samedi 30 avril 2011

Maxime Roussy : je ne sais pas, et vous non plus

Maxime Roussy
Je ne sais si Maxime Roussy est coupable.  Vous non plus, d’ailleurs.  Roussy est cet auteur jeunesse de 35 ans, qui a publié près d’une trentaine de romans à succès, dont les séries Pakkal, vendue à 250 000 exemplaires, et Le blogue de Namasté, à 75 000, et qui se voit aujourd’hui accusé d’agression sexuelle, d’agression armée, d’attouchements, en plus d’avoir utilisé un ordinateur en vue de commettre une infraction sexuelle.  Sa victime présumée, une admiratrice idolâtre, avait 12 ans quand auraient débuté les délits, qui se seraient ensuite échelonnés de l’été 2006 à juillet 2010. 

Roussy a été arrêté non loin de chez lui dans le secteur Laterrière, à Saguenay, le 27 avril, dans le cadre d’une « opération policière », nous apprenait TVA.  En quoi au juste consistait ladite opération, orchestrée principalement par la police de Montréal : mise en scène sur les lieux, traquenard informatique, ou simplement arrestation dans les formes ?  Nul ne saurait le dire.  Admettons que l’expression employée donne libre cours à plus d’une interprétation d’un événement qui, pour spectaculaire et choquant qu’il puisse paraître à prime abord, ne nous est pas relaté de façon très détaillée, ou beaucoup s’en faut. 

L’auteur, libéré sous caution, devra se présenter à Montréal en juin prochain pour répondre de six chefs d’accusation.  Il a dû s’engager à ne pas entrer en contact avec la victime, à se tenir loin des parcs et à ne pas utiliser d’ordinateur. 

Les faits présumés

Roussy se présentera à Montréal en juin.
Selon la présumée victime, c’est lors d’un salon du livre que sa route devait croiser celle de l’écrivain.  S’en serait suivie une correspondance par courriels, qui aurait mené à un premier rendez-vous l’année suivante, dans le cadre d’un déplacement nécessité par le métier de Roussy.  En fait, toutes les rencontres se seraient déroulées dans des chambres d’hôtel de la région montréalaise, dont est native la jeune fille mineure, qui a décidé de son propre chef de porter les accusations.

« C’est évident que sa mise en accusation est un choc pour lui, devait affirmer à TVA son avocate, Karen Inkel, mais je n’ai pas eu l’occasion de voir la preuve. »  Moi encore moins, vous vous en doutez, et vous non plus.

Plusieurs détails dérangent mon esprit spontanément tordu et corrodé par le doute.  Où étaient et où sont encore les parents dans toute cette histoire ?  On en entend pas parler.  Cette gamine doit pourtant bien en avoir.  Rappelons cependant que c’est elle, et non ses géniteurs, qui a porté plainte.  L’ont-ils appuyée, soutenue ou éventuellement contrainte dans cette démarche ?

On nous demande de prendre pour acquit qu’une jeune fille, qui avait 12 ans au moment des premières agressions, a pu se rendre par la suite dans plusieurs chambres d’hôtel de la région montréalaise, au risque d’être vue par des clients, du personnel, des sous-traitants, des passants, sans que ses visites à une personnalité aussi connue des jeunes ne soit percée à jour ou même, simplement suspectée durant tout ce temps ?  Roussy aurait-il été à ce point aveuglé par ses hypothétiques pulsions pédophiles pour prendre de tels risques répétés ?

La région de Montréal, un vaste territoire...
Et puis, la région montréalaise, savez-vous que c’est grand ?  Plus de la moitié de la province y vit.  Comment la gamine se déplaçait-elle à travers un aussi vaste territoire ?  Je veux bien croire que le transport en commun de la ville de Montréal soit digne d’éloge, mais il est question ici de la région.  Comme la présumée victime était mineure, il fallait nécessairement que quelqu’un la véhicule.  S’agissait-il de l’accusé lui-même ?  Pas clair, tout ça.

Ici encore, la question des parents s’impose : où étaient-ils donc durant ces agressions présumées ?  Comment ont-ils fait pour ne pas en avoir connaissance, pour ne pas entretenir de doutes ?  Leur fille a-t-elle pu les rouler dans la farine autant de fois en dissimulant ce qui a toutes les apparences d’une double vie ?  Ou pire, les parents auraient-ils eux-mêmes servi de chauffeurs en vue de déposer leur propre enfant à la porte de son agresseur ?  Absurde ! 

« Opération policière »

Il ne nous reste qu’à nous rabattre sur la preuve recueillie à la suite de « l’opération policière » évoquée par TVA.  Sans doute des enquêteurs consciencieux ont-ils accumulé des indices accablants qui justifient qu’un homme voie son existence basculer du jour au lendemain afin de répondre des accusations sérieuses et crédibles qui pèsent contre lui ?  Bien sûr.  Vous faites encore confiance à nos services policiers et à notre Justice, vous ?  Moi aussi, j’ai mes doutes…

Les policiers n'ont pas toujours l'heure juste...
En fait, les fiascos accumulés au fil des ans s'appuyant sur des allégations non fondés portées contre d’honnêtes citoyens devraient nous inciter à la prudence avant de condamner Roussy.  Dans cette optique, on pourrait citer les cas trop célèbres de Harold Bouchard, Michel Dumont et d’autres, moins connus, de nombreux ex-conjoints, pères de famille et collègues de travail, victimes non seulement de fausses allégations, mais également des incuries répétées de services policiers sans éthique et d’un appareil judiciaire d’une grave incompétence. 

On se demandera encore comment il se fait qu’au cours de la dernière année seulement, 600 profs masculins aient déserté les écoles tandis que la Fédération des syndicats de l’enseignement dénonçait dès 2009 la problématique de la surmultiplication des fausses accusations en milieu scolaire.

L'auteur Claude Champagne prône la prudence.
Malgré ces réalités, qui devraient inciter à la prudence, la page Facebook de Roussy était littéralement submergée de messages de déception et d’injures le condamnant à l’avance, adressés en majorité par des jeunes, au lendemain de son arrestation.  Là encore, où se trouvent donc les parents ?  Ses collègues écrivains se sont pour la plupart montrés prudents, s’en remettant au processus judiciaire.  Claude Champagne, auteur du roman Le treizième crâne, déclarait quant à lui à La Presse : «  J’ai de la peine pour sa famille, il a quatre enfants.  Je ne veux pas porter de jugement tant que ce ne sera pas confirmé.  J’ai connu un homme dont la carrière de professeur a été détruite par de fausses allégations. »   

Suis-je en train de vous dire que Maxime Roussy est innocent ? En aucun cas. J’affirme cependant la nécessité de défendre la présomption d’innocence, quitte à l’opposer au discours vindicatif des tenantes d’un féminisme vermoulu la condamnant en nous brandissant leurs statistiques biaisées et leur discours victimaire.  Non, après examen du peu que je sache, et compte tenu du fait que le procès n’a toujours pas eu lieu, je ne peux dire si Roussy est coupable ou innocent.  Et vous non plus.

18 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est vrai: je ne sais pas et personne ne sait. Sauf que - et je vous site, Olivier - "Il a dû s’engager à ne pas entrer en contact avec la victime, à se tenir loin des parcs et à ne pas utiliser d’ordinateur."

En langage clair, ça signifie sans doute que M. Roussy a signé un "810 C.C."

C'est une déclaration obtenue en vertu de l'article 810 du Code Criminel et dans laquelle l'accusé s'engage à un tas de choses s'il veut recouvrer la liberté le temps que la Couronne prépare son dossier de poursuite.

Ceci dit, peu importe l'issue du procès, qu'il soit acquitté ou condamné, cette trace ne s'effacera jamais. On pourrait l'arrêter à nouveau dans le futur dès qu'un soupçon, fondé ou non, se posera sur lui à nouveau.

Il existe deux livres, au Québec, qui traitent des accusations criminelle qui touchent particulièrement les hommes. Le premier s'intilule "Coupable d'être un homme" par George Dupuy. Le second, c'est "300,000 femmes battues, y avez-vous cru?" dont un chapître fut écrit par ce même George Dupuy. Je recommande ces lectures à toute personne qui souhaite connaître l'univers dans lequel les hommes sont soumis lorsque la "justice" criminelle pose les yeux sur eux...

Bonne lecture!

Olivier Kaestlé a dit…

Pas de doute que les deux livres que vous mentionnez soient des ouvrages de référence en condition masculine. J'espère d'ailleurs qu'un jour prochain, si ce n'est déjà le cas, grâce à des profs de cégep plus téméraires que la moyenne, ces œuvres puissent être diffusées et commentées dans des cours de sociologie, d'essai ou d'histoire.

J'ai bien peur que vous ayez raison, à en juger par la réaction populaire qui a si vite fait de condamner Roussy avant son procès : cette épreuve le suivra toute sa vie, à moins de circonstances qui le disculperaient sans équivoque. S'il est coupable, il n'aura que ce qu'il mérite. Dans le cas contraire, il sera une victime de plus de la propension de notre société à nier la présomption d'innocence.

Bisbille 101 a dit…

Lorsque la justice est rendue sous l'influence d'une idéologie, nous entrons de plein-pied dans le domaine peu fréquentable de la tyrannie. http://bit.ly/hsTTgs

C'est précisément ce régime de terreur qui est imposé aux pères de famille en situation de rupture familiale, entraînant des drames comme celui d'hier
http://bit.ly/kmC05j

Les petits juges crapuleux de la basse-cour du Québec sont directement responsables de ces situations déplorables et un jour, lorsque l'ordre sera revenu au sein de l'institution de la justice, ils auront à en porter l'odieux

Olivier Kaestlé a dit…

Je crois aussi qu'un jour prochain, ces professionnels sans scrupules qui vivent et se réjouissent de la misère humaine devront répondre de leurs actes et qu'en comparaison, la saga des orphelins de Duplessis, si tragique soit-elle, sera reléguée au rang d'un incident isolé, à cause du nombre moins élevé de ses victimes et non parce que leurs souffrances auront été moindres.

Les familialistes, ces peu estimables individus, auront alors tout le loisir de méditer cet adage de Benjamin Franklin :"Si les gens malhonnêtes comprenaient l'intérêt qu'il y a à être honnête, ils deviendraient honnêtes par malhonnêteté."

Malthus a dit…

Une professeure du nouveau brunswick vient récemment d`être reconnue coupable d`abus sexuel sur un de ses élèves mais on ne publie pas son nom pour (et je cite) *protéger les élèves*.
Içi c`est l`inverse semble t-il. A la moindre accusation ou arrestation, peu importe l`issue du procès, on publie photo, nom, pedigree etc... et peu importe le dommage causé a) à l`accusé et b) à sa famille - dans le cas de m Roussy, ses quatre filles et sa femme qui doivent toutes composer avec notre propension à condamner sans rien savoir de l`histoire excepté ce que nos *bons* (arumph!)média daignent bien nous faire savoir.
L`hypocrisie québecoise sur le sacro-saint *bien des enfants* - toujours en tête de lice lorsque vient le temps d`arracher à un homme sa famille mais qui soudainement disparait lorsque vient le temps de vilipendre un homme sur la voie publique- n`est plus à démontrer.
Mais peut-être y a t-il une lueur d`espoir à l`horizon puisque nous venons d`élire majoritairement un antiféministe convaincu... Qui sait si avec un peu de lobby, les masculistes et antiféministes ne sauraient le convaincre de passer une loi pour empêcher qu`on nomme et détaille les prévenus avant un verict de culpabilité?

Olivier Kaestlé a dit…

Ça vaudrait le coup de porter votre suggestion à son attention, Malthus, la présomption d'innocence n'étant plus que l'ombre d'elle-même, dans notre belle province. Vous verrez que si Roussy est acquitté, la nouvelle ne paraîtra qu'en page 23, s'il a de la chance.

Pour ce qui est de cette enseignante dont, soi-disant, on ne peut révéler l'identité, je me demande si la confidentialité aurait été la même pour un homme. Possible, mais j'ai l'esprit naturellement tordu et soupçonneux.

Pour ce qui est des accusatrices qui mentent (ce que nous ne pouvons déterminer présentement dans le cas de Roussy), il serait grand temps que la Loi les oblige à répondre de leurs actes, en tenant compte du mobile et de l'âge. Ça aussi, il faudra en parler au premier ministre...

Malthus a dit…

La Grande-Bretagne, si bizarrement chaotique dans le dossier feministe, applique maintenant des règles d`incarcérations automatiques en cas de fausses accusations sexuelles.
A ma connaissance, trois femmes ont déjà été incarcérées (2 ans) pour avoir fabriqué de toutes pieces une plainte de viol. La logique des magistrats est cahoteuse "Vous nuisez à la crédibilité des véritables victimes" mais le résultats est bon pour nous: nos menteuses bouffent du béton et de l`acier pour leur perfidie.
Jurisprudence, quoi.
Celà dit, cher Olivier, vous venez à nouveau de m`inspirer et je vais de ce pas écrire à MON premier ministre (oui, oui- j`ai voté pour lui) et lui suggérer un projet de loi sur la divulgation de données personelles pouvant nuire à la présomption d`innocence.
Je vous tiens au courant et/ou vous pourrez lire les développements à
http://antifeminismeselonmalthus.blogspot.com/

Olivier Kaestlé a dit…

Excellente initiative, Malthus, que je ne peux qu'encourager. Il serait temps que nos droits soient reconnus et respectés et les accusatrices malveillantes, dument punies. J'ai hâte de lire les développements dans votre blog, que je considère, sans flagornerie (pas mon fort), très bien tenu, pertinent et fort bien documenté sur des aspects de la condition masculine qui échappent à l'attention médiatique. Mais y a-t-il des pilotes dans l'avion ? Lachez pas, votre contribution est importante. Salutations.

Anonyme a dit…

Il y a un truc qui me fait bien rire là dedans. C'est qu'au final, tu ne te préoccupes que des cas où on condamne trop vite un accusé. On oublie un peu trop vite la libération rapide des coupables.

Disons qu'un type est accusé. Soit on prouve qu'il est coupable, et c'est bon. Soit on ne prouve rien, et il est relaché. Sauf que dans ce dernier cas, il y a encore une chance sur 2 pour qu'il soit réellement coupable, et on arrive donc à ce que je citais plus haut, faute de preuves.

Donc oui, c'est beau les mouvements anti-féministes ("Je suis un homme et je suis tout le temps le souffre-douleur, la victime. Snif!") et la belle présomption d'innocence. Sauf qu'au final, même si quelqu'un est blanchi, on a pas la certitude qu'il soit innocent. Et là, votre présomption d'innocence ne veut plus rien dire.

Sur ce, je te laisse jeter un oeil à ça http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_d'Outreau

Olivier Kaestlé a dit…

Je ne sais pas où vous êtes allé pêché votre hypothèse d'un coupable relâché sur deux, mais je vous rappelle que, selon une étude du CRI-VIFF, qui n'a rien d'un organisme de défense des droits des hommes, 10 000 hommes sont arrêtés, puis relâchés chaque année. Si vous aviez raison, 5000 coupables retourneraient se balader dans la nature. Comme une année a la plupart du temps 365 jours, je vous laisse deviner l'épaisseur de nos journaux, celle d'un bottin, s'ils devaient alors recenser les inévitables violences que subiraient leurs pauvres accusatrices. Il faudrait sans doute un corps policier entièrement consacré à la violence conjugale, exclusivement masculine, comme de raison. Soyons sérieux.

Afin de vous rassurer et de vous détromper sur mon apparente insensibilité quant au sort des femmes aux prises avec un vrai coupable relâché (oui, ça arrive, comme il arrive qu'un homme sans reproche soit inculpé; dernièrement, Claude Bilodeau), je vous renvoie à ma chronique suivante sur le sujet. Il semble que nos corps policiers protègent davantage les fabulatrices que les femmes vraiment menacées. Au moins, ils l'emportent sur le nombre.
http://olivierkaestle.blogspot.com/2010/12/polytechnique-et-ces-femmes-peu.html

Si, par ailleurs, l'étendue des ravages de notre si bienveillante politique d'intervention en violence conjugale vous intéresse, vous ne pouviez par mieux tomber. Voici un lien vers ma dernière chronique, qui traite justement de ce sujet.
http://olivierkaestle.blogspot.com/2011/05/securite-publique-dopage-statistique-et.html

Pour ce qui est de notre présumé penchant pour les jérémiades d'hommes incompris, est-il besoin de vous rappeler les stridents discours victimaires de nos féministes, pour qui le temps des fêtes commence un 6 décembre ? Les ondes de leurs larmoiements agitent la sphère médiatique depuis plus de 40 ans. Je suis loin de penser que les revendications des groupes de pères, les plus visibles, puissent rivaliser avec leurs lamentos.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Selon moi, les valeurs des premières démocraties de l'histoire étaient mieux, dans un certain sens. Ceci remonte au Moyen-Âge: "Une personne est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire". J'ai lu tous les commentaires et je peux constater que cette petite phrase part en fumée dans les temps modernes... Mais il y a une chose que je ne comprend pas et que je ne comprendrai jamais: pourquoi l'homme et la femme ne sont-ils pas égaux? Je lisais l'histoire de l'enseignante qui a aggressé un jeune dont le nom n'est pas cité et je me suis dit: Ok d'accord ne dites pas son nom mais si c'était un homme, auriez-vous fait la même chose??? Bien sûr, quand c'est quelqu'un de connu, ça fait un scandale mais après? C'est une personne comme vous et moi non?

Olivier Kaestlé a dit…

Vous avez tout à fait raison de souligner ce deux poids, deux mesures au détriment des hommes au plan juridique. Il en va de même pour le droit familial, où le parti pris envers la femme demeure rien moins que spectaculaire, sa contrepartie masculine n'ayant que le droit - toujours menacé - de la fin de semaine sur deux avec les enfants et l'obligation de payer pension dans 95 % des cas. Rappelons que la garde des enfants est accordée à la mère dans 80 % des cas, en dépit même de cas flagrants d'incompétence parentale.

Ce que le public ignore trop souvent, ce sont les ravages de la politique d'intervention en violence conjugale. Même quand c'est l'homme qui appelle la police, même quand il est grièvement blessé, c'est lui qu'on expulse du foyer, quand on ne l'arrête pas purement et simplement.

Pour ce qui est de la présomption d'innocence, il faudrait définitivement que l'identité d'une personne, homme ou femme, accusée de violence sexuelle, ne soit révélée que lorsque tombe un verdict de culpabilité. Le mérite de cette idée revient à Malthus, blogeur fort intéressant qui visite régulièrement mon blog, comme ç'est le cas pour ce texte-ci.

Anonyme a dit…

ou est Maxime Roussy 2 ans sans nouvelle sur cette histoire 2 ans sans un mot des médias.

Olivier Kaestlé a dit…

Je me posais récemment la même question. Je ne suis malheureusement pas plus avancé que vous.

Jacques verbroeken a dit…

Les allégations...

J'ai été arrêté à l'université où j'enseignais. Affublé sans aucune preuves d'un dossier criminel, menottes au poings, envoyé par un juge jean-foutre et une procureure de sa Majesté pour 36 heures en prison. Les pauvres... ils étaient surchargés. Le lendemain, les «conditions de libérations» me confisquaient de facto tous mes biens au profits de mon ex-épouse!

Il faudra 10 procès (faut bien faire marcher le commerce) pour enfin être blanchi par le bric-à-brac judiciaire. Il faudra encore deux ans à la GRC, la garde prétorienne de nos droits, pour annuler le dossier et ce pendant que je suis toujours un criminel.

Un simple coup de téléphone est une preuve valable pour spolier les droits d'une personne. Quand on pense que certains sots croient naïvement à l'état de droit et à la prétendue présomption d'innocence, des gens qui apparemment s'aveuglent à ne pas regarder la réalité en face.
La seule chose devant laquelle nous sommes tous égaux sont la maladie et la mort; mais surement pas devant le système judiciaire.

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Jacques, pour ce témoignage que vous auriez sans doute voulu n'avoir jamais eu à formuler si, contrairement à la réalité, nous vivions dans un véritable État de droit où la présomption d'innocence était toujours en vigueur, et la misandrie, à jamais abolie.

PJ Prince a dit…

J'ai parrainé mon ex. À peine arriver de l'Afrique, on l'a éduquée sur "les droits de la femme" ici. Après cette éducation, elle n'a pas tardé d'aller se présenter au centre d'hébergement ou elle m'a accusé de "violence verbale" malgré le fait que c'était bien elle qui m'insultait sans cesse - elle a même appris à notre enfant à m'insulter aussi. Grâce à ces mots magique qu'elle a prononcés, le gouvernement lui donne un bel appartement, lui donne assez d'argent chaque mois puisqu'elle refuse carrément de travailler. Aussitôt qu'elle l'a demandé, on lui a confié la garde exclusive de notre enfant. Dans tous cela, personne n'a voulu écouter ma version des faits. Jacques, vous avez de la chance parce que vous avez assez de moyen pour vous procurer un avocat pour vous représenter. Moi je n'ai pas de moyen pour avoir un avocat. Mon ex est pourtant surreprésentée par les avocats de l'aide juridique, soutenues par les contribuables.
Quant à moi, quand je demande un avocat, on me donne toujours une jeune femme qui finit toujours par tourner contre moi, après avoir été éduquée par l'avocate de mon ex qui a l'ancienneté dans la profession.
Ce qui arrive aux hommes qui ont le malheur d'avoir de conflit avec une femme, peu importe qui raison ou qui a tort selon les faits, c'est semblable aux lynchages des noirs aux États-Unis il y a quelques décennies... L’État (de droit) le trouva normal !!!
Les injustices comme cela réussissent à grande échelle quand elles sont soutenues par l'État, peu importe la victime : la femme, l'homme, l'enfant, le noir, l’autochtone, l'homosexuel, etc.
Les blogues comme celui-ci sont important, mais pas assez. Il faut que les hommes victimes et victimes potentiels se réunissent pour faire entendre leur voix par l'État, sinon rien ne va changer.

Jacques verbroeken a dit…

La seule chose que ferait et m'ont fait les avocats, c'est de me vider mon compte en banque. Je me suis défendu avec éloquence en prenant pour cible, non pas mon ex-épouse, mais ses avocats (4 se sont succèdés au dossier et deux procureurs). Je consomme donc de l'avocat!

Même si j'en avais un au début, j'en ai eu assez de ses atermoiements et cette façon de tourner autour du pot sans aller directement au but.

La meilleure chose à faire quand on est pris dans ce cas, c'est de tomber en faillite personnelle, de faire une remise volontaire de la maison au prêteurs hypothécaire et de se laisser aller au BS. Les allocations de derniers recours ne peuvent pas être saisies par la mafia gouvernementale du recouvrement des pensions.

J'ai terminé sans pension alimentaire à payer, pas d’arriérés à payer et le respect de mes 5 enfants. Tous ne peuvent pas en dire autant.