jeudi 17 janvier 2013

Le mariage pour tous à toutes conditions ?

Si l'on en croit les récents comptes rendus de la presse française, il y aurait eu, ce 13 janvier, dans les rues de Paris, entre 340 000 manifestants, selon les autorités policières, et 1 000 000, selon les organisateurs de l'événement, à s'opposer à la légalisation imminente du mariage pour tous mise de l'avant par le gouvernement de François Hollande.  On n'hésite pas à parler d'une mobilisation historique, la plus importante depuis celle de 1984 sur l'école libre.  Par mariage pour tous, expression diplomatique et ô combien prudente, il faut comprendre mariage des couples homosexuels et, implicitement, droit à l'homoparentalité, aspect du projet de loi qui suscite les plus vives réactions.  

Le gouvernement français ne l'aura 
pas facile dans ce débat...
De leur côté, les tenants du projet de loi, n'avaient réussi à réunir, le 16 octobre dernier, que 60 000 manifestants en appui au président français, selon les autorités policières, 150 000, selon les participants. N'est-il pas curieux, pour ne pas dire significatif, que le nombre le plus conservateur d'opposants au projet de loi, celui estimé par la police, représente plus du double du chiffre, maximal, de ses aficionados, revendiqué par ces derniers ? Car enfin, ce n'est pas dans le sud profond des États-Unis que ces événements se sont déroulés, mais bien en France, un pays qui s'enorgueillit de son identité et de son passé dits progressistes.  On pourrait bien sûr rétorquer que gays, lesbiennes et tutti quanti sont minoritaires, d'où le nombre inférieur de supporters, mais de nombreux hétérosexuels se disent en faveur de ce nouveau projet de société.  Où étaient-ils donc ce 16 octobre ?

Il n'y a pas si longtemps encore, j'étais sans réserve favorable au mariage gay et à la parentalité par des couples gays ou lesbiens, pour peu que la compétence parentale soit au rendez-vous.  Après tout, si deux individus de même sexe veulent se marier, en quoi cela nous empêche-t-il de respirer ?  Par ailleurs, la compétence parentale serait-elle exclusive aux hétérosexuels ?  L'hétérosexualité n'a jamais représenté un garantie contre les abus physiques ni sexuels envers les enfants, pas plus que le fait d'être homosexuel ne constitue un passeport pour la pédophilie.  Trois événements récents m'ont cependant ébranlé dans mes convictions, et contraint à un examen plus approfondi de la question qui, jusqu'ici, me semblait aller de soi.

Deux lesbiennes et un garçon... manqué ?

C'est fou ce que les médias officiels sont pudiques sur ce type d'événements. Pouvez-vous m'en citer un au Québec qui ait fait état de cette nouvelle tout à fait déconcertante à l'effet qu'un couple de lesbiennes ait demandé et obtenu de la justice californienne de procéder au changement de sexe du garçon, maintenant âgé de 11 ans, qu'il a adopté ?  Oui, vous avez très bien lu. 

Une photo de famille qui respire 
la joie de vivre...
C'est toutefois par le Daily Mail que certains lecteurs ont pu apprendre que Thomas Lobel, le gamin en question, prendra bientôt des hormones afin de réfréner la progression de sa masculinité et qu'il devrait un jour passer au bistouri afin de subir une opération chirurgicale appelée vaginoplastie en vue de se faire enlever le pénis.  La raison ?  Selon les deux mères attentionnées, Pauline Moreno et Debra Lobel, le petit n'accepterait pas son identité, ni son corps de garçon, et se sentirait même une petite fille depuis toujours.  Il aurait même tenté  de mutiler ses parties génitales et préférerait porter des vêtements féminins.  Ces dames assurent, diagnostiques de psychiatres à l'appui, que Tammy - car c'est ainsi maintenant qu'il - ou elle ? - se nomme, risquerait d'attenter à sa vie une fois adolescent, s'il continuait à se voir privé d'un vagin bien à... lui. 

Il est difficile, voire impossible, de savoir en détail par quel audacieux processus psychiatres et parentes en sont venus à une conclusion aussi surprenante, ni comment un enfant aussi jeune puisse déjà se voir en mesure de prendre une décision si cruciale pour son développement, encore moins de concevoir comment deux présumées mères puissent se sentir suffisamment confiantes dans leur, oh pardon, dans le choix de leur rejeton de vouloir devenir fille au point de tout mettre en œuvre pour le concrétiser.  

Ces femmes sont-elles certaines que le petit n'est pas victime d'un mimétisme insidieux, qu'il ne tente pas de se conformer à des attentes non formulées que ses deux prétendues mères, malgré elles, auraient pu distiller en lui ?  Quelle perception des hommes Debra et Pauline ont-elles ?  Si elle était négative, se peut-il que le garçon puisse en arriver à renoncer à son identité masculine pour conserver l'amour de celles qui sont devenues son unique point de référence - et d'identification - à l'aube de sa jeune existence ?  Les psychiatres impliqués dans le processus transgénique ont-ils sérieusement considéré ces aspects cruciaux avant de donner leur aval à un projet aussi téméraire ?

Thomas, huit ans, 
et bientôt Tammy, 11 ans.
Si, comme c'est très possible, la décision est prématurée, Thomas-Tammy pourrait bien plus tard donner un sens nouveau à l'expression garçon manqué...  Gardons-nous cependant de considérer que ce danger d'une opération radicale et précipitée ne guette que les garçons ou que les enfants de couples lesbiens.  En Australie, une gamine de 12 ans s'était vue autorisée dès 2008 à changer de sexe contre l'avis de son père.  

La mère, dont on ne sait si elle est toujours en couple avec le père, un autre homme, une conjointe ou si elle est célibataire, a cependant eu le dernier mot, devant le tribunal de Melbourne : sa fille a pu subir, comme Thomas, après elle, un traitement hormonal afin de freiner sa puberté, avant de pouvoir recevoir des injections de testostérone aux trois mois.  Ce n'est pas avant 18 ans, donc bientôt, qu'elle pourra recevoir la greffe d'un pénis artificiel.  

Une question, comme ça : imaginons la même situation, mais avec une mère qui s'oppose et un père qui revendique le changement de sexe pour sa fille, ce dernier aurait-il eu gain de cause ?  N'aurait-on pas alors dénoncé, dans les médias officiels, le père indigne désireux de charcuter ainsi sa progéniture ?


De la sensibilisation au prosélytisme... 


Il est curieux de constater à quel point certains lobbies s'avèrent les premiers à reproduire à leur compte les travers qu'ils prétendent combattre.  Prenez le lobby lesbien, gay, bisexuel et transsexuel (LGBT), par exemple.  Non contentes de se plaindre, non sans raison, de la discrimination dont les minorités qu'elles représentent sont victimes, certaines associations militantes vont pourtant jusqu'à inverser les rôles et à présenter comme le mal absolu l'homme blanc hétérosexuel et de souche.  Les préjugés réducteurs jouent à la chaise musicale.

L'incohérence n'étouffe 
pas ces lobbyistes...
Comme un malheur, ou une imposture, ne vient jamais seul, le féminisme d'État appuie ces activistes, allant jusqu'à se prononcer contre la garde partagée tout en défendant le mariage gay et l'homoparentalité.  Si de telles positions ne révèlent pas que les parents homosexuels font, à leurs yeux, de meilleurs parents que les hétérosexuels de sexe masculin, je ne sais quelle évidence saura ouvrir les yeux du public.  Sous prétexte de revendiquer la tolérance, ne devient-il pas flagrant que l'on fasse la promotion d'un prosélytisme désireux de substituer l'homoparentalité à l'hétéroparentalité ?  
Un slogan, qui a fait récemment la une des médias français, est à cet égard révélateur : Mieux vaut une paire de mères qu'un père de merde !  Il faut le lire pour le croire.  Curieux, tout de même, qu'on n'ait pas mentionné les paires de pères... La question qui s'impose, devant pareille profession de foi, est la suivante : une couple homosexuel offre-t-il vraiment un environnement familial plus propice à l'épanouissement et au développement des aspirations légitimes d'un enfant qu'un couple hétérosexuel et ce, dans un milieu sécuritaire et harmonieux ?

Sans doute pense-t-on, chez ces esprits appelés à tort progressistes, que les parents homosexuels offrent des compétences plus pacifiantes et conciliatrices, par leur exemple même  ?  Statistique Canada fait tinter un tout autre son de cloche : Lorsqu’on examine plus particulièrement ceux et celles qui se sont dits gais, lesbiennes ou bisexuels, on constate qu’ils affichent des taux plus élevés de violence conjugale5,6 , que les hétérosexuels. En effet, 
15 %3 des gais et lesbiennes et 28 % des bisexuels3,7 ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale par rapport à 7 % des hétérosexuels. Ces résultats concordent avec ceux de recherches antérieures (Cameron, 2003). 

Mais il y a pire, qui concerne les enfants, et cette citation me vaudra certainement l'accusation d'homophobe, puisqu'elle fait état d'un taux d'agressions sexuelles sept fois plus élevé  des agresseurs homosexuels que chez les agresseurs hétérosexuels, ce qui n'empêche pas qu'en nombre absolu, ces derniers soient plus nombreux.  C'est en proportion de leur population que les agresseurs homosexuels se... distinguent des agresseurs hétérosexuels.  Les enfants de sexe masculin resteraient, et de loin, leurs principales victimes, une réalité passée sous silence par nos Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (calacs) qui préfèrent ne voir de victimes que chez les femmes et les filles, malgré les scandales endémiques de pédophilie impliquant notamment le clergé catholique.


Des victimes ignorées...
Il ne faudrait pas passer sous silence les crimes de violence menant à la mort, comme celui, passé inaperçu de nos médias en 2006, mais publié dans The Star, journal sud-africain, de ce garçon âgé de quatre ans tué par une mère lesbienne parce qu'il refusait de l'appeler Papa.

Bien sûr, les couples hétérosexuels sont loin d'être tous sans reproche, mais avant de donner des leçon de vertu et de s'improviser autorité suprême dans l'art d'élever des enfants, le lobby LGBT aurait intérêt à s'informer sur ses propres réalités et lacunes.  Une telle démarche pourrait l'amener à une salutaire humilité.

Un loup dans la bergerie...

Voilà encore une manchette digne d'intérêt passée sous silence par nos médias.  Les faits, survenus il y a trois ans, n'ont été que très peu diffusés,  Figurez-vous que James Rennie, 38 ans, directeur très en vue d'une association LGBT écossaise, LGBT Youth Scotland, a été condamné pour pédophilie aggravée en décembre 2009.  Ce militant fervent - pour dire le moins - du mariage gay et de l'adoption pour ces couples, avait été arrêté pour avoir abusé sexuellement, notamment, du bébé d'amis qu'il connaissait depuis 15 ans.  L'enfant a été violé pendant trois ans dès l'âge de trois mois par le militant et ses crimes ont été diffusés par celui-ci auprès de ses complices, arrêtés eux aussi.  

Ce qui laisse un goût amer dans cette histoire, chez les militants sincères - je crois toujours qu'il y en a - du mariage gay et de l'homoparentalité, c'est d'apprendre que pareille crapule puisse avoir joué, par ses contacts avec des parlementaires écossais, et jusque avec Tony Blair lui-même, ancien premier ministre britannique, un rôle d'importance dans l'évolution du droit anglais et écossais vers la reconnaissance de l'adoption pour les couples du même sexe.  On ne peut imaginer pire porte-parole. 


Le lobby LGBT, avant les enfants ?

Malgré ces faits divers, je reste persuadé que l'union de couples de même sexe ne regarde qu'eux, et que s'ils tiennent à vivre celle-ci entre les liens du mariage, eh bien, grand bien leur fasse !  Je crois également que certains homosexuels possèdent des compétences parentales comparables aux plus doués parmi les hétéros.  Là où je ne marche plus, c'est dans l'absence de débat franc sur la question qui permettrait de baliser une initiative qui se prétend à tort progressiste, mais qui trahit de plus en plus un parti pris où les droits des minorités sexuelles l'emportent sur celles de l'enfant, comme si l'homoparentalité ne représentait non seulement une option valable, mais le choix optimal.  

James Rennie, leader LGBT pédophile.
Car enfin, quand, dans les échanges passionnés que la question de l'homoparentalité soulève, s'interroge-t-on sans parti pris, du côté du lobby LGBT, sur l'impact d'un tel choix de société sur l'avenir de nos enfants, qui représente celui de nos sociétés ?  Comment se fait-il que le simple fait de vouloir prévenir des dérives flagrantes comme celles de Thomas-Tammy, de l'infiltration d'individus sans scrupule, voire criminels, parmi les défenseurs de l'homoparentalité, de problématiques propres à l'homosexualité ou de la misandrie du lobby LGBT doivent immanquablement nous attirer des accusations d'homophobie, d'intolérance et d'arriération ?

Au Québec, le mariage gay et l'homoparentalité sont passés comme lettre à la poste, sans aucun débat.  Nous sommes si ouverts d'esprit.  Entre l'absence de débat québécois et le chantage à la culpabilisation français envers quiconque ose s'insurger ou seulement critiquer cette initiative, il ne se trouve aucun pilote dans l'avion.  Or le vol est en cours et l'avion pourrait bien, sans plan de vol, s'écraser.  Ce sont les enfants, indéniablement, qui seront les premières victimes du désastre.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

"La femme à besoin d'un homme comme un poisson rouge à besoin d'une bicyclette."

Critiquer la monoparentalité c'est critiquer un diktat fondamental du féminisme haineux- l'homme est inutile, voire toxique- et celui d'un féminisme plus positif mais naïf- la femme peut tout faire.
Les statistiques entourant la monoparentalité sont pourtant effrayantes et devraient nous inciter à revisiter nos positions. 96% des fugueurs, 80% des toxicomanes, 76% des meurtriers, 80% des violeurs et 65% des psychiatriques institutionalisés sont issus de familles monoparentales.
Certes, corrélation n'est pas corroboration mais avouons que ces chiffres laissent songeur et méritent qu'on s'y attarde plus sérieuseent.
Malheureuseent, c'est 50 ans de culture et de propagande féministe qui sont remis en cause dès que nous abordons le sujet. Et s'il fallait qu'on conclut que la monoparentalité est statistiquement plus dangeureuse qu'heureuse pour les enfants, c'est une mer de femmes modernes qui s'en verraient ainsi jugées. Un tel constat constituerait une onde de choc dont le féminisme haineux ne se relèverait probablement pas car il impliquerait que l'homme est important; qu'il est *sain* et *préférable* qu'il demeure au foyer familial; qu'une femme, même aimante et douce, ne suffit pas à la tâche, qu'elle ne peut pas tout faire et qu'elle n'est pas l'alpha et l'oméga des solutions à tous les problèmes.
Admettre que la monoparentalité est peut-être nocive aux enfants serait trop humiliant. Personnellement et idéologiquement. Alors on préfère brosser la poussière sous le tapis, s'enrober de ses illusions égoistes et sauver la face, quitte à faire des générations de fuckés.
C'est pas demain la veille qu'on discutera honnêtement de ces choses. L'empereur est nu mais continuons de se pâmer sur ses nouveaux vêtements.

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

Une bonne nouvelle, Malthus, à la lumière des chiffres que vous venez de citer, c'est justement qu'ils existent enfin. À défaut de pouvoir commenter pour le moment, dans les médias officiels, on peut, dans les médias sociaux, quantifier et faire, comme d'habitude, le travail que les journalistes ne font pas. Ce n'est pas pour rien que nos féministes d'État, dont Christiane Pelchat, dans le temps, voulaient - et veulent toujours - légiférer afin de museler les infâmes "masculinistes". C'est par les médias sociaux que le féminisme d'État finira par tomber. Quand ? Ça, c'est une autre histoire...

berto a dit…

En tant que français il faut remettre dans le contexte.
La France accumule des problèmes extrêmement grave aussi bien économique que social, il est possible que les français (dans leur majorité) ne veulent pas planter un coup de couteau de plus au coq.
Le problème n'est pas le mariage en lui même, c'est l'adoption, tous ce qui concerne la filiation, beaucoup considère que l'on pas le recule nécessaire etc
Il faut noté que le gouvernement a tenté de limité la casse en excluant du projet de loi la pma pour les lesbiennes, sinon il est certain que le projet de loi sera refusé par l'assemblé.

Olivier Kaestlé a dit…

@ Bertho Votre point de vue corrobore tout à fait la démonstration que j'ai tenté de faire. Le mariage gay permettrait aux homosexuels les mêmes avantages que les couples hétérosexuels, notamment en ce qui a trait aux successions. On ne peut être contre la vertu.

Comme vous dites, votre pays - un peu le mien, puisque j'ai la double nationalité, canadienne et française - , tout comme aucun autre pays, n 'a le recul nécessaire pour anticiper les conséquences sur les enfants d'un choix de société pour le moins "avant-gardiste ".

Et c'est là où le bât blesse, dans les balises, comme dans le cas de l'avortement au Canada (aucun paramètre, sinon que tant que le foetus n'est pas entièrement sorti du corps de la mère, il n'est pas bébé) ou de la "mort dans la dignité", votée en Norvège avec pour résultat un exode des personnes âgées du pays, craintives des ambitions testamentaires de leur progéniture.

Le cas de Thomas-Tammy, que j'évoque dans cette chronique, laisse bien voir à quel point l'absence de paramètres claires et humanistes peut mener à l'inconcevable.

berto a dit…

Tiens d'ailleurs je pense que vous êtes au courant et que vous ferez un billet sur le fameux Lola et Eric.
http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/24/la-cour-supreme-tranchera-conjoints-de-fait_n_2544528.html#postComment

L'affaire semble incroyable.

Olivier Kaestlé a dit…

Incroyable en effet. J'ai écrit plusieurs chroniques sur le sujet, dont celle-ci, qui est devenue la plus consultée sur dans mon blog ce mois-ci.

http://olivierkaestle.blogspot.ca/2010/11/affaire-lola-le-bal-des-vampires.html

Pas de doute que l'affaire est à suivre. C'est demain que la Cour suprême va statuer sur la question.

Anonyme a dit…

Elle est bien bonne celle-là!
Frustrée d'avoir été déboutée en cour supreme, Goldwater (Goldigger pour les intimes) s'ouvre maintenant à des sanctions pour avoir révélé l'identité d'Eric lors d'un interview.
Peut-être cette dernière gaffe la fera t-elle enfin disparaitre du décor...?
On peut toujours rêver, non?

Malthus

Olivier Kaestlé a dit…

Malthus, je ne veux pas qu'elle disparaisse complètement. Je veux qu'elle réponde de ses actes et qu'elle soit sanctionnée en conséquence de la façon la plus éloquente et la plus médiatisée possible. Sa disparition seule serait une sentence par trop clémente, mais je crois que nous nous comprenons là dessus...