samedi 5 octobre 2013

« Féminisme » islamique : quand le masque tombe, le hijab reste...

Trouveriez-vous normal de voir des Juifs se montrer favorables au nazisme en arborant fièrement la croix gammée ?  Ou de voir des Afro-américains se promener travestis de draps blancs en appui au Ku-Klux-Klan ?  Ne ressentiriez-vous pas un vague malaise, pour ne pas dire un profond sentiment d'incompréhension devant semblables incohérences, devant pareil mépris de soi ?  

Dalila Awada, juste une étudiante en sociologie ?
C'est exactement ce que j'éprouve devant le spectacle ahurissant de femmes déambulant dans l'espace public affublées du voile islamique.  Même en région, nommément à Trois-Rivières, on en voit de plus en plus.  Bien sûr, je sympathise avec celles qui se voient contraintes par un conjoint rétrograde à porter pareil oripeau, mais je reste perplexe devant les autres, celles qui prétendent le revêtir par choix et qui vont même jusqu'à en revendiquer âprement le port.

Vous avez dit féminisme... islamique ?

Le concept même de féminisme islamique, chez les musulmanes les plus militantes qui prétendent vouloir affirmer au grand jour leur identité religieuse, y compris dans la fonction publique, me semble une contradiction dans les termes, au même titre que l'expression « discrimination positive », aimablement remplacée par notre gouvernement par « action positive ».  Cette nouveauté a - également - le mérite relatif de dissimuler une pratique incongrue sous une dénomination qui pourrait frauduleusement la faire passer pour de l'engagement social.

C'est à ces prétendues féministes islamiques que l'on doit d'avoir vu la Fédération des femmes du Québec infiltrée par Présence Musulmane - favorable à Tarik Ramadan et à son moratoire (sic !) sur la lapidation - et par le Conseil islamique canadien - militant des tribunaux islamiques en Ontario - en vue de faire fléchir ce regroupement féministe, jadis emblématique, en faveur de la laïcité dite ouverte et de l'opposition à l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique.  Le tout, bien sûr, par l'intermédiaire de Québec solidaire, tenant désormais sous sa férule la FFQ, au cas où il faudrait le rappeler.

C'est également devant la commission Bouchard-Taylor, au moment où la présidente de la FFQ de l'époque, Michèle Asselin, déclarait que le hijab ne contrevenait pas vraiment à l'égalité homme femme, qu'une délégation de « féministes » islamiques avait attiré l'attention d'un participant, Denis Gaumont, retraité de l'UQÀM.

Tarik Ramadan : double discours.
Il relate ainsi leur intervention : « Structurées et bien documentées, ces jeunes femmes ont ébloui les commissaires. Elles ont défendu avec aplomb le port du voile, le respect de l'époux, la charia appliquée à la famille, la bonté d'Allah, leur auto-exclusion si nécessaire. Un travail bien fait. Classique. Au point que messieurs les commissaires ont remercié mielleusement ces émissaires, de toute évidence en service commandé et bien escortées. Pour en rajouter une couche, les commissaires les ont explicitement félicitées pour la qualité de leur «féminisme» à la sauce musulmane! »

À souligner, au crayon rouge, que ces prétendues féministes, en se déclarant favorables à « la charia appliquée à la famille », trahissent on ne peut plus clairement leur adhésion aux tribunaux islamiques.  Que les deux commissaires se soient prosternés avec leur obséquiosité ordinaire devant semblables représentantes de l'islam politique ne surprendra personne, mais n'est-il pas inquiétant de constater qu'ils ne sont pas les seuls ?

Des idiots utiles à Djemila

C'est au nom des nobles principes que sont « le refus du racisme, des stigmatisations, de toutes les formes de domination et d'inégalité quelles qu'elles soient » qu'une centaine d'intellectuels se sont sentis obligés de s'opposer à la charte de valeurs québécoises du ministre Drainville, en brandissant la Déclaration universelle des droits de l'homme votée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies, qui reconnaît la liberté « de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé ».  

Voilà une - autre - définition qui gagnerait à être revue et corrigée à la lumière de l'échec du multiculturalisme en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou en Espagne, pour ne nommer que ces pays occidentaux, déroute ayant pour dénominateur commun la montée de l'islam politique, une évidence qui ne semble pas émouvoir outre mesure ces intellectuels épris d'un Disneyworld multiculturel utopiste.

« Cette démarche (la charte NDA) nourrit le fantasme d'une définition non conflictuelle de la collectivité québécoise », écrivaient-ils.  Et moi qui croyait que c'était justement le multiculturalisme qui nourrissait cette illusion...
 
Djemila Benhabib : lucidité.
Concernant cet autre mirage, le féminisme islamique, Djemila Benhabib publiait récemment dans Facebook le statut suivant : « Quelques mots au sujet du féminisme islamique - Celles qui portent le voile islamique et se revendiquent du féminisme véhiculent une énorme aberration. Puisque ces dernières ne remettent nullement en cause les dogmes religieux en matière d'héritage, de mariage, de divorce, de garde des enfants, d'autorité parentale, de liberté et d'orientation sexuelles, de témoignage devant un tribunal, ou d'accessibilité à certaines fonctions ou professions. Ce concept sert tout simplement de paravent à l'islam politique pour mettre en difficulté, voire discréditer, l'universalité des droits des femmes. Cette entreprise vise uniquement à liquider les acquis des femmes et isoler les luttes des femmes musulmanes des luttes des femmes dans le monde. Durant les quatre-vingts dernières années, les femmes ne se sont pas émancipées en s'appuyant sur les dogmes religieux, mais en prenant leur distance avec le religieux. Sans surprise, les droits des femmes ont pris leur envol une fois la distinction entre les pouvoirs temporels et spirituel a été établie. En ce sens, la laïcité est une condition nécessaire à l'égalité entre les femmes et les hommes. »

Les hijab Barbies

Parlant de Djemila Benhabib, je m'en voudrais de passer sous silence sa participation, claire, documentée et articulée, à l'émission Tout le monde en parle le 29 septembre dernier, mais si je mentionne l'événement, c'est surtout à cause de son interlocutrice de la soirée, Dalila Awada.

Cette jeune femme, a été simplement présentée par Guy A Lepage comme une étudiante en sociologie à l'UQÀM, née au Québec de parents originaires du Liban.  C'est par l'entremise des médias sociaux, encore une fois plus vifs que les médias traditionnels ou que les recherchistes de l'animateur, que l'on devait apprendre que cette musulmane était en fait une militante de Québec solidaire, membre du comité femmes immigrantes de la FFQ, et qu'elle entretenait, par cousine interposée, en l'occurence Leila Bdeir, des liens avec Présence musulmane, organisation mentionnée plus haut dans ce texte, favorable aux tribunaux islamiques et entièrement dévouée à Tarik Ramadan, petit-fils de Hassan el-Banna, fondateur des frères musulmans, organisation islamiste la plus rétrograde qu'il puisse se concevoir.

Dalila Awada et Leila Bdeir.
Dalila Awada reste à ce jour l'incarnation la plus représentative de l'ambassadrice islamique, douce, jolie, séduisante, mais mandatée afin de nous faire gober une double discours analogue à celui de Ramadan.  Tout en admettant que le hijab peut être utilisé à des fins répressives dans les pays islamistes, elle affirme qu'un telle orientation n'est pas près de survenir au Québec, si civilisé.  Et on accusera ensuite les régions de vivre repliées sur elles-mêmes !

À notre époque de mondialisation économique, politique et médiatique, on voit mal comment le Québec, dans un contexte planétaire où l'islam politique gagne sans cesse du terrain devant l'indolence occidentale, resterait le dernier petit village à résister encore à l'envahisseur.  Sans doute détenons-nous une potion magique qui saura nous en préserver ?  Au fait, ai-je bien dit « envahisseur »...

7 commentaires:

Anonyme a dit…

on dit que le ridicule ne tue pas! Ce double discours est une arme redoutable des minorités au Québec depuis l'avènement du multiculturalisme. Moi-même, fils d'un père juif-polonais immigré edans les années 60 au Québec, j'ai grandi avec le message double que le quebecois ( les autochtones aussi) étaient des incultes, des grateux de loto de québec et des buveux de Pepsi. Pourtant, je me rappelle que toutes les fréquentations de mes parents (essentiellement européennes!), étaient les premiers à crier au racisme, car ils ne pouvaient pas envoyer leurs rejetons à l'école anglaise! Je me rapelle même que je me faisais réprimender lorsque je laissais filler un petit accent quebecois.
Le racisme et le sexisme sont les pires cercles vicieux de notre société moderne, et le seul moyen de les rendre "acceptable" consiste à justement entretenir ce double discours. Ca donne les ratés qu'on connait:
-Une femme peut s'amuser publiquement à detruire un homme.
- Un noir peut accuser tout le monde de racisme.
- Un musulman peut faire imposer sa religion arriéré comme progrès social.
- Etc...
Ben de Bromont

Olivier Kaestlé a dit…

Eh oui, Ben, on peut être sexiste, raciste, extrémiste au nom de nobles principes, selon lesquels qui dénonce ces excès devient automatiquement sexiste, raciste et extrémiste. Inch Allah !

Anonyme a dit…

Voilà pourquoi il est impératif de cesser de se mentir à soi-même, mais lorsque nous vivons dans une culture de denis cela représente tout un défi, voire le risque de devenir un paria.
Une petite observation comme ça: Ne trouvez-vous pas que les visages de femmes arabes (ceux que vous avez fait paraître dans votre blog) sont sublimes? Je les trouve d'une beauté incroyable. N'est-il donc pas normal qu'un mari macho, possessif, jaloux et oedipien cherche à masquer ce qu'il concidère comme sa chose? Pourtant la beauté, le bonheur et la richesse a toujours été un bien public. "Il faut jeter la pourriture à l'écart", n'est-ce pas? Donc, c'est quoi leur problême avec leurs bonne femmes? Je vais vous le dire, moi:
Ayant déjà sorti avec de très belles femmes, je sais comment notre partenaire peut devenir comme un trophée ou un trésor que d'autre convoitent ou courtisent, cela devient un sujet de discorde et mène l'homme, foncièrement compétitif et possesssif, dans une lutte sans fin de confiance en soi et des autres. Si le couple n'est pas solide, l'homme confiant et moqueur, et la femme pareillement, l'union s'éffondre sous la pression invisible. Cela nous rappel le paradoxe de la vie:
LE CONTROLE ET LE LÂCHER PRISE.
Voilà exactement où les hommes qui voilent leurs femmes font fausse route. Incapable d'appliquer ce principe, de toutes facons innaplicable, il s'émane une colère en eux qui se traduit en terreur pour les autres. Curieusement, à l'opposé, beaucoup de femmes occidentales agissent sensiblement de la même façon, lorsqu'elles réalisent qu'elles ne peuvent pas contrôler ni réussir leurs vies professionelles, maternelles, amoureuses, sociales et personnelles.
Conclusion, si on perd le contrôle ont est foutu, mais si on accepte pas de le perdre on est aussi foutu. Que faut-il faire donc? C'est très simple, il faut vivre une vie simple, modeste et intègre. Des fois, cela prend beaucoup de renoncement et d'oubli de sa petite personne, de son ego. Tous les grands sages de l'histoire nous l'ont montré de Lao-Tseu à Gandhi. Et je crois que c'est exactement là où les grandes religions, l'islam, le christianisme, le bouddhisme, et le judaïsme font fausse route, ils ont omis le principe de modestie. Qui veut finir en ermitte dans la solitude et la misère? Ce n'est pas très vendeur, et encore moins rassembleur. C'est pourtant un excellent chemin pour qui désire connaître Dieu dans toute sa grandeur: La Solitude. Or, voilà exactement où beaucoup de musulamns sont piégés: ils sont persuadés que Dieu est une entité en soi-même, donc exterieur à nous. Ce chemin spirituel est automatiquement sujet à des obstructions causales, et au lieu de nous libérer il nous enferme.
Ainsi, la terreur que les extrémistes nous font vivre, n'est rien qu'un simple résultat de leurs projections mentales défaillantes.
ben deBromont.

Olivier Kaestlé a dit…

Très intéressant point du vue, Ben. À propos de la possessivité maladive des hommes islamistes, un clin d’œil humoristique de ma façon :
http://olivierkaestle.blogspot.ca/2010/07/charme-et-maintien-pour-integristes.html

Anonyme a dit…

Dalila Awada, douwadidou dididom....

a le cerveau d'une jeune ado de 17 ans. Elle se pavane avec une couche de bébé multicolore grosse comme un bol de toilette pour se faire remarquer. Elle s'est qu'elle est jolie et elle fabule et carbure au max. De plus, c'est une autre imbécile qui n'a pas compris que Mohamet était tout simplement un goofie sorti d'un dessin animé de Walt Disney. Mohamet a fait des guerres, marié et dépucé sa petit cousine de 12 ans à peine, etc, etc... Un gros fumeur d'opium de surcroit qui avait plein d'hallucinations et probablement des psychoses. Et le Coran a été écrit bien après sa mort par des imbéciles de sa suite. Serge

Anonyme a dit…

Juste pensé que je devais vous écrire une ligne de vous dire que votre site vraiment génial! J'ai été la recherche de ce genre d'informations pendant une longue période .. Je ne réponds généralement à des postes mais je vais dans ce cas. WoW grande formidable.

les cafards a dit…

un vrai sujet casse-gueule par les temps qui courent mais qu'il est utile d'aborder !