jeudi 1 décembre 2011

CSF : la censure selon les règles de la « Nétiquette »…

Au CSF, on a l'intolérance facile...
Si j’entretenais encore quelque illusion sur les vœux pieux de la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Julie Miville-Dechêne (JMD), quant à une prétendue volonté de prendre le pouls de la population sur son organisme, le féminisme ou la condition féminine, une récente volte face de l’ancienne journaliste de Radio-Canada vient de me démontrer au contraire qu’elle a plutôt commencé à revenir sur sa parole.  C’est par l’entremise de sa webmestre que je viens de recevoir le courriel suivant, en réponse à mon questionnement sur mon commentaire « en attente de validation » dans le blog de la présidente depuis le 18 novembre, et qui vient tout juste de se voir supprimé ce 1er  décembre 2011 :

« Tout d’abord veuillez noter que les réponses aux commentaires reçus au blogue de la présidente se feront de façon plus régulière. En ce qui concerne les vôtres, malheureusement  ils ne répondent pas aux règles de publication énoncées sur la page Nétiquette du blogue de la présidente. Nous vous invitons à prendre connaissance des règles de publication et vous remercions de l’intérêt porté au Conseil du statut de la femme. »

Andrée Poitras Webmestre Direction des communications Conseil du statut de la femme

Voici ma réponse à cet envoi :

« Après avoir scrupuleusement pris connaissance de votre "Nétiquette", je constate qu'aucune de vos nombreuses restrictions ne s'applique au commentaire (ou comment taire) que vous avez censuré.  Voilà donc à quoi ressemble la démocratie au Conseil du statut de la femme ? Bravo ! La suite à ma prochaine chronique, que vous ne serez pas en mesure de censurer. Nous n'en sommes pas encore rendu au Maccarthysme féministe...  Mes respects à votre présidente, et cordiales salutations. »

Mais qu’est-ce donc que cette… Nétiquette ?

JMD ou la démocratie sélective...
Pour mieux le comprendre, je cite à nouveau l’argument de JMD, tiré de son texte intitulé Féministe pour le plaisir, et paru dans ma chronique précédente, auquel je réplique par la suite :

JMD : « Un autre exemple qui sort des sentiers battus : Comment réussir à sensibiliser les jeunes, particulièrement les garçons en 4e secondaire, à la délicate question des agressions sexuelles sans les braquer? Une travailleuse qui vient en aide aux victimes d’agression s’est trouvé un allié efficace dans ses interventions auprès des étudiants. Elle partage le podium avec un jeune homme très conscient des efforts d’éducation à faire. Et elle s’aperçoit que le message passe mieux, car les garçons ne voient plus cet enjeu comme une affaire de fille, mais constatent qu’un des leurs porte la cause et réussit à les rejoindre. Une goutte d’eau dans la mer, peut-être, mais une stratégie différente pour arriver au résultat souhaité. »

Et voici maintenant mon commentaire litigieux, offensant au point de se voir censuré :

OK : « J’aimerais bien savoir quelle tactique a été employée par le jeune homme pour que le « message » passe mieux. Quant à moi, je ne suis pas surpris d’apprendre que les garçons se braquent s’ils se font abreuver de statistiques dopées telles que « une femme sur trois sera agressée sexuellement », « 2% seulement des accusations d’agressions sexuelles sont fausses » et « 90 % des victimes ne dénoncent pas ». Ces chiffres biaisés et fantaisistes, provenant de l’enquête sociale générale de Statistique Canada, datant de 1993 – année où, selon Denis Laroche, statisticien à l’Institut de la statistique du Québec, les groupes de femmes se sont immiscés dans l’élaboration de cette étude – n’ont jamais été confirmés par la suite, et pour cause : ils restent subjectifs et impossibles à prouver. Les garçons ont raison de se défendre en refusant d’être identifiés à des violeurs de masse afin de justifier les budgets extravagants des Calacs. »

Les critères de la Nétiquette 

La Nétiquette, (texte intégral  ici) véritable code moral selon lequel un commentaire peut se voir accepté ou refusé (vous remarquerez que le blog de la présidente n’en compte pas beaucoup, pour un organisme de cette importance) comporte 17 critères, qui pourraient se voir modifiés sans préavis.  C’est donc en fonction de l’un, de l’autre, de plusieurs ou de tous ces commentaires que mon intervention a été rejetée.  On ne m’a cependant pas fourni de précisions.  Je cite ici les passages les plus révélateurs de ce crédo, assortis de mes observations entre parenthèses :

« Quand vous vous exprimez dans le cadre de cette tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu’un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées (une critique ciblée est-elle une « attaque personnelle » ?). Ne pas être d’accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre (comment s’est manifesté le manque de respect dans mon commentaire ? faut-il se trouver en totale syntonie avec les valeurs du CSF pour être « respectueux » ?). Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours (pas plus que les nobles démocrates, apparemment) et c’est bien là l’intérêt des tribunes (tiens donc !) !

Des propos dignes d'une
enseignante du secondaire...
« La nétiquette est l’ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d’intervenir dans une tribune, il est important d’en prendre connaissance. Sinon, on risque l’expulsion (pas de doute là-dessus !) !

« Le Blogue de la présidente du Conseil du statut de la femme n’est pas une tribune anonyme (mon nom était pourtant clairement affiché). (…)  Les tribunes du Blogue de la présidente du Conseil du statut de la femme sont ouvertes à tous, quel que soit l’âge, l’origine ethnique, la religion, le sexe ou l’orientation sexuelle (mais pas quel que soit l’orientation idéologique, apparemment).  Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l’origine ethnique, l’appartenance à une religion ou à un groupe d’âge ne seront pas publiés (à quelle catégorie mon propos appartenait-il donc ?  et qui diffame qui, avec de telles insinuations ?).

« (…) Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit (ah ! c’était donc ça !). Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes (ainsi que la présidente…). Les personnes faisant usage d’un langage grossier seront expulsées (nous y voilà !).  Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs (comme le respect de la différence ?). Ainsi, il est interdit d’injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur (quand est-ce arrivé ?). Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque (fait-on ici la différence entre critique, remise en cause, dénonciation, d’une part, et attaque personnelle, d’autre part ?).

(…) L’échange d’arguments et de vues contradictoires est un élément clé d’un débat sain (encore heureux…), mais il ne doit pas prendre la forme d’un dialogue ou d’une discussion privée entre deux participants qui s’interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés (et de bien d’autres types, selon les commentaires – non censurés par mes soins – que je reçois de lecteurs et correspondants). »

JMD, Christiane Pelchat : un même combat...
Nous voilà donc fixés sur le sens démocratique de la nouvelle présidente du CSF.  Plus ça change, plus c’est pareil.  Mme Pelchat, sa prédécesseure, n’avait-elle pas évoqué la perspective d’une loi afin de museler les « propos antiféministes» ?  Pareille attitude témoigne aisément du malaise, voire de l’inquiétude tenaillante qui habite le féminisme d’État devant la montée de ce qu’il appelle le masculinisme, terme injurieux qualifiant ce qui s’apparente, selon ces idéologues radicales, à une contestation de la cause des femmes. 

Dans les faits, ce mouvement mobilise plutôt des énergies légitimes contre une idéologie devenue rétrograde et oppressante envers les hommes et les garçons du Québec, comme au sein de la plupart des sociétés occidentales encombrées par un fort lobby féministe.  Avant longtemps, la population du Québec aura compris l’imposture d’aussi douteuses porte-parole et aucune manœuvre de censure, étatique ou médiatique, n’y changera quoi que ce soit.

Au fait, Mme Miville-Dechêne, ma section « commentaires » vous est ouverte, et je vous promets solennellement que votre propos ne sera ni « en attente de modération » et encore moins censuré…

6 commentaires:

Anonyme a dit…

En dehors du féminisme point de salut. L'orthodoxie tient lieux de sacré. On ne critique pas le féminisme.
C'est singulier une tel régression sociale. Plus de cent années de psychologie effacés par le poids d'une sublimation répétée par une propagande inique. -L'homme est présumément violent, la femme non.
On a remplace la religion par une idéologie, le féminisme. Un nouveau messianisme promu à sauver le monde; la femme est l'avenir de l'homme ! Oui mais quand on regarde le résultat, la volonté sous-jacente, l'on n'y retrouve qu'un homme émacié. L'ombre jaune de lui-même. Apeuré qui a perdu toute spontanéité, qui cherche toujours et encore l'approbation, le regard de l'autre, le sur-moi, la voix de la femme en lui; l'homme finalement malade de lui-même.
Certes, une société plus policée. Une courtoisie encore nouvelle, aimante de l'autre, la différence. Mais où es-tu Aliénor d'Aquitaine, ton chevalier au cœur noble te cherche.
-Al.

Anonyme a dit…

Ne signez pas de votre nom. Il est connu comme étant subversif.

Et puis, censurer, c'est plus facile que de répondre. Souvent d'ailleurs, le censeur n'a plus rien à dire.

L'intelligence et la répartie ne se retrouvent pas chez les féministes. Elles en auraient, elles n'en seraient pas.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Al Conclusion littéraire et pertinente qui correspond tout à fait avec l'attitude du CSF : on remet en cause les dogmes du féminisme d'État, et l'on se voit excommunié au nom de raisons qui relèvent de fausses allégations, au sens large, et de procès d'intention. Je reste étonné du peu de commentaires du blog d'un organisme aussi important. La majorité finissent-ils déchiquetés par la "Nétiquette" ?

Olivier Kaestlé a dit…

"Et puis, censurer, c'est plus facile que de répondre. Souvent d'ailleurs, le censeur n'a plus rien à dire."

En effet, ces dames ne réalisent pas que leur censure trahit un constat d'échec. Elles n'ont plus d'arguments à opposer au discours qu'elles qualifient toujours de "masculiniste", et pour cause. La condition des femmes a changé, des améliorations considérables y ont été apportées, mais le discours féministe dominant est resté le même, devenant la manifestation ultime d'un propos dépassé.

Rick Flashman a dit…

Il serait peut-être utile de se souvenir, en ce temps de l'année où frappent tristesse et dépression, qu'il existe un site du père Noël exclusivement dédié aux pères. C'est SANTA FOR FATHERS à

http://giskhan.koolhost.com/

Ça remonte le moral!

Olivier Kaestlé a dit…

Et Dieu sait que, pour de nombreux pères, ce genre d'initiative peut revêtir un sens qui va au-delà du simple divertissement. Merci, Rick.