samedi 1 novembre 2014

L'ambigüité de Julie Miville-Dechêne encourage-t-elle les victimes d'agressions sexuelles ?

C'est dans le contexte de la saga opposant Jian Chomeshi à son ancien employeur, CBC, ayant congédié cet animateur pour s’être adonné à des pratiques sexuelles sadomasochistes, que Julie Miville-Dechêne a jugé opportun de sortir de son placard et d’affirmer publiquement avoir subi une agression sexuelle étant jeune. C’est dans le but louable d’encourager les victimes de telles violences à dénoncer leur agresseur que la présidente du Conseil du statut de la femme a posé ce geste dramatique. 

Julie Miville-Dechêne
Une question : pourquoi JMD ne donnerait-elle pas  l’exemple en portant plainte contre son agresseur et en décrivant, sans détails « croustillants » mais clairement, l’agression subie ?  Loin de s’apparenter à de l’exhibitionnisme, une telle attitude aurait sans doute un effet d’entrainement autrement plus puissant sur les victimes que des déclarations qui impliquent, au contraire, que la féministe a préféré garder le silence devant la violence sexuelle qu’elle affirme avoir subi.

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle ?

Une telle déclaration implique la nécessité de définir ce qu’est une agression sexuelle d’un point de vue féministe, puisque c’est une représentante de premier plan de ce mouvement qui prend position.  Selon les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, il s’agit d’ « un acte de domination, d’humiliation, d’abus de pouvoir et de violence, principalement commis envers les femmes, les adolescentes et les enfants, contre leur volonté.

C’est imposer des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne, et ce, en utilisant le chantage, les privilèges, les récompenses, la violence verbale, physique ou psychologique. »

On constate d'emblée le biais idéologique d’une pareille définition.  Malgré la pléthore d’agressions sexuelles subies par les garçons, enfants et adolescents, dont regorgent les faits divers, on met l’accent sur les adolescentes.  Dieu merci, enfants est un mot masculin, mais on peut douter dans ce cas-ci que les garçons soient très considérés par les calacs.  Et que dire des victimes masculines une fois devenues hommes, particulièrement s'ils ont été abusés par leur mère.

À noter surtout l’interprétation extrêmement large et floue d’une agression sexuelle qui va nettement plus « loin » que celle du code criminel.  Dans le cadre d’une telle définition, impliquant « des attitudes, des paroles, des gestes à connotation sexuelle, sans le consentement de la personne », bien des gestes déplacés allant de la plaisanterie balourde à la banale grossièreté, ou au compliment maladroit, peuvent devenir matière à accusation. Il ne faudrait pas sombrer dans la paranoïa. 

Ce constat est d’autant plus vrai que la définition du code criminel canadien va droit à l’essentiel et reste d’une clarté dénuée de toute ambigüité : « L’infraction d’agression sexuelle comporte trois degrés de gravité. Il s’agit de l’agression sexuelle simple (art. 271), de l’agression sexuelle armée (art. 272) et de l’agression sexuelle grave (art. 273)1,2.

On est loin du geste déplacé...
Agression sexuelle simple (niveau 1) : Tout contact physique de nature sexuelle posé sans le consentement de la personne, allant des attouchements à la relation sexuelle complète.

Agression sexuelle armée, menaces à une tierce personne ou infliction de lésions corporelles (niveau 2) : Agression sexuelle dans laquelle l’agresseur porte, utilise ou menace d’utiliser une arme ou une imitation d’arme; menace d'infliger des blessures à une personne autre que la victime; inflige des blessures (lésions) corporelles à la victime; ou quand plusieurs personnes commettent une agression sexuelle sur la même personne.

Agression sexuelle grave (niveau 3) : Agression sexuelle au cours de laquelle la victime a été blessée, mutilée, défigurée ou encore que sa vie a été mise en danger par l'agresseur. »

Nous voilà bien loin des regards insistants, des sifflements dans la rue et des plaisanteries cochonnes de fins de party.  Se peut-il qu’à force de vouloir lutter contre la banalisation des agressions sexuelles, le mouvement féministe en soit arrivé à une telle dramatisation de celles-ci qu’il risque, par ses cris d’orfraie, de rater la cible et d’entrainer un je-m’en-foutisme accru d’un délit déjà suffisamment grave sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter ?

Quelle crédibilité a JMD ?

À la lumière de ces observations, il serait judicieux de s’interroger sur les déclarations de Julie Miville-Dechêne du fait qu’il s’agit des propos d’une féministe qui, en principe, adhère à la définition des calacs, organismes subventionnés par l’État québécois dont le Conseil du statut de la femme relève directement. 

Comme la présidente ne donne pas de précisions sur l’agression subie, nous sommes en droit de nous demander si elle a été victime d’une agression de niveau 1, 2 ou 3, ou des propos grivois et avinés d’un mon oncle au cours d’un party du temps des fêtes.  Je sais, ma question peut sembler déplacée si JMD a vraiment subi une agression sexuelle telle que définie par le code criminel canadien, mais je crois qu’il faut la poser.

Les agressions sexuelles restent un drame humain bouleversant pour celles et ceux qui les ont subies.  Aussi reste-t-il judicieux de traiter le sujet avec toute la sobriété, le recul et la clarté qu’il nécessite si l’on veut conserver un indispensable équilibre entre la nécessaire dénonciation, voire la prévention de ce fléau, et la chasse au sorciers qu’une définition trop vaste et ambigüe ne manquerait pas d’entrainer. 

Dans cette optique, JMD devrait connaître, en journaliste compétente qu’elle a déjà été, la limite qu’Il faut savoir observer entre en dire trop, ou pas assez.

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Selon la définition feministe de l agression sexuelle..J ai été aggressé sexuellement par au moins 40 femmes dans ma vie.

Peut etre que les hommes devraient commencer a porter plaintes contres des ex. Le jour ou cela arriverait, cela montrerait l extremisme de la chose. Car dans nos société supremaciste-feministe, seulement quand une chose affectecte négativement les femmes..ont daigne commencer a y porter attention...Malgré que la encore..le système legale-feministe-misandre trouverait une façon d exempter les femmes ou encore quand ils ont pas le choix, donner des sentence bonbon comme actuellement...quand une femme baise des jeunes mineurs ou kidnappe des bébés dans les hôpitaux.

Mais cela n arrivera jamais..la société n enseigne pas aux hommes de toujours se consider comme de fausse victimes comme elle le fait pour les femmes. Et quand certains hommes se plaignent d injustice..ils sont rapidement ridiculisé ou censuré.

Selon plusieurs leader feministe international (souvent lesbiennes) TOUTES relation sexuelles conscentante entre un hommes et une femme peut etre considerer comme un viol.(sic)
Ce qui est triste est qu on voit que petit a petit ce genre de mentalité fait son chemin dans la société et le système de justice.

Un homme peut avoir une relation 100% consentante avec une femme..et plus tard cette femme peut decider de changer d idée sur sont consentemant et cela devient une aggression.
Ou encore le fameux concepte que si une femme reste silencieuse lors d une relation consentante...c est une agression.
Ou encore si une femme a bu un peu d alcool avant la relation..c est maintenant considerer comme une agression...et sans oublier la fameux lois extremiste YesMesYes aux USA qui rend 90% des relations normale et meme les scenes d amour des films-TV comme des aggressions.

Les feministes veulent aussi enlever la présomption d innocence au hommes aussi dans le système de justice, cette idée fait sont chemin...malgré que c est déjà pas mal le cas dans la réalité.

Anonyme a dit…

(suite)

Selon plusieurs étude entre 10% et 40% des plaintes d agressions sont fausse ou exagérés..beaucoup de femmes le font par vengeance ou pour obtenir de l argent (pensions, dédommagements, poursuites, ect)

C est une peut ce qui arrive a Godmeshi...bien que personne sait au juste ce qui s est réellement passé..sauf que les femmes ont ecrit leur fantasmes BDSM d avance et on continuer a aller le voir par la suite..Ca veut tout dire...Et pourquoi un riche-playboy-vedette qui peut avoir toutes les femmes possibles ferait des choses non consentantes....
Meme chose pour DSK qui a été victime d une fausse accusation pour obtenir un gros montant d argent..en plus de detruit sa vie et sa carriere..Et les medias feministe en parle encore comme si il avait été coupable.

Ceci dit je n ai pas trop de sympathie pour Godmeshi car c est l archétype de l homme rose feministe. C est presque drôle que la cause idéologique dont il a fait la promotion toute sa carrière d animateur...soit la même cause-fachiste qui va complètement détruire sa vie.

Et autre sujet dans la meme veine..les féministes avec leur fameux video holloback sont en campagne pour criminaliser la séduction masculine...Maintenant dire bonjour ou complimenter une inconnue va devenir d ici 5 ans un crime sexuelle....bien-sur cette loi (comme la plupart des lois d origine feministe) va seulement s appliquer aux hommes hétérosexuelle..
Malgré que cela est déjà pas mal un crime selon certain cas de *harcelement* au travail.
Et meme si elles ne réussiraient pas a criminaliser la seduction..déjà avec leur application mobile de telephone..une femme vengeresque peut mettre l identifier de n importe quel homme de facon anonyme et le classer comme un *harceleur* et l homme viser peut rien y faire et meme le savoir. Car c est une app seulement pour les femmes je crois.

Comme tu le dit..le but des féministes est de faire les lois les plus vague et flous dans le but justement de criminaliser et détruire la vie de maximum d hommes-hétéro possible, en plus de gonflé leur subventions. Et avec leur statistiques faussement gonflé..ca leur permet de se livrer a leur campagne public haineuse envers les hommes...et ensuite demander encore plus de lois oppressives.

Le supremacime-feminisme est entrain de detruire et rendre pratiquement toxique voire dangereuse toute relation entre un homme et une femme. C est extrêmement triste de faire le constat.
Non seulement le mariage est devenu nocif pour l homme...mais même les relations passagère avec une femme est maintenant équivalent de jouer a la roulette russe...On ne sait jamais si on est tombé sur une femme qui plus-tard par vengeance va utilisé le système social anti-homme en place pour détruire la vie d un ex partenaire.

Le Gentil Astineux a dit…

Quel timing ! JMD sait que son organisme payé par vos taxes et les miennes pourrait être dans la mire de son gouvernement en proie aux coupures budgétaires.
Qu'elle sorte aujourdhui cette histoire vieille de plus de 40 ans, elle l'ancienne journaliste, bonne communicatrice comme la plupart des femmes est très suspect. Pourquoi a t-elle attendu si longtemps pour en parler ? Dit-elle la vérité toute la vérité seulement la vérité sur son agression et comme vous l'écrivez si bien à quel type d'agression sexuelle réfère t-elle.
Si son histoire est vraie son agresseur est-il décédé ou vivant pauvre et sans le sou ?

Anonyme a dit…

Elles n'ont aucune hésitation à mentir ou dire n'importe quoi pour faire valoir leur point de vue faussé. Il y a tellement d'argent en jeu à ce qu'ils perpétuent le mythe de la victime-femme de toute façon.

S'il existe encore des hommes qui croient que les femmes ne bullshittent pas constamment, eh bien qu'ils se réveillent. Ce sont des spécialistes pour maquiller la réalité, beurrer épais et inventer des schèmes manipulateurs.

Quand je vois une allégation gratuite sans preuve, je ne la lis tout simplement pas. Si une femme avait été violentée par l'animateur (qui du reste a l'air d'un pauvre con), elle se serait portée à la police sans attendre.

Quand on parle de violence, il y du sang, des yeux au beurre noir, des lacérations, des ecchymoses bien réels et tangibles.

C'est une lutte politique qui se joue et rien d'autre. Le conseil du statut de la crosseuse jouït (lol) de subventions. Pourquoi je payerais pour ça???

Vincent

Anonyme a dit…

"Selon plusieurs étude entre 10% et 40% des plaintes d agressions sont fausse ou exagérés" - probablement beaucoup plus que ça.

Anonyme a dit…

Par habitude, je mets toujours en doute ce que clâme une féministe. Et comme je ne crois pas aux coïncidences trop bien "timées", j'en conclut que JMD ment, au pire, ou hyperbolise le badin, au mieux.
Et quel bel exemple pour les femmes. Une féministe militante qui tait une supposée agression sexuelle.
Toute une battante!
Pfff.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

Comme vous dites, Malthus, devant l'étonnant « timing » de ce coming out, il me vient la même réation : Pffft !

Anonyme a dit…

Et maintenant Sheila Copps nous présente son offrande: on a essayé de m'embrasser, je suis une victime d'un assaut sexuel.
Nous nageons maintenant en plein roman d'Orwell. La notion d' "assaut sexuel" est devenue si large que le moindre geste masculin- même celui que vous poseriez sur votre mère, votre grand-mère ou votre arrière-grand-mère (un baiser)- s'impose par sa structure politico/philosophico/langagière a un viol.
Sheila Copps à été violée. Eh oui! Qqun à osé essayer de *l'embrasser.*
What's next? Un viol- pardon! Une agression sexuelle!!!- pcq on les regarde ou que nous donnions le moindre signe que nous souhaitons un congrès sexuel?
Yep! Voilà leur agenda. La sexualité masculine doit être condamnée (et condamnable) sous toutes ses formes. Un blague, un regard, une suggestion, une proposition, un geste- qu'il soit considéré ou pataud- peu importe.
La sexualité masculine doit être légiférée du début à la fin- du simple baiser non sexuel à la blague grivoise jusqu'à l'agression ouverte et claire. Rien de l'homme et de sa sexualité de prédateur ne doit passer sous silence ou se soustraire à la loupe. tout de lui est suspect. Même un sourire. Même une farce.
Witch hunt, anyone?
Les femmes, dans leur ensemble, gagneraient plus à se départir de leurs folles extrémistes plutôt que de les laisser s'approprier la place publique avec leurs discours ridiculement extravagants.
Mais bon. Personne n'ose jamais leur tenir tête. Leur dire d'aller se faire foutre avec leur "théorie de complot patriarcal" et autre inanité semblable.
Nous demeurons la somme de nos silences. Et les Sheila Copps de ce monde demeurent la somme de leurs propos (inprouvés et inprouvables- but what else is new?)
Malthus

Anonyme a dit…

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201412/03/01-4824979-la-loi-sur-la-prostitution-est-inauguree-le-jour-danniversaire-de-polytechnique.php

Anonyme a dit…

La loi sur la prostitution est inaugurée le jour d'anniversaire de Polytechnique