lundi 16 janvier 2017

The red pill : les gestapounes saboteront-elles la présentation de Montréal ?

Entendu parler du documentaire The red pill, de Cassie Jaye ?  Non ?  Il s’agit de ce film qui, à l’origine, devait présenter les méchants « masculinistes » américains comme le font ordinairement les féministes militantes : des êtres misogynes, rétrogrades, violents et oppresseurs.  Quelle ne fut pas la surprise de Mme Jaye de constater, en cours de tournage, que les militants qu’elle a rencontrés étaient au contraire pondérés, articulés, hommes de famille aimants, bref, des antithèses de ce que les activistes qui finançaient son documentaire voulaient présenter.

Cassie Jaye
Le tort principal de ces hommes est de vouloir sensibiliser le public et les élus sur les problématiques majoritairement masculines que sont le suicide, le décrochage scolaire, l’itinérance, le manque de ressources psychosociales, la justice familiale misandre ou les accidents du travail…  De vrais monstres !  La documentariste allait changer son fusil d'épaule...

Réaction prévisible

Évidemment, la volte-face de Mme Jaye devait entraîner des dommages collatéraux : les féministes qui commanditaient le documentaire ont retiré leur appui financier au projet et ont fait de pieds et des mains pour en contrecarrer la réalisation.  Ayant échoué dans cette tâche condamnable, elles s’affairent maintenant à en empêcher la diffusion.  Cet incident démontre, comme si besoin était, que le féminisme est un mouvement farouchement, voire pathologiquement, antidémocratique.  Tant que vous hurlez avec les louves, pas de problème, mais si vous faites bande à part…

Imaginez, en décembre, il a fallu que le film soit présenté dans une autre salle que celle prévue, en raison de l’hostilité des militantes qui traitaient d’inoffensifs spectateurs de nazis.  Et un point Goldwin !  En Australie, la projection prévue à Melbourne a été annulée.  Les féministes sont allées jusqu’à faire circuler une pétition en vue d’empêcher la diffusion du film, et même l’arrivée de Mme Jaye au pays !  Même scénario en Angleterre, mais qui n’a pas porté ses fruits.  Peut-on imaginer attitude plus intolérante, plus barbare et plus… stupide ?

J’ai déjà fait état de nombreuses exactions du genre dans un billet paru dans le Huffington Post… qui a fermé mon blog sous les pressions des féministes. 

J’y mentionnais le cas d’Erin Pizzey, fondatrice de la première maison d’hébergement pour femmes battues en Angleterre, qui avait eu le malheur de publier un livre intitulé Prone to violence, dans lequel elle affirmait que les femmes étaient autant sinon plus violentes que les hommes.  Les librairies qui le vendaient ont été saccagées et Mme Pizzey a dû être accompagnée d’une escorte policière devant les alertes à la bombe qui la menaçaient à son domicile…

Sophie Torrent, auteure de L’homme battu, évoquait de son côté les menaces de mort proférées à des chercheuses universitaires européennes étudiant la violence subie par les hommes.   Ces activistes réalisaient-elles à quel point elles validaient, par leur propre hystérie destructrice, les points de vue de ces auteures ?

Même au Québec…

Le Québec non plus n’est pas à l’abri de la vindicte des gestapounes.  Je citerai deux exemples tirés de mon billet :

« Plus près de nous, au Québec, le psychologue et hoministe Yvon Dallaire devait devenir la cible d'une attaque en règle en 2005 pour avoir organisé le deuxième congrès Paroles d'hommes traitant de ce sujet blasphématoire qu'est la condition masculine. Des autobus furent nolisés à partir de l'UQÀM, mecque universitaire féministe bien connue et ultra-subventionnée. Des militantes et utérhommes chargés à bloc vinrent vandaliser les lieux du congrès tenu à l'université de Montréal. Bien que des vitres volèrent en éclat, aucune arrestation ne fut effectuée, les féministes bénéficiant d'une immunité tacite.

Serge Ferrand
« Peu après, des militantes toujours aussi survoltées vinrent agresser la documentariste Serge Ferrand et sa famille à domicile tandis que ce réalisateur présentait une projection privée de son film-choc intitulé La machine à broyer des hommes. »

François Brook, philosophe et auteur, présent sur les lieux, a décrit ainsi l’incident :

«Violence verbale, violence nauséabonde par bombe puante, violence auditive avec leurs porte-voix à plein régime, barrage de l'accès à son logement privé, vocifération rageuse, trouble de la paix publique, insulte, mépris, intimidation, violation de domicile, incitation à la violence, bousculade, agression physique et tentative de vol de ma caméra, tout y était. Ces féministes radicales n'ont rien épargné à Serge Ferrand et à ses invité(e)s. Ceux qui prétendent que les femmes, prises en bloc, sont des anges de douceur ne pourront plus jamais me convaincre. Jamais je n'ai vu le quart de la demie du dixième d'une telle rage adressée personnellement à des féministes par des masculistes. Si c'était le cas d'ailleurs, ils se feraient tous incarcérer.»

La rage de faire taire…
Dans une perspective beaucoup moins dramatique, j’ai dû faire face, moi aussi, à la rage de faire taire tout discours critique envers le féminisme militant.  Entre autres exemples, après la fermeture de mon blog au Huffington Post, j’ai subi l’an dernier /la colère bien pensante de la Coalition contre les radios poubelles qui avait interpellé le public afin qu’il boycotte les commanditaires de l’émission de Richard Martineau, à CHOI-FM. L’animateur avait commis l’outrage médiatique de m’inviter, moi, sombre « masculiniste »…  Quelle horreur !
Cette fin de semaine, The red pill sera présenté, du moins on l’espère, au Rialto, à Montréal.  Les féministes feront-elles à nouveau la preuve de leur intolérance, de leur violence et de leur fanatisme ?  Les paris sont ouverts.  Au moment de la chute inévitable de ce mouvement aussi puissant que maladroit, ses représentantes admettront-elles qu’elles auront été, par leur délire même, les premières responsables de leur déclin ?  On peut en douter, bien que la lucidité suive plus souvent une catastrophe qu’elle ne la précède, a déjà écrit un auteur… 

12 commentaires:

Bill Meeh a dit…

Excellent article!

Anonyme a dit…

La démagogie féministe a atteint son comble aujourd'hui avec la sortie d'une "étude" sur les "violences sexuelles" dans les universités. X pourcentage auraient un jour subie une "forme" de violence. Une forme c'est quoi ? Un clin d'œil ? Une invitation à dîner ?
Étude orientée avec questions orientées? Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. Évidement la minisssss David va prendre tout cela pour la vérité et on le sait les femmes ne mentent jamais. (300 000 femmes battues)

Ca se voit, les féministes veulent maintenir le "momentum" ... une intoxication par semaine ou par mois. Mais leur momentum elles peuvent se le mettre dans le ....

Anonyme a dit…

Plus je connais le féminisme, plus je le trouve dangereux, totalitaire, nuisible et haineux.

Olivier Kaestlé a dit…

Merci !

Olivier Kaestlé a dit…

Ces militantes sont expertes dans la manipulation médiatique, et on n'imagine pas a quel point.

Olivier Kaestlé a dit…

Nous devenons un groupe de plus en plus important. ;-)

Maxime Cohen a dit…

Y aura t'il une autre façon de visionner le documentaire à part au Rialto le 21 Janvier ? J'ai assez envie d'aller le voir mais avec l'éventualité d'une manif féministe, j'ai un peu peur pour ma sécurité...

Anonyme a dit…

Les (vrai) hommes ne pardonneront jamais aux femmes (et la société) pour le féminisme. MGTOW deviendra une philosophie suivie par des millions (voire des milliards d'hommes) très bientôt. Le féminisme est une forme de cancer qui s’attaque contre tous et qui a porté gravement atteinte à la vie des hommes qui les conduits à choisir maintenant de divorcer la société et les femmes de leur vie, car ils choisissent de devenir MGTOW et d'être des hommes à leur façon.

J’ai rien contre le film « Red Pill », mais, les MRA’s ont tort à croire que le system va changer. Trop de politiques (votes) et trop d’argent en jeux. Le mouvement MRA est vieux et je ne pense pas que Cassie Jaye a interviewé un homme sous l'âge de 45 pour son documentaire. Le mouvement manque de sang neuf et disparaîtra. Mais MGTOW est imparable. Voyons si Cassie Jaye peut obtenir assez d'hommes qui vont leur propre manière de mettre leurs visages sur la caméra pour faire un autre documentaire.

Voyons voir si elle réussit à infiltrer ces hommes à leur façon.

« Le jus ne vaut pas le coup », messieurs, allez, gouter a la vie, et laissez les chaines de l’esclavage moderne qui vous empêche de devenir un être libre sans aucune restriction!

Merci Olivier,

FreeHappyBob

Anonyme a dit…

Oui, Il sera sur Netflix en mars et aussi dvd :)

Montagne Quentin a dit…

Fort bien documenté, je commençais à désesperer de lire de tels propos en français !

J'aurai juste à redire au terme "masculiniste" : son utilisation par les féministes en manque d'étiquette à coller serait une raison suffisante pour le rejeter, mais aussi, si le terme "feministes" signifie d'ors et déjà la volonté suprémasciste de ses cultistes, alors la même velleité dans l'autre sens affaiblit "notre" propos, je pense.

Anonyme a dit…

Les femmes voulaient tout mais où les a-t-elle obtenues? Elles sont dans des emplois stressants qu'elles détestent, jusqu'à leurs bras dans la dette et solitaire et sans enfants. Nous les voyons ivres les vendredis et samedis soirs, désespérés d'avoir un homme mais finissent par être malades dans les gouttières.

Beaucoup d'entre elles ne peuvent maintenant avoir des enfants ou elles élèvent ces enfants dans la pauvreté et se dirigeant vers une vie dysfonctionnelle.

Dans le processus, elles ont détourné les hommes de «s'engager», c'est-à-dire de financer leur mode de vie.

Bien fait, mesdames !

Anonyme a dit…

En réponse aux 4 derniers commentaires,

Ce n'est pas seulement le féminisme qui détruit notre société, mais aussi l'idéologie progressiste. En détruisant l'institution du mariage et de la famille nucléaire, ces idéologies ont rendu les femmes, mais aussi les hommes, plus vulnérables aux fluctuations économiques et aux influences étrangères toxiques. Ce ne sont pas seulement les femmes qui travaillent des emplois de base nécessitant peu d'éducation. Beaucoup d'hommes vont aussi perdre leur revenu au dumping social (ex en Europe, les hommes étrangers, légalement ou illégalement, prennent déjà des emplois de transport ou de construction loin des locaux, parce qu'ils sont prêts à travailler au-dessous du salaire minimum) La survie exigera un changement majeur de paradigme, mais je crains qu'une minorité ne soit assez forte pour le faire. La grande majorité des gens seront incapables de protester ou même de s'adapter à la situation.