jeudi 10 novembre 2011

Une religion sans Dieu, ni hommes…

Depuis le temps que je prends position en faveur de la nécessaire reconnaissance de la condition masculine et de l’inévitable redressement des iniquités, voire des injustices grossières, vécues par les hommes, de l’école maternelle jusqu’à l’âge adulte, je prends ici le clavier (la plume est d’un autre temps, comme le féminisme radical) afin d’expliquer le cheminement qui m’a amené à adopter de telles positions. 

Maurice Duplessis
Enfant, je devais rencontrer mon premier groupe de femmes dès le début de mon primaire, en 1966.  Non, ce n’était pas Diana Ross and the Supremes.  Il s’agissait plutôt des Filles de Jésus, religieuses qui tenaient une école élémentaire emphatiquement appelée le Jardin de l’enfance, dotée d’un pensionnat où mes parents jugèrent opportun de m’inscrire.  J’allais constater chez ces femmes qui incarnaient, selon les standards de l’époque, l’exaltation des valeurs féminines les plus élevées - puisque religieuses - les mêmes contradictions et incohérences que j’allais retrouver, une fois adulte, chez les porte-parole féministes.  Il faut souligner que, même si la révolution tranquille était amorcée depuis 1960, la grande noirceur perdurait à Trois-Rivières, comté sur lequel avait régné sans partage un certain Maurice Le Noblet Duplessis, jadis premier ministre du Québec et chef de l’Union nationale, un parti qui périra peu après lui, après un dernier soubresaut de popularité en 1966.

Nos historiens ont abusivement insisté sur l’aspect négatif du règne de Duplessis et sur le lien qui unissait le clergé à l’État.  Comme aujourd’hui avec le féminisme, qui a pris le relais du catholicisme en tant que religion et partenaire étatique, critiquer le pouvoir religieux n’allait pas sans risque.  Paul-Émile Borduas, artiste peintre automatiste et auteur du Refus global, paru en 1948, manifeste qui dénonçait l’emprise du clergé sur la société québécoise, a dû par la suite s’exiler en France, tant les conséquences de son audace lui avaient rendu la vie intenable au Québec.  42 ans plus tard, un certain Roch Côté verra sa carrière journalistique compromise, après avoir publié en 1990 son Manifeste d’un salaud, dans lequel il dénonçait avec brio la misandrie fanatique de nombreuses féministes au lendemain du massacre de Polytechnique. 

Qui contrôle qui ?

Une oeuvre de Paul-Émile Borduas
Mais à bien y penser, qui, de l’État ou du clergé, contrôlait l’autre, au temps de Duplessis ?  Il ne faudrait pas oublier que c’est grâce aux communautés religieuses qui, incidemment, sont à l’origine des coopératives d’habitation et du mouvement syndical, en plus d’avoir offert l’aide de première nécessité, que Duplessis a pu financer la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’un système routier qui a permis au Québec de sortir tardivement du siècle précédent.  Malgré toutes les tares du clergé, dont le scandale des prêtres abuseurs demeure la pire page d’histoire, l’omniprésence de sœurs, de frères et de prêtres dans les écoles et les hôpitaux avait permis à l’État d’économiser une masse salariale considérable dont le montant a été investi dans nos infrastructures.  Ne pas reconnaître cet apport relève de l’ignorance ou de la mauvaise foi (sans jeu de mots facile…).

Si l’on compare ce bilan avec ce que nous rapporte aujourd’hui le féminisme d’État, nous nous trouvons largement déficitaires, après de légitimes revendications en vue de redresser les évidentes inégalités qui affligeaient jadis les femmes, corrigées au point où les rôles sont désormais inversés, dans les domaines de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux, de la Justice, de la fonction publique, des médias et de la représentativité ministérielle, pour ne nommer que ces sphères d’activité. 

Figurines représentant les Filles de Jésus
Contrairement au temps jadis, avec les communautés religieuses, c’est l’État, donc le contribuable, qui soutient financièrement le féminisme, devenu féminisme d’État.  Nous finançons donc le ministère de la Condition féminine, son imparable Conseil du statut de la femme, dont la présidente gagne presque autant que le premier ministre du Québec, ainsi que le Secrétariat à la condition féminine, dont on se demande à quoi il doit bien encore servir, s’il a déjà servi à quelque chose. 

C’est encore le payeur de taxes qui défraie la masse salariale des – trop – nombreuses fonctionnaires de ces éléphants blancs.  On se demande à quoi peuvent bien occuper leur temps toutes ces femmes, sans doute devenues expertes en tricot, en crochet, cruciverbistes aguerries, ou spécialistes en toute autre occupation permettant de tuer 35 heures par semaine.   De moins en moins facile de justifier le mandat supposé de convaincre État et contribuable que la situation des femmes ne s'est pas vraiment améliorée en 45 ans de militance « active », devant l’évidence du contraire.

Et ça, c’est sans compter le féminisme communautaire, cette faction prétendument novatrice du féminisme d’État, dont l’emblématique Fédération des femmes du Québec vit de ses splendeurs passées… et d’une confortable subvention assortie des cotisations de 500 membres, soit 400 de moins qu’en de meilleurs jours.  Le vent commence à tourner cependant, puisque Stephen Harper vient de lui supprimer l’intégralité de sa subvention fédérale de l’ordre de 240 000 $.  Au fond, depuis quand le statut de féministe devrait-il être considéré comme un boulot « subventionnable » ?  Est-ce que je reçois un financement de l’État pour tenir un blog et sensibiliser le public à la condition masculine ?  Est-ce que tel devrait être le cas ?  La militance doit-elle nécessairement relever d’un éventuel financement étatique, ou de convictions personnelles ? 

Des intervenantes à la formation questionnable...
Dans cette optique, il serait plus judicieux de financer le salaire des « intervenantes » de centres de santé des femmes, des Calacs ou des maisons d’hébergement, si seulement elles détenaient la compétence correspondant à leurs « fonctions » et pouvaient les exercer sans dénigrement misandre, études maisons foireuses et statistiques dopées à l’appui.  Or, dans ce cas aussi, l’État subventionne trop souvent l’amateurisme : enquête à gogo sur l’hypersexualisation de la femme ménopausée ou travailleuses sans formation : hier, commis au rayon jardinage et camping d’un Canadian Tire, aujourd’hui, intervenante dans une maison d’hébergement où les litanies misandres récitées comme un mantra tiendront lieu d’expertise.  Édifiant.

Main basse sur l’État

Anne-France Goldwater : crédible ?
Tout comme les religieuses de mon enfance, dont un grand nombre pouvait faire preuve d’une flagrante incohérence entre leurs valeurs dites chrétiennes de charité, de tolérance, de pardon et d’amour du prochain, par le recours à la violence physique (strape, claques derrière la tête, écrasement de la nuque, obligation de rester indéfiniment les bras en croix, de manger à nouveau de la nourriture vomie à la cafétéria) et psychologique (menaces, insultes, sarcasmes, mépris, humiliation devant toute la classe, cris stridents, colères incontrôlées), je retrouve les mêmes contradictions entre les valeurs d’égalité homme femme, étalées sans conviction, et la négation du droit des garçons à un système scolaire adapté à leurs différences, le refus pathologique de reconnaître la garde partagée comme base de négociation au lendemain d’une séparation, la discrimination positive jusqu’à l’exclusion des hommes en faveur des femmes, de même que des glissements idéologiques sans fondement scientifique, tel le syndrome de la femme battue, et dont les gender studies représentent le dernier cri.

On fait beaucoup de gorges chaudes du pouvoir syndical et de ses abus dans une certaine presse par les temps qui courent, non sans raison d’ailleurs, mais l’establishment féministe – car il en existe bien un - reste étrangement épargné, malgré quelques voix dissonantes.  C’est comme si, devant des porte-parole de moins en moins crédibles, de Michèle Asselin, en passant par Christiane Pelchat, à Anne-France Goldwater, le public avait conclu un peu vite que plus personne n’écoute pareilles primas donnas.  Le ridicule ne tue plus, mais de là à dire qu’il n’a pas de pouvoir… 

Pelchat, alors sans pouvoir ?
Or, il a suffi d’un claquement de doigts à la rustaude Christiane Pelchat pour amener Jean Charest, premier ministre le plus entêté de l’histoire récente du Québec, à amender un document aussi immuable que notre Charte des droits et libertés en y faisant primer le principe d’égalité homme femme sur toute pratique religieuse et ce, avant même le dépôt du rapport Bouchard Taylor sur les accommodements raisonnables.  Quant à la tonitruante Anne-France Goldwater, elle a tout de même réussi à faire gagner Lola en cour d’appel, menaçant ainsi de marier de force 1,2 millions de Québécois si la Cour suprême, présidée par la féministe misandre Beverley McLachlin, ne renverse pas cette décision portée en appel par notre ministre de la Justice.  Le féminisme, mouvement dépassé et sans pouvoir ?  Dépassé, assurément, mais pour le reste…

Alors, je repose ma question : qui contrôle qui ?

11 commentaires:

craken a dit…

J'ai été féministe et je voulais aider les femmes, je m’insurgeais face à des discriminations.
Puis à force de prendre certaines choses dans la face parce que je suis un homme j'ai mis les choses à plat.
Ça fait bizarre de comprendre qu’en tant qu’homme (le soit disant dominateur, le privilégié), on est lésé dans bien des domaines et que ces inégalités de traitements envers les hommes, ce sexisme envers les hommes, les féministes et la société appellent ça l’égalité.
J’ai vite compris qu’en tant qu’homme la seule chose que je domine c’est ma vessie et encore c’est limité dans le temps.

Pour le reste qui contrôle qui je dirais les féministes sont la pierre angulaire de l’état, aucun gouvernement oserait allez contre le dogme.
Pension alimentaire (enfants) plafonner ? Non.
Reconnaissance de la violence féminine ? Non.
Paternité sous x peut être ? Non.
Des procès pour falsifications d’études ? Non.
Levée le pieds sur la misandrie en général ? Non.
Etc etc

Le dogme sera en position de faiblesse comme d’autres dogmes l’on été avant, il s’écroulera, beaucoup tourneront leurs vestes.

Olivier Kaestlé a dit…

En tout point d'accord avec vous, Craken. Moi aussi, j'ai souscrit à des valeurs féministes au point d'organiser, en Mauricie, vers 1992, une campagne de sensibilisation sur la violence conjugale, avec les paramètres unidirectionnels et misandres que vous pouvez imaginer.

Seule l'Ignorance relative du public, conditionnée par la frilosité des médias, peut expliquer que des injustices aussi grossières puissent perdurer. Mais comme vous le signalez, viendra bien un jour où l'effet d'usure de ce mouvement désuet aura raison de son rayonnement.

Je suis étonné de constater à quel point, chez ce monde que l'on dit ordinaire, la compréhension de ce qu'est devenu la misandrie étatique dépasse ce que politiciens et journalistes veulent bien lui faire croire. Quand les premiers auront compris qu'ils perdront des votes à nier l'évidence, les seconds entreprendront le lynchage public de ces douteuses égéries.

Anonyme a dit…

Depuis ma propre malheureuse expérience, soit mon divorce, je suis en mesure de constater l'ampleur de la méconnaissance des gens qui m'entourent, face à toutes les folies (et là, j'me retiens pas mal disons...) qui se produisent ici et là, pendant le déroulement des procédures, ainsi que la relative de la responsabilité de la gente fémine dans ce contexte.

Les enfants (les 3) ont unanimement décider de demeurer avec moi, because, les raisons et la façon dont l'ex a fait les choses, ont fait en sorte que les enfants,ils avaient l'âge de comprendre l'essentiel à 14,17 & 18 ans, n'ont simplement pas juger "honnête et mature" le comportement de leur mère. Malgré le fait que madame soit partie de facto le matin, de son plein gré, de notre chez-nous, direction leur chez-eux à eux deux, je me devais de lui verser pension...Les quelques gens à qui je revelaient certaines informations, étaient tous, et sans exception, étonnés que j'aie à lui verser quoi que ce soit. En fait, la replique classique était la suivante: "comment ce fait-il que ce ne soit pas elle qui te verse quelquechose, c'est toi qui a la charge des enfants?", La béatitude des gens est renversante.

La toute simple logique leur commande le contraire, comment se fait-il que notre "merveilleux" systeme "d'injustice, excusez le lapsus, soit-il si à contre-courant de ceci....eh oui, quand les gens qui ont le pouvoir de générer des iniquités s'en pourvoient (les fémisnistes et leur sacro influence auprès des politiciens et du système de justice), c'est cela qui se produit malheureusement....

Seigneur, à quand une justice équitable?

Olivier Kaestlé a dit…

Pour répondre à vote question : dés que le public sera en mesure d'évaluer l'étendue - immense - des dégâts. Alors seulement, les politiciens bougeront, qui sait, à l'aide d'une commission populaire à la Bouchard-Taylor, puisque la Justice aura perdu toute crédibilité et que de confier pareille commission à un juge paraîtra déplacé. Espérons de meilleurs résultats, cependant.

Par contre, je parie que les médias seront ravis de jouer - un peu tard - les justiciers et casseront du sucre à qui mieux mieux sur les féministes, qui seront alors aussi bien vues que le Ku-Klux-Klan. Je crois bien que les scandales des orphelins de Duplessis et des prêtres pédophiles ne seront pas pires que ce qui s'en vient. Wait and see.

Malthus a dit…

Quoique très pertinente, je crois vous posez la mauvaise question Olivier.
A mon sens, ce n'est pas tant "qui" que "quoi"- en l'occurence, le meme (ou mémé)dominant dans l'imaginaire collectif.
Chaque époque contient son lot de croyances, d'idées, de soi-disant vérités et de contenu philosophique qui,ensemble, forgent le zeitgeist du temps.
Personne ne controllait vraiment le message quand l'Humanité entière croyait la Terre plate. Peut-être pouvait-on remonter jusqu'au géniteur original de l'idée (le qui) mais, une fois lancée, c'est l.idée elle-même qui se chargeait de faire des petits, d'infecter d'autres esprits et de se répandre dans le temps et devenir la croyance absolue que ce fut pendant longtemps.
D'autres phénomènes sociaux tels le Marxisme, Le Nazisme, ou l'esclavagisme (pour ne nommer que ceux-là) sont virtuellement impossible à expliquer si on les réduit à quelques "qui" aux contrôles. Le "quoi" répondait à quelque chose dans la masse humaine, même si cette réponse était fausse, et c'est cette question générale qui explique la flambée populaire de ces idées pour le moins étranges. Nulle plante ne pousse dans un terreau infertile.
Comme vous l'indiquiez dans votre texte, vous-mêmes (et moi aussi, d'ailleurs) avez participé à l'épendage du message féministe et pourtant ni vous ni moi n.étions le moindrement "aux controles" de ce message. Bien au contraire, nous en étions les têtes de Turcs.
De toute évidence, le message féministe répondait à quelque chose dans notre inconscient collectif et, tout comme les marins illettrés d'une époque révolue, nous avons acceptés comme "suffisante" la réponse simpliste et erronnée de la Terre plate féministe.
Qui est une question simple et dont la réponse ne nous mène qu'à une série de coupables plus souvent qu'autrement innocents.
Quoi nous force à approfondir et confronter les idées, les modèles, les stéréotypes, archétypes, mythes populaires et croyances qui ont donner à la graine féministe le terreau fertile que nous constatons.
Un travail beaucoup plus complexe, difficile, intelligent et pertinent, à mon sens.
C'est, je crois, ce travail dont sont responsables les masculistes et autres dissidents qui refusent de boire le Kool Aid si populaire du "qui" et se concentrent sur le "quoi".

Malthus a dit…

J'ai oublié de rajouter qu'à ce sujet (la recherche et l'explication du "quoi")vous faites un excellent travail Olivier.
Ma réponse spontanée a votre papier m'en a inspiré un à mon tour. A lire a mon retour de Cuba (vive la plongée! C'est bon pour l'ataraxie... :) )

bagguerah a dit…

Le féminisme d'État et son corolaire "radical" sont des "crimes contre l'humanité" des enfants (et des hommes).

Ce féminisme me fait penser au film Esther. On lui donnerait le bon Dieu sans confession tant il est tellement angélique et qu'il sait minauder et se victimiser.

Mais au final, c'est le diable!

Josée Phaneuf a dit…

Je suis d'accord avec tes réflexions et qui plus est par contre, ce n'est pas juste une histoire contre les hommes car je suis une femme et j'ai autant si non plus de problèmes avec la gente féminisme qui sont partout partout dans tout mais aussi en plus avec ces pervers narcissiques qui en veulent aux femmes et qui ont décidés de se venger sur moi ... J'ai d'écrit dans le front "bonne fille bonasse " alors ils ont tous eu leur revanche et pas un et pas une ne se sont retenues ... Tous et toutes m'ont fait payer le féminisme en arrière plan .. Ce n'est que du satanisme pure en réalité car tous ce qui peut être bon en ce monde est appelée à être détruit avant même de pouvoir exister presque ... Alors, qui mène, ???? Si je regarde ma mere ma sœur, ma grand-mère décédée et toutes ses femmes que je connais qui m'ont environnées, je peux dire que ce sont elles ... J'ai sûrement trop d'hormones masculine et ça c'est détectée rapidement faut croire ... L'honneur et l'intégrité sont pour moi un fondement important et ce que j'ai vu chez les femmes que je connais, ce n'est pas important ... Ah sans oublier mes deux ex belles-mères ... Finalement, je peux en conclure que ces dames portent les culottes mais rien n'y parrait malheureusement et en plus, ce sont ce genre de femme qui élèvent les enfants .. Filles ou gars peu importe, le fait est que ce sont elles qui donnent l'exemple et le ton à ce qu'ils doivent être ..... Comme elles le veulent selon leurs humeurs ... Et oui, je suis une femme mais je sais voir la réalité des vérités dans leurs faits qui eux, ne mentent pas ... Je me suis fait volée mes trois enfants par ce genre de manipulatrices perverses et narcissiques et je pèse mes mots car j'en ai toutes les preuves à l'appui et , je me suis fait volée ma maison et tous ce que je possédais alors .... Je pourrais poursuivre longtemps comme ça mais à quoi bon ... Elles m'ont tout volées ... Et le passée ne peut revenir

Olivier Kaestlé a dit…

@ baguerra C'est là le concept même de l'agresseur(e) victime que vous illustrez...

Olivier Kaestlé a dit…

@ Josée Phaneuf Votre témoignage me confirme que les victimes de ces féministes radicales ne sont pas toutes masculines, loin de là. Merci de votre commentaire.

fylouz a dit…

J'aimerais juste revenir sur un petit point de votre article (sans vouloir remettre en question globalement celui-ci ni insulter personne). Vous écrivez : "(...)l’omniprésence de sœurs, de frères et de prêtres dans les écoles et les hôpitaux avait permis à l’État d’économiser une masse salariale considérable dont le montant a été investi dans nos infrastructures."
Autrement dit (j'imagine), les économies faites par l'Etat l'ont également été par le contribuable. C'est juste oublier un léger détail : le clergé ne vit pas de l'amour (du bon dieu) et d'eau fraîche, mais des dons des croyants (sans doute fort nombreux à l'époque, lesquels par ailleurs continuaient à payer des taxes (à moins que les dons fait à l'Eglise fussent déductibles ?).