samedi 7 décembre 2013

Violence familiale : un cas type de men bashing

Du 25 novembre, journée de lutte à la violence faite aux femmes, au 6 décembre, commémoration de la tuerie de Polytechnique, s'est déroulé la neuvaine féministe de dénonciation de la violence faite aux femmes, vite transformée en campagne de dénigrement systématique envers les hommes.  S'agit-il d'un signe des temps, il semble que cette propagande s'est faite sur un ton légèrement plus bas cette année, comme si elle passait moins bien, l'esprit critique populaire se développant lentement mais sûrement au fil des ans.  

Mais il y a toujours des dérives...

Toujours le même visage de la violence conjugale...
L'une d'elles nous est venue d'Isabelle Maréchal, chroniqueuse au Journal de Montréal, et avait pour titre L'amour qui tue.   Vous l'aurez deviné, Mme Maréchal aura distribué les rôles selon la tradition féministe victimaire : celui des victimes est allé aux femmes, et celui des prédateurs, bien sûr, aux hommes.  Impossible de penser différemment.  D'ailleurs, tout discours qui ne respecte pas ces paramètres bien définis et si confortables pour un esprit peu investigateur irrite Mme Maréchal.

À ce propos, elle écrit : « Pourquoi, dès qu'il est question d'un père qui a tué ses enfants par « vengeance » contre sa conjointe, faut-il s'empresser de citer les noms des mères infanticides ? »  

Parce que ces noms correspondent à des personnes de sexe féminin qui ont tué leur enfant.  Ils contribuent à donner un visage « humain » à la violence au féminin et à briser un tabou ainsi qu'un stéréotype.  

Au fait, le terme infanticide désigne spécifiquement le meurtre du nouveau-né.  Dans la majorité des cas, c'est la mère qui tue.  Selon Statistique Canada, « Il y a infanticide lorsqu’une femme cause volontairement la mort de son nouveau-né (nourrisson de moins de un an), si l’on croit que son esprit est alors déséquilibré en raison des effets de l’accouchement ou de la lactation.»  Soulignons que la cruauté, l'insensibilité ou la démence ne sont pas envisagées ici, malgré les dépêches qui nous parviennent des quatre coins du monde.

Plus étonnant encore, il n'existe aucun moyen de connaître la proportion d'hommes et des femmes coupables d'infanticides ou de meurtres d'enfants chez Statistique Canada.  Ayant constaté ce vide, j'ai directement adressé à cet organisme une demande d'information dans ce sens.  On m'a répondu ceci : 

« Vous trouverez dans le tableau CANSIM 252-0051 des statistiques des crimes fondés sur l'affaire par infractions détaillées, incluant des données sur l’infanticide. (...) Les données de ce tableau ne sont toutefois pas disponibles par sexe de l’accusé.

« De plus, le tableau CANSIM 252-0053 présente de l’information sur le nombre de causes et d'accusations aux tribunaux de juridiction criminelle pour adultes. Les données de ce tableau sont disponibles par sexe et groupe d’âge de l’accusé. Toutefois, les données ne sont pas disponibles spécifiquement pour l’infanticide et le meurtre d’enfants. »
 

Meurtres d'enfants : une énigme statistique...
À défaut, donc, de savoir leur pourcentage, il faut connaître les noms de ces meurtrières - Oui, « meurtrier » se féminise. - à cause de bien-pensants trop nombreux pour qui la violence doit rester un phénomène essentiellement masculin, malgré l'abondance de documentation qui démontre la responsabilité féminine.

Mme Maréchal poursuit, toujours indignée contre la progression populaire d'un discernement nuancé sur le phénomène de la violence familiale : « Pourquoi, chaque fois qu'il est question de violence conjugale, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que les hommes aussi en sont victimes ?  Que les femmes ne sont pas les seules à  " manger des claques " ? » 

Parce qu'il est nécessaire de rappeler que les hommes aussi en sont victimes et que les femmes ne sont pas les seules à  « manger des claques ».  La réponse n'était-elle pas contenue dans la question ?  Dénoncer là encore le tabou de la femme violente et de l'homme victime, ça ne contribuerait pas à aider les unes comme les autres à briser leur isolement et à surmonter leur problème ?  

Il est curieux de constater que, pendant qu'il est impossible de connaître le pourcentage de mères meurtrières chez Statistique Canada, il devient facile de savoir le pourcentage de femmes victimes de meurtres entre conjoints.  De méchantes langues pourraient conclure que, tandis que les femmes demeurent majoritaires dans ce domaine peu enviable, on peut alors divulguer sans gêne cette statistique.  Voilà qui cadre avec un certain discours dominant.

Or le fait que les femmes soient les premières victimes de meurtres entre conjoints ne signifie pas qu'elles soient majoritaires dans toutes les catégories de violence conjugale.  Il m'arrive parfois de trouver que je me répète quand j'écris que le ministère de la Sécurité publique induit le public en erreur en présentant des signalements de violence conjugale comme des infractions validées par un verdict de culpabilité par l'affirmation trompeuse que 80 % des « victimes » seraient des femmes. 

Remarquez, même Statistique Canada reproduit le même pourcentage faussé dans son Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondée sur l'affaire, - à ne pas confondre avec ses enquêtes sociales générales, nettement plus fiables - qui s'appuie exclusivement sur les signalements aux corps policiers, sans tenir compte du fait qu'une accusation peut être non fondée, ni de celui que les hommes n'osent pas dénoncer. 

Des individus comme Mme Maréchal me persuadent qu'il faut continuer à cogner sur le même clou jusqu'à ce qu'une majorité réalise qu'on ne leur dit pas la vérité avec des énoncés tels que celui-ci : « On a beau nier le problème (Sic !), les chiffres parlent d'eux-mêmes (Vraiment ?) : en 2012, 80 % des victimes de violence conjugale étaient des femmes. » 

Et Mme Maréchal d'insinuer que le peu - selon elle - de victimes masculines ne subirait pas de violence physique : « Si 20 % d'hommes subissent la violence verbale ou psychologique de leur conjointe, dans les faits, 93 % des meurtres conjugaux sont commis par des hommes. » 

Eh oui, la violence faite aux hommes existe...
Mme Maréchal ignore vraisemblablement les enquêtes statistiques sur la violence familiale de Statistique Canada de 1999, 2004 et 2009.  Dès l'enquête de 1999, Statistique Canada, tout en reconnaissant que les femmes subissaient la violence la plus sévère, incluant passage à tabac, tentative d'étranglement et agression sexuelle, affirmait : « Les hommes qui ont parlé de violence de la part d'un ex-partenaire étaient plus susceptibles que les femmes de dire qu'ils avaient été giflés, qu'on leur avait donné des coups de pied, qu'on les avait mordus ou qu'on leur avait donné des coups de poing, ou encore qu'on leur avait lancé quelque chose. » 

Cette perception est confirmée par les enquêtes sociales générales sur la victimisation de 2004 et 2009 : « Une proportion similaire de Canadiennes (6,4 %) et de Canadiens (6 %) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 2004 et 2009. Les femmes rapportent cependant une violence plus grave et plus souvent répétitive.1 »

Non, il n'est pas question ici que de violence verbale ou psychologique subie par les hommes, réalité que Mme Maréchal connaîtrait si seulement elle avait la décence de se documenter correctement sur les sujets qu'elle traite avant de se tirer dans le pied.

D'où vient cette statistique ?

Mais il ne s'agit pas là de la pire fausseté de la chronique de Mme Maréchal.  La voici : « Une femme sur quatre au Québec est victime de violence dans son couple.  Ce n'est pas un problème de société.  C'est bien pire, c'est un fléau immense, dont on n'ose parler que quelques jours par année. »  Rengainez viter vos mouchoirs...

La statistique invoquée par Mme Maréchal, dont elle ne cite pas la source, proviendrait de l'enquête sociale générale de Statistique Canada de 1993, citée dans ce lien par une intervenante de la DPJ, un chiffre qui n'a jamais été reconfirmé par le suite par les études similaires qui ont suivi en 1999, en 2004, ni en 2009, et pour cause.  Dans le documentaire sur la violence féminine intitulé Pied de biche, de Robert Favreau et Rachel Verdon, le statisticien Denis Laroche explique (vers 3 min 33) que des groupes féministes avaient été associés à la confection de l'enquête de 1993, ce qui en avait considérablement faussé la démarche scientifique.  

En clair, la statistique citée par Mme Maréchal ne vaut rien.  Précisons que, toujours à cause des mêmes idéologues, les hommes ont été exclus des statistiques sur la violence conjugale.  Il faudra attendre 1999 pour qu'enfin ils soient considérés comme victimes par Statistique Canada.

Mme Maréchal continue par ailleurs de n'attribuer qu'aux femmes des comportements également ressentis par les hommes victimes de violence conjugale : « C'est donc difficile pour une femme de témoigner de la violence qu'elle a subie. »  Imaginez alors pour un homme !

Quand on sait l'accueil réservé aux hommes qui osent porter plainte pour violence conjugale, traités de « moumounes » et d'autres politesses par des policiers qui leur disent de « mettre leurs culottes », on se demande si la chroniqueuse réside bien sur la planète terre.  Dans plusieurs cas, quand l'homme appelle au secours, c'est lui qu'on arrête en vertu de la politique d'intervention en violence conjugale, une injustice méticuleusement dissimulée par nos médias.

Un ouvrage pour déniaiser nos journalistes...
Mme Maréchal renchérit : « Pour elle (la femme victime), c'est un constat d'échec qui laisse des bleus au corps, mais aussi au cœur.  C'est devoir avouer qu'elle s'est trompée, qu'elle a aimé le mauvais "gars".»

Si seulement Mme Maréchal pouvaient sortir de ses ornières idéologiques et s'informer enfin sur un sujet aussi sensible que le violence conjugale, en dehors des diktats féministes.  Je lui recommande la lecture de L'homme battu, de Sophie Torrent, un essai très éclairant dans lequel elle constaterait que des hommes vivent des réalités similaires à celles qu'elle décrit.

Toujours en phase avec un discours féministe usé marqué par le repli sur soi, elle conclue : « Il faut que les femmes trouvent la force de s'en sortir pour elles et leurs enfants.  Car l'amour ne doit ni menacer ni tuer.  »  C'est aussi vrai pour les hommes et les enfants qui doivent quitter la maison parce que maman a sauté sa coche et qui se retrouvent sans ressources alors que ces dernières abondent pour les mères et les enfants en pareille situation.  

Mais on anticipe alors sans problème la réaction que pourrait avoir Mme Maréchal : « Pourquoi chaque fois qu'il est question de mères et d'enfants menacés par un homme, y a-t-il quelqu'un qui croit bon de rappeler que des pères et leurs enfants aussi doivent être aidés ? »  Parce que c'est évident.  Et qu'il est urgent d'agir, en dehors de toute déviance idéologique.

24 commentaires:

Anonyme a dit…

Même dans 100 ans Olivier, les choses n'auront pas avancé d'un poil. Seul, les musulmans vont garder un certain contrôle sur leur vie face aux féministes, et c'est même pas certain. Car le féministe et le féminaziste sont la même chose. Comme je l'ai déjà dit, la grande finalité sera le jour où les hommes de la planète en auront vraiment marre et se révolteront à l'échelle planétaire. Car on ne peut pas négocier avec le féministe et les femmes en général. Ce qui doit arriver arrivera, c'est tout. Serge

Olivier Kaestlé a dit…

Toujours le mot pour rire, Serge ? ;-)

Anonyme a dit…

Un seul mot..notre société glisse vers le suprémacisme-feminisme. si ce n est déjà accomplie.
L homme est un citoyen de 2ieme classe et ses problèmes sont sans importance ou ignorer..
Les suicides a 80% les sans-abris a 90% l abandon scolaire 65% la violence conjugale 50% ect ect

Ca les fatigue tellement que quelques petits citoyen sans pouvoir, des hommes encore non-brainwasher a leur doctrine, leur rappel leur profond sexisme et misandrie.

Si les campagnes et leur système qu elles ont mis en place n était pas en soit profondément sexiste ...alors peut être comme par magie plus personne leur rappellerait qu il y a aussi des hommes victimes. Et en plus eux ne reçoivent aucune aide ou sympathie de la société.

Yvon Dallaire a dit…

J'ai compilé les études scientifiques sur la violence conjugale. Elles sont disponibles à http://www.optionsante.com/pdf/LA_VIOLENCE_CONJUGALE.pdf. Vous en trouverez qui remontent jusqu'en 1970 et qui démontrent que les femmes sont aussi violentes que les hommes parce qu'à la base d'un comportement violent, il y a la souffrance et l'absence d'habiletés relationnelles, lesquelles ne sont par que le fait des femmes.

Yvon Dallaire a dit…

Je voulais dire ... lesquelles ne sont pas que le fait des hommes.

Olivier Kaestlé a dit…

Merci, Yvon, de cette mine d'information, en espérant que nos journalistes, dont la vedette involontaire de cette chronique, sauront en faire leur profit.

Anonyme a dit…

J ai vu a la télé il y a un an une chercheuse féministe universitaire qui a fait une étude sur les homicides d enfant. Si je me souviens bien le résultat est qu avant 1965 la majorité des homicides était commis par des femmes, mais que depuis la tendance est maintenant aujourd hui 60% hommes 40% femmes. (une conséquence de nos tribunaux/loi matrimonial sexiste? suite a la révolution féministe?)
Et madame semblait toute fière de ce résultat..confirmant son idéologie que les hommes sont des être plus méchant que les femmes..comme si une petite différence de pourcentage suffisait...et le probleme majeur du suprématiste féministe est que pour eux le 40% n existe pas (comme pour la violence conjugale)..soit on le justifie en essayant de mettre la faute sur la société de preference un homme et en prenant cet personne pour une victime qui fait pitié..soit on préfère carrément taire la réalité, et ceux qui veulent en parler comme les medias par exemple. Il y a une énorme différence de traitement médiatique entre les cas ou c est une femme ou un homme..pas surprenant car nos media sont devenu aussi fémini-sexiste. Turcotte a eu une sentence semblable a ce que des dizaines de femmes on eu dans le passé sans causé aucun scandale. Et encore mieux, elles sont rester complètement anonyme et on refait leur vie comme si rien n était. Et on ne reprendra bien-sur jamais leur procès.

Anonyme a dit…

Les femmes et les hommes sont donc deux espèces qui ont des problèmes d'habiletés relationnels. C'est pas nouveau ça. Mais le problème c'est que les femmes ne veulent plus communiquer RÉELLEMENT avec les hommes. Et dire qu'on dit que les filles démontrent plus maturité que les garçons. Les centaines de milliers de femmes que je vois sur les réseau-contact démontrent à 200 pour cent le contraire. J'ai interrogé beaucoup de femmes, et aucune d'elles, ou presque, ne lit tes chroniques dans le JDM Yvon. c'est dire à quel point elles se foutent de tout ce que peuvent dire les hommes.

Olivier Kaestlé a dit…

Je me rappelle avoir lu un article qui reprenait sensiblement les mêmes données que celles colportées par cette féministe. C'est fou ce qu'on avance comme société avec de tels constats...

Anonyme a dit…

C'est tellement vrai! Je suis toujours surpris comment ce sont des hommes ou des vieilles qui s'occupent réellement des vraies barberies sexistes (excision, esclavagiste, voile,etc..) alors que chez la plupart des jeunes filles il semble que cela soit le dernier de leur soucis.

Anonyme a dit…

La frustration de mme Maréchal me fait bien rire. Elle me rappelle ma nièce verbo-motrice qui se mettait à bouder lorsqu'on lui signifiait qu'il fallait laisser du temps d'antenne à son frère qui, lui aussi, souhaitait nous raconter sa journée au repas du soir.
"Pourquoi dois-je partager la sellette avec lui?" indiquait muettement sa moue fanée.
Des enfants, souvent très égocentrés, un tel comportement n'a rien de surprenant et c'est le devoir de tout parent de ré-enligner l'égo avec le social avec des réponses aussi simplistes que; "Parce que tu n'es pas seule sur Terre, cocotte."
D'observer pareil comportement chez un adulte, cependant, laisse planer de sérieux doutes sur l'âge émotionnelle de Mme Maréchal.
"Mais pourquoi les femmes doivent-elles partager la sellette violente, nom de Dieu?!"
"Mais parce que tu n'es pas la seule a table cocotte! Allez, mange tes légumes là et t'auras du dessert."

Malthus

Anonyme a dit…

Bravo Malthus! t'as tout compris, cher Watson. Les vrais boulets de la société sont les eternels gamins "me myself and I".
Je me cherche un papa....voudrais-tu être mon papa? Joke.

Anonyme a dit…

Les femmes en général dans nos société supra-féministe ont un énorme Égo.
On peut le constater partout
Mais ce n est pas de leur faute.

Elle sont élevé en princesse depuis le berceau par les parents et ensuite la société les traite en être supérieure en plus de leur dire constamment qu elle sont *toutes extraordinaire* peut importe la situation...alors qu on élève les hommes a l opposé, en leur disant qu ils sont des monstres ou des TDC.

adok a dit…

Il est assez intéressant de voir que le quasi 50-50 en terme de violence conjugales est constaté depuis le début.
Faut dire qu'un tel constat brise un des pilier du féminines (peut importe sa branche).
Toujours bon de souligné que lorsque les femmes sont en position de meurtrière on désexualise, ou lorsqu'elles sont mieux lotis que les hommes.
Deux exemples concret en France il y a eu une campagne national contre les violences faites aux enfants, on parlait de parents tous simplement car les données officiel montraient que les deux mères étaient deux fois plus violentes que les pères envers les enfants.
Autres exemple le suicide lors de la journée de prévention du suicide la plupart des articles parlaient du suicide en désexualisant.
Si c'était les rôles étaient inversé ont aurait non seulement sexualisé a tous va mais surtout on aurait sortie toute une panoplie d'explication qui irait tous dans le même sens c'est de la faute des hommes.

Alain a dit…

Olivier,

La définition que StatCan donne de l'infanticide est calquée sur celle du Code Criminel de notre "plus meilleur pays au monde", comme disait l'autre:

"Infanticide

233. Une personne du sexe féminin commet un infanticide lorsque, par un acte ou une omission volontaire, elle cause la mort de son enfant nouveau-né, si au moment de l’acte ou de l’omission elle n’est pas complètement remise d’avoir donné naissance à l’enfant et si, de ce fait ou par suite de la lactation consécutive à la naissance de l’enfant, son esprit est alors déséquilibré.

S.R., ch. C-34, art. 216."

Comme vous voyez, les hommes en sont exclus. pour eux, il s'agit d'un meurtre. Et, surprise!, on y va mollo avec la peine pour un tel geste criminel:

"Punition de l’infanticide

237. Toute personne du sexe féminin qui commet un infanticide est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans.

S.R., ch. C-34, art. 220."

On n'est pas loin de l'avortement rétroactif...

Alain

Olivier Kaestlé a dit…

@ Adok Très juste votre commentaire. Quand les hommes sont majoritaires à souffrir d'une problématique, on parle de... problématique. Quand les femmes sont majoritaires à souffrir d'une problématique (et même quand elles ne le sont pas, comme en violence conjugale), on parle de femmes victimes.

L'itinérance reste, avec le suicide, l'un des meilleurs exemples de cette déviance. Jusqu'ici, on ne parlait que de l'itinérance, mais maintenant que l'on découvre que quelques femmes en souffrent, on parlera de femmes victimes d'itinérance, même si la majorité des itinérants reste des hommes. Vous verrez les maisons d'hébergement pour femmes qui pousseront comme des pissenlits...

Olivier Kaestlé a dit…

@ Alain Vous savez, on est peut=être plus près de l'avortement après naissance que vous pensez.
http://olivierkaestle.blogspot.ca/2012/04/droit-linfanticide-au-nom-de-la-mere.html

Anonyme a dit…

Effectivement, la gauche radicale parle de plus en plus de "l'avortement du 4ieme trimestre" ou "avortement post-natal".
Le Journal of Medical Ethics a publié en juillet dernier un article écrit par Alberto Giubilini de l'université de Milan et Francesca Minerva de U of Melbourne, article dans lequel ces "éthiciens" déclaraient ue les nouveaux nés n'ont pas de droit moral à la vie et que les femmes devraient pouvoir les avorter après naissance pour les mêmes raisons (pauvreté, perte du partenaire, etc...)qu'elles auraient citées pour les avorter avant la naissance. Ils disent: "Infanticide should be legal but renamed post-birth abortion"
Aux États Unis, une apologiste de cette tendance, Mme Melissa Harris-Perry indiquait dans un interview a MSNBC que "la vie ne commence pas à la naissance mais bien quand les parents le sente(sic)"
Des pétitions circulent sur les campus afin qu'on légalise "l'avortement du quatrième trimestre"... et presque tout ceux à qui cette pétition est présentée la signe.
Les média, souvent très libéraux, passe la chose sous silence puisque c'est une initiative de la gauche mais les réactions populaires, lorsque la chose est étalée au grand jour est on-ne-peut-plus virulente. Le Journal of Ethics à recu tant de hate mail et les auteurs tant de menaces de violence que le papier a du être retiré de l'édition en ligne et les auteurs de bafouer de vagues platitudes passives-agressives sur le droit a la liberté d'opinion.
La tendance est bien réelle. Il ne fait guère de doute que d'ici quelques années, nos nouveaux nés seront en danger de mort à moins que maman "le sente" (re-sic)

Malthus

Anonyme a dit…

http://www.naturalnews.com/041398_post-birth_abortion_infanticide_melissa_harris-perry.html


A lire. L'édifiante montée légale des sentiments féminins. Life begins when you fell it.

A vomir.

Malthus

Anonyme a dit…

Vous avez sans doute vu aussi que en Alberta une femme qui a mis son bébé vivant au ordure a été acquittée de meutre..je suis même pas sur si elle va être accusé d infanticide..si oui elle va avoir sa peine bonbon de 2-5ans. Je crois que Infanticide a été inventé seulement pour que les femmes fassent moins de prison...Le meurtre étant presque le seul crime ou certaine femme ont des sentence moindrement *sévère*...mais même encore..les femmes ont le droit légal au Canada de tuer leur conjoints, en soulèvent le simple doute que l homme pouvait être violent sans trop de preuve alors même ca..

Anonyme a dit…

Même si 80% sont masculin, on parle de façon importante du suicide au Québec seulement lorsqu une jeune fille le commet...Ca dit tout..Rien d autre a ajouté (le cas Majorie Raymont)

Olivier Kaestlé a dit…

Sans doute qu'une femme ou une fille qui se donne la mort décède encore plus qu'un homme ou un garçon qui se livre à la même activité.

Zajko Koko a dit…

Bravo pour votre article
Je suis Injustice2 du Post. Depuis leur nouvelle politique je ne suis plus le post. Je vous suivrai sur ce Post.

Je vous donne cet exemple : mon père était alcoolique et était considéré l'homme violent de la famille et par conséquent ma mère une sainte. Mon père décédé ma mère continuant à crier comme elle le faisait avant. Nous insultant pour tout et rien. J'ai compris qu'elle ne se sentait pas bien. Je lui ai demandé de se faire soigner sinon je ne la reverrais jamais.
Elle a refusé. C'était des privations, des insultes et du chantage émotif sans arrêt. N'est-ce pas de la violence familiale ?

Olivier Kaestlé a dit…

À n'en pas douter, c'en était, mais une immunité diplomatique sociétale s'applique en pareil cas. Je ne dis même pas qu'il faudrait immédiatement mettre des intervenants sociaux sur des cas comme celui de votre famille, mais si seulement la parenté ou les amis immédiats se décidaient à prendre position et rappeler à l'ordre un parent - ici la mère, à l'évidence, plus intouchable que le père, présumé incompétent -, ça pourrait éventuellement le ramener à l'essentiel : assumer ses responsabilités parentales dans le meilleur intérêt des enfants.