dimanche 22 mars 2015

Retour de Charkaoui à Maisonneuve : gare à l'Islamophobie !

Dire qu’il existe des âmes chagrines pour s’énerver du retour d’Adil Charkaoui au collège de Maisonneuve !  Comment est-il Allah possible que leur tolérance à la différence soit tombée si bas ?  Heureusement, c’est dans la paix de Mahomet que l’apôtre de la religion d’amour expansionniste a été réintégré dans son École des compagnons, hébergée par ledit collège d'où il avait été si injustement expulsé en raison de jugements précipités sur des évènements au fond bien anodins. 

Adil Charkaoui, victime de notre intolérance...
Après tout, comment peut-on légitimement trouver quoi que ce soit à redire sur les fâcheuses coïncidences qui ne finissent plus de s’accumuler et de faire malencontreusement passer pour un mauvais sujet un citoyen que nos services d’immigration ont eu la sagesse de reconnaitre comme Canadien à part entière ?

Doit-on se formaliser du fait que cinq des sept jeunes qui ont quitté le Canada pour le djihad en Syrie aient fréquenté le collège Maisonneuve, que deux d’entre eux au moins suivaient les cours de notre homme, que des voisins aient aperçu pendant des mois Charkaoui visiter un jeune « converti » avant son départ, que le site du militant regorge de sites exaltant le djihad et Ben Laden, qu’il partage la vedette du Collectif québécois contre l’islamisation avec un imam ayant milité pour l’instauration des tribunaux islamiques en Ontario, que des procureurs fédéraux détiennent des enregistrements le présentant– sans doute à tort - en train de planifier une attaque biochimique dans le métro de Montréal ou qu’il soit donc toujours dans la mire des milieux anti-terroristes ?

Il en faut bien peu pour alarmer les esprits soupçonneux, sans doute en proie au racisme le plus abject ou à l’islamophobie la plus perfide.  Heureusement, il y a des élus pour donner l’exemple et qui savent se tenir.  

C’est sans doute parce qu’il se sent perclus de remords d’avoir signé en 2003 le certificat de sécurité d’Adil Charkaoui alors qu’il était ministre de l’Immigration que Denis Coderre, maintenant maire de Montréal, observe un silence empreint de repentance sur les évènements qui accablent si injustement sa victime, depuis trop longtemps sous les feux des projecteurs médiatiques.

Même le collège Rosemont, qui maintient obstinément son expulsion d’un citoyen sans reproche, refuse de commenter, en proie assurément à une conscience tourmentée par la faute commise.

De son côté, le collège de Maisonneuve espère bien se faire pardonner sa si injuste attitude envers un fin démocrate en l’accueillant avec humilité en son sein.  On se demande pourquoi alors la direction de cet établissement juge à propos de déléguer un observateur arabophone afin de s’assurer que M Charkaoui ne s’adonne pas à un prosélytisme islamiste.  Où donc ces gens vont-ils chercher pareilles suppositions, on se le demande.

Il ne manquerait plus que de nouvelles recrues au djihad syrien ne quittent ce collège, ou tout autre endroit fréquenté par Adil Charkaoui, pour que de nouveaux soupçons injustifiés ne viennent à nouveau accabler ce citoyen exemplaire, symbole de la réussite de l’intégration de la différence dans notre société d’accueil.  Là encore, il faudrait surtout se garder de sauter trop vite aux conclusions d’après des apparences sans réel fondement.  L’islamophobie, ce cancer sociétal, se déclare si facilement...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Adil charkaoui notre tres cher formateur designé au djihad syrien.... DEGAGE LE PARASITE

Anonyme a dit…

https://www.facebook.com/groups/400574640028845/permalink/794451903974448/ taqiya ! Djihad furtif ! Djihad defensif ! Djihad offensif ! L'histoire se repete !!!! Le meme manuel de guerre depuis 1400 ans !!!! VOUS NOUS PRENEZ POUR DES CONS ??? ECOUTER BIEN LE VIDEO !!!!

Anonyme a dit…

Olivier, j ai pas Facebook donc je vais te l écrire ici

Le fameux graffiti sur l assé
c est évident que c est un faux.
Voyons, les féministes usent souvent de ce genre de tactiques pour manipuler la sympatie du public.
Ana Sarkasian a fait une chose semblable l an passé.

Je suis sur a 95% que ca été écrit par un/une féministe ce graffiti.
En plus c était le congres féministe militant de l assé ce derniers week-end, au même moment ou ca aurait été écrit comme par hazard.


Olivier Kaestlé a dit…

Votre hypothèse est effectivement plausible et viendrait conforter l'ASSÉ dans son rôle de victime du patriarcat oppressant. Si tel était le cas, ce serait intéressant que cette manœuvre soit mise à jour.