samedi 15 septembre 2012

Homicide : plus de 70 % des victimes sont des hommes !

Oui, vous avez bien lu. Et il s’agit d’une statistique canadienne, reflet d’un pays où le taux d’homicide reste faible en comparaison de nombreux États occidentaux. Alors qu’il n’y en a que contre la violence faite aux femmes, cette donnée a de quoi nous faire réfléchir quant à l’étendue réelle et à la répartition exacte des victimes masculines et féminines de meurtre au pays, en dehors de toute falsification ou banalisation idéologique. Il faudra conserver cette perspective à l’esprit le 25 novembre prochain, journée internationale de lutte à la violence faite aux femmes, alors que commenceront concerts de lamentation féministes et articles de complaisance empesée de journalistes inféodés aux dictats de porte-parole misandres.

Une - autre - réalité méconnue.
Bien sûr, on peut biaiser des études, faire passer, comme le prouve si régulièrement le ministère de la Sécurité publique du Québec, des signalements de violence conjugale pour des agressions sanctionnées par des verdicts de culpabilité. Il demeure cependant impossible de simuler un meurtre, ou de faire passer une tentative de meurtre pour un homicide. Les morts ne parlent pas, mais leur nombre, en revanche, reste éloquent. Comme le précise l’étude présentée dans cette chronique : « Les homicides sont plus susceptibles que les autres crimes d’être signalés à la police, de faire l’objet d’une enquête approfondie et, par conséquent, d’être saisis dans les statistiques officielles (Nivette, 2011; Van Dijk, 2008; Gannon et autres, 2005). » 

Omerta sur les hommes !

D’où peut donc alors provenir un chiffre aussi étonnant que méconnu ? D’un auteur à sensations en mal de notoriété, de méchants « masculinistes » en proie à leur discours « haineux » ou « misogyne » ? Il est en fait tiré de Statistique Canada, dans le plus récent document fédéral disponible sur l’homicide, couvrant l’année 2010, intitulé simplement L’homicide au Canada, 2010. Une étude aisément accessible au journaliste le plus somnolent… 

Ce document brosse un portrait global de l’homicide au Canada, comme l’indique son auteure, Tina Hotton Mahony : « Le présent article du Juristat porte sur les données de 2010 sur les homicides, ce qui marque la 50e année consécutive pour laquelle cette information a été recueille par Statistique Canada. Les tendances relatives aux homicides attribuables à des gangs, aux homicides commis à l’aide d’une arme à feu, aux homicides commis par des jeunes et aux homicides entre partenaires intimes y sont mises en lumière. Le rapport présente également un profil des homicides commis par des auteurs présumés chez qui on soupçonne un trouble mental ou du développement. » Les chercheurs ont donc ratissé assez large, merci.

Les policiers sont rarement confrontés à des cas d'homicide.
On apprend que les homicides demeurent rares au Canada et ne représentent que 1 % des cas de violence signalées à la police. Qui plus est, après une relative stabilité d’une durée de 10 ans, ces délits ont connu une importante diminution en 2010. Voilà de quoi apaiser plus d’un esprit chagrin…

Si nous découvrons que les services de police canadiens ont recensé 554 cas en 2010, la répartition homme femme n’est pas spécifiée dans le texte du document, pour des raisons mystérieuses, ce qui n’empêchera pas Mme Mahony de faire le constat suivant, le seul qu’elle se permettra sur la répartition selon le sexe : « La chute du taux d’homicides sur des personnes de sexe masculin (-12 %) était deux fois celle pour les personnes de sexe féminin (-6 %), ce premier taux d’homicides s’étant fixé à son point le plus bas en plus de 30 ans (graphique 2). » 

On pourrait croire alors que les hommes, éternels privilégiés, se voient encore une fois avantagés aux dépens des femmes, victimes désignées et sanctifiées de toute forme de violence. Un coup d’œil aux graphiques accompagnant cette section, seuls indices de la violence subie et exercée par les hommes, vient jeter un éclairage détonnant sur cette réalité à peine effleurée dans une étude qui consacre beaucoup plus de place à des aspects plus marginaux de l’homicide.

Aidons nos journalistes !

C’est en consultant le tableau 9 de l’étude que l’on peut enfin lire que l’on dénombre 400 homicides ayant des hommes pour victimes, représentant 72,5 % des 554 cas recensés, tandis que les femmes ne représentent « que » 152 victimes, soit 27,5 % de ce total. Considérant le dynamisme intellectuel de nos limiers journalistiques, et le peu de temps qu’il consacrent à leurs dossiers, pressés qu’ils sont par leur heure de tombée, on se demande si de « cliquer » sur un tableau pour le lire ne demeure pas pour eux une opération par trop laborieuse. Il aurait sans doute mieux valu inclure ces statistiques dans le texte même, pour ne pas trop leur compliquer la vie…

Un deuxième tableau, cette fois affiché sans nécessité de « cliquer », mais accompagné d’aucun commentaire ni analyse, suit et termine le bref survol de la répartition homme femme parmi les victimes d’homicide. Ce graphique aurait mérité un peu plus d’attention de Mme Mahony, puisqu’il brosse un portrait éloquent du taux d’homicide par 100 000 habitants concernant les victimes masculines et féminines réparti sur 30 ans, entre 1980 et 2010. Il devient plus difficile de faire des reproches aux journalistes quand une statisticienne ne fait pas son travail correctement.

Une réalité qui ne date pas d’hier…

Il suffisait pourtant d’un simple coup d’œil pour découvrir qu’en 30 ans, le taux d’homicide est resté toujours nettement plus élevé pour les victimes masculines et que la répartition homme femme a suivi une tendance presque parallèle à la baisse. Ainsi, en 30 ans, le taux de victimes masculines est passé de plus de 3,0 par 100 000 habitants en 1980 à un peu moins de 2,5 en 2010. Du côté des victimes féminines, ce taux est passé de plus de 1,5 par 100 000 habitants en 1980 à un peu moins de 1,0 par 100 000 habitants. Je sais pas pour vous, mais il me semble que l’écart entre les taux des hommes et des femmes s’est creusé au détriment des hommes, en trente années, une réalité qui ne semble pas émouvoir outre mesure Mme Mahony.


L’homicide conjugal, seule unité de mesure…

Comment expliquer que, lorsque l’on envisage les victimes de meurtre selon le sexe, un grand nombre d’entre nous reste persuadé que les femmes devancent considérablement les hommes ? Si l’on considère que, du 25 novembre au 6 décembre, anniversaire de Polytechnique, particulièrement chéri de nos féministes militantes, et même au-delà de cette date, le public subit un véritable lavage de cerveau sacralisant les femmes, en tant que victimes, et démonisant les hommes, en tant que prédateurs, comment se surprendre d’un tel résultat ?

Quand l'idéologie l'emporte sur la réalité...
En effet, pour chaque homme tué par sa conjointe, on dénombre trois femmes à connaître le même sort, une réalité qui ne doit en aucun cas être banalisée.  Par contre, quand la partie devient le tout, on fausse les perspectives, et l'on encourage la malhonnêteté d’organismes qui ne présentent de la violence que l’aspect qui leur permet d’asseoir leur pouvoir auprès de nos dirigeants, de consolider leur financement étatique et même, d’en demander toujours davantage. Voilà ce qui arrive quand l’idéologie se substitut à la réalité, que des porte-parole font passer leur intérêt personnel avant la juste évocation des faits, que des journalistes dorment au gaz en se cantonnant au rôle de perroquet à la remorque de divas hostiles, et que des chercheurs, payés par nos taxes, banalisent ou dissimulent des faits essentiels qui gagneraient à être divulguées au plus grand nombre.

17 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Olivier. "Pour chaque homme tué par sa conjointe, on dénombre trois femmes à connaître le même sort". Et cela peut, en parti, s'expliquer que l'homme se fait tellement bafoué dans une procédure de séparation et de divorce que sa seule défense efficace et de commettre l'homicide. C'est sa dernière et seule manière de se défendre. La frustration émotive devient TELLEMENT forte et intense, que seule cette solution peut le soulager. Et il ne pas oublier, que certaines femmes ont fait tuer leur ex-conjoint par un autre homme. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

À votre commentaire, on pourrait ajouter que, bras de la justice aidant, des femmes tuent leur ex à petit feu, en toute légalité. De bons petits meurtres très convenables... Et quand c'est l'homme lui-même qui devient son propre bourreau, imaginez l'aubaine !

Ceci dit, comme je l'ai souligné dans l'affaire Turcotte et, plus tard, dans l'affaire Warwick, il y a lieu de se demander si des vies n'auraient pas pu être sauvées si ces hommes avaient eu la conviction que leurs droits parentaux auraient été respectés. Bien sûr, l'incurie judiciaire n'excuse pas le meurtre d'enfants, mais elle peut l'expliquer.

Anonyme a dit…

Et quand je pense que le Québec, essentiellement les femmes, veut conserver le Registre des armes à feu, qui ne sert à ABSOLUMENT RIEN, soit dit en passant. Elles ne se rendent même pas compte, qu'elles sont, elles mêmes, les détonateurs des armes à feu qui ont et qui vont servir. C'est COMPLÈTEMENT incroyable d'être aussi AVEUGLES et débiles. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

J'ai déjà été partisan du registre des armes à feu, me disant qu'il était invraisemblable que des armes offensives puissent se balader en liberté sans être enregistrées. Richard Bain disposait de 22 armes légalement enregistrées et Marc Lépine détenait des armes qui n'auraient pas été enregistrées, même si un registre avait été créé à l'époque. Le problème, comme les solutions, est ailleurs...

Olivier Kaestlé a dit…

En passant, nombreuses sont les femmes qui partagent cette opinion.

Anonyme a dit…

"En passant, nombreuses sont les femmes qui partagent cette opinion." Elles sont cachées dans un placard ces femmes ? Parce qu'on ne les entends jamais. Curieux. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Venez faire un tour sur Facebook, vous verrez...

Anonyme a dit…

Je me souviens d'une féministe particulièrement misandre qui m'avait un jour dit: "Je n'ai aucune empathie pour les morts d'hommes car ils sont presque toujours victimes d'autres hommes!"
Toujours prêt a damer le pion, j'ai répliqué: "Mais pourquoi vous arrêter là? Cessons simplement d'éprouver de l'empathie pour toute victime de meurtre. Ils sont tous victimes d'autres êtres humains, après tout."
Combien voulez-vous gager qu'une majorité de nos grandes militantes anti-violence aux femmes pensent de facon similaire?

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

La misandrie restant une maladie répandue, contagieuse et en progression, je préfère ne pas m'aventurer à parier là-dessus. ;-)

dereck a dit…

J'avais lu un petit test d'un étudiant américain.
Il posait la question suivante à d'autres étudiants:
Quel genre sexuel est le plus victime d’homicide, sachant qu'un des genres est sur-représentés avec 80%.
Les réponses ne ce sont pas faites attendre: les femmes, voila les réponses les femmes constituent 80% des victimes d'homicides selon la pensé générale.
La question qui se pose est donc comment notre esprit peut faire passé 20% > 80%.
C'est tous simple depuis des siècles on a toujours considéré la vie d'une femme comme plus importante que celle d'un homme.
Et avec l’avènement de l'égalité des sexes on aurait du corrigé cela et bien on a fait que renforcer ce schéma.
L'homme jetable est un réalité.
PS1: il faut tout de même souligné que la grande majorité des hommes victimes homicides le sont par d'autres hommes.
PS2: si l'on veut réellement compter le nombre de mort du aux violences conjugales il faut s'intéressé aux "suicides" des hommes.

Olivier Kaestlé a dit…

J'avais posé la même question lorsque j'étais responsable à la formation d'un organisme très à gauche (eh oui, j'ai eu un passé gauchiste dans une autre vie). La surprise des participants à ma formation quand je leur ai appris que les trois quarts des victimes de violence étaient des hommes.

Ceci dit, je suis tout à fait d'accord avec le fait que les hommes restent les premiers auteurs d'homicides comme avec votre affirmation que les suicides, dans un contexte de harcèlement légal, peuvent résulter autant de la - mauvaise - volonté d'ex-conjointes que de la cupidité d'un système judiciaire pour qui enfants et pères ne sont que des pions sur un échiquier.

Hélène Grenier a dit…

«...bras de la justice aidant, des femmes tuent leur ex à petit feu, en toute légalité. De bons petits meurtres très convenables... Et quand c'est l'homme lui-même qui devient son propre bourreau, imaginez l'aubaine !»

Ce n'est pas une aubaine puisque le but est de le garder en vie et de lui soutirer le maximum durant cette période.

Anonyme a dit…

Malheureusement pour l'homme, l'idée d'être libre lui ait davantage insupportable que de devenir esclave d'une femme. Esther Vilar 1971. "L'homme subjugué, édition Stock"
Pour Hélène: Tant qu'un homme est rentable, la femme ne l'exterminera pas. Mais le jour...
Serge

Anonyme a dit…

Messieurs, vous êtes des malades mentaux. Cherchez de l'aide avant de finir comme Turcotte.

Cordialement,

M. Jacques

Olivier Kaestlé a dit…

Voilà un commentaire haineux, improductif, et dénué du plus élémentaire argumentaire. La prochaine fois, M Jacques, passez votre tour.

Anonyme a dit…

"Pour chaque homme tué par sa conjointe, on dénombre trois femmes à connaître le même sort". Et cela peut, en parti, s'expliquer que l'homme se fait tellement bafoué dans une procédure de séparation et de divorce que sa seule défense efficace et de commettre l'homicide. C'est sa dernière et seule manière de se défendre. "

J'appelle immédiatement la police

Anonyme a dit…

Pourquoi passerais-je mon tour? Vous êtes fous et vous devez le savoir.

Voici donc un lien qui pourrait vous être utile:

http://www.interbible.org/interBible/cithare/celebrer/2011/a_sac.html

Mes sympathies,

M. Jacques