Conseil avait déjà eu l’occasion de se rendre compte de cette réalité, mais cela ne la rend pas moins dérangeante et nous force à un examen de conscience. »

Rendons grâce à la nouvelle présidente pour ce surprenant moment de franchise et de lucidité.  Le propos est d’autant plus étonnant qu’il n’est en rien incompatible avec le constat de nombreux défenseurs de la condition masculine, hommes comme femmes.  Un autre constat frappe, à la lumière des quelques articles parus à ce jour : alors que le premier texte publié s’est attiré des commentaires plutôt sympathisants, ceux qui suivent ont vu s’ajouter des propos nettement plus critiques, mais néanmoins pertinents, sur la déviance du féminisme d’État et la nécessité de reconnaître la condition masculine.  Faut-il déduire que, de la condition féminine, les intérêts du public oscillent désormais davantage vers la condition masculine ?

JMD : assumera-t-elle les
conséquences de son audace ?
Autre constat : des militants de la cause des hommes me disent que leurs commentaires restent indéfiniment « en attente de validation » tandis que l’un d’eux m’a assuré que ses propos ont été purement et simplement effacés !  Est-ce qu’au CSF, « commentaire » s’épelle « comment taire » ?  Moi-même, je constate encore aujourd’hui que l’une de mes interventions, envoyée le 18 novembre, est restée depuis lors « en attente de validation ».  Pour que vous puissiez juger de sa « malveillance », voici à quel argument de JMD  j’ai réagi, suivi de mon commentaire « incriminant » et toujours en attente.

JMD : « Un autre exemple qui sort des sentiers battus : Comment réussir à sensibiliser les jeunes, particulièrement les garçons en 4e secondaire, à la délicate question des agressions sexuelles sans les braquer? Une travailleuse qui vient en aide aux victimes d’agression s’est trouvé un allié efficace dans ses interventions auprès des étudiants. Elle partage le podium avec un jeune homme très conscient des efforts d’éducation à faire. Et elle s’aperçoit que le message passe mieux, car les garçons ne voient plus cet enjeu comme une affaire de fille, mais constatent qu’un des leurs porte la cause et réussit à les rejoindre. Une goutte d’eau dans la mer, peut-être, mais une stratégie différente pour arriver au résultat souhaité. »

OK : « J’aimerais bien savoir quelle tactique a été employée par le jeune homme pour que le « message » passe mieux. Quant à moi, je ne suis pas surpris d’apprendre que les garçons se braquent s’ils se font abreuver de statistiques dopées telles que « une femme sur trois sera agressée sexuellement », « 2% seulement des accusations d’agressions sexuelles sont fausses » et « 90 % des victimes ne dénoncent pas ». Ces chiffres biaisés et fantaisistes, provenant de l’enquête sociale générale de Statistique Canada, datant de 1993 – année où, selon Denis Laroche, statisticien à l’Institut de la statistique du Québec, les groupes de femmes se sont immiscés dans l’élaboration de cette étude – n’ont jamais été confirmés par la suite, et pour cause : ils restent subjectifs et impossibles à prouver. Les garçons ont raison de se défendre en refusant d’être identifiés à des violeurs de masse afin de justifier les budgets extravagants des Calacs. »

Avant JMD, la présidente de la FFQ a compris
que la population n'est plus aussi favorable
au féminisme d'État...
En effaçant des propos qui ne vont pas dans le sens des dogmes du CSF, et en en gardant d’autres indéfiniment « en attente de publication », ce qui revient au même, la nouvelle présidente est-elle en train de revenir sur ses positions d’ouverture ?  Et la rareté de participantes et participants favorables au féminisme d’État, que doit-on en conclure ?  Il est difficile d’imaginer que leurs commentaires soient également restés en attente. 

J’ai hâte de voir les conclusions de la tournée de JMD, si jamais elle les rend publiques, ce qui serait souhaitable.  Car enfin il serait à peu près temps, après la marche chaotique de la FFQ, en octobre 2010, que l’État prenne le poulx de la population quant à la pertinence de maintenir l’organisme né en 1973 des revendications du plus important regroupement féministe du Québec.  Si elle ose faire preuve à ce point de transparence en dévoilant le probable verdict populaire sur ce sujet qui revient inévitablement sur la sellette, Julie Miville-Dechêne aura fait passer l’intérêt du public avant le maintien de privilèges désormais considérés comme usurpés parce qu’injustifiables.  Aura-t-elle ce courage et cette honnêteté ?

9 commentaires:

bra a dit…

surtout chez les jeunes

==> Pas surprenant, ils ont des yeux et des oreilles, ils ont du en voir dans leurs entourages des hommes se faire traiter comme des paria par la justice ou autre.

Autre constat : des militants de la cause des hommes me disent que leurs commentaires restent indéfiniment « en attente de validation »

==> Pas surprenant, elles doivent quand même bien rager de voir que leurs discours victimaires culpabilisant qui se sert de la honte pour écraser les hommes , ne marche plus, les belles années sont finis.

Le CSF doit être dissous et remplacé par le CSH car au niveau de la condition des hommes il y a un énorme travaille à faire, 40 ans à rattrapé.

baguerrah a dit…

L'égalité n'intéresse pas les féministes quand ce sont les hommes qui la réclament.

Le CSF, les FFQ, le MCF (...) toute cette gynocratie me fait penser aux barbus assis en tailleur dans les plaines afghanes, pleins de mépris pour les femmes qu'ils détestent parce qu'ils ne peuvent s'en passer.

Pareil pour les ultra-féministes.qc.ca qui ont noyauté le gouvernement par des pleurnicheries, la victimisation, les chiffres truqués et le détournement des faits divers (dont polytechnique, même si l'hystérie des lobbies en fait un 11 septembre québécois et le brandit comme parangon de la violence faite aux femmes) pour engoncer dans les lois le mépris qu'elles portent pour ceux dont elles ne peuvent se passer, pour faire des enfants, même si les cliniques et les pensions alimentaires sont devenus des droits acquis.

Pauvres femmes des pays intégristes musulmans; pauvres hommes des pays féministes d'occident.

baguerrah a dit…

Nous allons voir combien de temps le mien sera aussi en "attente de validation":

Je trouve cela étonnant que l’on parle d’agression sexuelle aux garçons, victimes de harcèlement sexuel visuel sur tous les médias, dans toutes les publicités, sur Internet, dans la rue, à l’école…

En ces temps ou l’égalité est tellement à la bouche des féministes, de considérer que l’agacement est tout autant de l’agression. La « marche des salopes » revendique un droit à la « séduction sans limite », parce que, étonnamment, ce n’est pas le droit de « s’habiller » qui est revendiqué, mais plutôt le droit de ne rien se mettre dessus qui est avancé.

Le garçon, bourré de testostérone, se voit dire: « j’ai le droit, pas toi ».
Or, la nudité ou la mode sexy de ces dernière années qui transforme les filles en pitoune de vulgarité n’a d’autre but que de séduire, d’aguicher et d’émoustiller, dans un but (et des poses) sexuelles, que l’on retrouve le soir sur les trottoirs mal famés ou dans des revues pornos.

L’homme est un animal visuel. Sa sexualité est factuelle, physique. La femme est dans le sentiment, l’imagination, le mental. Lui a besoin d’un beau corps, des fesses et des seins. Elle a besoin de se sentir protégée, d’envisager la force et l’argent.

La parade amoureuse de l’homme est alors la musculation, la grosse voiture, la grosse maison, le gros salaire. La violence qu’il subira alors se décidera dans un tribunal, par une pension alimentaire astronomique. Mais il l’aura cherché.

La parade amoureuse de la femme est alors la mode, les jupes, les talons, les décolletés et les allures suggestives. La violence qu’elle subira se manifestera par des sifflets, des touchers ou une agression. Mais elle l’aura cherché.

L’égalité, c’est pas ne voir que ce qui nous intéresse, c’est voir aux deux parties et les traiter équitablement.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Bra Le mouvement féministe, dans son expression radicale, a terriblement mail vieilli et le jour n'est pas loin où l'on en fera des longs métrages et des mini-séries du genre "Des femmes de pouvoir" ou "Quand la princesse se fait crapaude", que l'on pourra alors jumeler avec d'autres émissions ou romans à succès sur la justice et les corps policiers misandres, qui pourraient avoir pour titre "Les nouveaux inquisiteurs". Après tout, on a bien fini par constater la dérive intitulée "Les orphelins de Duplessis", une dénonciation qui aurait été impensable au moment de son déroulement.

Olivier Kaestlé a dit…

@ baquerrah J'ai hâte aussi de voir si votre texte va passer... Très pertinent, en passant, mais combien contraire à l'évangile féministe !

Vous dites aussi :

"Pauvres femmes des pays intégristes musulmans; pauvres hommes des pays féministes d'occident."

Un commentaire tout à fait dans ma ligne de pensée. Je vous partage cette chronique sur le sujet. Salutations.

http://olivierkaestle.blogspot.com/2010/10/deux-integrismes-menacent-legalite.html

Olivier Kaestlé a dit…

@ baguerra Votre commentaire est passé... et le mien, "toujours en attente de validation". J'ai sauvegardé le texte en question, "Féminisme pour le plaisir", en PDF, comme ça, impossible de mettre par la suite ma parole en doute...

Rick Flashman a dit…

Peut-être que les sites de réflexion suivants pourraient vous être d'une quelconque utilité:

Masculist Reflections
Daily Recovery Readings for men and true activists
à http://masculistone.blogspot.com/

et

daily_readings · Daily reflections for men

à http://ca.groups.yahoo.com/group/daily_readings/

Merci

Olivier Kaestlé a dit…

J'aime bien la présentation de votre Masculinist Reflections, que je partage ici :

Masculist Reflections is a page of Daily Recovery Readings for men and true activists. We love women, cats and dogs. It is feminists we don't like so much. So, every day, there will be a little something for you here.

Merci à vous.

Olivier Kaestlé a dit…

Des nouvelles de mon commentaire "en attente de validation" sur le blog de la président du Conseil du statut de la femme depuis le 18 novembre : il vient d'être supprimé ! Belle leçon de démocratie...