samedi 19 novembre 2011

Excellente Journée internationale de l’homme, Messieurs !

Un événement méconnu mais essentiel.
Dans nos sociétés occidentales, être femme reste la saveur du jour, l’incarnation suprême de la vertu, la cristallisation des aspirations humaines – et humanistes – les plus nobles.  Il apparaît par conséquent scandaleux de vouloir souligner l’apport incontestable – et pourtant si contesté – de la gent masculine à l’humanité.  N’est-il pas en effet honteux, alors que, sous les efforts obsessifs d’une idéologie alarmiste et culpabilisante, les hommes sont régulièrement dépeints comme la cause de tous les problèmes terrestres, de reconnaître qu’ils restent pourtant les auteurs des principales découvertes scientifiques, des plus déterminantes inventions et qu’ils ont dominé les arts comme la littérature ?

Bien sûr, on m’objectera que c’est par l’oppression systématique de LA femme que le patriarcat a réussi à asservir la planète – comme si chaque homme avait pris part à ce sinistre complot ! – sans pour autant reconnaître que des réalisations essentiellement masculines, soit la croissance économique fulgurante des années 60, la montée du syndicalisme, le contrôle des naissances par la pilule contraceptive et la facilitation du travail domestique par les électroménagers ont permis aux femmes de quitter leurs foyers pour le marché du travail et d’acquérir une relative indépendance économique dans des entreprises dirigées par des hommes.

Oui, il existe une Journée internationale de l’homme !

Figurez-vous que la Journée internationale de l’hommequi se déroule le 19 novembre, a été instaurée dès 1999 et appuyée par l’ONU ainsi que par les principaux regroupements mondiaux de défense des droits des hommes.  Malgré cela, il faudra attendre 2009, soit 10 ans plus tard, avant que le Canada, notre rose patrie, n’y adhère, et que l’événement ne soit finalement célébré qu’à Vancouver et à Oshawa en 2010.  Alors que le Québec se considère la société distincte avant-gardiste par excellence au Canada, elle se voit damer le pion par des provinces réputées aussi conservatrices que la Colombie-Britannique et l’Ontario !  Quelle performance ! 

Ne devons-nous pas veiller sur
les hommes de demain ?
Comme notre province demeure certainement celle où le féminisme d’État a acquis le plus de gallon, il ne faudra pas se surprendre de la tièdeur de notre gouvernement à souligner, comme le stipule l’objectif premier de l’événement, « les contributions positives des hommes à la société, à la communauté, à la famille, au mariage, et au soin des enfants. »  De la tiédeur, certains et certaines idéologues misandres passeront à la rage sourde devant l’objectif suivant, qui consiste à dénoncer « les injustices et les discriminations contre les hommes, dans les secteurs des services sociaux, dans l’attitude sociale, et dans les lois. »

La FFQ, vraiment pas notre meilleure alliée…

Comment ne pas concevoir que des obstacles de taille continuent de menacer les droits légitimes des hommes et des garçons du Québec devant les déclarations misandres de l’emblématique Fédération des femmes du Québec (FFQ), de loin le plus influent et le plus représentatif regroupement féministe de la province ?  Ses propos illustrent à « merveille » le déni presque pathologique de la condition masculine par le féminisme radical. 

Alors que les besoins en santé et en services sociaux des hommes sont onze fois moins financés par l’État que ceux des femmes et que le suicide masculin survient quatre fois plus fréquemment que sa contrepartie féminine, voici ce que pense la FFQ de la détresse des hommes, dans son mémoire au titre évocateur, Vers un nouveau plan d’action : L’heure est à adopter une approche plus contraignante en matière des droit des femmes à l’égalité, présenté lors de la récente commission bidon sur l’égalité homme femme, orchestrée par le ministère de la Condition féminine  :

Alexa Conradi, présidente de la FFQ
et auteure du mémoire.
« 3. Nous incitons également le gouvernement à rejeter systématiquement toute approche et tout discours qui seraient susceptibles d’induire que les problèmes socio-affectifs ou professionnels rencontrés par les hommes seraient de même nature que ceux rencontrés par les femmes ou qu’ils résulteraient d’une discrimination systémique, c’est-à-dire de pratiques de discrimination sexuelle directe ou indirecte. » - FFQ 2011 p. 81 no 3.   Est-il besoin d’ajouter quoi que ce soit ?

Tandis que, selon le ministère de l’Emploi et de la Solidarité du Québec, on retrouve chez les hommes davantage de chômeurs et d’assistés sociaux que chez les femmes, que ces derniers ne peuvent compter sur la pension alimentaire d’une ex-conjointe, quand ils ne doivent pas lui en verser une, même réduits à la mendicité, et que l’itinérance demeure une problématique à 75 % masculine, voici ce que la FFQ décrète d’éventuelles mesures de soutien à l’emploi destinées aux hommes :

 « … Il ne faudrait pas développer des programmes d’accès à l’emploi pour embaucher plus d’infirmiers, de médecins de famille et d’éducateurs. Les hommes dans ces milieux ne font pas face à de la discrimination à l’embauche. …»  - FFQ 2011 p. 14.  La discrimination positive, finalement, n’est valable que pour les femmes.  C’est fou ce que ces militantes nous adorent !

Alors que depuis deux décennies, on sacrifie des générations de garçons sur l’autel d’un système scolaire conçu sur mesure pour les filles, la FFQ trouve le moyen d’affirmer que ledit système : « … masque le taux de décrochage des filles (dont les conséquences sont encore plus importantes que pour les garçons même si leur taux est plus faible). … » - FFQ 2011 p. 14.  Il faut le lire pour le croire !  La FFQ nous apprendra certainement un jour qu'une agonisante meurt encore davantage qu'un agonisant !

Stéphan Pouleur
Je profite de l’occasion pour remercier Stéphan Pouleur d’avoir porté à mon attention ces perles de déviance et partage avec vous son excellent article intitulé Égalité homme-femme au Québec en 2011, l’écart se creuse qui résume avec une nécessaire minutie les principales dérives qui affectent la condition masculine en 2011.

Movembre, un pas dans la bonne direction

«En novembre, la moustache devient un ruban facial, tout comme la boucle rose symbolise le soutien à la lutte au cancer du sein», explique Matt Matheson, porte-parole pour Movember Canada, cette initiative visant à récolter des fonds pour lutter contre le cancer de la prostate.  Comme la presque totalité des argents publics sont consacrés à la recherche sur les cancers féminins, cette initiative est porteuse de sens à plus d’un titre : on reconnaît par là la nécessité de sauver des vies masculines, mais aussi que, malgré le vent de misandrie qui souffle sur nos sociétés occidentales, ces vies méritent, au même titre que celles des femmes, d’être sauvées.  
Pas besoin d'avoir ce look d'enfer
pour se joindre à Movembre...
Peut-être que, conjointement avec la Journée internationale de l’homme, qui se déroule également en novembre, cette événement contribuera à un véritable réveil social en vue  reconnaître et de réhabiliter la moitié la plus discréditée de l’humanité.  En attendant, je souhaite à tous les hommes de bonne volonté, ainsi qu’à toutes femmes qui les aiment et les soutiennent, une merveilleuse Journée de l’homme !

13 commentaires:

Bertrand a dit…

Bonjour Olivier (chez nous c'est la nuit),

Je vous souhaites une excellente journée en cette journée dédiée aux hommes mais aussi d'une certaine manière aux femmes puisque l'une et l'autre sont lié-e-s.

Des hommes en bonne santé, ce sont aussi des femmes heureuses.

Salutations scorpionnaires

Anonyme a dit…

Enfin!
Mais il faut saluer les gars de Port-Cartier d'avoir convaincu le maire de la ville de proclamer officiellement la Journée de l'homme. Hélas, cette tentative fut noyée, coulée, ignorée.
Le 27 février 2006, un gros moustachu devant le maire de la ville de Montréal demanda si la ville allait déclarer la journée de l'homme. La réplique fut « les hommes ont 364 jours par année.. bla bla bla, pire, selon lui, les femmes sont encore discriminées...!»
Il est surprenant de constater, combien, le p'tit peuple de québécois est infecté par le dogme du féministe d'état.
Quoi dire de plus!

Olivier Kaestlé a dit…

@ Bertrand Je profite de l'occasion pour vous souhaiter également un heureux anniversaire à retardement, puisque c'était le vôtre hier. Au plaisir de "skyper" ensemble à nouveau, scorpionnaire complice !

Olivier Kaestlé a dit…

Le maire Tremblay n'en rate décidément pas une ! Espérons que Louise Harel ne lui succédera pas, autrement l'année de l'homme devra attendre celle de sa retraite...

Alain a dit…

Bonjour Olivier,

Je ne suis pas psychologue mais je suis certain qu'il en existe un ou une qui concluerait à de la projection ce que les féministes croient être l'opinion des hommes envers les femmes. Cependant, ces gens ne le diront jamais sou speine de se faire exclure de la société.

Et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on examine leur action visant, par exemple, la pauvreté et l'exclusion sociale. Ces mesures ne sont concoctées que pour les femmes. Les hommes en sont systématiquement exclus. Même chose lorsque de l'aide financière spéciales est accordées aux mèresw faisant un retour aux études. Un hommes a déjà tenté de se prévaloir de cette mesure, étant monoparental avec enfant complètement à charge, et on la lui a refusée.

Est-ce que le féminisme a résevé la citoyenneté aux femmes seulement? à lire leurs politiques, on croirait vraiment que l'homme est réduit à l'esclavage de la pension alimentaire et de la pauvreté imposée par l'État.

Toute idéologie devient un sujet tabou. Il est donc impossible d'élever une critique, si positive soit-elle, contre un tel sujet sans se faire violemment rabrouer, de se faire taxer de rétrograde ou de patriarcal. Et à quoi sert donc un tel silence imposé?

Merci de votre attention.

Olivier Kaestlé a dit…

C'est moi qui vous remercie, Alain. Vous résumez en quelques phrases les incohérences flagrantes que je tente obstinément de dénoncer dans ce blog et ailleurs.

Exemple de ce que vous-même décriez : le texte d'opinion que j'ai envoyé dans tous les quotidiens du Québec faisant état de la parité de la violence conjugale a été refusé partout, sauf par Le Soleil.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201111/09/01-4466159-deux-yeux-ouverts-sur-la-violence-conjugale.php
La région de Québec, il est vrai, est incroyablement plus ouverte sur ces questions détonnantes que la plupart de notre belle province.

Même le quotidien mauricien, Le Nouvelliste, autrefois aussi téméraire que Le Soleil, ressemble de plus en plus à une succursale de la Gazette des femmes. Après avoir publié deux lettres victimaires, la première, d'un "intervenant" d'Accord Mauricie, organisme voué aux hommes violents pour lequel la violence conjugale reste un phénomène exclusivement masculin, la seconde, d'une responsable d'une maison d'hébergement pour laquelle la violence psychologique demeure tout aussi spécifiquement le fait des hommes, ma lettre a été refusée, malgré une relance de ma part à la responsable de tribune d'opinion.

C'est à croire que Le Nouvelliste redoute de se voir privé de dessert et taper sur les doigts si il dévie maintenant du droit chemin. Voilà un exemple qui démontre que nous avons encore du chemin à faire avant que la condition masculine ne soit perçue autrement que comme un danger pour les femmes.

Alain a dit…

Olivier,

Avez-vous lu ce que Radio-Canada publie sur son site?

Le PQ exige des lois criminelles propres au Québec http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/11/23/002-parti_quebecois-motion_doter_quebec-lois_criminelles.shtml

Imaginez un seul instant de quoi sera composé le code criminel québécois... Peut-être chaque garçon se verra attribuer automatiquement un casier criminel à sa naissance?

Également, au Pérou, il y aura distinction entre un meurtre et un féminicide. Donc, si cette nouvelle catégorie se retrouve au Québec, les homicides seraient divisés en 4 classes (par ordre décroissant d'importance?): régicide, féminicide, homicide, infanticide (réservé uniquement aux mamans en dépression post-partum).

Alain a dit…

Lien sur l'article du Pérou: http://madame.lefigaro.fr/societe/perou-instaure-feminicide-231111-186547

merci!

Olivier Kaestlé a dit…

Le féminisme d'État a déjà commencé à s'attaquer à nos garçons dans les écoles sous le couvert de "sensibilisation" à la violence faite aux femmes, et ils se braquent, nous apprend le Conseil du statut de la femme, preuve d'une évidente santé mentale. Je crois que les misandres auront de plus en plus de fil à retordre avec les générations d'hommes à venir. J'en profite pour passer le lien vers ce texte savoureux au plan de la stigmatisation des hommes et de la désinformation.

http://blogue-presidente.csf.gouv.qc.ca/?p=40

Décidément, après Christine St-Pierre, sommet d'incompétence et de malhonnêteté, Radio-Canada ne sauve pas les meubles avec JMD. J'en profite pour publier un commentaire à propos de ce même texte, envoyé le 18 novembre, et toujours étrangement en attente de publication depuis ce jour :

J’aimerais bien savoir quelle tactique a été employée par le jeune homme pour que le « message » passe mieux. Quant à moi, je ne suis pas surpris d’apprendre que les garçons se braquent s’ils se font abreuver de statistiques dopées telles que « une femme sur trois sera agressée sexuellement », « 2% seulement des accusations d’agressions sexuelles sont fausses » et « 90 % des victimes ne dénoncent pas ». Ces chiffres biaisés et fantaisistes, provenant de l’enquête sociale générale de Statistique Canada, datant de 1993 – année où, selon Denis Laroche, statisticien à l’Institut de la statistique du Québec, les groupes de femmes se sont immiscées dans l’élaboration de cette étude – n’ont jamais été confirmées par la suite, et pour cause : ils restent subjectifs et impossibles à prouver. Les garçons ont raison de se défendre en refusant d’être identifiés à des violeurs de masse afin de justifier les budgets extravagants des Calacs.

Journee De LHomme a dit…

France prepares " the International Mans Day " !!

A FaceBook page was created yesterday for that purpose.
We have to make the promotion :

We need you to "Like" and share
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" La Journée Internationale de l'Homme - France "

For the gender equality, against all the discriminations,
the sexism, the racism !

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La France prépare "La Journée Internationale de l'Homme".
Une page FB a été créé hier à cet effet.

Nous devons en faire la promotion :

Soutenez, Likez et Partagez
^^^^^^^^^^^^^^^^^^
"La Journée Internationale de l'Homme - France"
Pour l'égalité des sexes, contre toutes les discriminations,
les sexismes, les racismes !

http://www.facebook.com/JourneeInternationaleDeLHommeFrance

Yann Takvorian a dit…

J'ai appris à mon fils à reconnaitre tous les signes de la misandrie et à se protéger du dogme féministe (sans le rendre misogyne pour autant, et c'est pas facile).

La patriarcat, c'est "les femmes et les enfants d'abord".
Le matriarcat, c'est "les femmes et les enfants seulement".

Ca, mon fils le sait et dès qu'il devine ce discours dans la bouche d'une femme, il zappe.
Moi, je l'ai appris à mes dépends.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Yann Moi aussi, j'éduque mon fils dans cet esprit, et il n'a pas tardé à se rendre compte que Papa n'était pas dans le champ sur le sujet, même si ses goûts pour des musiques quétaines comme les Beatles ou Pink Floyd laissent fiston souvent - presque - sans voix. L'esprit critique gagne à être développé en bas âge, tout en préservant l'espoir en l'avenir. Ça non plus, ce n'est pas facile...

Etienne Hivert a dit…

La "Charte..." doit nous sauver: Égalité femmes-hommes. Est-ce que le CSF va devenir le CSP (Conseil du Statut de la Personne) ?
Etienne Hivert, Québec