lundi 12 décembre 2011

Une autre agression fictive : un massacre évité

Dans ma chronique d'hier, je relatais un fait divers à propos d'une psychologue américaine travaillant en milieu carcéral qui avait inventé une histoire de viol afin de convaincre son mari de déménager dans un quartier plus sécuritaire.  Je viens de découvrir, sur le blog d'hommelibre, tenu par le Suisse John Goetelen, une chronique de sa facture sur une histoire d'agression inventée qui aurait pu avoir des conséquences nettement plus tragiques.  Je la partage avec vous :

Cela se passe à Turin. C’est samedi soir. Une marche de protestation défile dans les rues de la ville, quartier Vallette. Les participants protestent contre le viol subi par une adolescente de 16 ans. Elle a raconté avoir été violée par deux gitans en rentrant chez elle. La foule est en colère. Mais pacifique.
TurinRroms.jpgMais à un moment la marche dégénère. Une centaine de personnes se détache, armée d’explosifs, de bâtons et de pierres. Le lynchage collectif est en route. Le tribunal de la rue va rendre sa justice expéditive. La cible: le camps de Rroms de cette banlieue de Turin.

Arrivés sur place c’est le déchaînement. Voitures cassées, baraquements incendiés. Une scène d’émeute se déroule pendant des heures dans ce camp dont les habitants, effarés, ne comprennent rien. On peut imaginer ce qu’il y a de haine, de racisme, de défoulement de la part d’une foule qui s’arroge le droit d’être justicière.

Cela aurait pu aller plus loin sans l’intervention du frère de la «victime»: il n’y a pas eu de viol. L’adolescente a tout inventé.
«Je n'ai pas été forcée à avoir ce rapport sexuel, a avoué la jeune fille de 16 ans lors d'un interrogatoire à la caserne des carabiniers.
Sandra, 16 ans, avait inventé ce viol pour justifier la perte de sa virginité auprès de sa famille, qui lui faisait faire régulièrement des contrôles chez le gynécologue.»

Par miracle il n’y a pas eu de victime. Il aurait pu y avoir des innocents en prison: les supposés violeurs. Ou pire: des morts.

Hier c'était une psychologue de prison californienne qui était mise en accusation 
pour avoir inventé un viol imaginaire. Ici, une ligne de plus s'ajoute à la liste des fausses accusations et des allégations infondées.
Voilà, une fois de plus, pourquoi on ne peut vouloir rendre la justice soi-même. Voilà pourquoi il faut vérifier avant de croire.

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