vendredi 12 avril 2013

École des Plants : en chaque père sommeille un pédophile...

Si vous imaginez que l'ère des grenouilles de bénitier, punaises de sacristie, femmes esseulées pudibondes, mères de familles armées de chapelets vengeurs ou dames patronnesses à l’œil sévère était derrière vous, détrompez-vous !  Une ère nouvelle pourrait bien prendre naissance à Clergy (Val d'Oise), France, où un père de famille sans reproche vient de se voir ostracisé par deux viragos au cri strident et au scandale facile. 

Frédérick Boscia, père spolié.
Que je vous raconte cet événement à prime abord aussi ridicule qu'insignifiant, mais qui pourrait devenir lourd de conséquence si, dans un pays où le féminisme militant se montre nettement plus agressif - du moins médiatiquement - que dans le nôtre, d'autres esprits fanatisés s'inspiraient de ce triste exploit.

Figurez-vous qu'il aura suffi à une mère de famille, suffisamment perturbée au plan émotionnel pour voir en chaque homme un prédateur sexuel latent, pour convaincre Ève Coviaux, directrice de l'École maternelle des Plants, à la santé mentale manifestement aussi vacillante, d'exclure un père séparé, Frédérick Boscia, d'une sortie à la piscine sous prétexte que, potentiellement dangereux, le malheureux ne devait en aucun cas se retrouver dans le vestiaire mixte où les enfants se changeraient.  Aucun problème, cependant, avec le fait que des femmes se trouvent elles-mêmes en compagnie de garçons dans la même situation... 

Le choc pour le papa a été d'autant plus inattendu qu'il participait régulièrement aux activités de l'école que fréquente sa fille, qu'il ne voit que quelques jours par mois, et dont il pouvait par ce moyen se rapprocher.  

Têtue comme une mule

Qu'une mère de famille sans intelligence adresse à une école une requête absurde, motivée par une paranoïa sexuelle misandre, ça arrive.  La bêtise et la méchanceté se retrouvent chez tous et toutes, nonobstant l'âge, le sexe, la race ou le statut social.  Mais qu'une directrice d'école, chargée de maintenir l'équilibre, le calme, la prudence, le discernement et l'esprit de justice - dans un établissement aussi fondamental, au plan des valeurs à inculquer aux adultes de demain - sombre dans pareil accès d'imbécilité et de haine des hommes, c'est renversant.  Et condamnable.  Cette femme mérite la porte.

Patrick Guillot, du GES.
Son comportement est d'autant plus répréhensible que, malgré la correspondance qui lui est adressée par le père désireux de trouver un terrain d'entente, la mégère garde obstinément le silence.  Dans un texte co-signé par Patrick Guillot, du Groupe d'études sur les sexismes (GES) et Fabrice Méjias, président national de SOS PAPA, paru dans le site même du GES, on apprend que le conjoint de la mère fanatisée à l'origine de cette dérive est allé jusqu'à administrer une raclée au père spolié.  Quel couple finement agencé que celui qui réunit une brute épaisse à une sociopathe.

À la suite de cet événement, Guillot et Méjias établissent les précisions qui suivent.

M.Boscia annonce avoir porté plainte contre l’auteur des coups qu’il a reçu stoïquement (5 à 7 coups de poing et un "coup de boule"), et poser une réclamation contre la Directrice de l’école auprès de Monsieur Dominique Baudis, Défenseur Des Droits, pour discrimination en raison de son genre masculin.

 
M.Boscia tient à préciser que :

- l’opposition à cet accompagnement de jeunes enfants des deux sexes dans le vestiaire n’est pas initiée par une personne se réclamant d’une quelconque religion.
- il a proposé en vain à la directrice plusieurs solutions ou compromis : utiliser le 2ème vestiaire de la piscine pour séparer les sexes, faire passer alternativement filles et garçons dans le même vestiaire, ne pas transiter par le vestiaire commun mais pouvoir surveiller sa fille et les autres enfants sur le bord du bassin.
Les associations signataires déplorent à cette occasion l’ambiance perpétuelle de suspicion et diffamation à caractère sexuel pesant sur les pères à l’occasion des divorces, certes sans aucune suite judiciaire de la part des Juges Aux Affaires Familiales, mais malheureusement aussi sans aucun rappel à l’ordre envers les accusatrices.

Le droit des pères

Cet événement, mettant en scène des protagonistes aussi misandres qu'écervelées, s'inscrit dans une sinistre mais révélatrice continuité mettant de plus en plus en relief l'injustice et le sexisme vécu par les hommes, nommément les pères, et dont l'événement des pères à grue, à Nantes, a été le révélateur en février dernier.  Devant un certain remous médiatique suscité par les protestations de Frédérick Boscia, l'inspection académique du Val d'Oise devait tenter une maladroite opération de damage control en interdisant à tous les parents, mères comme pères, l'accès aux vestiaires pour enfant.  

Bien sûr, pareille reconnaissance du sexisme envers les hommes attire son lot de résistance de la part de porte-parole féministes qui, en France comme au Québec - pour ne pas dire partout en Occident où le féminisme d'État est devenu tentaculaire - ressentent comme une menace à leur hégémonie toute allusion au fait que les hommes, comme les femmes, vivent des problématiques liées au sexisme et à l'exclusion. 

Des médias, en mal de sensations fortes, peu scrupuleux quant à la recherche de la vérité et craintifs devant les foudres de pareilles fanatiques, sont devenus leurs valets, espérant cotes d'écoute et revenus publicitaires.  Voilà où en est le journalisme d'enquête en France, comme le récent passage de France 2 dans notre belle province l'a démontré.  La journaliste Nathalie Sapena a dû rentrer bredouille à Paris, sans avoir trouvé les masculinistes haineux et misogynes qu'elle était venue y chercher.  Depuis sa diffusion, son reportage a même été retiré des ondes...  Au Québec, les représentants des médias ne sont guère plus éthiques, cependant.

Aurélie Fillod-Chabaud, chercheuse.
Parlant de Français venus, comme cette journaliste, sous le faux prétexte de donner l'heure juste sur la condition masculine, je m'en voudrais de passer sous silence le douteux passage de cette doctorante en sociologie à l'Institut universitaire européen, Aurélie Fillod-Chabaud, venue rencontrer Lise Bilodeau, de l'Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec, en plus de consulter ses archives.  Est résulté de cette rencontre la publication d'un article calamiteux réduisant les revendications légitimes des pères spoliés à l'habituel discours féministe sur les masculinistes béotiens et irresponsables envers leur progéniture. 

Nul doute que des initiatives aussi malhonnêtes s'inscrivent dans un contexte calamiteux, tant médiatique qu'universitaire, qui conditionne le tissus social français et québécois en le transformant pour le pire.  On prend des préjugés pour des évidences, la haine pour de la vertu.  C'est ainsi que des intelligences primitives et limitées, semblables à celle des deux femmes à l'origine des déboires de Frédérick Boscia, peuvent en arriver à se sentir autorisées à poser des gestes hostiles, discriminatoires et diffamatoires en s'imaginant agir pour le bien de la collectivité.  Triste et malsain paradoxe que d'opprimer l'intègre pour protéger le vulnérable.

3 commentaires:

Jonathan a dit…

Cette injustice ne semble pas faire bondir beaucoup de monde. Mais cela n’a rien de surprenant.

En effet, ceci représente une énième aberration qui s’inscrit dans une succession déjà lourde de considérations sexistes envers les hommes et qui sévissent dans nos régimes depuis 40 ans.

Ce qui est terrifiant n’est pas le fait qu’il suffise qu’une femme fasse ouvertement du sexisme tout en restant anonyme (ce qui est quand même déjà fort), pour qu’un établissement lui cède, mais le fait que cela s’explique par la non-reconnaissance du sexisme anti-hommes qui s’avère être le plus fort puisque il remonte jusqu’aux dictionnaires et à l’étymologie.

L’établissement en questions dit « Oui, amen » à cette femme sans avoir besoin d’arguments valables. Pas parce qu’il y a complot sexiste ici en particulier, mais parce que cela résulte d’une banalisation de la violence psychologique contre les hommes, et même d’une misandrie institutionnelle, au sein de notre société. Cette partie immergée de l’iceberg cache la réalité masquée de tout un système misandre qui se justifie par lui-même. Il est clair que le fait est si révoltant que je serais tenté de dire que ces femmes n'ont pas la moindre excuse. Mais l'environnement dans lequel vivent les femmes est si accommodant et si laxiste pour elles qu'elles ne peuvent que finir par en profiter. De la même manière qu'un enfant à qui l'on donne tout aura toujours envie de tout avoir. Il s'agit d'un conditionnement, ^même plus qu'une éducation.

Lorsque une idéologie, même antidémocratique, est devenue un principe d’état, la justice est partiale et gangrenée par la haine. Nous ne sommes ainsi pas si loin du totalitarisme. On se croirait à l’époque du développement du nazisme.

En l’occurrence, l’homme est ici interdit d’approcher des enfants dans une piscine à cause du procès d’intention qu’on lui fait subir en fonction de son sexe, et pas à cause de faits dont il est réellement coupable et qui auraient déterminé la potentialité de sa culpabilité. La République est pour ainsi dire bafouée, et preuve en est faite, elle ne s’applique pas à tout le monde.

Hélas, ce ne sont pas des associations de pères ou d’hommes qui vont changer le cours des choses de sitôt, puisque seul le militantisme en faveur des femmes est autorisé, et une femme seule, si elle déteste les hommes, a autant d’influence que toute une organisation féministe alors que les hommes, même regroupés par centaines dans des groupes faisant valoir leurs droits, sont d’office écrasés par l’idéologie toute-puissante qui dirige chacune des « démocraties » occidentales. De plus, les organismes féministes sont bien trop nombreux pour laisser place à une parole masculine. En effet, quand on connaît la présence et la portée du Conseil du Statut Supérieur de la Femme, ou du Ministre des droits des femmes, ceux-ci ne parlent que d’eux-mêmes. Légitimés soi-disant pour « faire avancer la condition féminine », ils discréditent toute parole masculine où les hommes n’ont pas voix au chapitre puisque leur condition est niée.

En réalité, la seule alternative qui puisse déboucher sur l’élimination de la misandrie serait une réforme profonde du système actuel qui exige, d’abord, une réduction des mouvements féministes, et, notamment, une fin de l’impunité dont bénéficient les idéologues misandres, aussi bien infiltrés en fourmilière au public qu’ils le sont au privé.

En attendant, j’invite tous les hommes à ouvrir les yeux et à se regrouper pour porter plainte. La misandrie a été normalisée et le caractère anonyme de cette femme démontre aussi jusqu’où l’idéologie se substitue à la Constitution.

Le seul journal à en parler étant le Parisien, ce dernier, visiblement subordonné à l'idéologie dirigeante, se permet encore de censurer mes commentaires en l'absence de motifs valables. Alors qu'ils montraient une opinion sans la moindre insulte. Encore une démonstration de notre belle "démocratie".

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Jonathan, pour cet intéressant tour d'horizon. Oui, il y a de quoi se surprendre 1- qu'un tel événement survienne (même au Québec, société féministement arriérée, une telle perspective me paraîtrait improbable, mais je m'illusionne peut-être...); 2- qu'il ne fasse pas davantage la manchette, vu les enjeux sociaux considérables liés à un fait divers en soi ridicule.

Vous avez raison de dénoncer l'anonymat de la mère déjantée à l'origine de tout ce branle-bas, et celui de la brute qui lui sert de conjoint. Cette immunité diplomatique est inacceptable, l’intrigante n'étant protégée par aucun interdit de publication, comme lors des procès.

Un tel événement me confirme également, par la facilité avec laquelle au ostracise un homme sans reproche, en raison de son sexe, à quel point le féminisme, et particulièrement le féminisme d'État, est devenu l'un des plus importants problèmes de nos sociétés occidentales.

Anonyme a dit…

J'abonde dans le sens de Jonathan. La culture féministe n'a jamais cessé de présenter les hommes- tous les hommes- comme des brutes naturelles; des prédateurs-nés, des monstres de domination, des dégénérés sexuels qui ne pensent qu'avec le midi de leur corps, des violeurs potentiels. Bref, nous ne sommes qu'une coche au-dessus de l'animal: des singes sans fourrures.
Ce discours a été répétée ad nauseam pendant des décennies au point ou, maintenant, c'est la position par défaut que nous occupons dans l'inconscient collectif, peu importe que le cerveau soit féministe ou non. Pas étonnant, donc, qu'il soit si aisé de faire coller des accusations sans le moindre fondement- le chemin de notre culpabilité est tracé d'avance.
L'homme est le juif et le negre des temps modernes. Ni l'un ni l'autre n'ont été libéré pacifiquement et je ne vois pas, honnêtement, comment la simple communication pourra venir a bout d'une mysandrie et d'un mépris aussi profondément ancrés dans la collectivité.
Au mieux, la violence nécessaire sera purement politique mais un tel scénario requiert un perfect storm de circonstances; confluence fortuite d'événements qui me m'apparait tres peu probable.
Au pire ce mépris ouvert pour toute une classe d'etres humains se reglera classiquement: a grands coups de poing sur la gueule.

Malthus