dimanche 20 octobre 2013

Multiculturalisme : le réveil des féministes non « professionnelles »...

Vous souvenez-vous du temps des sections fumeurs et non-fumeurs dans les restos ?  On semblait naïvement croire que la fumée secondaire s'arrêterait immédiatement à la frontière des non-fumeurs, leur garantissant une atmosphère aussi saine que s'il n'y avait pas de fumeurs dans l'établissement.  

Janette Bertrand
C'est un peu l'image qui me vient à l'esprit quand j'entends des adeptes inclusifs assujettis au concept de laïcité ouverte, persuadés que l'on peut faire cohabiter avec nous dans un même espace démocratique des représentants d'une religion aux us et coutumes trop souvent moyenâgeux, incluant hijab, niqab, burqa, génocide d'agneaux le jour de l'Aïd-el-Kébir, égorgement d'animaux vivants pour assurer la « qualité » halal de l'alimentation, jeûne imposé au mépris de la santé les jours de ramadan, multiplication des lieux de prière dans l'espace institutionnel, volonté de conversion des « infidèles » qui ne partagent pas leurs croyances, et j'en passe.  

J'ai souvent manifesté ma perplexité devant l'étonnante discrétion des féministes quant à la mentalité - véritablement - patriarcale, misogyne et rétrograde qui caractérise aussi étroitement l'islam politique.  Quand on voit à quel vitesse ces dames peuvent se mobiliser pour dénoncer une pub de bière affichant des « pitounes » ou un panneau annonçant un club de danseuses nues le long d'une autoroute, il y a de quoi s'interroger sur leur sens des priorités.  Et que dire de leur lutte à l'hypersexualisation, quand une étude de l'UQAM a déjà révèlé que nos jeunes filles sont pratiquement plus raisonnables que leurs mères ?

Avant le débat sur la charte des valeurs québécoises, il y avait de quoi penser que seule Djemila Benhabib, féministe autoproclamée, menait une lutte acharnée contre l'islamisation progressive de notre société.  Il aura fallu le temps, et les circonstances propices avant qu'enfin, d'autres consœurs sortent de leur anonymat et « brisent le silence », selon l'expression consacrée, pour appuyer son combat, derrière la matriarche Janette Bertrand.  Mieux vaut tard que jamais.  À mon avis, ces militantes n'auraient pas dû se surnommer les Janette, mais bien les Djemila.  

Pas des « professionnelles »...

Devant la totale déroute de la Fédération des femmes du Québec, investie, par Québec solidaire interposé, par Présence musulmane et par le Conseil islamique canadien, et devant le recul du Conseil du statut de la femme, sous l'égide de sa nouvelle présidente, quant à l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique, il fallait bien que quelques militantes véritables sauvent enfin ce qui pouvait rester de l'honneur féministe.  Si tant est que l'entreprise soit encore possible...

Bien sûr, à la suite de l'initiative du PQ, Louise Beaudoin, ancien pilier de ce parti, et quelques autres ont décidé de fonder Pour le droit des femmes, en rupture de banc avec la FFQ, dont elles n'ont pas hésité à dénoncer les positions rétrogrades.  L'événement n'a pas fait autant de bruit que la récente sortie des Janette, et pour cause.  Le public, lassé de subventionner des structures plus inutiles, douteuses et onéreuses les unes que les autres, se demande peut-être s'il ne se verra pas présenter une nouvelle facture, en plus de celle de la fédération jadis emblématique du mouvement féministe.

Louise Beaudouin
À ce propos, le mouvement féministe du Québec dans son ensemble, probablement le plus prospère au Canada, se démarque à nouveau par sa discrétion au moment où le débat sur la Charte des valeurs québécoises et, avouons-le, sur la musulmane voilée, fait rage.  Comment interpréter ce silence de la part de ce mouvement devenu si corporatiste au fil des ans ?  


Est-il toujours représentatif des intérêts légitimes des femmes, ou ne se consacre-t-il désormais qu'à sa propre expansion, en quémandant - et en obtenant souvent - de l'État des subsides de plus en plus élevés.  Quitte à monnayer son silence, au cas où les libéraux anti-charte, partisans du statu quo, reprendraient prochainement le pouvoir.  Si le PQ le conserve, bien sûr, ces professionnelles du lobby ne se seront jamais opposées ouvertement.  Pas de doute, le silence est... d'or.

La plus sombre page de leur histoire...

On ne peut douter de la capacité du mouvement féministe québécois à se mobiliser.  La dernière fois qu'il l'a démontré, c'est dans un contexte qui est loin de lui faire honneur.  Le rapport de Gilles Rondeau et de son équipe intitulé Les hommes : s'ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins, n'était pas déposé en 2004 que l'année suivante, 16 instances féministes de premier plan se mobilisaient et cosignaient un document tout simplement infamant au titre plus qu'évocateur : Comment fabriquer un problème.

Étaient niés, dans cette pseudo analyse, la réalité, démontrée dans le rapport, du besoin urgent de se pencher sur la condition masculine et sur l'accessibilité des soins de santé et de services sociaux des hommes, onze fois moins financés que ceux des femmes.  Faut-il rappeler que les hommes devancent désormais les femmes parmi les chômeurs, les assistés sociaux, les itinérants, bien sûr parmi les suicidés, et ne disposent de pratiquement aucun refuge pour eux et leurs enfants quand leur conjointe pète les plombs et les menace aussi bien physiquement que moralement ?  

Ces manques criants sont parfois dénoncés par des intervenants sociaux dans les médias, mais restent lettre morte.  L'initiative condamnable de ces féministes, redoutant que l'on finance moins leurs organismes au profit des besoins légitimes de la gent masculine, n'est pas étrangère à cet état de fait.  Mine de rien, sans qu'on le réalise, le rapport Rondeau a été tabletté. 

Quelle est leur position sur la Charte des valeurs québécoises ?

Je profite de la présente tribune pour interpeller ces organismes et regroupements, la FFQ mise à part naturellement, afin de connaître leur position sur la Charte des valeurs québécoises.  J'ai beau chercher leur opinion, je ne retrouve autour de moi qu'un assourdissant silence idéologique.  Se peut-il que, comme jadis, ces militantes se demandent si le PQ n'a pas, suivant leur propre expression, fabriqué un problème ?  J'invite également le public à leur écrire et à les interpeller.  Après tout, c'est de l'argent du contribuable que ces instances vivent; elles leur doivent des comptes.

Voici les signataires - hormis la FFQ - du document intitulé Comment fabriquer un problème :

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
 

Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes - Université Laval
 

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
 

Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté au Québec
 

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées au Québec
 

Institut de recherches et d’études féministes (Université du Québec à Montréal)
 

Le Regroupement de femmes de l’Abitibi-Témiscaminque
 

L’R des Centres de femmes du Québec
 

Relais-Femmes
 

Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale
 

Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
 

Regroupement Naissance-ReNaissance
 

Regroupement des groupes de femmes de la région 03 (Portneuf-Québec-Charlevoix)
 

Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
 

Table des groupes des groupes de femmes de la Gaspésie et des Iles
 

Table des groupes de femmes du Bas Saint-Laurent

10 commentaires:

Anonyme a dit…

J'imagine que dans l'œil musulman, les catholiques aussi doivent paraitre moyen-âgeux, voire sadique.
Ils plient genou et prient face à un instrument de torture (la croix); ils mangent le corps et le sang de leur messie (cannibalisme), jeûnes pendant quarante jours (se torturent en manquant le repas le plus important de la journée); certains s'auto-flagellent, d'autres se font crucifier eux-mêmes à Pâques et leurs prêtres, n'ayant pas droit au plus simple contact humain, se transforment souvent en monstres pédophiles sous la pression de cette abstinence permanente- une lycanthropie prévisible considérant le besoin naturel de l'être sexué. Et pourtant, ils n'y changent rien.
Tiens, parlant de sexe- les catholiques québecois mutilent systématiquement les organes génitaux de leurs garçons, dès la naissance.
Et que dire de leurs habitudes alimentaires (en sus de leur cannibalisme rituel)? Un jour sur sept, seulement, le catholique pratiquant ne consomme pas de chaire morte (Vendredi sans viande). Le reste du temps, c'est l'hécatombe meurtrière dans les abattoirs où poulets, porcs et bœufs sont élevés et massacrés selon des procédés qui relèvent du barbarisme le plus élémentaire.
La laicité ouverte que vous déclamez tant Olivier permet à ces hurluberlus *aussi* de ne pas se faire jeter à la mer par ceux qui ne partagent pas leurs convictions et leurs rituels (souvent sadiques voire immoraux)
Il est bien évident que nous ne pouvons pas accepter un prêtre pédophile comme il est bien évident que nous ne pouvons pas accepter la Sharia dans notre société. Mais hormis ce qui est, strictement parlant, criminel, le devoir de l'humaniste est la tolérance de la différence.
Certes, il m'est difficile de comprendre pourquoi certaines musulmanes se voilent les cheveux. Mais pas vraiment plus que de comprendre pourquoi le symbole le plus cher des catholiques est un instrument de torture *pré* moyen-ageux.
Mr Torture & Mme Hidden sont traités par moi de la même façon: avec une incrédulité discrète tempérée par un respect de base malgré tout ce que je sais de leurs habitudes bizarres et de leurs rituels respectif dégueulasses.
I should know: j'en porte la marque indélébile sur mon pénis.

Malthus

Bisbille sang-un a dit…

Il est particulièrement troublant dans ce débat autour du projet de charte que personne ne s’intéresse à la présence de l’éléphant dans le magasin de porcelaine.

Sans mauvais calembour, sur un tissu de mensonges, il n’est pas possible de construire de biens solides structures.

Ce faux débat autour de la fameuse charte des valeurs québécoises ne représente en réalité qu’une autre manœuvre de diversion de la part de la classe politicienne.

Diviser afin de mieux régner, la recette est aussi vieille que le monde.

L'élément central au cœur de ce débat, la soi-disant égalité entre les hommes et les femmes, s’avère n'être rien d’autre qu'un énorme mensonge émanant de la propagande d'état digne de l’Allemagne Nazi. En réalité, rien n’est plus faux.

L'article suivant vous explique pourquoi : http://past.is/dypd

Anonyme a dit…

En pays démocrates, diviser afin de mieux régner n'est pas un adage- c'est un suicide politique. Lorsque la majorité vous donne le bâton-du-pouvoir, vous vous fendez en quatre pour lui faire plaisir. Ergo, être "rassembleur".
Cela dit, Bisbille, vous avez parfaitement raison de mettre en relief l'aspect hypocrite de cette "chartre des valeurs", particulièrement en ce qui a trait à l'égalité homme-femme.
On interdirait à une femme portant le voile le droit de garder des enfants (pcq "on ne peut pas leur faire confiance" disait Mme Carbonneau devant la commission Bouchard-Taylor) mais aucune provision n'est prévue pour ceux qui charcutent le pénis des garçons à la naissance *du moment qu'on ne voit pas leur allégeance religieuse sur la voie publique!*
Ah! L'hypocrisie! Le double-standard typique de la folie féministe. Si on *pense*, *suggère* ou *théorise* que ca affecte les femmes BRANLE_BAS DE COMBAT!
Mais si ca blesse, mutile et tue des gars, grand silence- même des forces dites "masculinistes".
La "politique" que vous décriez tant, Bisbille, n'est pas seulement en vie au gouvernement- elle s'épanouit aussi dans le cœur de ceux qui se disent et s'affirment comme "amis des hommes".
Avec des alliés pareils, pas étonnant que la condition masculine s'enfonce chaque jour un peu plus vers sa perte inéluctable et qu'aucune lumière ne se pointe au bout du tunnel.
Trop occupés à défendre le droit des cheveux féminins nos avocats oublient que des hommes meurent aux lèvres de moyels aussi barbares que malsains.
Mais que voulez-vous- il n'y en a que pour ces pauvres femmes de nos jours.


Malthus

Anonyme a dit…

C'est triste de voir des commentaires comme les trois précédents. J'ai 49 ans. Homme. Catholique comme la très vaste majorité des québécois, et à peu près pas pratiquant, comme eux aussi. Je n'en connais pas un maudit de circoncis, et aucun qui mange juste du poisson le vendredi. Tu parles d'un commentateur déphasé.

Mais il y a pire. Aucun catholique, homme ou femme, se fait exécuter sur la place publique ou jeter dans un lac enfermé dans une auto parce qu'il ne mange pas de poisson le vendredi.

Les catholiques ne promènent pas leurs femmes dans la malle arrière de leur voiture. Ils n'imposent pas à leurs filles d'être soumises à leurs fils. Vous me voyez aller, n'est-ce pas. Ça vous prend plus de dessins ?

Bref, si vous êtes trop aveugles pour voir et comprendre que les femmes musulmanes sont traitées et considérés comme des sous humains, commencez par vous réveiller et vous documenter, puis vous serez peut-être capable de faire des commentaires un peu moins insultants pour toutes les femmes de la terre soumises à des lois moyenâgeuses, femmes dont les hommes qui n'ont pas de complexe sont capables d'êtres solidaires.

aderto a dit…

incluant hijab, niqab, burqa, génocide d'agneaux le jour de l'Aïd-el-Kébir, égorgement d'animaux vivants pour assurer la « qualité » halal de l'alimentation, jeûne imposé au mépris de la santé les jours de ramadan, multiplication des lieux de prière dans l'espace institutionnel, volonté de conversion des « infidèles »

==> Je crois que vous avez oublié l’éléphant dans le couloir (), je veux dire que des adultes se mettent un voile sur la tête, jeûne au mépris de leur santé, de hallah le miséricordieux ou autre franchement je m'en fous, j'envoie paître.
Par contre la seule chose qui me choque vraiment et qui est la chose la plus sexiste en occident (et de loin) c'est les mutilations sexuelles sur les bébés/enfants (seulement sur les garçons sinon c'est du sexisme, ou ça sent la misandrie tous ça) dont cette religion est très friande.
Si il y a un truc a dénoncé et si il y a la moindre éthique ou raison dans ce débat tous le monde aurait dénoncé ce fait.
Tous le monde ferme sa gueule comme des gros lâches, on s'en fout c'est que des garçons tant qu'on respecte les droits fondamentaux des filles, le reste on s'en fout advienne que pourra.
Voila pourquoi je considère toute cette histoire comme non seulement de l'hypocrisie total mais en plus d'une putain de lâcheté et d'un putain de sexisme bien étalé partout dans les médias.
Désolé pour les gros mots mais sa conforte mon idée.

Pour le reste il faudra attendre un peu avant que les différents organismes féministes trouve une réponse car ils doivent d'abord trouvé une parade a leur propre idéologie.
Et oui le vilain mâle blanc dominateur qui a asservie le monde ce trouve être un moins gros connard que le voisin, fait très difficile a encaisser pour une misandre heu pardon féministe.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Anonyme Cette attitude s'avère d'autant plus incongrue que les religions occidentales sont en déclin et que l'islam est devenu à ce point envahissant que l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Hollande et le Japon (où il est impossible pour un musulman d'obtenir la nationalité nipponne) ont dénoncé l'échec du multiculturalisme, occasionné principalement par les islamistes.

Au fait, les catholiques font-ils souvent la une pour leurs comportements envahissants dans les pays du proche Orient ou d'Afrique du Nord ? Lit-on régulièrement des manchettes nous les présentant comme des êtres arrogants exigeant qu'on leur construise églises, que l'on cuisine à l'occidentale, que les femmes marchent tête nue, que Noël soit célébré dignement, que le porc soit servi dans tous les restaurants, que les imams portent désormais le col romain, entre autres excentricités ?

Faut croire que le caractère intrusif, archaïque, replié sur lui-même d'un trop grand nombre de musulmans n'est pas encore assez évident.

Anonyme a dit…

a catholique de 49 ans

Le but n'était pas de présenter une image parfaite du catholicisme actuel mais bien une vision imparfaite que pourrait s'en faire un étranger qui lui est complètement extérieur; vision d'autant plus imparfaite s'il généralise sur la base de quelques bribes seulement.
Je connais, travaille avec et côtoie beaucoup de musulmans et musulmanes. Nul d'entre eux ne transporte leur fille dans le coffre de la voiture, ne les menace de mort si elles osent embrasser un garcon ni ne les force à porter le voile.
prendre un seul cas de honor killing et l'étendre à l'ensemble des musulmans canadiens est aussi intellectuellement injuste que d'affirmer que tous les québecois sont des meurtriers misogynes à cause de Marc Lépine.
Une réalité plus pondérée nous indique *qu'ici*- pas en Arabie, en Iran ou en Afghanistan- à quelques rares exceptions près,les musulmanes se promènent seules dans les rues, conduisent des voitures, s'habillent selon les dernières modes, chat sur leur cellulaire et sortent avec des garcons la fin de semaine.
J'ai 50 ans. Je travaille depuis toujours avec le public et j'habite Montréal, là où la concentration musulmane est la plus dense. Durant tout ce temps, je n'ai vu qu'une seule burqua. Des foulards par centaines mais une seule de ces robes-prison avec grillage (Ville St-Laurent)
De mon expérience personnelle, je tire des centaines d'images de jeunes filles (voilées) enjouées, riantes et épanouies et une seule d'une femme suivant son mari, camouflée dans sa burqua.
L'expérience musulmane n'est pas la même partout dans le monde et les musulmans du monde ne forment pas un bloc monolithique d'actions et de pensées.
En Asie mineure, tuer ses filles pour garder l'honneur est toléré. Ici, c'est un crime qui vous vaut 25 ans de bagne- et peut-être une maudite bonne raison pourquoi les musulmans choisissent notre pays comme terre d'accueil.

Malthus

Anonyme a dit…

Incongrue? Peut-être Olivier mais je ne vois pas quel autre comportement apportera le baume souhaité.
Les expulser? Leur refuser asile? Rendre la religion musulmane illégale?
J'ai déjà écrit dans ce blog que j'étais pour un contrôle des accommodements, des balises claires. Mais au ton et à la teneur des commentaires souvent présentés ici, il est clair que c'est toute la religion qui débecte, pas juste le voile.
Comment empêcher cette religion de nous envahir semble être la vraie question- bien plus que le simple port de symbole.
Et la seule réponse sensée qui me vient à l'esprit (car c'est une question fort pertinente) est la suivante: continuons d'être qui nous sommes. Un peuple humaniste, démocrate, respectueux des droits individuels et ferme dans son identité culturelle.
Peut-être cela inclut il une plus grande fermeté dans l'éducation à nos nouveaux arrivants. Soit. Voici qui nous sommes, comment les choses fonctionnent ici et ce qui est criminel pour nous.
Le point de contention majeur entre eux et nous, semble t-il, est le traitement réservé aux femmes. Soit. Alors soyons ferme. La burqua est illégale ici- c'est un masque qui cache l'identité de la personne. Vous n'avez pas le droit de choisir le sexe de la personne qui vous offre un service. Les femmes sont vos égales ici- elles ont les mêmes droits et privilèges que vous. La Sharia n'a aucun poids ici. Vous ne pourrez jamais vous en réclamer, etc...
S'ils acceptent, tant mieux. S'ils refusent, tans pis. Access denied. Go back.
Et si ils font suer après avec trente-six mille demandes d'accommodements directement liés à ce qu'on leur à déjà expliqué, on n'aura qu'à leur rappeler leur serment d'entrée et passer à un autre appel.
Je comprends très bien la crainte associée à certaines parties de l'Islam qui, effectivement, traitent les femmes comme de la merde. Nous ne voulons pas de ca chez nous et c'est très bien ainsi.
Simplement, je ne crois pas que nous devions nous *dénaturer de nous-mêmes* pour s'en protéger.
Il y a moyen pour nous de rester tels que nous sommes avec quelques simples ajustements bien ciblés.
C'est tout.

Malthus

Francois a dit…

Pour commencer, félicitations M. Kaestlé pour votre blogue que je lis depuis quelques temps. Je le lis à partir des 2 bouts, début et fin. Il présente un angle de vue très intéressant de la condition humaine (je ne suis pas sexiste lol) et est fort instructif dans le contexte actuel.

J'aimerais vous faire part de cette réflexion qui me travaille depuis peu. Je suis bien sûr pour cette charte bien que je sois loin d'être convaincu être la solution à l'intégrisme montant. Cependant la plus grande qualité du débat autour de cette charte est l'électrochoc qu'il provoque. Ceci même si la charte ne passe pas.

Ma réflexion est une "long shot" que je vais essayé de structurer le mieux possible. Désolé si mes choix de mots ne sont pas toujours appropriés, c'est l'idée que je veux essayer de transmettre.

Je crois que tout individu arrive à un point dans sa vie où il fait une mise au point. Certains font cette mise au point simplement et d'autres introduisent le religieux, le mystique. Mon expérience me porte à croire que les femmes sont plus portées vers le religieux, le mystique pour ne pas dire l'irrationnel. Et quand la femme tombe dans le religieux, toute la famille y passe incluant l'homme et les enfants. Je sais c'est hypothétique mais si je regarde près de moi, j'ai plusieurs exemple dont cette femme qui a entrainé ses enfants et son mari dans la religion. Et connaissant suffisament l'homme, lui il veut juste la paix, si la dame n'avait pas cheminé là dedans, je ne crois pas que lui l'aurait fait. En contrepartie, je connais un homme séparé et ayant la garde de ses filles et prit avec un problème de boisson, est entré dans les AA et a introduit la religion dans sa vie. Par contre son approche est beaucoup plus spirituelle et il n'a pas essayé de convertir ses filles. Et que dire des personnes qui touchent à l'astrologie, même de façon supercielle, cette tendance est à mon avis nettement plus "féminine". Mais je peux me tromper.

Ceci m'amène au débat actuel. J'aimerais glisser légèrement, ou si peu, dans l'exagération pour poursuivre ma pensée. Un argument des "contre le voile" est que la femme, victime, est forcée de porter ce voile "taché de sang", par l'homme, le méchant. Vous voyez le pattern? Moi je crois que c'est une erreur. Je peux facilement imaginer des femmes qui s'accrochent à un voile comme une bouée de sauvetage qui donne un sens à leur vie. Je peux imaginer ces femmes trouver une oreille attentive dans des leaders religieux qui renforcent le réconfort que la religion peut apporter. Imaginer un imam un peu manipulateur, légèrement intégriste, communiquer à ses disciples que leur peuple est le meilleur, que la parole d'un prophète est la vérité absolue et convaincre les autres femmes plus faibles d'esprit à embarquer dans ce délire religieux. Alors imaginez les plus jeunes quand toutes ces lubies sont renforcées par l'autorité religieuse et familiale, comment peuvent-elles/ils faire un choix? Il n'y en a plus de choix rendu là. D'ailleurs madame Bertrand, qu'on soit d'accord avec elle ou non, a abordé ce point dans son entrevue à TLMEP, la question du choix.

Il faut envoyer un signal fort mais je ne suis pas sûr que cette charte soit la solution, bien plus un timide pas. Et j'ai cru remarqué dans l'opposition sur différentes tribunes beaucoup d'hommes qui ont vécu des problèmes tels que vous les décrivez dans votre blogue être contre justement à cause de l'aspect "égalité hommes-femmes" dans lequel ils ne croient plus. On n'est pas sorti de l'auberge...

Anonyme a dit…

En ce 24 octobre, voici ce que j'ai envoyé plus tôt à Lysianne Gagnon de La Presse en réponse à sa chronique:

J'accepterai de me mettre à la place des autres musulmans et musulmanes lorsque ceux-ci accepterons de se mettre à ma place. Ils, elles ne le feront jamais. Vous pouvez vérifier partout sur la planète, les islamistes ne le font jamais. Nulle part, les communautés musulmanes modérées ne sont en mesure de contrôler leurs fanges extrémistes. Pas plus ici qu'ailleurs. Mais le veulent-elles? Assiste-t-on à un laisser-faire pour permettre la montée et l'avancée de l'islamisme salafiste, comme ça se voit dans plusieurs autres pays?

Par ailleurs, et sous prétexte de charte des droits et libertés, on accepte ici les prêches réducteurs de ces mêmes droits et libertés, par les extrémistes musulmans que l'on a vu défiler récemment au centre-ville de Montréal. Les propos des Adil Charkaoui et autres soi-disant imams extrémistes font-ils la promotion des droits et libertés et de l'égalité hommes-femmes? Ces propos sont-ils acceptables parce que prêchés au nom d'une religion? Assistons-nous au retour, toutes religions confondues, de ceux qui veulent nous contrôler par les diktats de cultes socio-religieux?

Si vous êtes vraiment concernée par ces femmes voilées, vous devriez vous intéresser aux droits et libertés auxquelles elles sont réduites par leur religion. Faites comme moi, lisez le coran! N'oubliez jamais que les musulmans et musulmanes savent depuis leur enfance, par éducation coranique et par l'exemple de leurs milieux familiaux, que la femme est une tentatrice inférieure à l'homme et qu'elle doit être cachée à la face du monde. Lisez le coran!

Et oui, les acquis sont toujours fragiles. Il faut être constamment sur nos gardes pour les protéger. Qu'est-ce que cinquante ans dans l'histoire de notre société? Et non, ils ne s'agit pas que de la seule évocation à une appartenance religieuse. Il s'agit d'une réalité religieuse bien ancrée depuis plus de mille ans dans des centaines de sociétés où les droits et libertés des femmes musulmanes sont moindre que les droits et libertés des femmes qui ne sont pas assujetties à cette religion poussiéreuse qu'est l'Islam.

Bonne journée.