vendredi 16 décembre 2011

Pères en difficulté : des fantômes pour le réseau

Des pères et des enfants laissés pour compte.
Au Québec, nous nous plaisons à penser que l’égalité homme femme est une valeur fondamentale.  Nous aimons à poser en modèle de société.  Nous  croyons que nous sommes en position de donner des leçons à nombre de pays, vivant selon des valeurs dépassées ou rétrogrades.  Bien sûr, si nous nous comparons à l’Arabie saoudite, à l’Afghanistan ou même au Mexique, nous avons raison.  L’ennui, c’est que l’égalité homme femme demeure chez nous exclusivement envisagée en fonction des besoins des femmes, presque jamais des hommes.  Nous aimons nous entretenir dans l’illusion que ces derniers n’ont pas de problèmes.  La vie est tellement plus simple ainsi, mais pas toujours la leur.

Il serait à peu près temps de constater que la réalité familiale québécoise a bien changé depuis près d’un demi-siècle et que d’urgents réajustements s’imposent.  L’histoire récente d’un père et de sa fille, abandonnés par le système, vient d’infliger un douloureux démenti à nos prétentions égalitaires.  Que voilà une fausse note stridente, au cœur même de la symphonie illusoire d’une société égalitaire qui berce nos oreilles abêties.

Vous avez dit ressources ?  Quelles ressources ?

Notre société est hypocrite.  D’une part, elle blâme les hommes de ne pas exprimer leurs besoins.  D’autre part, elle ne leur offre pratiquement aucune écoute, aucune ressource.  Face à leur difficulté, parfois à leur incapacité à s’en sortir, elle les condamne.  C’est le dur constat auquel a dû se résoudre Sébastien (nom fictif), dont la triste histoire a occupé les pages 2 et 3 de l’édition du 12 décembre du Journal de Montréal.

Georges Dupuy, auteur de
Coupable d'être un homme
La situation d’un homme est encore pire au lendemain d’un divorce.  Au regard de la loi, il est officieusement tenu responsable de l’échec de la relation.  L’ex conjoint est, comme l’a si judicieusement décrit pour l’avoir vécu feu Georges Dupuy, « coupable d’être un homme », expression dont il a baptisé son témoignage livresque sur son expérience juridique avec la machine à broyer les hommes.  Comme tant d’autres, Sébastien, au lendemain d’un divorce ruineux, s’est retrouvé dans l’incapacité de faire face à ses obligations financières. Parce qu’il n’avait plus les moyens de payer la garderie pour sa fille, il a perdu son emploi, à cause de ses trop nombreuses absences.

Sans famille à Québec, il ne pouvait davantage avoir recours à cette alternative de gardiennage.  Sébastien était conscient que, faute de pouvoir assumer ses obligations parentales, il risquait, devant la sévérité des tribunaux, peu empathique envers les pères, de perdre la garde partagée de sa fille.  Une mère dans sa situation aurait eu de bonnes chances de faire augmenter la pension payée par son ex conjoint.  Cette avenue n’existe pas pour un homme.  Non plus.  Un centre d’aide adapté, qui aurait pu lui donner un répit, une chance de se ressaisir et de trouver moyen de subsistance et logement, ça n’existe pas davantage pour la gent masculine.  Il y en a une pléthore pour les femmes.

Monnaie courante

« J’ai fait le tour des ressources, confiait notre homme à Jean-Nicolas Blanchet, journaliste au Journal.  Pour les mères, il y a environ huit organismes, mais pour les pères, il n’y a rien.  Ils m’ont dit qu’ils s’occupaient juste des femmes.  Je suis allé à des places comme à Lauberivière, mais ils m’ont dit qu’il n’accueillerait pas d’enfant. »  L’homme a dû se résoudre à passer une nuit avec son enfant dans son auto, obligé de conduire la plupart du temps pour qu’elle n’ait pas froid.  En désespoir de cause, L’Archipel d’entraide, un organisme hébergeant des personnes avec des problèmes de santé mentale, pas l’idéal pour accueillir une petite fille, l’a dépanné, avant de lui trouver un logement dont le loyer sera payé le premier mois.

Lise Bilodeau : une vision juste
La situation de Sébastien est monnaie courante, selon plusieurs intervenants en milieu social consultés par le journaliste.  Claude Vanasse, directrice de Service 211, un organisme de référence pour les personnes en difficulté, affirme : «On a reçu plusieurs appels d'hommes qui avaient leurs enfants avec eux et avaient besoin d'un endroit temporaire de crise, ça n'existe pas!  (…) On vit un changement de société et on n'a pas suivi la nouvelle réalité de la responsabilité des hommes face à leurs enfants. Les pères s'occupent beaucoup plus de leurs enfants et s'il y a une crise dans la famille, ça se peut que ce soit le père qui parte avec les enfants. »

Un point de vue confirmé par Lise Bilodeau, présidente de l’Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec (ANCQ) : « Il n’y en pas d’aide! J’ai déjà eu le cas d’un homme qui devait coucher dans sa voiture avec son chien et son laptop. J’ai tout fait, j’ai appelé tout le monde, même les presbytères, mais personne ne peut l’aider (...) Des cas dramatiques, il y en a plein. »

Des préjugés à abattre

Autant Le Journal de Montréal mérite des félicitations pour la qualité des articles de Jean-Nicolas Blanchet, autant c’est à se demander si sa collègue, Isabelle Maréchal, les a bien lus quand elle a tenu ces étonnants propos : « Les pères ont obtenu en peu de temps ce dont des générations de femmes ont rêvé pendant des décennies.  Le père québécois n'est pas non plus une victime. Évitons de le réduire à ce statut peu enviable. La plupart vivent avec leurs enfants. Et quand le couple se sépare, la garde partagée se vit plutôt bien.  Pourquoi alors certains pères ont-ils grimpé sur les ponts pour crier à l'injustice ? Parce que le père a longtemps été le parent oublié. La justice privilégiait la mère. Ce n'est plus vrai. Aujourd'hui, on a compris qu'un enfant a autant besoin  de son père que de sa mère. »

Isabelle Maréchal : empathie, bonsoir...
J’ignore ce que Mme Maréchal peut bien mettre dans son café, mais j’ai rarement lu point de vue aussi peu en phase avec la réalité de nombreux pères  séparés, l'opinion des féministes radicales mise à part, bien entendu.  Il faudra que la chroniqueuse explique aux groupes de pères militant pour la garde partagée qu’ils perdent leur temps, puisqu’elle se vit si aisément, que la Justice a compris qu’un enfant a autant besoin d’eux que de leur ex, fait qu’ils ignorent probablement encore, et que les magistrats ont cessé de privilégier les mères...   Pas de doute, la société évolue très vite… dans le merveilleux monde de Mme Maréchal.

Ce n’est pas ce genre de négation du réel, ni de pensée magique, qui aideront les pères à exprimer leurs besoins, a défendre leurs droits parentaux, ni à faire en sorte que l’État reconnaisse le trou béant dans l’offre de services aux hommes en détresse.  Heureusement, Lise Bilodeau continue de corriger le tir : « Une femme va décrocher le téléphone et pourra parler à 40 organismes qui lui viendront en aide. Les gars, eux, n’ont aucune espèce d’idées où aller et ils se font revirer de bord un peu partout. Là, ils comprennent qu’ils doivent se débrouiller seuls, finissent par perdre pied et envoient l’enfant à la DPJ. Ensuite, on va dire qu’on savait qu’il n’était pas capable d’être un bon père (...) C’est l’art d’ostraciser les pères, c’est de dire aux hommes qu’on ne les aidera pas, parce qu’ils ne sont pas capables d’élever leur enfant de toute façon. »

Le vrai « nœud du problème »

Ces préjugés misandres, des gens comme Isabelle Maréchal les entretiennent : « C'est là le noeud du problème, écrit-elle. Comment se tenir droit et avancer quand on est sous éduqué, sans job, en peine d'amour, en peine de soi, intoxiqué, carrément dans la rue ? Difficile de se regarder dans la glace le matin, en se rasant, et de se trouver bon. Voilà pourquoi des pères ont décroché. Des pères incompétents, il y en a eu une beurrée. »  Bref, si les pères ont des problèmes, c’est qu’ils ne s’assument pas, si les mères en ont, c’est qu'elles sont victimes de la fatalité : « Si les mères seules ont plus de ressources  que les pères, c'est qu'elles ont encore le plus besoin d'aide financière. Une mère sur deux élève ses enfants dans la pauvreté. Ça fait beaucoup d'enfants pauvres au Québec. Il y aurait là de quoi bloquer des ponts. »

Itinérance : une problématique d'abord masculine.
Bien sûr, on ne peut banaliser la pauvreté des mères monoparentales, majoritaires à élever seules leurs enfants.  Il n’en demeure pas moins que c’est en raison de préjugés similaires à ceux énoncés par la chroniqueuse, qui constituent le premier « nœud du problème », que les hommes sont laissés pour compte.  Mme Maréchal réalise-t-elle qu’il existe davantage d’hommes que de femmes chômeurs et assistés sociaux, que l’itinérance demeure une problématique à 75 % masculine, que les hommes, de plus en plus hypothéqués dès l’enfance par un système scolaire inadéquat, deviennent de moins en moins scolarisés et que leurs chances de trouver un emploi rémunérateur s’en trouvent par conséquent compromises ?  Que ça plaise ou pas de l’admettre, la pauvreté se conjugue de plus en plus au masculin d'abord.

Lise Bilodeau apporte heureusement une perspective réaliste à la situation : « Tout va aux femmes (...) La société ne voit pas avec les yeux du cœur, mais avec les yeux du mot « féminin ». Tout ce qui est femme mérite qu’on aide avec  énormément de sous, mais quand il s’agit des hommes, c’est une valeur rejetée parce qu’ils sont étampés violents (...) Il n’y a pas de justice quand il est question de jeunes papas qui veulent simplement élever leur enfant après un divorce. »

Projet d’un réseau provincial

Conscients qu’il faudra se passer des services de Mme Maréchal pour sensibiliser  l’État, pour ne pas dire, afin de comprendre quelque chose à la réalité des pères, quelles alternatives se présentent-elles à ces fantômes qui n’apparaissent jamais sur l’écran radar du système ?

Raymond Villeneuve, un pionnier.
«On est creux! Affirmait encore au Journal Raymond Villeneuve, directeur du Regroupement de la valorisation de la paternité.  Il n'y a pas de politique véritable pour soutenir les pères en difficulté, ce sont des initiatives de petits groupes qui font des miracles en travaillant à remonte-courant. Il faut reconnaître que le gouvernement est de plus en plus sensible à la question, mais il reste beaucoup de travail à faire. »  Selon lui, à peine 13% des initiatives visant à aider les pères en difficulté viennent du réseau public.

Maison Oxygène, l’un des rares centres d’aide dévolus aux pères en difficulté, souhaite implanter un réseau provincial, après avoir ouvert des maisons à Drummondville et à Baie-Comeau.  Une autre ouvrira ses portes à Sherbrooke tandis qu’une nouvelle pourrait être inaugurée à Québec.  C’est déjà ça, mais bien peu à la fois, en regard de besoins de plus en plus criants.  Il est plus qu'urgent que l’État québécois reconnaisse enfin cette réalité nouvelle des hommes en difficulté et intervienne le plus énergiquement et le plus rapidement possible afin de les soutenir.  Loin des idées reçues et des préjugés.

15 commentaires:

Olivier Kaestlé a dit…

Comme en raison d'ennuis techniques, j'ai dû supprimer une version précédente de cette chronique, je reproduis ici le commentaire qu'y avait laissé'un lecteur répondant au pseudo de Madamascar :

Excellent. Mais pourquoi faut-il différencier les endroits d'aide au père de ceux réservés aux mères. Pourquoi l'aide doit-elle être sexuée. C'est du sexisme! De plus, pourquoi est-ce la justice qui détermine les ressources des parents divorcés. Ces ressources devraient être déterminée par le ministère des finances via un programme de calcul dans lequel il serait interdit d'indiquer le sexe de la personne. Ainsi il n'y aurait plus de calcul ou de jugement sexiste.

Olivier Kaestlé a dit…

Et voici ce que j'avais répondu :

Très bonne idée, de calculer le revenu sans connaître le sexe. Ça ne réglerait pas toute les fraudes et autres malversations, mais ce serait un pas dans la bonne direction. Gageons cependant que le Conseil du statut de la femme verrait d'un mauvais oeil pareille innovation. Un organisme assez puissant pour convaincre un premier ministre entêté de modifier un document aussi fondamental que la Charte des droits et libertés pour y faire primer l'égalité homme femme sur les pratiques religieuses l'est tout autant pour enrayer toute initiative visant plus de justice pour les hommes.

baguerrah a dit…

Tant que les Québécois (hommes) n'auront pas tous décidé de faire la grève de paternité (soutenue par une action publicisée par F4J ou autre) jusqu'à temps que les lois misandres changent, il ne se passera rien.

Je préconiserai à tous les hommes en âge de procréer le port du préservatif (par solidarité) ou la vasectomie (par acte citoyen) et à tous les autres, le refus du don de sperme.

On pourrait même proposer un auto-collant à apposer sur le pare-choc de la voiture, genre "pas de droit, pas de bébé!".

Bref, une sorte de "printemps québécois" pour l'avenir de ses garçons, un peu comme les iraniennes ou saoudiennes le rêvent, comme la grève du sexe décidée par les afghanes.

Oui, au Québec, on en est là. Soit les hommes se lèvent et tiennent leur bout face aux bonnes-femmes, soit ils paient et "fam-lé-yeule".

Juste à choisir.

kourou a dit…

D’une part, elle blâme les hommes de ne pas exprimer leurs besoins.

==> D’ailleurs il est intéressant de souligner que les féministes sont la première a utilisé tous ce qui est des techniques de shame et du terrorisme intellectuel afin que les hommes se taisent.
De même la majorité des mères élèvent les garçons a souffrir en silence.
etc

J’ai tout fait, j’ai appelé tout le monde, même les presbytères, mais personne ne peut l’aider (...) Des cas dramatiques, il y en a plein. »

==> Osons le dire tous haut, on considère que la vie des hommes a moins d’importance que la vie des femmes, la vie d’un homme est inférieur a celle d’une femme, moi-même j’ai déjà eu ce genre de raisonnement.

Isabelle Maréchal
==> Naturellement on a toujours a faire a des gens qui pensent qu’en niant la réalité cette réalité va disparaître alors qu’en tentant de la nié ils ne font que semer les graines d’un futur radicalisme.

Pour le reste on parle de subvention et certains lobbys ne veulent pas partagés les subventions.

Olivier Kaestlé a dit…

@ baguerra Habituellement, je me méfie des solutions tranchées, mais celle-là me paraît audacieuse et pertinente. Un autre lecteur m'avait amené son concept de "girlcut" pour signifier son refus de se laisser plus longtemps considérer comme une banque de sperme ou une banque... tout court.

Olivier Kaestlé a dit…

@ kourou C'est tout à fait vrai que la vie d'un homme compte moins que celle d'une femme. Après tout, n'avons-nous pas toujours envoyé nos jeunes hommes à la guerre pour protéger femmes et enfants.

Le comble de l'insensibilité, c'est notre attitude sociale envers les garçons, des ados, mais surtout, des enfants. Va-t-on enfin le comprendre ?

la position du féminisme d'État, qui refuse de voir le système scolaire amélioré pour tenir compte de leurs besoins (Conseil du statut de la femme)ou qui osent prétendre que le décrochage est d'abord un problème féminin (FFQ, sic !)justifierait à elle seule le crépuscule de ce mouvement rétrograde.

baguerrah a dit…

Olivier, j'ai même un slogan: "liberté, égalité, paternité" ;-)

Olivier Kaestlé a dit…

Pas mal du tout ! ;-)

kourou a dit…

Intéressante l'idée de baguerrah.

Pour ce qui est de la paternité il est évident que le contrôle des hommes sur leurs reproductions changerait totalement les règles du jeu.
Les femmes ont été libérées sexuellement lors de la mise sur le marché de la pilule et puis de leurs petites sœur et de l’avortement et bien d’autres techniques.
Les hommes ont été libéré sexuellement .... ha non en fait ils n’ont pas été libéré sexuellement.
Puisque non seulement ils n’ont aucun moyen de contrôler leurs reproductions (le préservatif dans le couple étant aléatoire mais surtout peut être contourné) mais de plus ils doivent assumé si la femme est enceinte la ou une femme peut encore se déchargé de ses responsabilités ou à contrario être aidés par divers organismes.
En d’autre termes l’homme peut toujours être victime du fameux « oups » je suis tombé enceinte par hasard (on y croit tous).

Si les hommes mettent la main sur une contraception très sur (99,99999999%) et sans effet secondaire alors le gouvernement et les femmes devront renégocié complètement avec les hommes tous ce qui concerne la paternité (imaginé le bordel et déjà les misandres gueulant comme des folles).
Ça serait un changement social plus important que l’a été la contraception féminine (on aurait le droit à la résurrection du Père).

Mais au fait existe-t-il de telle contraception ?
Le plus surprenant c’est que oui il en existe mais ne sont pas mise sur le marché et sont toujours dans de longue phase de test (tiens aucun autre médicament au monde n’a subit autant de test).
Par exemple le RISUG inventé il y a prés de 20 ans et encore en test.(prévue pour 2015 si tous ce passe bien).
Ou encore une pilule sans hormone et sans effet secondaire prise 1 fois par mois ou 1 fois tous les 3 mois.
http://www.telegraph.co.uk/health/healthnews/7857262/Scientists-invent-first-male-contraceptive-pill.html

Les lobbys pharmaceutique font du très bon boulot (ce type de contraception leurs feraient passé a coté de milliard de dollars) mais je soupçonne aussi les gouvernements des pays développé d’empêcher la mise sur le marché de telle contraceptifs car ça signerait une chute mortelle des naissances tant que les hommes ne seront pas remis au milieux du processus de décision.
Alors que les gouvernements laissent sur le marché des contraceptifs hormonaux, un crime au niveau de la santé.
Ça expliquerait en partie pourquoi les gouvernements des pays développé sont autant sensible a tous ce qui concerne les femmes et leurs demandes, c’est tous simplement car les femmes ont un moyen de chantage, leur ventre.
Les hommes aussi pourraient avoir ce moyen de chantage leurs couilles :)

Olivier Kaestlé a dit…

Instructif et analytique votre topo, Kourou, qui prouve bien que notre société soi-disant pro-choix ne l'est qu'à sens unique, la femme ayant droit de vie ou de mort sur le foetus. L'homme, s'il veut un enfant et sa conjointe, non, doit se conformer à sa volonté, idem, dans le cas où elle en veut, et lui, non.

L'une de mes chroniques, relatant un fait vécu, explorait ce paradoxe :
http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/06/viol-genetique-et-libre-choix-sens.html

Dominique a dit…

Olivier,
Désolé d'être hors sujet mais y-a-t-il quelqu'un qui se soit sérieusement penché sur l'épidémie scandaleuse de prescriptions de Ritalin au Québec? Pourquoi et comment peut-on justifier qu'on en soit rendu là? Évidemment qui se fait droguer? Nos petits garçons, ces éclopés de la révolution féministe...
Dominique Rouleau

lucho a dit…

je suis l'auteur de la photographie Luc OBertelli, vous pourriez citer la source, vous ne m'avez pas demandé mon accord

Olivier Kaestlé a dit…

Mes excuses, Lucho. Pouvez-vous m'indiquer quelle photo, en partant du début de l'article ? Je m'engage à la retirer et à la remplacer.

bjmed1 Scott a dit…

Article touchant et triste a la fois.

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, bjmed.