samedi 14 avril 2012

Vers une censure des sites hoministes ?

En cette époque où notre société s’enorgueillit des droits très factices et relatifs que sont celui du public à l’information et cet autre de la liberté de presse, n’est-il pas curieux que tout ce qui touche la condition masculine relève pratiquement du tabou social, un peu comme si on évitait de parler de la maltraitance faite au chats pour ne privilégier que celle subie par les chiens ?  Je n’hésite pas, et ne suis pas le seul, à parler de censure, consciente ou non. 

Dans l’essai collectif intitulé 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ? l’un des auteurs dénonce, exemple à l’appui, l’omerta médiatique qui règne sur la question des droits des pères, principale source d’urticaire et de déni obstiné des militantes radicales.  Après avoir communiqué sur le sujet avec l’un de ses contacts, un journaliste qui « avait de larges épaules et peur de rien », notre homme a dû finir par déchanter.  Réponse finale de son interlocuteur, « le ton piteux », après plusieurs pourparlers avec ses patrons : «  Tu sais, Bob, ils ne sont pas chauds pour parler de ton truc de pères…  Je crois qu’on devrait laisser tomber. » 

Non, il n’y a pas d’influence indue, directe ou indirecte, des féministes radicales sur l’information, voyons.  Bien sûr, toute idée à cet effet relève d’une paranoïa dénoncée notamment par le documentariste Patric Jean, un militant féministe qui croit dur comme fer à la théorie millénaire du complot patriarcal, à la violence unidirectionnelle faite aux femmes, au syndrome de l’aliénation parentale présenté comme prétexte à une invasion pédophile tout azimut ainsi qu’à d’autres idées fixes à la mode chez ses pairs.  Pas de danger qu’un tel individu souffre précisément des peurs irraisonnées qu’il « dénonce », bien sûr…

Un projet de recherche qui laisse songeur…

Parlant de paranoïa, il y a quelque temps, un projet de recherche initié par la Chaire Claire-Bonenfant, de l’université Laval, et intitulé Internet et la violence: Le contrôle juridique des sites Internet violents envers les femmes. Analyse de la situation canadiennefinancé par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRIVIFF), a vu le jour.  Le programme de cette initiative étonnante démontre à quel point les médias sociaux représentent une menace constante pour les féministes radicales, par le fait que les chiffres pourtant gouvernementaux qu’elles souhaitent taire, les injustices faites aux hommes qu’elles voudraient étouffer (les injustices ou les hommes, faites votre choix) et le discours critique sur leur déviance éthique - vers des objectifs exclusivement corporatistes - qu’elles désireraient annihiler, les perturbent.  

Les médias sociaux demeurent un électron libre, un ennemi incontrôlable, à leurs yeux, par le fait qu’ils suppléent à la couardise ou à la mollesse des médias officiels.  Elles ont beau « dénoncer » les infâmes « masculinistes » et leur discours « misogyne », bref, démoniser tout groupe ou individu qui ose remettre en doute les dogmes de leur religion d’État d’âme, il n’en demeure pas moins que ces hommes et les femmes qui les soutiennent demeurent indépendants et que leur discours gagne du terrain.  Effrayant… Mais comment les faire taire ?  Il semble que l’avenue judiciaire soit envisagée, puisqu’il est question de « contrôle juridique », ce qui implique automatiquement, que ça plaise ou non, le concept de censure.

D'étonnants sujets d'études,
financés par le contribuable...
Alarmées, elles affirment : « Leur discours attire l’attention des médias, en plus d’avoir beaucoup d’influence tant sur les hommes que sur les femmes. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir, entre autres, de ces groupements de menacer les acquis des femmes et d’inciter à la violence envers elles. Grâce à Internet, ces groupements propagent, à peu de frais, une vision misogyne qui attise la violence contre les femmes. »  Et c’est reparti pour un tour !

Davantage préoccupées par la préservation de leurs privilèges étatiques que de la cause des femmes, ces idéologues en rajoutent : « Entre autres, on assiste à la mise en ligne de sites Internet, par des groupes « masculinistes », dédiés à la promotion des droits des pères et des hommes. Ces sites sont en réaction contre les acquis des femmes, les groupes de femmes, et le mouvement féministe. En plus de déformer les faits concernant les femmes, ils sont souvent violents dans leurs propos envers le mouvement féministe et les femmes, dans leurs représentations des femmes, ainsi que dans leurs recommandations de toutes sortes. » 

L’expression « déformer les faits concernant les femmes » a de quoi faire sourire, de la part de membres d’un mouvement à l’origine de la fumisterie des 300 000 femmes chroniquement battues, reposant sur l’invention avouée de l’une des deux « chercheuses » auteures de ce mensonge.  Et que dire de la pseudo statistique d’une femme sur trois qui sera un jour victime d’une agression sexuelle, reposant sur un sondage Ipsos Reid réalisé en 2008 à la demande de la ministre Christine St-Pierre, sans oublier cette autre « statistique » à la vie dure voulant que les hommes soient à l’origine de 98 % des cas de violence conjugale.  Trois enquêtes sociales générales de Statistique Canada, de 1999, 2004 et 2009, sont venues torpiller cette énormité en établissant la bidirectionnalité de la violence conjugale, au plus grand dam de ces militantes.  Statistique Canada serait-elle antiféministe ?

Pour tout arranger, Denis Laroche, retraité de l’Institut de la Statistique du Québec, affirmait récemment sur les ondes de Radio X que la violence conjugale avait diminué de 40 % au cours des 30 dernières années alors que nos dirigeants, soumis au lobby des maisons d’hébergement, ont doublé leur financement en cinq ans, de peur de se voir taxés d’insensibles à la cause des femmes.  Cette « générosité » n’empêche pas ces établissement d’en demander toujours plus.

Contentez-vous de citer ces études pourtant officielles et gouvernementales, et vous deviendrez de facto « antiféministe », comme on devenait jadis « communiste » sous Duplessis.   C’est sans doute pour cette raison que nos médias, si prompts à plastronner sur leur prétendue indépendance idéologique, se terrent plutôt que de citer ces données et se font plus volontiers les perroquets des chiffres du ministère de la Sécurité publique où des signalements d’agression sont présentés comme des agressions sanctionnées par des verdicts.

Des extrémistes par elles-mêmes

Andrea Dworkin, résolument misandre.
Je l’ai déjà dit : tout mouvement, si légitime soit-il, se voit affligé d’une faction d’extrémistes.  Celui en faveur de la condition masculine ne fait pas exception, pour le plus grand bonheur de féministes tout autant radicales, qui se plaisent à citer ces individus et à les présenter comme représentants de la prétendue mouvance d’extrême droite désireuse d’écraser les femmes et de les retourner à leurs fourneaux.  En faisant passer cette partie comme le tout, on tente de discréditer des gens au propos humaniste et nuancé tels les Jean Gabard, Patrick Guillot, François Brooks, Yvon Dallaire, Lise Bilodeau, Jean-Philippe Trottier, parmi plusieurs, régulièrement présentés comme des individus suspects, dont le discours « soft », dirait Patric Jean, se voit « dénoncé » comme insidieux, subversif et corrupteur, quand il n’ouvre pas grand les portes aux abus de toute sorte, y compris les agressions pédophiles. 

Mais qu’en est-il des extrémistes féministes ?  Elles et leurs mâles laquais ne sont-ils pas également capables de propos haineux et sexistes ?  Au cas où vous en douteriez, je terminerai cette chronique avec les perles suivantes, émises par certaines parmi ces féministes radicales.

« J'estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe – contre la classe qui les opprime. »
Merle Morgan, éditrice du MS Magazine (le Magazine Melle)

« Je veux voir un homme battu jusqu’a ce qu’il soit une pulpe sanglante, avec un soulier à talon haut enfoncé dans la gorge, comme un cochon avec une pomme dans la bouche. » 
Andrea Dworkin, auteure de Ice and Fire  

Un hymne à la haine envers les hommes... .
« Les hommes qui sont injustement accusés du viol peuvent parfois profiter de l'expérience. »
Catherine Comin, Université Vassar, doyenne auxiliaire des étudiants

« Tout rapport sexuel, même la sexualité consensuelle dans un mariage, est un acte de violence perpétrée par un homme contre une femme." »
Catherine MacKinnon

« Les femmes ont leurs défauts; les hommes n’en ont que deux : tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils font. »
Graffiti féministe populaire

« Je soutiens que le viol existe toutes les fois ou il y des rapports sexuels, lorsque ceux-ci ne sont pas initiés par la femme à partir de ses véritables affections et désirs. »
Robin Morgan

« Et si le violeur professionnel doit être séparé du mâle hétérosexuel dominant moyen, cela ne peut être qu’une différence quantitative. »
Susan Marx; Rape: The All American Crime

« Je crois que les femmes ont une capacité de compréhension et de compassion que ne possède pas, structurellement, un homme, parce qu’il ne peut pas l'avoir. Il en est tout simplement incapable. »
Barbara Jordanie, ancienne congresswoman.

« Tous les hommes sont des violeurs, et ne sont rien d’autre. »
Marilyn French, auteure

En guise de conclusion…

J’aurais pu remplir encore des pages entières de citations aussi misandres que celles-ci, sinon pires encore, si je considère, parmi plusieurs faits d’armes, le Scum Manifesto, de Valerie Solanas, lecture obligatoire dans nombre de facultés dispensant des études féministes.  Je m’arrêterai là avec deux seules questions.  Le sexisme haineux, ordurier, qui rabaisse davantage ses auteurs que ceux qu’ils visent, ne vient-il vraiment que d’un seul et même côté ?  Peut-on enfin, sous prétexte qu’une minorité tient pareils propos, censurer l’intégralité d’un mouvement légitime ?  À vous de voir...

17 commentaires:

Jean GABARD a dit…

Voici ce que j’ai trouvé sur le site de Garance (www.garance.be/cms/?Agir-contre-le-masculinisme ) et le courrier que je leur ai envoyé.

Agir contre le masculinisme
Cette semaine, Jean Gabard sera présent en Belgique pour une série de conférences et d’interviews dans les médias. Vous ne connaissez pas Jean Gabard ? C’est l’un de ces masculinistes québécois épinglés dans le film de Patric Jean, la « Domination masculine ». Le titre de ses « œuvres », livres ou articles, suffit à situer le personnage : « Le féminisme et ses dérives »., « l’Evaporation de l’Homme »... Alors que les féministes ont tant de mal à se faire entendre, certains masculinistes, comme Gabard ou son copain Yvon Dallaire, semblent avoir un accès plus facile aux médias...
En Allemagne aussi, l’influence d’un mouvement anti-féministe et masculiniste se fait sentir depuis quelques années. C’est pourquoi l’institut de recherche politique du parti des verts allemands, la Heinrich-Böll-Stiftung, a mené une enquête dans ce milieu pour l’analyser et dégager des pistes d’action.
Comme en Belgique, les masculinistes appuient leur action sur deux principes idéologiques, celui d’un anti-féminisme caricatural (il n’y aurait qu’un seul féminisme qui se réduirait à la haine des hommes et leur soumission) et celui de la construction des hommes comme victimes d’une « fémocratie », c’est à dire d’un règne des femmes et du féminisme. Des associations et des groupes informels sont actifs dans le monde universitaire – sans pour autant respecter les standards de la recherche académique - et le lobbying, le tout renforcée par une présence importante sur internet. Même si les masculinistes prétendent représenter tous les hommes, la grande majorité des hommes ne partagent pas leurs positions.

(à suivre)

Jean GABARD a dit…

(suite du site Garance

Premier constat inquiétant : non seulement les masculinistes expriment une misogynie plus ou moins ouverte et se positionnent contre tout projet individuel de vie pour les hommes et les garçons qui diffère d’un stéréotype masculin, mais de plus, ils tissent de nombreux liens avec l’extrême droite, et les deux mouvements se soutiennent mutuellement. Même s’il s’agit d’un petit groupe de personnes, son impact sur la société ne doit pas être sous-estimé. Car il fait tout pour dominer ou, si ce n’est pas possible, perturber tout débat sur l’égalité et les genres. Le concept du genre est particulièrement visé par leurs attaques.
Leurs outils préférés sont des argumentaires basés sur la haine de l’autre et des attaques personnelles Les masculinistes allemands ne se positionnent pas seulement contre les quotas et une politique égalitaire, ils construisent l’idée d’une « fémocratie » sur la seule base que des femmes participent à la vie publique – tout en ignorant qu’elles sont toujours et encore en minorité au parlement, dans les tribunaux et les postes de décision en général. De même, leur critique anti-féministe ne se réfère pas à des idées et des positions concrètes, mais à un rejet urticaire de tout ce qui est perçu comme féministe.
Cette haine contre le féminisme vise aussi explicitement des hommes émancipés, que les masculinistes intitulent « caniches mauves ». Pour des défenseurs autoproclamés des hommes, c’est une tactique bizarre de s’en prendre avec tant de virulence à des hommes, de nier leur autonomie (ils seraient asservis par les féministes), leur masculinité et leur humanité. Beaucoup de masculinistes combinent ces attaques avec une bonne dose d’homophobie et de racisme.
Les interventions des masculinistes se concentrent sur le « hate speech » (insultes, intimidations et menaces) qui visent surtout des bloggeuses et journalistes féministes et sur la récupération de forums en ligne où ils monopolisent l’échange de manière agressive. Ces attaques virtuelles sont souvent coordonnées. De plus, ils délégitiment et attaquent des institutions d’égalité, par exemple en réclamant l’abolition du droit de vote des femmes ou en publiant les adresses secrètes des maisons d’accueil pour femmes victimes de violence conjugale. On peut donc aisément catégoriser le masculinisme comme un mouvement anti-démocratique.
Reste à savoir comment y faire face. En tant qu’individu, il est difficile de se protéger contre des attaques masculinistes. Si l’on veut porter plainte, il faut bien assurer ses arrières, car les masculinistes ne manquent ni de moyens ni d’obstination procédurière. La mise en réseau peut également renforcer les ressources individuelles et collectives de résistance. Cela permet aussi de développer des stratégies pour recadrer le débat sur l’égalité sur des faits. Il faudrait aussi responsabiliser les fournisseurs commerciaux de forums en ligne (journaux etc.) qui doivent empêcher des menaces, insultes et autres comportements pénalement répréhensibles sur leurs pages. Mais la manière la plus efficace pour ôter tout semblant de légitimité aux masculinistes sera la création et la promotion d’un mouvement d’hommes pour l’égalité.
Hinrich Rosenbrock : « Die antifeministische Männerrechtsbewegung : Denkweisen, Netzwerke, und Online-Mobilisierung » Heinrich-Böll-Stiftung, Berlin 2012

Jean GABARD a dit…

Mon courrier

Bonjour,
J’ai lu sur votre site www.garance.be/cms/?Agir-contre-le-masculinisme :
« Cette semaine, Jean Gabard sera présent en Belgique pour une série de conférences et d’interviews dans les médias. Vous ne connaissez pas Jean Gabard ? C’est l’un de ces masculinistes québécois épinglés dans le film de Patric Jean, la « Domination masculine ». Le titre de ses « œuvres », livres ou articles, suffit à situer le personnage : « Le féminisme et ses dérives »., « l’Evaporation de l’Homme »... »

Depuis, vous avez enlevé « québécois » ce qui montre que vous pouvez vous corriger.

Ne lire que le titre d’un livre semble pourtant vous suffire. Peut-être n’avez-vous pas le temps ? Peut-être ne savez-vous pas lire ? Peut-être faites-vous preuve d’une sincère mauvaise foi ? C’est votre droit … Mais si vous situez un auteur idéologiquement aussi bien que vous l’avez fait géographiquement permettez-moi de rire un peu …

Il me semble que vous avez vraiment besoin, même (et peut-être même surtout) si vous avez de sérieux a priori … d’aller un peu plus loin que le titre.
Juste un tout petit peu et vous verrez... le ridicule de vos propos.

Puisque vous semblez vous poser comme modèle de démocratie, il me semblerait normal de mettre sur votre site, en réaction à vos propos, mon commentaire.
Je ne doute pas que vous favorisiez les droits de réponse et j’espère que la prochaine fois vous éviterez de diffamer sans savoir.
Permettez-moi simplement de vous faire remarquer que vous me donnez quelques raisons de parler de dérives chez certains féministes…
Cordialement
Jean GABARD

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Jean, d'avoir partagé dans ce blog ce moment de dérive féministe. Le terme qui illustre le mieux leur réaction à votre visite se résume à un simple mot : projection. En effet, en lisant le procès d'intention fait par ces gens, on croit déceler un autoportrait d'une précision hallucinante qui peut être résumé par cette phrase, dont ils sont les auteurs : "Leurs outils préférés sont des argumentaires basés sur la haine de l’autre et des attaques personnelles." Vraiment tout à fait eux. Bravo pour votre répartie savoureuse. En effet, ils n'arrivent pas plus à vous situer idéologiquement que géographiquement. Cordiales salutations.

Josick a dit…

C'est fou comme on aime les hommes : http://www.lapresrupture.qc.ca/mepris.html

Josick a dit…

Le féminisme est pour moi comme une lave non-contenue, lave qui a quitté ce qui la contenait, et lave brûlant alors tout sur son passage.
C'est comme une infection bactérienne, un herpès...
En cela, féminisme et islamisme (mise en dhimmitude)se rejoignent.

Yvon Dallaire a dit…

Pour paraphraser un certain professeur dans sa définition du masculinisme qui aurait "pour objectif général de contrer l'émancipation des femmes", j'imagine donc que le féminisme a "pour objectif général de contrer l'émancipation des hommes".

Quand ce même professeur écrit "Chaque fois qu'il y a un vaste mouvement d'émancipation, les anciens maîtres se mobilisent pour contre-attaquer", j'imagine que cela s'applique aussi au mouvement d'émancipation des hommes qui provoque alors une contre-attaque féministe.

Il me semble qu'il serait temps de sortir de cette dynamique infantile où le coupable, c'est toujours l'autre : "C'est lui (ou elle) qui a commencé". On ne peut juger l'autre qu'à travers soi-même, qu'à travers ses propres lunettes. Juger l'autre devient donc de la projection. Prenez le temps d'entendre les jugements et vous en apprendrez beaucoup sur la personne qui juge.

Yvon Dallaire, psychologue

Josick a dit…

Et pour terminer avec l'image volcanique, la lave non contenue se répand stérilisant tout et se refroidie annonçant le règne des coeurs de pierre. On y est ! Par conséquent, pas d'échange possible dans un tel monde abandonné par la vie.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Yvon Dallaire
"Prenez le temps d'entendre les jugements et vous en apprendrez beaucoup sur la personne qui juge."

Voilà qui résume à merveille la déviance à l'origine de cette démonisation envers les "masculinistes". Comme je l'écrivais à Jean Gabard, cette tendance à la projection a vite fait de sombrer dans l'autoportrait.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Josick
"En cela, féminisme et islamisme (mise en dhimmitude)se rejoignent."

Mon opinion également.
http://olivierkaestle.blogspot.ca/2010/10/deux-integrismes-menacent-legalite.html

Malthus a dit…

@Yvon Dallaire

Dans la mesure ou on se permet de juger des intentionss des autres, on risque fort, effectivement, d'en révéler beaucoup sur les notres.
Mais au-delà des procès d'intentions, l'analyse de la dynamique sociale pointe presque toujours vers une séquence d'action-réaction, comme en physique. Il ne m'apparait nullement enfantin d'accepter la réalité telle qu'elle se présente chronologiquement et identifier l'action qui engendre la réaction.
Par exemple- pour demeurer dans le thème du présent billet- c'est Mme Pelchat (FFQ) qui aura été la première à considérer sérieusement de rendre toute opposition au féminisme un acte criminel; de censurer les masculistes pour ne laisser place qu'au seul discours qui la satisfasse.
Sans le moindrement juger de ses intentions, il est diablement important pour nous (voire critique!) d'identifier celle(s)qui décoche(ent) ces salves anti-démocratique et rappeler à tous que ce sont elle(s)qui sont à la source de cette course vers le stalinisme- pas nous.
L'autre est souvent à blamer pour les torts causés. A chacun d'assumer ses responsabilités.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Malthus Parlant de censure et de Mme Pelchat, présidente sortante du Conseil du statut de la femme, je ne peux me rappeler d'une porte-parole plus gaffeuse au service - sévices ? - de la cause des femmes. Au point que même Diane Lemieux, ancienne présidente du même organisme, avait recommandé la fermeture de ce dernier sur les ondes de la SRC. Qui sait, peut-être Mme Pelchat a-t-elle vu là une tentative de censure ?

Je crois que vous avez raison quand vous affirmez que cette femme est la première à avoir parlé de museler les infâmes "masculinistes". Ce qui m'amuse, c'est de la savoir désormais en délégation au Mexique, véritable Sibérie féministe. Au moins là, nos dirigeants n'auront plus à redouter de nouvelle sottise fortement médiatisée. Finalement, Mme Pelchat aura-t-elle été victime du plan de match qu'elle préconisait ?

Malthus a dit…

CSF, pas FFQ. Right. Merci de me le rappeler.
Je compares souvent le féminisme étatique au communisme dont il s'est largement inspiré et votre présent billet (bravo, en passant, très pertinent) m'as remis en tête le danger inhérant de la censure et tout particulièrement celui de la censure politique.
Mme Pelchat a beau être plus gauche qu'un gauchiste gaucher en s'attaquant de plein front sans nuance aucune à la liberté d'expression si chère (?) à notre société, il n'en demeure pas moins que cette tendance à vouloir faire taire les masculistes dévale maintenant la proverbiale slippery slope, skis bien en pieds.
L'enfer est pavé des meilleures intentions, dit-on. Et rien ne saurait être plus noble que de vouloir "protéger les femmes de violence". Mais, sachant que la meilleure - et la seule arme- d'une démocratie est la parole, qu'arrivera t-il lorsque les voix masculistes, un site a la fois, se feront museler "pour la sécurité des femmes"?
C'est plus insidieux que le pachydermique plan de Pelchat, mais le résultat restera le même: une culture de censure politique s'instaurera au Québec; il faudra épouser ala ligne du Parti ou s'éteindre, voire se ramasser en goulag, et une grogne *très* différente risque fort d'en résulter.
Vous faites bien de dénoncer, haut et fort.
Encore bravo. Excellent papier.

Malthus a dit…

Celà dit, si le Parti désire m'exiler au Mexique (paradis de la plongée sous-marine) je ne me débattrai pas trop fort.
:)-

Olivier Kaestlé a dit…

Merci pour votre commentaire, Malthus. Je m'en remets à votre esprit de sacrifice concernant la lugubre perspective de vous voir condamné à la plongée sous-marine au Mexique, confiant que je suis en vos insubmersibles (?) capacités de survie.

Un lecteur m'a envoyé un questionnement que je partage avec vous, tant je le trouve pertinent. Le voici, ainsi que ma réponse.

Une frange féminine jadis silencieuse commence à dénoncer le féminisme déviant qui a fait beaucoup plus pour ternir la réputation des femmes que le machisme mort au Québec depuis belle lurette. Comment ce mouvement qui usurpe en prétendant parler au nom de toutes les femmes s'y prendra-t-il pour les faire taire ?

Ma réponse :
Je crois sincèrement que ce sont les femmes de bonne volonté qui nous aideront à en finir avec ce féminisme déviant. L'une des armes les plus redoutables des intégristes misandres est que leur pouvoir demeure sous-estimé de la population et ce, pour une première bonne raison : elles ont l'air ridicule. Qui peut réaliser, sans s'attarder à l'impact du féminisme d'État comme nous le faisons, que des femmes comme Christiane Pelchat, Michelle Asselin, Anne-France Goldwater, les multiples porte-parole anonymes des Calacs puissent bénéficier d'une telle écoute, d'un tel pouvoir envers nos dirigeants ? Pourtant Pelchat a fait modifier notre charte des droits et des libertés pour y inclure le principe d'égalité homme femme et Goldwater pourrait gagner en Cour suprême avec Lola.

Je suis peut-être naïf, mais je crois toujours au poids du nombre et à la dimension "dirigeable" de nos dirigeants. Quand ceux-ci auront compris que le vent tourne et qu'il vaut mieux, pour récolter des votes, répondre à la désapprobation croissante envers les "femrads", il le feront pour les mêmes raisons qui les motivaient naguère à les soutenir. Ce vent, je crois qu'il a déjà commencé à souffler, d'où la panique décelable dans certains projets de recherche.

Anonyme a dit…

@ Olivier,

Je ne peux que souhaiter de tout mon coeur que tout ca change, pour que mes garcons ne subissent jamais l'outrage dont j'ai ete, et suis encore victime...dire que ma fille m'appuie a 100% dans ma vision m'encourage que oui, il y a des jeune fille, femme a en devenir, qui ne sont pas, alors pas du tout, en faveur des plaintes et complaintes des feministes...seulement 20 ans la petite, mais combien allumee et realiste, je l'adore tout autant que mes garcons !!

Olivier Kaestlé a dit…

Je ne crois pas que "la femme est l'avenir de l'homme", mais reste persuadé que les femmes de bonne volonté en font partie et y joueront un rôle déterminant. Vous avez bien raison d'aimer votre fille autant que vos garçons, car l'une comme les autres font partie non seulement de votre avenir, mais également de votre présent. Aimez-les de tout votre coeur, en dépit - ou peut-être à cause - des épreuves que vous avez traversées. Salutations.